<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.hermas.info/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[HERMAS.INFO (Humeur)]]></title>
    <link>http://www.hermas.info/categorie-1044785.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Humeur&quot; du blog &quot;HERMAS.INFO&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/52/80/33/avatar.png</url>
        <title><![CDATA[HERMAS.INFO (Humeur)]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/categorie-1044785.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 14:20:14 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 14:20:14 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.hermas.info</copyright>            <category>Humeur</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La constitution "très controversée" de la Hongrie]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-la-constitution-tres-controversee-de-la-hongrie-96072954.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x199/0/52/80/33/Religion/Logos/Drapeau-hongrois.png" alt=
    "Drapeau-hongrois.png" class="GcheTexte" style="border: 10px solid #fff4d3; margin: 0px 0px;" height="165" width="250">Qu’est-ce, en droit, qu’une constitution&nbsp;? A cette question générale,
    M. Bertrand Mathieu répond, sur le site même du Conseil constitutionnel français, qu’il s’agit <em>«&nbsp;d’un acte de souveraineté&nbsp;»</em>. Il ajoute que <em>«&nbsp;c'est au sein d'un Etat
    démocratique la règle qu'un Peuple se donne à lui-même&nbsp;»</em>. Les normes constitutionnelles, indique-t-il encore, <em>«&nbsp;prévalent sur les normes internationales et
    européennes&nbsp;»</em>, réserve faite des conditions d’application de certaines normes européennes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Une sous-catégorie vient cependant de faire son apparition&nbsp;: celle des
    <em>«&nbsp;constitutions &nbsp;controversées&nbsp;»</em>. Il faut entendre par là ces constitutions dont on n’accepte pas - de fait - qu’elles constituent des&nbsp;<em>«&nbsp;actes de
    souveraineté&nbsp;»</em> ni une règle qu’un <em>«&nbsp;Peuple&nbsp;»</em> puisse se donner à soi-même. Bref, il s’agit d’une constitution qui, réserve faite de sa suprématie interne sur des
    normes internationales, se voit contester sa légitimité même, et ce dans le sérail des officines journalistes et du réseau complexe des faiseurs d’opinion, dont le désaveu se répand
    surabondamment ensuite sur la terre entière. L’adjectif <em>« controversé »</em>, en effet, ne répond pas à une qualification juridique. Il s’agit d’un opprobre moral, qui connaît lui-même des
    accentuations plus ou moins marquées, comme des manières plus ou moins appuyées de se pincer le nez au voisinage d’une mauvaise odeur. L’AFP, par exemple, reprise ou précédée en cela par nombre
    d’organes de presse, parle de <em>« constitution <strong>très</strong> controversée ».</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Son sujet&nbsp;? La constitution socialiste du 27 décembre 1972 de la Corée du Nord, à l’ordre du
    jour&nbsp;? Non. Celle de la République islamique d’Iran&nbsp;? Pas davantage, non plus que celle du Yémen, pour s’arrêter à ce pays qui, malgré la pratique de la charia et les sévères
    restrictions apportées tant à la liberté de la presse qu’à celle de religion, se voit généreusement qualifié sur le site de notre noble Sénat de <em>«&nbsp;démocratie en chemin&nbsp;»</em>. Ces
    constitutions-là, pour ne citer qu’elles, n’entrent pas dans la catégorie des constitutions (très) controversées. Celles-là ne troublent le sommeil de personne. Il s’agit de la constitution
    hongroise, adoptée par le Parlement hongrois par 262 voix pour, 44 contre et une abstention, et qui, malgré cette majorité parlementaire ne serait pas démocratique ni conforme aux “valeurs”
    européennes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Les organes de presse qui dénoncent cette <em>«&nbsp;constitution controversée&nbsp;»</em>
    insistent généralement sur le fait que cette constitution serait l’œuvre d’un <em>«&nbsp;autocrate&nbsp;»,</em> qui aurait verrouillé constitutionnellement certains dispositifs étatiques, qu’elle
    a fait disparaître l’expression <em>«&nbsp;République de Hongrie&nbsp;»</em> pour ne parler que de la Hongrie (affreux), qu’elle a rendu rétroactivement "responsables des crimes communistes"
    commis jusqu'en 1989 les dirigeants de l'actuel Parti socialiste, c’est-à-dire &nbsp;ex-communiste (quelle idée). A ces griefs, qui servent à introduire d’autres griefs de politique générale,
    s’ajoute le grief qui tue&nbsp;: la constitution controversée s’attaquerait à la vie privée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">C’est là que l’attention du lecteur catholique devrait être pour le moins titillée. On lit ainsi
    dans les colonnes du journal <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/01/02/la-nouvelle-constitution-hongroise-aux-accents-nationalistes-entre-en-vigueur_1624675_3214.html">Le
    Monde</a>, d’une information reprise de l’AFP : <em>« <strong>La nouvelle Constitution touche également la vie privée</strong> en décrétant que l'embryon est un être humain dès le début de la
    grossesse, ce qui fait peser des craintes sur l'accès des Hongroises à l'avortement. De même, le texte stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu'entre un homme et une femme, excluant ainsi les
    mariages homosexuels ».</em>&nbsp;Le tour de passe-passe est ainsi opéré : Un Etat n’aurait pas le droit de “décréter” – le mot fleure bon l’arbitraire – qu’un embryon est un être humain, ni
    qu’un mariage ne puisse avoir lieu qu’entre personnes de sexes différents. Tout cela ne serait que vie privée et, au dernier ressort, qu’affaire d’opinion personnelle. Le plus surprenant,
    d’ailleurs, n’est sans doute pas que ce genre de discours trouve place dans la presse établie, c’est qu’il soit relayé par des journaux catholiques comme <a href=
    "http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/La-constitution-hongroise-tres-controversee-est-entree-en-vigueur-_NG_-2012-01-02-753099">La Croix</a>, qui le reprend tel quel dans son
    édition internet du 2 janvier 2012, sans y apporter la moindre réserve ni la moindre nuance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Pour mémoire, il sera rappelé que cette <em>«&nbsp;constitution très controversée&nbsp;»</em>
    comporte cette déclaration&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous sommes fiers que notre Roi, Saint-Etienne, ait bâti il y a 1 000 ans l'Etat hongrois sur des fondations solides et ait fait de notre patrie une
    partie intégrante de l’Europe chrétienne&nbsp;»</em>. Elle ajoute que <em>«&nbsp;la constitution protège le mariage, considéré comme l’union de base la plus naturelle entre un homme et une femme
    et fondement de la famille&nbsp;»</em> et que <em>«&nbsp;depuis la conception, la vie mérite d’être protégée comme un droit humain fondamental. La vie et la dignité humaine sont
    inviolables&nbsp;».</em> Rien que d’affreusement détestable, comme on peut le voir, <em>secundum mundum.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;arial&quot;, &quot;helvetica&quot;, sans-serif; font-size: 10pt;">Au-delà des polémiques suscitées par cette affaire, il est permis de se demander si, loin de
    mettre seulement en relief les éventuels travers des gouvernants hongrois, avérés ou non, elle ne met pas plutôt en lumière, une fois de plus, l'interminable collapsus moral du monde occidental,
    qui ne peut se retenir d'une haine instinctive à l'égard de tout ce qui le rappelle à son être historique et à la nature des choses.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 17:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fa24eed46dffae677528ce428c5a6544</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-la-constitution-tres-controversee-de-la-hongrie-96072954-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Cantonales : après l'ennemi extérieur, l'ennemi intérieur]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-cantonales-apres-l-ennemi-exterieur-l-ennemi-interieur-69881956.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Après la guerre extérieure, voici la guerre intérieure.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Au terme d’un bilan gouvernemental que les plus réservés des partisans de la majorité jugeront pour le moins médiocre, et après des élections cantonales
    humiliantes, le fantasme de la montée du Front National tient à nouveau lieu de “programme commun”.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La “majorité” [visiblement toute relative] pourrait reconnaître, à ces résultats, que la politique menée jusque-là par un président apparemment détesté est un échec
    cuisant. Non. Elle pourrait, par voie de conséquence, analyser le vote de protestation de nombre de Français comme une réaction logique à cet échec et aux accumulations d’injustice criantes qui
    l’accompagnent. Pas davantage. Certes, les rangs de la majorité se lézardent, mais plus par panique apparemment que par discernement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour les “gouvernants”, après l’ennemi extérieur, la montée des votes défavorables, ou la dégringolade des votes favorables, est due à un ennemi intérieur, toujours
    le même, qu’il s’agit de dénoncer. Khadafi à l’extérieur, le Front National à l’intérieur. Idéologie aidant, peu importe que l’on s’en aille ici bombarder également des civils innocents et là
    clouer au pilori des millions de citoyens Français que l’on accule à la révolte.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">La dénonciation de l’ennemi sert dans les deux cas de paravent dérisoire, pour tenter de sauver le règne d’un mensonge permanent avec lequel les Français paraissent
    pourtant vouloir rompre.&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Mar 2011 18:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7ebd9b5f76601c73177331229f394207</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-cantonales-apres-l-ennemi-exterieur-l-ennemi-interieur-69881956-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Libye : M. Sarkozy jouant sur les vertus amnésiques de la guerre étrangère]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-libye-m-sarkozy-jouant-sur-les-vertus-amnesiques-de-la-guerre-etrangere-69594357.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img width="300" height="200" style="border: 6px solid #ffffff; margin: 0px 0px;" class="GcheTexte" alt="k1.jpg" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/52/80/33/Photos-portraits/k1.jpg">M. Sarkozy peut être fier, et avec lui son ministère des affaires étrangères, qui aime à se donner des airs martiaux&nbsp;: le plus
    impopulaire de tous les Présidents français de l'histoire peut espérer, à quelque temps des élections présidentielles, redorer un peu son blason. La recette est vieille comme le monde&nbsp;:
    détourner l’attention des foules mécontentes en leur désignant un ennemi commun. M. Baroin a d’ailleurs récemment déclaré, pour manifester cette unité&nbsp;: <em>«&nbsp;Les Français qui étaient
    aux avant-postes de cette demande (d'intervention) seront naturellement cohérents avec l'intervention militaire, donc ils participeront&nbsp;».</em>&nbsp;Notons que l'intéressé utilise, non pas
    l'expression usuelle&nbsp; &nbsp;<em>« la France&nbsp;</em></span><span style="font-size: 13px;"><em>»</em> mais l'expression<em>&nbsp;</em></span><span style=
    "font-size: 13px;"><em>«&nbsp;</em></span><span style="font-size: 13px;"><em>les Français&nbsp;</em></span><span style="font-size: 13px;"><em>».&nbsp;</em></span><span style=
    "font-size: 13px;">Oui, cette demande était la vôtre, la mienne, évidemment, comme aussi ce combat glorieux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le problème est que l’ennemi supposé insupportable d’aujourd’hui est celui que l’on recevait en grandes pompes à Paris en 2007, le jour de la Journée mondiale des
    droits de l’homme si l’on s’en souvient [ce qui avait provoqué l’indignation de Mme Rama Yadé, qui s’en était alors fait taper sur les doigts par le Président, ainsi que le scandale de beaucoup
    de Français]. Tous ces bons messieurs, aujourd’hui, sont pourtant unanimes. Il faut abattre la bête qui, d’interlocuteur qu’il était hier, notamment pour l’achat d’armement, est devenu un tyran
    sanguinaire pour l’avoir utilisé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">On aura beau nous expliquer que ce qui a tout changé est que cet armement a été utilisé contre le peuple libyen, tout cela ne nous convaincra pas. Car il y a belle
    lurette que le pouvoir de M. Khadafi est tourné contre son peuple, sans que cela ait bien dérangé les consciences de nos politiciens, toutes tendances confondues. Le problème est qu’après les
    ratés tunisiens et égyptiens, il fallait à tout prix faire mine d’exister, ce qui ne pouvait se faire, selon le <em>modus operandi</em> de M. &nbsp;Sarkozy, que dans la frénésie et la
    grandiloquence.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">M. Juppé était d’autant plus pressé lui-même d’aboutir auprès de l’ONU qu’il s’était enhardi, en Egypte, à déclarer, avec le ton humble qui lui est familier, que M.
    Khadafi n’avait plus qu’à partir. Las, ce dernier ne paraissait pas se soumettre à cette docte sentence. Et s’il l’emportait&nbsp;? Cela en prenait bigrement la route. Ce serait alors un nouveau
    camouflet pour une politique étrangère décidément sans orientation ni inspiration. Alors, vite, vite, faisons-le tomber, et portons-y directement la main puisque certains de nos partenaires
    européens ne paraissent pas dupes de nos motivations.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Pour faire bonne figure, nous en appelons à la Liberté, bien sûr. Allons, enfants de la Patrie, la gloire nous attend&nbsp;! Passé cet épisode, qui ouvrira
    peut-être dans notre dos un nouveau bourbier au moins entre libyens, <em>«&nbsp;les Français&nbsp;»</em>&nbsp;de M. Baroin seront-ils longtemps oublieux de n’avoir rien reçu de ce gouvernement
    que mensonges, privatisation et vulgarisation de la chose publique et promesses non tenues ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Rien n'est moins sûr.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;<span style="font-size: 10pt;">﻿</span>
  </p>

  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Mar 2011 11:57:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d232876e92a757e1e0dde8a7990f038c</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-libye-m-sarkozy-jouant-sur-les-vertus-amnesiques-de-la-guerre-etrangere-69594357-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Assise et les émois traditionalistes]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-assise-65170103.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/95x100/0/52/80/33/Religion/Logos/M.jpg" class="GcheTexte" width="95" height="100" alt="M">gr Masson, s'il était encore des nôtres
    en ce monde, se serait probablement amusé de l'émoi qui s'empare de certains groupes traditionalistes à l'annonce, par le Pape Benoît XVI, de son voyage à Assise en octobre prochain. Voici en
    quels termes cette annonce a été faire par le Saint-Père lui-même :&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
    <span style="font-size: 10pt;">"Chers frères et sœurs, dans le&nbsp;Message&nbsp;pour cette Journée de la Paix, j'ai eu l'occasion de souligner comment&nbsp;<span style=
    "color: #800000;"><strong>les grandes religions peuvent constituer un important facteur d'unité et de paix pour la famille humaine</strong></span>, et ai rappelé, à cette intention, qu'en cette
    année 2011 on fêtera le 25e anniversaire de la Journée Mondiale de Prière pour la Paix que le Vénérable Jean-Paul II convoqua à Assise en 1986. C'est pourquoi, en octobre prochain, je me rendrai
    en pèlerin dans la ville de saint François,&nbsp;<span style="color: #800000;"><strong>en invitant à s'unir à ce chemin les frères chrétiens des différentes confessions, les représentants des
    traditions religieuses du monde et, idéalement, tous les hommes de bonne volonté, pour rendre mémoire à ce geste historique voulu par mon Prédécesseur et renouveler solennellement l'engagement
    des croyants de chaque religion à vivre sa propre foi religieuse comme un service pour la cause de la paix</strong></span>. Celui qui est en chemin vers Dieu ne peut pas ne pas transmettre la
    paix, celui qui construit la paix ne peut pas ne pas s'approcher de Dieu. Je vous invite à m'accompagner jusqu'à ce moment par votre prière à cette initiative.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">"Dans ce contexte, je désire saluer et encourager tous ceux qui, hier soir et pendant la journée d'aujourd'hui, dans toute l'Église prient pour la paix et pour la
    liberté religieuse (...) [Angelus, 1er janvier 2011].</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Grand émoi, donc, car s'il est une chose que détestèrent particulièrement les traditionalistes chez Jean-Paul II - entre autres choses, avec la défense des droits
    de l'homme, de la liberté religieuse, etc. - ce fut bien cette rencontre d'Assise. Feu l'abbé de Nantes (†&nbsp;15 février 2010), quoi qu'il répugnât, par son sens très sûr de soi-même, à
    intégrer le camp traditionaliste, en avait néanmoins synthétisé sur ce point la pensée à peu près commune, plus ou moins explicitée, plus ou moins consentie, en écrivant, à propos du
    <strong><a href="http://www.croire.com/illustrations/Multimedia/Croire/2003/Debat/QuestionsActuelles/QA09_p11-18.pdf">discours explicatif de Jean-Paul II aux cardinaux</a></strong>, le 22
    décembre 1986, relatif à cette réunion inter-confessionnelle :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
    <span style="font-size: 10pt;">"Ce discours n'est (...) point d'un catholique répétant d'anciennes vérités, ni d'un hérétique répétant d'anciennes erreurs, mais d'un <em>hérésiarque</em>,
    c'est-à-dire d'un créateur d'erreurs, d'un fondateur de secte nouvelle à la doctrine perfide, et pour tout dire antichrist" (CRC n°&nbsp;230 de février 1987).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le blogue du <strong><a href="http://www.lepetitplacide.org/article-de-jean-paul-ii-a-benoit-xvi-65036080.html">Petit Placide</a></strong> s'est agacé de cet émoi.
    Non&nbsp;sans raisons. Il n'est pas si loin le temps où ces mêmes traditionalistes inventaient le mot de <em>"papolâtres"</em> pour se moquer de ceux qui n'avaient que le nom de Jean-Paul II à la
    bouche, en faisaient prétendument une "vedette" et couraient partout où il allait pour y agiter des foulards. La réserve goguenarde des traditionalistes se posait alors en posture rationnelle de
    qui sait en toutes choses raison garder et faire la part du feu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/99x100/0/52/80/33/Religion/Logos/O.jpg" class="GcheTexte" width="99" height="100" alt="O">r voici que vint le Pape Benoît XVI et
    tout changea. Tout changea, du moins, pour un certain nombre de traditionalistes, dont certains n'hésitèrent pas à voir enfin, chez le nouveau Pontife, la conversion papale tant attendue. Tout
    changea au moins en ceci que pour ceux-là la papolâtrie, ridicule hier, devenait soudain comme une expression naturelle, authentique, filiale, pour ne pas dire nécessaire, des vrais serviteurs de
    l'Eglise - ces vrais serviteurs qu'ils demeuraient, aujourd'hui dans la "fidélité", comme ils l'étaient hier, dans l'opposition. Il n'est désormais pas de lieu où le Pape aille où l'on ne se
    sente en devoir d'aller, pas d'endroit où l'on ne se sente en devoir de parler de lui, d'évoquer ses qualités, d'accrocher sa photo, de vendre ses ouvrages, sans paraître parfois réfléchir à leur
    contenu. Tout cela, au fond, pour un seul fait : la place que le Pape a reconnue à l'ancienne forme liturgique dans l'Eglise.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A y regarder pourtant de près, la "papolâtrie" d'hier, celle qui était fustigée, la <em>papolâtrie en la forme ordinaire</em>, si l'on peut dire, était moins
    ridicule que celle des nouveaux fans. Au moins avait-elle pour elle d'être sincère et loyale, qui n'entretenait généralement pas trop d'ambiguïtés sur son adhésion complète au magistère, y
    compris celui issu du deuxième Concile du Vatican. La <em>papolâtrie en la forme extraordinaire,</em> elle, a fait mine d'ignorer la perpétuation du discours du Pape Jean-Paul II par le Pape
    Benoît XVI, pourtant d'une évidence solaire, sur des chapitres majeurs, tels que la réception nécessaire du dernier Concile, la liberté religieuse, les droits de l'homme, le dialogue oecuménique.
    Au fond, a été poursuivie la même adhésion sélective qu'avec le Pontife précédent, mais inversée. Là où la première était sélective par réserves explicites, la seconde l'est devenue par
    prétérition. Elle fait mine d'ignorer les sujets qui fâchent, en couvrant les contradictions pourtant criantes qui en résultent par les bruyantes extases d'un volontarisme liturgique
    comblé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">A jouer ce jeu-là, on en avait oublié, jusqu'à l'indignation d'aujourd'hui, que le même Pape Benoît XVI n'était pas traditionaliste et qu'il avait déjà célébré dans
    la rencontre d'Assise de 1986, tellement honnie, un <em>"message vibrant en&nbsp;faveur de la paix"</em> et <em>"un événement destiné à laisser un signe dans l’histoire de notre temps"</em>.
    C'était en <strong><a href="http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0409065_texte_integral">septembre 2006</a></strong>, et le Saint-Père soulignait alors <em>"la valeur de l’intuition
    qu’a eue Jean-Paul II (dont) l’actualité (apparaissait) à la lumière des événements qui ont eu lieu ces vingt dernières années, et de la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui
    l’humanité"</em>. Et le Pape ajoutait alors, en termes très forts :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
    <span style="font-size: 10pt;">"L’initiative promue il y a déjà vingt ans par Jean-Paul II prend <span style="color: #800000;"><strong>le caractère d’une prophétie d’actualité</strong></span>.
    Son invitation aux leaders des religions du monde, pour un témoignage commun de paix, a permis de mettre en lumière, sans équivoque possible, que la religion ne peut être que porteuse de paix.
    Comme le concile Vatican II l’a enseigné dans la déclaration <em>Nostra Aetate</em> sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes, <em>« Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de
    tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l'image de Dieu »</em> (n. 5). <span style="color: #800000;"><strong>Malgré les différences
    qui caractérisent les divers chemins religieux, la reconnaissance de l’existence de Dieu, à qui les hommes peuvent parvenir seulement à partir de l’expérience de la création, ne peut pas ne pas
    disposer les croyants à considérer les autres êtres humains comme des frères</strong></span>. Il n’est donc permis à personne de prendre argument de la différence religieuse comme présupposé ou
    prétexte à une attitude belliqueuse à l’égard d’autres êtres humains."</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/100x100/0/52/80/33/Religion/Logos/L.jpg" class="GcheTexte" width="100" height="100" alt="L">'annonce de son intention de célébrer
    l'événement de 1986 passe dès lors, en l'état de cette ignorance du passé, comme une nouveauté, comme un <em>hiatus</em> incompréhensible et périlleux dont certains se sentent dès lors un devoir
    de mettre en garde le Pape lui-même : <em>"<strong><a href="http://benoit-et-moi.fr/2011-I/0455009e5f0781801/0455009e6b0e25418.html">Sainteté, fuyez l'esprit d'Assise</a></strong>"</em>, afin de
    ne pas <em>"raviver les confusions syncrétistes".</em> Après tout, rappelle-t-on, le cardinal Ratzinger n'avait-il pas lui-même, en son temps, averti le Pape Jean-Paul II des dangers de confusion
    provoqués par cette réunion d'Assise ? C'est juste, semble-t-il, mais, depuis lors, est intervenue la lettre aux cardinaux du 22 décembre 1986 évoquée plus haut, puis la <strong><a href=
    "http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20000806_dominus-iesus_fr.html">Déclaration Dominus Iesus</a></strong> du 6 août 2000, qui ne laissent aucun
    doute sur la portée et les limites de l'événement. Or c'est en l'état notamment de la lettre de 1986 - à laquelle il n'est probablement pas étranger - que le même Joseph Ratzinger, cette fois
    devenu Pape, a repris explicitement en septembre 2006, dans le discours évoqué plus haut, cette formule contestée de "l'esprit d'Assise". Mettant</span><span style="font-size: 13px;">&nbsp;en
    perspective le Concile Vatican II, la pensée de Jean-Paul II et la sienne propre, il apportait alors ces précisions :</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 60px;">
    <span style="font-size: 10pt;">"Pour qu’il n’y ait pas d’équivoque sur ce que Jean-Paul II, en 1986, voulut réaliser et que, selon une de ses propres expressions, on appelle <span style=
    "color: #800000;"><strong>l’esprit d’Assise</strong></span>, il est important de ne pas oublier l’attention qui fut mise alors pour que la rencontre interreligieuse de prière ne soit pas prétexte
    à des interprétations syncrétiques, fondées sur une conception relativiste. C’est pourquoi, dès le début, Jean-Paul II a déclaré : <em>« Le fait que nous soyons venus ici n’implique aucune
    intention de rechercher un consensus religieux entre nous, ni de négocier nos convictions de foi. Il ne signifie pas non plus que les religions peuvent se réconcilier sur le plan d’un engagement
    commun dans un projet terrestre qui les dépasserait toutes. Et il n’est pas davantage une concession au relativisme des croyances religieuses… »</em> (Enseignements, cit., p. 1252). <span style=
    "color: #800000;"><strong>Je désire confirmer ce principe</strong></span><strong><span style="color: #800000;">, qui constitue le présupposé de ce dialogue</span></strong> entre religions tel
    que, il y a déjà quarante ans, le Concile Vatican II souhaitait dans la Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes."</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L'émotion manifestée par certains groupes à l'annonce du voyage du Saint-Père à Assise est éclairante à plusieurs égards.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En premier lieu, elle manifeste - une fois de plus - leur volontarisme idéaliste, qui les porte, au lieu de chercher la vérité des choses, à envahir la réalité de
    leurs fantasmes, quitte à se mentir à eux-mêmes sur ce qu'elle est, à masquer ce qui les dérange et à s'illusionner, au fond, sur la consistance réelle de leurs fidélités, dont ils font si grand
    bruit contre les autres.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">En second lieu, elle instruit chacun sur l'attitude prudente à laquelle il faut toujours se contraindre. <em>"Prudence chrétienne"</em> ne veut pas dire
    auto-aveuglement, ni dans l'acceptation, ni dans le refus de ce qu'on peine objectivement à saisir. Devant la complexité des choses, elle signifie qu'il faut se résoudre à être interrogé par
    elles, à leur ouvrir notre intelligence, à admettre que l'on puisse ne pas tout comprendre, à accepter surtout d'être éclairé par d'autres, en particulier, en l'occurrence, par l'Eglise
    elle-même, maîtresse de vie et de vérité, qui a grâce d'état pour cela, dans une recherche de bonne foi, loyale, et un authentique souci catholique de discernement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le Pape Benoît XVI insiste, sur tous les tons, sur la nécessité du rapport de l'intelligence à la foi. La fidélité de chacun à l'Eglise ne consiste pas à moutonner
    benoîtement, si l'on peut dire, à proportion des&nbsp;</span><span style="font-size: 13px;">approbations, appuis ou encouragements pontificaux&nbsp;</span><span style="font-size: 13px;">que nos
    propres convictions ont pu recevoir, en quelque domaine que ce soit, en particulier liturgique, comme si le triomphe de notre subjectivisme en était la mesure. Elle consiste, <em>comme toute
    obéissance humaine vertueuse</em>, à entrer dans l'intention du Souverain Pontife, par un effort d'intelligence et de foi, pour que cette intention devienne nôtre et serve de <em>guide
    intériorisé</em> à notre fidélité. Il en est ainsi d'Assise comme de tout, comme de tout ce que certains groupes traditionalistes font encore mine d'ignorer, du deuxième Concile du Vatican
    jusqu'à nos jours.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Jan 2011 12:59:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">32b19e8faaaef155b178eb3ec665ce6a</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-assise-65170103-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A propos de Karachi... et d'autres choses]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-t-d-autres-choses-61564682.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Fort régulièrement, la vie de la République est émaillée de scandales divers, généralement graves, qui révèlent, comme sous un bref mais violent coup de lumière
    blanche, les réalités profondes et habituelles de son fonctionnement. Alors, elle apparaît sous un jour plus crû que celui des fanfares, des cérémonies publiques, des dorures des palais
    gouvernementaux, des discours lissés, consensuels et nuancés des politiciens et des médias&nbsp;: celui d’une <strong><em>République bananière</em></strong> comme une autre, où, au fond, il est
    toujours question de gros argent. Le citoyen n’y est d’ailleurs jamais très sûr que les dénonciateurs indignés d’un jour ne soient pas eux-mêmes de simples envieux de ceux qu’ils dénoncent.
    Envieux de leur chute, envieux de leurs pouvoirs, de leurs prébendes, de leurs privilèges, de leur place où ils pourraient à leur tour, enfin, faire fonctionner à leur profit et à celui de leur
    clan la Machine – désargentée pour les citoyens, mais toujours grasse et prospère pour ses mécaniciens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>L’affaire de Karachi</strong> vient, après mille autres, faire briller ces feux, dans une tradition très “gaullienne” de la vie politicienne, où les
    escarpins dorés de la gauche libérale et de la droite gauchisée ont su, depuis longtemps, suivre les empreintes profondes des “godillots” des premiers âges, avec cette âme commune qui se nourrit
    de servilité, d’avidité et d’amoralisme, dans une imperméabilité effrayante au sens de l’honneur, de la dignité et même du ridicule. La vie politicienne est ainsi une des rares catégories
    professionnelles où il soit permis de rebondir, en toute blancheur, en tous honneurs renouvelés, tête bien haute, après avoir pourtant été poursuivi par la justice et condamné. La notion de
    “repris de justice” n’y a pas cours. Il est vrai qu’il ne s’y rencontre jamais que des calomniés, proclamant toujours faire «&nbsp;confiance à la justice de leur pays&nbsp;», sans que l’on sache
    trop, à la longue, s’il s’agit d’une simple pantomime ou d’un appel du pied à quelques “frères” compréhensifs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">L’affaire, comme on dit, suit son cours. Deux choses y sont cependant frappantes, abstraction faite de son caractère judiciaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>La première est l’angle sous lequel elle est présentée</strong>&nbsp;: la cessation du versement des commissions litigieuses aurait provoqué les attentats
    survenus quelques années plus tard, de sorte que l’Etat ou certains politiciens alors en charge seraient coupables d’avoir, par leur décision, mis en danger la vie d’autrui. Etrange raisonnement.
    La question n’est-elle pas, avant toute chose, de s’interroger sur la légalité des rétrocessions auxquelles ces paiements donnaient lieu ? Voici qu’un gang rackette un quartier. La police
    intervient, arrête ces pratiques. Le gang se venge, abat un notable. Dira-t-on que la police en est responsable&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>La seconde est la réaction de M. Sarkozy</strong>, qui a réagi brutalement aux questions de journalistes sur son éventuelle part dans les magouillages
    sous-jacents, en leur demandant ce qu’ils répliqueraient eux-mêmes si on les accusait de pédophilie. Que M. Sarkozy soit ou non impliqué, où est en cela la dignité de sa charge&nbsp;? Jusqu’où
    n’est-elle pas elle-même descendue pour qu’un Président en exercice accepte d’être mis en cause, en discutaillant avec lui, par un tribunal de journalistes&nbsp;? Il est en charge d'une fonction
    publique qui ne s'identifie pas à sa vie privée, ni même à ses ambitions, ses calculs ou ses erreurs personnelles. Qu’il ait à rendre compte devant la justice est une chose&nbsp;; qu’il cherche à
    se justifier, de surcroît à ce niveau d'argument, avec un parterre de journalistes en est une autre. Imaginerait-on une seule seconde que de Gaulle, dont on a célébré à grands cris
    l’anniversaire, ait pu s’abaisser à cela&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais il faut s’y faire. Européen où il ne l’était pas, atlantiste où il ne l’était pas, mondialiste où il ne l’était pas, affairiste où il ne l’était pas, fasciné
    par l’argent comme il ne l’était pas, ayant abandonné son sens de l’Etat, de la grandeur historique et des racines chrétiennes de ce pays, le gaullisme contemporain est un ectoplasme, celui d’un
    gaullisme sans de Gaulle, auquel les politiciens du jour, de tous bords, ne s’accrochent que pour se donner à eux-mêmes une apparence de crédibilité qui fuit de toutes parts.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 23 Nov 2010 14:01:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">26f6bdd911989f5cc6200964be2d1e3e</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-t-d-autres-choses-61564682-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les jeunes et la retraite, ou le cri de pré-vieillesse...]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-les-jeunes-et-la-retraite-ou-le-cri-de-pre-vieillesse-59191301.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span id="mce_marker" style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;"><img width="200" height="124" style="border: 10px solid #fff4d3; margin: 0px 0px;" class="GcheTexte" alt="RETRAITE.jpg" src=
    "http://img.over-blog.com/500x312/0/52/80/33/Religion/Logos/RETRAITE.jpg">Quand la jeunesse n'a plus d'autre idéal que l'âge de sa retraite,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Quand elle n'a d'autre perspective que la date de fin du travail - <strong>elle est vieille</strong>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Quand la jeunesse ne pense qu'à conserver les acquis de Papa,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Au lieu de réinventer son monde [qui sont donc les vrais conservateurs ?] - <strong>elle est vieille</strong>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Quand la jeunesse a peur, quand la jeunesse se vautre dans la sécurité matérielle</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Au lieu de vivre l'aventure, de vivre son aventure - <strong>elle est vieille</strong>.</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Ce n'est pas à la retraite, quand viendront les rhumatismes,&nbsp;qu'on vivra ses rêves.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Ce n'est pas à la retraite, quand nos idéaux seront flétris par l'amertume des ans et le souvenir d'éventuels
    échecs,&nbsp;qu'on changera le monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Ce n'est pas à la retraite, quand on sera lassé de son&nbsp;travail,&nbsp;qu'on fera des heures sup' pour se payer nos rêves
    les plus fous... ou le berceau d'un enfant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Jeunesse de France, tu as autre chose à faire que d'aller manifester pour des combats de vieux...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;">Fais des rêves, pour aujourd'hui ou pour demain, pas pour ton 3° âge...</span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt;"><strong>SOIS JEUNE !</strong></span>
  </p>

  ]]></description>
        <pubDate>Tue, 19 Oct 2010 11:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a0ccd92a1583346fd64cd4c34dcb66c7</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-les-jeunes-et-la-retraite-ou-le-cri-de-pre-vieillesse-59191301-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pour en finir avec Ingrid Betancourt]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-pour-en-finir-avec-ingrid-betancourt-53796861.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    On s'en souvient : le monde entier avait été ému par la détention d'abord, puis par les conditions de la libération d'Ingrid Betancourt. D'autant plus ému, dans le monde catholique, qu'elle avait
    alors exprimé une foi vive qui tranchait comme une lame avec les discours entendus habituellement sur les chaînes de télévision.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Puis sont venus les soupçons de coquetterie, de manipulation médiatique et d'exploitation financière, au scandale d'anciens co-otages qui ont écrit plusieurs livres pour donner une image fort
    différente de celle donnée sur soi par Ingrid Betancourt.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et voilà que vient la goutte qui fait déborder le vase. Alors qu'il avait toujours été signalé, y compris par ses proches amis, qu'elle avait, en connaissance de cause, pris des risques démesurés
    le jour où elle a été enlevée par les FARC, la voici qui a annoncé avoir présenté au gouvernement colombien une demande d'indemnisation de près de 7 millions de dollars en réparation des dommages
    moraux et financiers causés par son enlèvement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La démarche était tellement choquante et a soulevé une telle vague d'indignation en Colombie même [le vice-président Francisco Santos a parlé de &nbsp;"prix mondial de l'ingratitude", par
    allusion à la libération de l'otage par l'armée], que Mme Betancourt a dû se rétracter devant la télévision colombienne pour exprimer ses "regrets" d'avoir eu une telle idée et assurer qu'elle
    avait décidé, avec ses avocats (sic), de ne pas attaquer l'Etat - même si les démarches amiables qu'elle mène [donc toujours pour être indemnisée] avec lui n'aboutissent pas. Elle continue en
    effet de se plaindre de ce qu'on ne l'ait pas empêchée (sic) de se rendre là où elle fut enlevée.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il nous est difficile de ne pas partager le sentiment de profond agacement qui anime ses détracteurs.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Jul 2010 16:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">eb4d9ec6d90ae3bf5e3b6b1224e44992</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-pour-en-finir-avec-ingrid-betancourt-53796861-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Entre interdiction du pantalon et burka...]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-entre-interdiction-du-pantalon-et-burka-49933346.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">J’ignore quelles raisons lui valent aujourd'hui ce soudain intérêt, mais différents organes de presse évoquent une
    loi du <em>«&nbsp;26 brumaire an IX de la République&nbsp;»,</em> qui disposait que <em>«&nbsp;toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir
    l’autorisation&nbsp;»</em>, laquelle <em>«&nbsp;ne peut être donnée qu’au vu d’un certificat d’un officier de santé&nbsp;».</em> Deux circulaires, de 1892 et de 1909, ont néanmoins autorisé les
    femmes, libéralisation des mœurs oblige, à porter pantalons à cheval ou à vélo. Les femmes, pour porter un pantalon, avaient besoin, hors ces circonstances un peu laxistes, on en conviendra,
    d’obtenir ce que l’on appelait alors une <em>«&nbsp;permission de travestissement&nbsp;».</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Peut-être ce réveil est-il lié aux débats actuels sur la burka, avec l’idée (toujours peut-être) sous-jacente
    qu’il ressortirait d’un égal ridicule de prétendre l’interdire. L’idée, cependant, ne va sans doute pas jusqu’à suggérer, naturellement, que toutes les françaises devraient la porter dans
    quelques décennies.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Quoi qu’il en soit, on évoque également l’intervention en 2003 de M. Jean-Yves HUGON, député UMP, lequel restera
    au moins relativement connu de la postérité pour avoir demandé alors au ministre délégué à la Parité et à l’Egalité professionnelle [ah, ces jolis intitulés que l’on croirait tirés du roman
    “1984” d’Orwell…] – dont le nom, quant à lui (elle), est définitivement tombé dans les oubliettes de l’histoire, d’abroger cette loi. Ledit délégué, ayant refusé l’invitation, il est dit ça et là
    que la fameuse loi serait toujours applicable.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La première réflexion qui s’impose, assez massivement, est que députés et journalistes ont bien du temps à perdre
    à soulever de tels lapins, qui ne présentent aucun intérêt.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La seconde se porte, malgré tout, sur l’évolution des mœurs vestimentaires féminines. Chacun a sans doute eu
    l’occasion de voir un de ces vieux films français en noir et blanc, tournés dans les années quarante au milieu des quartiers interlopes de Paris, avec leurs personnages de petits voyous, de
    souteneurs et de filles de joie. Quand on compare à ces dernières tant de femmes, jeunes ou moins jeunes, que l’on croise quotidiennement dans la rue aujourd’hui, y compris naturellement de fort
    "bon milieu", bien catho et tout, la comparaison n’est certes pas flatteuse. A côté de nos femmes “libérées”, les péripatéticiennes d’alors avaient l’allure de petites bourgeoises bien rangées,
    habillées somme toute modestement, seules leurs poses trahissant un peu la nature particulière de leur profession. Etrange inversion vestimentaire et symbolique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">On rit de la loi du «&nbsp;26 brumaire an IX de la République&nbsp;»&nbsp;; on s’indigne de la burka. Mais entre
    les deux, en ce domaine vestimentaire comme en nombre de domaines, il paraît que le sens de la mesure rationnelle et raisonnable soit sorti du champ de perception du plus grand
    nombre.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 06 May 2010 18:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2cbddf473489a52dbf1a66dc88729428</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-entre-interdiction-du-pantalon-et-burka-49933346-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le gouvernement des faiseurs de "marketing"]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-le-gouvernement-des-faiseurs-de-marketing-48740542.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Voici trois anecdotes qui nous paraissent assez éclairantes sur la situation de notre société.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>Premier épisode&nbsp;:</strong> qu’on le sache ou qu’on l’ignore – au fond, cela est probablement égal –
    M. Luc-Marie [apparemment, le Marie est désormais abandonné] Chatel est ministre de l’éducation nationale. On dit beaucoup de choses de cette institution. Peu de bien. Au travers de l’expérience
    de ces quarante dernières années, elle offre surtout l’image d’une formidable usine à gaz et à décérébrer. Mais enfin, rien n’interdit de porter sur elle un regard naïf. Ceux dont elle a laissé
    la connaissance de la langue française à peu près intacte pourront penser que l’éducation nationale a vocation à “éduquer”, c'est-à-dire, selon l’étymologie latine, à “élever”. Bien que cela ne
    soit guère d’évidence, cette vocation à “élever” est d’ordre culturel. On peut donc encore penser, naïveté toujours, que le fonctionnaire chargé de cette noble tâche “nationale” soit un homme
    pour le moins docte, à défaut d’être sage. Un homme de savoir, de réflexion et de culture, qui soit à même d’entrer, en quelque sorte par connaturalité, en intelligence avec les finalités de sa
    mission.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Il est dès lors assez intéressant de consulter le “cursus” de ce M. Chatel. Né aux Etats-Unis, il a fait des
    études de… gestion à l’Université Paris I pour décrocher un DESS de “marketing”. Puis il est entré dans le groupe L’Oréal, où il a exercé des fonctions en rapport avec cette formation humaniste,
    et celles de “directeur des ressources humaines”, autrement dit, selon le jargon initialitique à la mode, de “DRH”. M. Chatel est aussi connu, dit-on, pour être spécialisé dans les problèmes de
    consommation. Voilà l’homme de sagesse et de culture que le gouvernement de la République française a commis à l’éducation de la Nation. Cherchez l’erreur. Les méchantes langues disent que le
    ministre aura pour le moins tiré de cette enrichissante expérience intellectuelle l’art de la crème, ou de la pommade. De fait, M. Chatel a été porte-parole de l’UMP et il est porte-parole du
    gouvernement.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>Deuxième épisode&nbsp;:</strong> cette fois en terrain plus connu. Nul n’ignore que le divorce est une
    institution bien établie en France. Présenté comme un droit d’évidence et le garant de la liberté des individus par rapport aux liens du mariage civil, le divorce est en réalité une machine à
    fracasser les familles, les psychologies – en particulier des enfants qui en sont victimes – et les repères moraux. Or voici Dame Pervenche Dupond qui vit un divorce sanglant avec M. Archibald
    Dupond, son époux tant aimé cinq ans plus tôt. Tout se passe mal, et le Monsieur, qui ne dédaigne pas d’être catholique fervent à ses heures [dans ce domaine aussi, il y a du temps partagé], se
    montre odieux avec Pervenche. Il faut passer devant le juge.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Là encore, que la petite voix naïve s’élève&nbsp;: un juge est un magistrat. Il exerce un magistère, par
    l’exercice d’un pouvoir qui est une émanation du pouvoir politique, ordonné à rendre la justice. La justice&nbsp;: rendre à chacun ce qui lui est dû, art difficile et noble tâche, qui réclame une
    fermeté et une exactitude de jugement que seule confère la vertu qui lui est adaptée. Art qui réclame aussi de la hauteur de vue et, bien évidemment, de l’indépendance. Or voici que les époux
    Dupond comparaissent devant M. Arsène Codifiet. En fait de juge indépendant, haut dans ses vues, magistrat, M. Codifiet vient lui-même de divorcer de cette garce de Chloé, au terme d’une
    procédure déchirante. Ce juge ne devrait-il pas s’occuper d’autres choses que de juger des divorces&nbsp;? Eh bien non. Cherchez l’erreur.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>Troisième épisode&nbsp;:</strong> voici un jeune enfant de 8 ans soustrait à la garde de sa mère, immigrée
    de fraîche date, parlant à peine le français, et réputée par l’Administration toute puissante être incapable d’exercer ses devoirs maternels. Depuis cinq ans, cet enfant est placé dans une
    famille d’accueil, qui en tire 1.000&nbsp;euros par mois, et multiplie ses gains avec d’autres enfants. La mère a moins de droits pour voir son enfant que n’en a une femme lambda pour aller
    visiter en prison son criminel de mari. Lorsqu’elle cherche à téléphoner à l’enfant, la conversation est surveillée, “médiatisée”, selon le jargon de l’Administration, dont l’agent instrumentaire
    décide discrétionnairement de ce qui peut être dit et de ce qui ne doit pas être dit. Nous sommes en France, naturellement, pas en ex République Démocratique Allemande.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Survient, encore une fois, petite Naïveté&nbsp;: bien sûr tout cela est difficile, mais sans doute nécessaire,
    pour le bien de cet enfant qui fait partie des quelque 70.000 enfants dont s’occupe ainsi l’Administration, pour des cas souvent dramatiques. D’ailleurs, à n’en pas douter, l’enfant doit être
    dans une famille exemplaire, et puisque la mère est catholique, sans doute cette famille l’est-elle aussi, qui doit veiller à ce que l’enfant fasse ses Pâques et reçoive une éducation chrétienne
    – respect de la liberté religieuse oblige. Il n’est pas douteux non plus que les personnes qui jugent si la mère peut ou non voir son enfant et apprécient sa capacité à être mère sont elles-mêmes
    des mères irréprochables, de familles unies, pleines de sagesse, exemplaires. Flûte, patatras&nbsp;!… voilà que petite Naïveté vient de s’étaler de tout son long&nbsp;! Quelle glissade&nbsp;! Eh
    non, là encore, que nenni. La famille d’accueil, qui concubine, n’a que faire de ces considérations, l’enfant a bien assez de sa télé, et puis ce ne serait pas facile d’emmener à la fois ce petit
    à l’église et ses “frères” de sort à la mosquée. Quant aux personnes qui s’autorisent à juger de la capacité de la mère à être telle, et de la qualité de sa “relation maternelle”, la charité
    commande de ne pas s’attarder sur ce point, mais de modèle de mère et d’épouse, et de famille, cela ne doit pas être prévu par les règlements de l’Administration. L’image même de ce que
    représente une famille ou une mère pour un chrétien paraît être totalement étrangère à ce monde et à ses valeurs. Cherchez une fois encore l’erreur.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Petits épisodes, petites anecdotes, mais significatives. L’humain, ici est là, est gouverné par la gestion, le
    marketing, cette résorption des fins dans l’utilitaire. Il suffit, pour ainsi "marketer", de savoir manier les instruments mis à votre disposition. Le reste, au fond, n'est que secondaire.
    L'essentiel est que la Machine tourne.<br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Apr 2010 17:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6d3734c3351e9ad181115cf457929d0b</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-le-gouvernement-des-faiseurs-de-marketing-48740542-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le slogan du diocèse de Nancy pour le denier de l'Eglise : provocation et vulgarité]]></title>
        <link>http://www.hermas.info/article-le-slogan-du-diocese-de-nancy-pour-le-denier-de-l-eglise-provocation-et-vulgarite-46982653.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Certains esprits chagrins s'imagineront que, décidément, nous faisons une fixation sur le diocèse de Nancy, mais
    il nous plairait à nous-mêmes - ô combien - de ne pas avoir occasion d'en donner l'impression.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Le diocèse de Nancy, en effet, sur son propre <a href="http://catholique-nancy.cef.fr/spip/Jesus-Crise">SITE</a>
    internet, fait une promotion de ce qui est désormais appelé le "denier de l'Eglise", et qu'en d'autres temps on appelait le "denier du culte". Jusque-là, rien que de très normal, rien que de très
    sain. <em>"Les dons</em> - peut-on lire sur le site, cette fois, de la Conférence des Evêques de France - <em>constituent l'unique source de revenus de l'Eglise puisqu'elle ne reçoit aucune
    subvention de l'Etat [ni du Vatican, contrairement à l'idée reçue]. Donner à l'Eglise, c'est donc soutenir sa présence et son rôle dans la société et lui donner les moyens d'accomplir sa
    mission"</em>. Le "denier de l'Eglise", en particulier, <em>"est une libre participation annuelle des catholiques d'un diocèse et chacun donne selon ses possibilités (...) pour assurer la vie
    matérielle des prêtres et la rémunération des laïcs salariés en mission dans l'Église".</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Ce qui est moins sain, et moins normal, on en conviendra, est le slogan et l'affiche utilisés pour accrocher le
    chaland. Qu'on en juge par la reproduction de l'affiche qui sert officiellement - nous y insistons - de support visuel à cette campagne publique du denier de l'Eglise :</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><img src="http://img.over-blog.com/500x375/0/52/80/33/Images-3/denier2010.jpg" alt="denier2010" class="CtreTexte"
    style=" border: 0px solid #000; margin: 0px auto" width="400" height="300"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La bêtise et la vulgarité du message n'échapperont à personne, où copinent le jeu de mot débilo-sacrilège et
    l'invocation du diable - avec la légèreté de qui n'y croit pas. Non, non, on ne rêve pas, ce message n'est pas tiré de <em>Charlie-Hebdo</em>, mais bien du site du diocèse de Nancy.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Celui-ci [qui, au fait ?] assume pleinement la belle idée, avec de fausses précautions de langage qui fleurent bon
    les années soixante, quand des curés "éclairés" prêchant à leurs ouailles, leur lançaient, avant de démollir quelque chose de leur foi : <em>"Je vais peut-être vous choquer,
    mais..."</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">"L’Église de France lance la campagne annuelle du denier. Marronnier oblige,
    nombre de médias, presse écrite comme télévision, s’en font l’écho. C’est dans ce contexte médiatisé que s’inscrit celle voulue par notre diocèse.</span></span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="color: #800000;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">"« Voulue » car elle ne manquera pas de surprendre, susciter des commentaires,
    voire heurter. Ce n’est pas un « dérapage » ! Le message utilise le vocabulaire et le style de ceux que nous visons : non plus nos fidèles donateurs (leur confiance nous reste un atout), mais
    tous ceux parmi les jeunes foyers qui vivent aux marges de l’Église, partageant ses valeurs, de sensibilité catholique (57 % des français) mais ne franchissant qu’occasionnellement le seuil des
    églises : pour demander un service d’Église."</span></span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Et sur un document d'<a href=
    "http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jCSlBUUw3ha3ir6-orSc2y-QAOWA">AFP</a>, nous voici gratifiés de ces autres précisions, fort utiles, qui donnent toute leur dimension à la
    démarche "ecclésiale" :<br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><b>"Nous nous sommes dits : situons-nous en rupture, non pas pour choquer, mais pour
    provoquer le débat, pour que les gens s'interrogent. Or, quel meilleur message que l'humour", demande la porte-parole du diocèse.</b></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><b>Si la proposition du visuel a semé le doute au diocèse, "l'un de nos laïcs, par
    ailleurs professeur de marketing dans l'école de commerce de Nancy, nous a convaincu de la pertinence de la démarche", raconte Françoise Penigaud.</b></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #800000;"><b>"C'est le poids des mots : Jésus crise, il n'est pas content, il s'indigne",
    explique la porte-parole, qui reconnaît que "les gens en interne sont parfois choqués, mais en aucun cas on ne peut dire que nous somme blasphématoires".</b></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Tout y est : le goût de provoquer, le mépris assumé des convictions froissées, le "jeunisme", l'infantilisme
    ["Jésus crise (sic), il n'est pas content"], le collapsus de l'apostolat dans le marketing et jusqu'à cette indécrottable conviction que la vulgarité est séductrice et, en l'occurrence,
    <em>profitable.</em> A quelle personne censée fera-t-on croire que ceux qui "vivent aux marges de l'Eglise", et qui l'ont quittée souvent à cause de sa désubstantialisation cléricale, pourront se
    laisser berner par cette campagne qui les prend pour des imbéciles ? Et qu'en ont-ils à faire, eux, que "Jésus pas être content" ?<br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Jusqu'à quand cet interminable bazar durera-t-il ? Nous n'avons que faire des "contextes médiatisés", des "coups
    de pub", des complexes ecclésiastiques devant le monde. Nous sommes baptisés, pas des "gens en interne", selon le jargon d'entreprise. Nous sommes des fils de Dieu qu'Il a rachetés au prix du
    Sang de son Fils, nous sommes tous appelés, selon les enseignements du Concile, à la sainteté. Nous voulons vivre à hauteur de cette ambition divine. Nous n'avons que faire des orientations
    ecclésiales données par des professeurs... de marketing ! Nous avons besoin que l'on nous ouvre des chemins de lumière, pas de retrouver dans les églises et les cures les slogans crétinisants ou
    les tics de ce monde dégénéré dans l'économisme et qui pèse si lourdement sur nos épaules.<br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Voulez-vous que nous vous aidions, nous laïcs, de notre labeur quotidien ? Marchez donc devant, en prêtres, en
    saints, marchez dans la crainte de Dieu, rendez vous visibles et crédibles aux yeux de tous, sans vous cacher derrière cravates, jeans ou costumes, avancez dans la sanctification de son Nom,
    marchez en apôtres, marchez dans le renoncement et la prière, dans l'amour de la vérité et des âmes, dans le respect de l'Eucharistie, abandonnez ces postures adolescentes, ces mièvreries qui
    vous tiennent encore tellement à coeur, bref, grandissez, grandissez enfin, et la contagion de ce que vous serez gagnera le monde. Alors afflueront ceux qui vous paraissent aujourd'hui si loin
    !<br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Evidemment, ce discours va déplaire ! Mais c'est l'expression de notre propre droit, à nous, de nous "situer en
    rupture", non pour choquer, ni d'ailleurs pour provoquer de débat, mais pour vous rappeler à vos devoirs, ce qui constitue un droit inaliénable des baptisés. Que l'on se représente une seconde -
    une seule toute petite seconde - ce que serait la réaction du Curé d'Ars s'il avait cette misérable publicité entre les mains. Est-ce&nbsp; donc si difficile à imaginer ? Il est vrai que le saint
    curé savait, lui, ce que "diable" veut dire... et qu'il n'avait pas souci d'émarger les mêmes comptes.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 11:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cc3bd69feb562a0aa688676ee0a8c4eb</guid>
                <category>Humeur</category>        <comments>http://www.hermas.info/article-le-slogan-du-diocese-de-nancy-pour-le-denier-de-l-eglise-provocation-et-vulgarite-46982653-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
