HERMAS.INFO
LE BON PASTEUR
La Parole de Dieu fut adressée au prophète Ezéchiel (chapitre 34°) contre les pasteurs d’Israël qui ne s’occupaient pas du troupeau, qui devenait la proie de toutes les bêtes sauvages.
« Car, ainsi parle le Seigneur Yahvé. Voici que j’aurai soin moi-même de mon troupeau et je le passerai en revue. Comme un pasteur passe en revue son troupeau quand il est au milieu de ses brebis dispersées, je passerai en revue mes brebis » (versets 11-12)
« Je chercherai celle qui est perdue, je ramènerai celle qui est égarée, je panserai celle qui est blessée, je guérirai celle qui est malade »(verset 16).
« Je susciterai pour le mettre à leur tête un Pasteur qui les fera paître, mon Serviteur David : c’est lui qui les fera paître et sera pour eux un Pasteur » (verset 23.)
La visite des bergers
Il est significatif tout d’abord que Dieu ait averti le Peuple d’Israël en envoyant des Anges annoncer la nouvelle à des bergers, des pasteurs, et que Jésus soit né précisément dans une étable.
L’Annonce aux Bergers, Manuscrits de l’Université de Liège.
Dieu ne fait rien qui n’ait un sens profond, tout comme le Christ n’a fait aucun miracle pour épater les gens : ses miracles, nous dit saint Jean, sont des SIGNES, ils indiquent une réalité que l’on ne voit pas, pas encore.
La visite des Bergers
Lisons le récit de Saint Luc : l’annonce aux bergers, la visite, et l’adoration des bergers
GIOTTO. L’Adoration des Bergers. Vers 1304-1305.
Chapelle des Scrovegni. Padoue.
Luc, chapitre 2°
8.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
9.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté ; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10.
Mais l'Ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11.
aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12.
Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche ».
13.
Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant :
14.
“Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de bonne volonté »
15.
Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître ».
16.
Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17.
Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant ;
18.
et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19.
Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20.
Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé ».
El Greco. L’Adoration des Bergers.
vers1605. Musée du Prado, Madrid.
Jésus, le Bon Pasteur
Dans sa prédication, Jésus reprend les prophéties de l’Ancien Testament, et se les attribue, en montrant leur réalisation par les SIGNES qu’il accomplit, et par les paroles qu’il prononce :
« A la vue des foules, il (Jésus) en eut pitié, car ces gens étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mathieu 9, 36)
« Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une n’abandonne pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ? Et quand il l’a retrouvée, il la met tout joyeux sur ses épaules… » (Luc 15, 4-5).
Le Bon Pasteur et la brebis perdue
C’est pourquoi il déclare avec clarté :
Jean, chapitre 10°
1.
“En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais en fait l'escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2.
celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3.
Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4.
Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix.
5.
Elles ne suivront pas un étrange ; elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6.
Jésus leur tint ce discours mystérieux, mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7.
Alors Jésus dit à nouveau : « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
8.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigand ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9.
Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera un pâturage.
10.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait en abondance.
11.
Je suis le Bon Pasteur ; le Bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
12.
Le mercenaire, qui n'est pas le pasteur et à qui n'appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s'enfuit, et le loup s'en empare et les disperse.
13.
C'est qu'il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis.
14.
Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
15.
comme le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis.
16.
J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur.
Le Bon Pasteur
Mosaïque de Ravenne
(détail)
La réalité dépasse l’espérance annoncée par Jérémie : c’est vraiment Dieu qui prend la tête du Troupeau, et qui le sauve en donnant sa Vie pour sauver Ses Brebis. Il faut noter, à ce sujet l’insistance de saint Jean à souligner les paroles de Jésus qui déclare « JE SUIS » :
La Porte ; le Bon Pasteur ; la Voie la Vérité et la Vie ; le Pain de Vie ; le Pain vivant ; la Lumière du monde, La Résurrection et la Vie etc. (Jean, passim).
Que Jésus précise en disant : « quand vous aurez élevé le Fils de l’Homme, alors vous saurez que JE SUIS… Avant qu’Abraham parût, JE SUIS… : qui est le Nom de Dieu, qu’Il révèle à Moïse. Ce qui renforce l’affirmation de Jésus quand il déclare : « Je suis le Bon Pasteur » : c’est Dieu en effet qui prend la tête de son troupeau, et qui donne sa Vie pour ses brebis. Et quand Jésus dit : « Je suis le Bon Pasteur », nous pouvons, comme le suggère saint Jean, écrire JE SUIS le Bon Pasteur, et voir ainsi la réalisation des prophéties, du Bon Pasteur, de Dieu, selon les paroles mêmes de Dieu par le Prophète Ezéchiel :
« Car, ainsi parle le Seigneur Yahvé. Voici que j’aurai soin moi-même de mon troupeau et je le passerai en revue. Comme un pasteur passe en revue son troupeau quand il est au milieu de ses brebis dispersées, je passerai en revue mes brebis » (versets 11-12)
(à suivre)