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La chute des Anges a donné naissance à l’Enfer. Le caractère irrévocable de leur choix, et non un défaut de
l’infinie miséricorde divine, fait que le péché des anges ne peut être pardonné et que l’Enfer est ainsi éternel : l’Enfer existe et il est éternel, affirme clairement l’Eglise, et il est
ainsi leur « demeure » pour l’éternité.
Mais pas seulement. Car le Démon, nous l’avons vu, dès le début de la création du monde et de l’homme, veut détruire l’homme créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance. Et c’est pourquoi, déclare le Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catholique :
« Ils tentent d’associer l’homme à leur rébellion contre Dieu; mais Dieu affirme dans le Christ sa victoire assurée sur le Malin » (n° 74, Catéchisme « en bref », n° 414).
La plus grave, en conséquence, de cette influence néfaste du celui qui est « homicide dès l’origine » a été la séduction mensongère qui a induit l’homme à désobéir à Dieu. (Catéchisme, n°394). C’est pourquoi, nous ne pouvons pas être unis à Dieu, à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes... Mourir en état de péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " ENFER " (Catéchisme, n 1033).
La Catéchisme précise au numéro suivant ce qu’est l’Enfer pour ces âmes :
« L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire » (1035).
Le Concile Vatican II a repris cet enseignement pour mettre en garde les fidèles contre un danger réel :
« Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (Lumen Gentium, 48).
Mais c’est l’homme lui-même qui est le responsable de son proche choix et destin : l’existence même de l’Enfer est un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel et en même temps un appel pressant à la conversion (cf Catéchisme, n°1036).
En effet, « l’homme, tenté par le Démon, a laissé s’éteindre en son cœur la confiance dans ses rapports avec son Créateur. En lui désobéissant, il a voulu devenir “comme Dieu”, sans Dieu et non selon Dieu (Genèse 3,5). Ainsi, Adam et Ève ont perdu immédiatement, pour eux et pour toute leur descendance, la grâce de la sainteté et de la justice originelles » (Compendium, n°75), avec le risque de choisir la damnation éternelle
L’attitude de Dieu aussitôt après le péché d’Adam et d’Eve, l’annonce de la Femme et de sa descendance qui écraser la tête au Serpent, l’Incarnation du Fils de Dieu et sa mort sur la Croix, montrent que « Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :
Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (Missel Romain, Canon Romain) » (Catéchisme n°1037).
Et, pour éviter en nous toute résignation fataliste, l’Eglise précise bien dans son enseignement, que cette puissance de Satan, même si elle est grande, a des limites, car il est lui aussi une créature, et ne peut prétendre égaler le Créateur du monde visible et invisible :
« La puissance de Satan n’est cependant pas infinie. Il n’est qu’une créature, puissante du fait qu’il est pur esprit, mais toujours une créature : il ne peut empêcher l’édification du Royaume de Dieu. Quoique Satan agisse dans le monde par haine contre Dieu et son Royaume en Jésus-Christ, et quoique son action cause de graves dommages – de nature spirituelle et indirectement même de nature physique – pour chaque homme et pour la société, cette action est permise par la divine Providence qui avec force et douceur dirige l’histoire de l’homme et du monde. La permission divine de l’activité diabolique est un grand mystère, mais " nous savons que Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment " (Rm 8, 28) (Catéchisme, n° 395).
Tel est l’enseignement de l’Eglise. Pour certains, même des catholiques hélas, ce n’est que l’enseignement de l’Eglise... C’est oublier que le Christ nous enseigne par son Eglise. C’est Lui qui nous parle par son Eglise, car c’est Lui qui a révélé ces réalités qui dépassent notre entendement. Il a voulu ouvrir nos yeux pour nous permettre d’arriver au Salut auquel Il nous appelle.
En fait, peu connaissent les paroles même de Notre Seigneur sur cette question, et ses affirmations catégoriques, les paroles terribles et redoutables qu’il a prononcées à ce sujet...
(à suivre)
Mgr J. Masson
Mais pas seulement. Car le Démon, nous l’avons vu, dès le début de la création du monde et de l’homme, veut détruire l’homme créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance. Et c’est pourquoi, déclare le Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catholique :
« Ils tentent d’associer l’homme à leur rébellion contre Dieu; mais Dieu affirme dans le Christ sa victoire assurée sur le Malin » (n° 74, Catéchisme « en bref », n° 414).
La plus grave, en conséquence, de cette influence néfaste du celui qui est « homicide dès l’origine » a été la séduction mensongère qui a induit l’homme à désobéir à Dieu. (Catéchisme, n°394). C’est pourquoi, nous ne pouvons pas être unis à Dieu, à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes... Mourir en état de péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " ENFER " (Catéchisme, n 1033).
La Catéchisme précise au numéro suivant ce qu’est l’Enfer pour ces âmes :
« L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire » (1035).
Le Concile Vatican II a repris cet enseignement pour mettre en garde les fidèles contre un danger réel :
« Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (Lumen Gentium, 48).
Mais c’est l’homme lui-même qui est le responsable de son proche choix et destin : l’existence même de l’Enfer est un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel et en même temps un appel pressant à la conversion (cf Catéchisme, n°1036).
En effet, « l’homme, tenté par le Démon, a laissé s’éteindre en son cœur la confiance dans ses rapports avec son Créateur. En lui désobéissant, il a voulu devenir “comme Dieu”, sans Dieu et non selon Dieu (Genèse 3,5). Ainsi, Adam et Ève ont perdu immédiatement, pour eux et pour toute leur descendance, la grâce de la sainteté et de la justice originelles » (Compendium, n°75), avec le risque de choisir la damnation éternelle
L’attitude de Dieu aussitôt après le péché d’Adam et d’Eve, l’annonce de la Femme et de sa descendance qui écraser la tête au Serpent, l’Incarnation du Fils de Dieu et sa mort sur la Croix, montrent que « Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :
Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (Missel Romain, Canon Romain) » (Catéchisme n°1037).
Et, pour éviter en nous toute résignation fataliste, l’Eglise précise bien dans son enseignement, que cette puissance de Satan, même si elle est grande, a des limites, car il est lui aussi une créature, et ne peut prétendre égaler le Créateur du monde visible et invisible :
« La puissance de Satan n’est cependant pas infinie. Il n’est qu’une créature, puissante du fait qu’il est pur esprit, mais toujours une créature : il ne peut empêcher l’édification du Royaume de Dieu. Quoique Satan agisse dans le monde par haine contre Dieu et son Royaume en Jésus-Christ, et quoique son action cause de graves dommages – de nature spirituelle et indirectement même de nature physique – pour chaque homme et pour la société, cette action est permise par la divine Providence qui avec force et douceur dirige l’histoire de l’homme et du monde. La permission divine de l’activité diabolique est un grand mystère, mais " nous savons que Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment " (Rm 8, 28) (Catéchisme, n° 395).
Tel est l’enseignement de l’Eglise. Pour certains, même des catholiques hélas, ce n’est que l’enseignement de l’Eglise... C’est oublier que le Christ nous enseigne par son Eglise. C’est Lui qui nous parle par son Eglise, car c’est Lui qui a révélé ces réalités qui dépassent notre entendement. Il a voulu ouvrir nos yeux pour nous permettre d’arriver au Salut auquel Il nous appelle.
En fait, peu connaissent les paroles même de Notre Seigneur sur cette question, et ses affirmations catégoriques, les paroles terribles et redoutables qu’il a prononcées à ce sujet...
(à suivre)
Mgr J. Masson
Jeu 11 déc 2008
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