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fr2008-05-16T21:10:29Z
http://www.hermas.info/article-19607379.html
Le 10 mai dernier, le pape Benoît XVI a reçu en audience les participants au congrès international organisé par l'Université
pontificale du Latran à l'occasion du quarantième anniversaire de l'encyclique de Paul VI Humanae Vitae. Voici le discours qu'il leur a adressé (Source Zenit.org).
"Vénérés frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce,
chers frères et sœurs,
C'est avec un plaisir particulier que je vous accueille au terme de vos travaux pendant lesquels vous vous êtes engagés à réfléchir sur un
problème ancien et toujours nouveau tel que la responsabilité et le respect pour l'apparition de la vie humaine. Je salue en particulier Mgr Rino Fisichella, recteur magnifique de l'Université
pontificale du Latran, qui a organisé ce Congrès international et je le remercie des paroles de salut qu'il a bien voulu m'adresser. Mon salut s'étend ensuite aux illustres relateurs, enseignants
et à tous les participants, qui ont enrichi par leur contribution ces journées de travail intense. Votre contribution s'insère de manière efficace dans la plus vaste production qui, au cours des
décennies, s'est développée sur ce thème si controversé et, toutefois, si décisif pour l'avenir de l'humanité.
Dans la Constitution Gaudium et spes, le Concile Vatican II s'adressait déjà aux hommes de science en les invitant à unir leurs efforts pour
atteindre une unité du savoir et une certitude consolidée à propos des conditions qui peuvent favoriser une « saine régulation de la procréation humaine » (GS, n. 52). Mon prédécesseur de vénérée
mémoire, le serviteur de Dieu Paul VI, le 25 juillet 1968, publiait la Lettre encyclique Humanae vitae. Ce document devint rapidement un signe de contradiction. Elaboré à la lumière d'une
décision difficile, il constitue un geste significatif de courage en réaffirmant la continuité de la doctrine et de la tradition de l'Eglise. Ce texte, souvent mal compris et sujet à des
équivoques, fit beaucoup discuter, également parce qu'il se situait à l'aube d'une profonde contestation qui marqua la vie de générations entières.
Quarante ans après sa publication, cet enseignement manifeste non seulement sa vérité de façon immuable, mais il révèle également la
clairvoyance avec laquelle le problème fut affronté. De fait, l'amour conjugal fut décrit au sein d'un processus global qui ne s'arrête pas à la division entre l'âme et le corps et ne dépend pas
du seul sentiment, souvent fugace et précaire, mais qui prend en charge l'unité de la personne et le partage total des époux qui, dans l'accueil réciproque, s'offrent eux-mêmes dans une promesse
d'amour fidèle et exclusif qui naît d'un authentique choix de liberté. Comment un tel amour pourrait-il rester fermé au don de la vie ? La vie est toujours un don inestimable ; chaque fois que
l'on assiste à son apparition nous percevons la puissance de l'action créatrice de Dieu qui a confiance en l'homme et, de cette manière, l'appelle à construire l'avenir avec la force de
l'espérance.
Le magistère de l'Eglise ne peut pas s'exempter de réfléchir de manière toujours nouvelle et approfondie sur les principes fondamentaux qui
concernent le mariage et la procréation. Ce qui était vrai hier, reste également vrai aujourd'hui. La vérité exprimée dans Humanae vitae ne change pas ; au contraire, précisément à la lumière des
nouvelles découvertes scientifiques, son enseignement se fait plus actuel et incite à réfléchir sur la valeur intrinsèque qu'il possède. La parole clef pour entrer avec cohérence dans ses
contenus demeure celle de l'amour. Comme je l'ai écrit dans ma première Encyclique Deus caritas est: « L'homme devient vraiment lui-même, quand le corps et l'âme se trouvent dans une profonde
unité [...] Mais ce ne sont ni seulement l'esprit ou le corps qui aiment : c'est l'homme, la personne, qui aime comme créature unifiée, dont font partie le corps et l'âme » (n. 5). En
l'absence de cette unité, la valeur de la personne se perd et l'on tombe dans le grave danger de considérer le corps comme un objet que l'on peut acheter ou vendre (cf. ibid.). Dans une culture
soumise à la domination de l'avoir sur l'être, la vie humaine risque de perdre sa valeur. Si l'exercice de la sexualité se transforme en une drogue qui veut assujettir le conjoint à ses propres
désirs et intérêts, sans respecter les temps de la personne aimée, alors ce que l'on doit défendre n'est plus seulement le véritable concept d'amour, mais en premier lieu la dignité de la
personne elle-même. En tant que croyants nous ne pourrons jamais permettre que la domination de la technique puisse invalider la qualité de l'amour et le caractère sacré de la vie.
Ce n'est pas un hasard si Jésus, en parlant de l'amour humain, fait référence à ce qui est accompli par Dieu au début de la création (cf. Mt
19, 4-6). Son enseignement renvoie à l'acte gratuit avec lequel le Créateur a voulu non seulement exprimer la richesse de son amour, qui s'ouvre en se donnant à tous, mais également définir un
paradigme en fonction duquel doit se décliner l'action de l'humanité. Dans la fécondité de l'amour conjugal, l'homme et la femme participent à l'acte créateur du Père et rendent évident qu'à
l'origine de leur vie conjugale il y a un « oui » authentique qui est prononcé et réellement vécu dans la réciprocité, en restant toujours ouvert à la vie. Cette parole du Seigneur reste immuable
avec sa profonde vérité et ne peut pas être effacée par les différentes théories qui, au fil des années, se sont succédé et parfois même contredites entre elles. La loi naturelle, qui est à la
base de la reconnaissance de la véritable égalité entre les personnes et les peuples, mérite d'être reconnue comme la source de laquelle doit également s'inspirer la relation entre les époux dans
leur responsabilité d'engendrer de nouveaux enfants. La transmission de la vie est inscrite dans la nature et ses lois demeurent comme une norme non écrite à laquelle tous doivent se référer.
Toute tentative de détourner le regard de ce principe reste elle-même stérile et ne produit pas de fruit.
Il est urgent que nous redécouvrions une alliance qui a toujours été féconde, lorsqu'elle a été respectée ; celle-ci voit au premier plan la
raison et l'amour. Un maître perspicace comme Guillaume de Saint-Thierry pouvait écrire des paroles que nous ressentons également profondément valables pour notre époque : « Si la raison instruit
l'amour et l'amour illumine la raison, si la raison se convertit en amour et l'amour consent à se laisser retenir entre les limites de la raison, alors ceux-ci peuvent accomplir quelque chose de
grand » (Nature et grandeur de l'amour, n. 21, 8). Quel est ce « quelque chose de grand » auquel nous pouvons assister ? C'est l'apparition de la responsabilité à l'égard de la vie, qui rend
fécond le don que chacun fait de soi à l'autre. C'est le fruit d'un amour qui sait penser et choisir en pleine liberté, sans se laisser conditionner outre mesure par l'éventuel sacrifice demandé.
C'est de là que naît le miracle de la vie dont les parents font l'expérience en eux-mêmes, en ressentant comme quelque chose d'extraordinaire ce qui s'accomplit en eux et à travers eux. Aucune
technique mécanique ne peut remplacer l'acte d'amour que deux époux s'échangent comme signe d'un mystère plus grand qui les voit les acteurs et les co-participants de la création.
On assiste hélas toujours plus souvent à de tristes événements qui impliquent des adolescents, dont les réactions manifestent une
connaissance incorrecte du mystère de la vie et des implications risquées de leurs gestes. L'urgence de la formation, à laquelle je fais souvent référence, voit dans le thème de la vie l'un de
ses thèmes privilégiés. Je souhaite vraiment que l'on réserve notamment aux jeunes une attention toute particulière, afin qu'ils puissent apprendre le véritable sens de l'amour et se préparent
pour cela avec une éducation adaptée à la sexualité, sans se laisser distraire par des messages éphémères qui empêchent d'atteindre l'essence de la vérité qui est en jeu. Fournir de fausses
illusions dans le domaine de l'amour ou tromper sur les responsabilités authentiques que l'on est appelé à assumer avec l'exercice de la propre sexualité ne fait pas honneur à une société qui se
réclame des principes de la liberté et de la démocratie. La liberté doit se conjuguer avec la vérité et la responsabilité avec la force du dévouement à l'autre et également avec le sacrifice ;
sans ces composantes la communauté des hommes ne grandit pas et le risque de se refermer dans un cercle d'égoïsme asphyxiant demeure.
L'enseignement exprimé par l'Encyclique Humanae vitae n'est pas facile. Toutefois, il est conforme à la structure fondamentale avec laquelle
la vie a toujours été transmise dès la création du monde, dans le respect de la nature et conformément à ses exigences. Le respect pour la vie humaine et la sauvegarde de la dignité de la
personne nous imposent de ne rien laisser d'intenté pour qu'à tous puisse être communiquée l'authentique vérité de l'amour conjugal responsable dans une pleine adhésion à la loi inscrite dans le
cœur de chaque personne. Avec ces sentiments, je vous donne à tous ma Bénédiction apostolique."
]]>fr2008-05-16T12:10:14Z
http://www.hermas.info/article-19607102.html
La Fondation Jérôme Lejeune et le Centre de recherche sur le sang de cordon à l'université de Newcastle viennent de s'associer pour créer le consortium international Novussanguis, qui a été
officiellement lancé le 14 mai, à l'Ecole de Médecine de Paris, en présence de 200 participants de nombreuses nationalités.
Ce projet est patronné par le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, et le ministère français de la recherche.
Ce qui est intéressant à l'heure où l'on doit lutter contre la recherche génétique sauvage, c'est que Novussanguis a pour but de développer et
d'encourager une recherche responsable sur les cellules souches adultes et issues de sang de cordon. C'est une plateforme de recherche, qui rassemblera en consortium une quinzaine de laboratoires
et privilégie trois orientations : la recherche, l'innovation et la formation de la prochaine génération de chercheurs.
Or, les cellules souches adultes et de sang de cordon sont particulièrement prometteuses pour la thérapie cellulaire et la médecine régénérative
du fait de leur fort potentiel de différenciation et de multiplication. À ce jour, ces cellules peuvent traiter plus de 80 pathologies : maladies liées au système sanguin (leucémies), à la moelle
osseuse, à l'immunité (bébé bulle), au système nerveux, au cœur, au métabolisme (diabète juvénile...). C'est une alternative crédible et respectueuse de la vie face à la recherche embryonnaire
traditionnelle.
Pour plus d'informations, voir le site de Novussanguis (ICI).
]]>fr2008-05-16T12:00:20Z
http://www.hermas.info/article-19606363.html
Nous ne pouvons terminer ces réflexions sans citer ce qu’écrivait le vénéré et Vénérable
Jean-Paul II dans l’encyclique « Ecclesia de Eucharistia » (17 avril 2003) à propos de Marie, qu’il appelle FEMME « Eucharistique » (chapitre
VI), expression que je traduirais plus volontiers en français par FEMME de l’EUCHARISTIE, et même MERE DE L'EUCHARISTIE.
On trouvera l'intégralité de ce document ICI.
Mgr Jacques MASSON
À l'école de Marie, Femme "eucharistique"
53. Si nous voulons redécouvrir dans
toute sa richesse le rapport intime qui unit l'Église et l'Eucharistie, nous ne pouvons pas oublier Marie, Mère et modèle de l'Église. Dans la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariæ,
en désignant la Vierge très sainte comme Maîtresse dans la contemplation du visage du Christ, j'ai inscrit l'institution de l'Eucharistie parmi les mystères lumineux. Marie peut en effet nous guider vers ce très saint Sacrement, car il existe entre elle et lui une relation
profonde.
À première vue, l'Évangile reste silencieux sur ce thème. Dans le récit de l'institution, au soir du Jeudi saint, on ne parle
pas de Marie. On sait par contre qu'elle était présente parmi les Apôtres, unis « d'un seul cœur dans la prière » (cf. Ac 1, 14), dans la première communauté rassemblée
après l'Ascension dans l'attente de la Pentecôte. Sa présence ne pouvait certes pas faire défaut dans les Célébrations
eucharistiques parmi les fidèles de la première génération chrétienne, assidus « à la fraction du pain » (Ac 2, 42).
Mais en allant au-delà de sa participation au Banquet eucharistique, on peut deviner indirectement le rapport entre Marie et
l'Eucharistie à partir de son attitude intérieure. Par sa vie tout entière, Marie est une femme « eucharistique ». L'Église, regardant Marie comme son modèle, est appelée à
l'imiter aussi dans son rapport avec ce Mystère très saint.
54. Mysterium fidei! Si l'Eucharistie est un mystère de foi qui dépasse
notre intelligence au point de nous obliger à l'abandon le plus pur à la parole de Dieu, nulle personne autant que Marie ne peut nous servir de soutien et de guide dans une telle démarche.
Lorsque nous refaisons le geste du Christ à la dernière Cène en obéissance à son commandement: « Faites cela en mémoire de moi! » (Lc 22, 19), nous accueillons en même temps
l'invitation de Marie à lui obéir sans hésitation: « Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn 2, 5). Avec la sollicitude maternelle dont elle témoigne aux noces de Cana, Marie
semble nous dire: « N'ayez aucune hésitation, ayez confiance dans la parole de mon Fils. Lui, qui fut capable de changer l'eau en vin, est capable également de faire du pain et du vin son
corps et son sang, transmettant aux croyants, dans ce mystère, la mémoire vivante de sa Pâque, pour se faire ainsi “pain de vie” ».
55. En un sens, Marie a exercé sa foi eucharistique avant même
l'institution de l'Eucharistie, par le fait même qu'elle a offert son sein virginal pour l'incarnation du Verbe de Dieu. Tandis que l'Eucharistie renvoie à la passion et à la
résurrection, elle se situe simultanément en continuité de l'Incarnation. À l'Annonciation, Marie a conçu le Fils de Dieu dans la vérité même physique du corps et du sang, anticipant en elle ce
qui dans une certaine mesure se réalise sacramentellement en tout croyant qui reçoit, sous les espèces du pain et du vin, le corps et le sang du Seigneur.
Il existe donc une analogie profonde entre le fiat par lequel Marie répond aux paroles de l'Ange et
l'amen que chaque fidèle prononce quand il reçoit le corps du Seigneur. À Marie, il fut demandé de croire que celui qu'elle concevait « par l'action de l'Esprit Saint » était
le « Fils de Dieu » (cf. Lc 1, 30-35). Dans la continuité avec la foi de la Vierge, il nous est demandé de croire que, dans le Mystère eucharistique, ce même Jésus, Fils de
Dieu et Fils de Marie, se rend présent dans la totalité de son être humain et divin, sous les espèces du pain et du vin.
« Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45): dans le mystère de l'Incarnation, Marie a aussi anticipé la foi
eucharistique de l'Église. Lorsque, au moment de la Visitation, elle porte en son sein le Verbe fait chair, elle devient, en quelque sorte, un « tabernacle » – le premier
« tabernacle » de l'histoire – dans lequel le Fils de Dieu, encore invisible aux yeux des hommes, se présente à l'adoration d'Élisabeth, « irradiant » quasi sa lumière à
travers les yeux et la voix de Marie. Et le regard extasié de Marie, contemplant le visage du Christ qui vient de naître et le serrant dans ses bras, n'est-il pas le modèle d'amour inégalable qui
doit inspirer chacune de nos communions eucharistiques ?
56. Durant toute sa vie au côté du
Christ et non seulement au Calvaire, Marie a fait sienne la dimension sacrificielle de l'Eucharistie. Quand elle porta l'enfant Jésus au temple de Jérusalem « pour le présenter au
Seigneur » (Lc 2, 22), elle entendit le vieillard Syméon lui annoncer que cet Enfant serait un « signe de division » et qu'une « épée » devait aussi transpercer
le cœur de sa mère (cf. Lc 2, 34-35). Le drame de son Fils crucifié était ainsi annoncé à l'avance, et d'une certaine manière était préfiguré le « stabat Mater » de la
Vierge au pied de la Croix. Se préparant jour après jour au Calvaire, Marie vit une sorte « d'Eucharistie anticipée », à savoir une « communion spirituelle » de désir et
d'offrande, dont l'accomplissement se réalisera par l'union avec son Fils au moment de la passion et qui s'exprimera ensuite, dans le temps après Pâques, par sa participation à la Célébration
eucharistique, présidée par les Apôtres, en tant que « mémorial » de la passion.
Comment imaginer les sentiments de Marie, tandis qu'elle écoutait, de la bouche de Pierre, de Jean, de Jacques et des autres
Apôtres, les paroles de la dernière Cène: « Ceci est mon corps, donné pour vous » (Lc 22, 19)? Ce corps offert en sacrifice, et représenté sous les signes sacramentels, était
le même que celui qu'elle avait conçu en son sein! Recevoir l'Eucharistie devait être pour Marie comme si elle accueillait de nouveau en son sein ce cœur qui avait battu à l'unisson du sien et
comme si elle revivait ce dont elle avait personnellement fait l'expérience au pied de la Croix.
57. « Faites cela en mémoire de moi » (Lc 22, 19). Dans le
« mémorial » du Calvaire est présent tout ce que le Christ a accompli dans sa passion et dans sa mort. C'est pourquoi ce que le Christ a accompli envers sa Mère, il l'accomplit
aussi en notre faveur. Il lui a en effet confié le disciple bien-aimé et, en ce disciple, il lui confie également chacun de nous: « Voici ton fils! ». De même, il dit aussi à chacun de
nous: « Voici ta mère! » (cf. Jn 19, 26-27).
Vivre dans l'Eucharistie le mémorial de la mort du Christ suppose aussi de recevoir continuellement ce don. Cela signifie
prendre chez nous – à l'exemple de Jean – celle qui chaque fois nous est donnée comme Mère. Cela signifie en même temps nous engager à nous conformer au Christ, en nous mettant à l'école de sa
Mère et en nous laissant accompagner par elle. Marie est présente, avec l'Église et comme Mère de l'Église, en chacune de nos Célébrations eucharistiques. Si Église et Eucharistie constituent un
binôme inséparable, il faut en dire autant du binôme Marie et Eucharistie. C'est pourquoi aussi la mémoire de Marie dans la Célébration eucharistique se fait de manière unanime, depuis
l'antiquité, dans les Églises d'Orient et d'Occident.
58. Dans l'Eucharistie, l'Église s'unit pleinement au Christ et à son sacrifice,
faisant sien l'esprit de Marie. C'est une vérité que l'on peut approfondir en relisant le Magnificat dans une perspective eucharistique. En effet, comme le cantique de Marie,
l'Eucharistie est avant tout une louange et une action de grâce. Quand Marie s'exclame: « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur », Jésus est présent en son
sein. Elle loue le Père « pour » Jésus, mais elle le loue aussi « en » Jésus et « avec » Jésus. Telle est précisément la véritable « attitude
eucharistique ».
En même temps, Marie fait mémoire des merveilles opérées par Dieu dans l'histoire du salut, selon la promesse faites à nos pères
(cf. Lc 1, 55), et elle annonce la merveille qui les dépasse toutes, l'Incarnation rédemptrice. Enfin, dans le Magnificat est présente la tension eschatologique de
l'Eucharistie. Chaque fois que le Fils de Dieu se présente à nous dans la « pauvreté » des signes sacramentels, pain et vin, est semé dans le monde le germe de l'histoire nouvelle dans
laquelle les puissants sont « renversés de leurs trônes » et les humbles sont « élevés » (cf. Lc 1, 52). Marie chante les « cieux nouveaux » et la
« terre nouvelle » qui, dans l'Eucharistie, trouvent leur anticipation et en un sens leur « dessein » programmé. Si le Magnificat exprime la spiritualité de Marie,
rien ne nous aide à vivre le mystère eucharistique autant que cette spiritualité. L'Eucharistie nous est donnée pour que notre vie, comme celle de Marie, soit tout entière un
Magnificat!
Jean-Paul II
]]>fr2008-05-16T11:45:11Z
http://www.hermas.info/article-19603802.html
fr2008-05-16T11:25:26Z
http://www.hermas.info/article-19598109.html
fr2008-05-16T10:42:10Z
http://www.hermas.info/article-19546047.html
Le Cardinal Bernardin Gantin, ancien doyen du collège cardinalice, est décédé hier [13 mai 2008] à Paris, à l'âge de 86 ans. Il
était né à Toffo, au Bénin [Dahomey], le 8 mai 1922. Ordonné prêtre en 1951, il compléta ses études à Rome, au Collège Saint-Pierre puis à l’Université pontificale urbanienne, liée à la
Congrégation de la propagation de la foi, et à l’Université pontificale du Latran.
Sacré évêque par le célèbre Cardinal Eugène Tisserant (1884-1972) en 1957, il fut tour à tour nommé évêque auxiliaire de
Cotonou (Bénin), par Pie XII, avant d'en devenir l'archevêque, à l'âge de 37 ans, puis Président de la Conférence épiscopale régionale d'Afrique de l'Ouest. Appelé à Rome dans une
indifférence à peu près générale par le Pape Paul VI, en 1971, pour y travailler à la Congrégation de la propagande de la foi, il y fut sacré cardinal le 27 juin 1977, en même temps que Joseph
Ratzinger. Il fut ainsi le premier cardinal africain de l'histoire à diriger un dicastère romain.
Le Pape Jean-Paul II le nomma notamment Président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine et surtout Préfet de la
Congrégation des évêques, poste considérable, en charge notamment de la nomination des évêques de toute la chrétienté. C'est en cette dernière qualité qu'il eut à annoncer l'excommunication de
Mgr Marcel Lefebvre, le 1er juillet 1988, ainsi que celle de Mgr de Castro-Mayer, ancien évêque de Campos (Brésil) et des quatre nouveaux évêques consacrés par ces derniers, à savoir Richard
Williamson, Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerias et Alfonso de Galarreta. Cette mission lui fut d'autant plus douloureuse qu'il avait bien connu Mgr Lefebvre en Afrique, et qu'il avait
vainement tenté, avec l'humilité et le sens de l'Eglise qui lui étaient coutumiers, de le dissuader de recourir à cet acte schismatique et désespéré. Le 5 juin 1993, le Cardinal Gantin, devint le doyen du Sacré-Collège.
Lui qui se décrivait comme un « missionnaire romain » pour l'Afrique, après son retour au Bénin en 2002,
fut en réalité un grand missionnaire africain à Rome, et pour toute la chrétienté, témoin du dynamisme apostolique de son continent.
Traditionnellement, dans l'Eglise, quand on parle de la mort d'un serviteur de Dieu, on indique qu'il est né au Ciel. La mort du
Cardinal Gantin marque, avec ce décès, la naissance d'un grand protecteur pour l'Afrique subsaharienne, qui est une si grande terre d'avenir de l'Eglise. Nous nous associons de grand coeur à la
prière de l'Eglise en cette circonstance.
]]>fr2008-05-14T15:06:55Z
http://www.hermas.info/article-19545493.html
On vient d'apprendre le décès, lundi dernier à Varsovie, à l'âge de 98 ans d'Irena Sendler. Cette infirmière polonaise avait sauvé 2.500 enfants juifs du ghetto de Varsovie durant la 2nde guerre
mondiale.
Elle avait réussi à en faire sortir un certain nombre, notamment, dans des ambulances comme s'ils étaient contagieux ou en les cachant partout où elle pouvait, avant de les cacher dans des
couvents et dans des familles catholiques. Arrêtée par la Gestapo en 1943, elle a été très
gravement torturée. Dans sa cellule, elle n'avait conservée qu'une carte représentant la divine miséricorde et marquée de la merveilleuse formule "Jésus, j'ai confiance en toi", qu'elle a offerte au Pape en 1979. Condamnée à mort, elle fut heureusement libérée par la résistance
polonaise.
Ayant conservé des archives sur les enfants qu'elle sauvait, elle les a ensuite aidés à retrouver leur famille lorsque cela était possible ou, à défaut, une solution durable
d'accueil.
Voir le film qui lui est consacré par l'agence CNA (ICI et ICI).
Qu'elle repose en paix, en nous éclairant de sa foi et de son courage.
]]>fr2008-05-14T20:51:55Z
http://www.hermas.info/article-19544451.html
Nous tenons à saluer les dizaines de milliers de personnes (apparemment jusqu'à 60.000) qui, comme chaque lundi de Pentecôte, ont fait cette année le
pélerinage de Popenguine, au Sénégal, pour honorer la très Sainte Vierge noire du sanctuaire marial de la Ville (v. pour info, ICI). Cette
Vierge, rappelons-le, a été bénie et couronnée en 1992 par le Pape Jean-Paul II.
Si les chrétiens ne sont que 5% au Sénégal, ils ont su faire de ce pélerinage une manifestation du dialogue avec les musulmans, dont certains dignataires sont représentés chaque année lors de
cette manifestation enthousiaste.
Profitons de ce voyage au Sénégal pour rendre hommage aux moines du monastère bénédictin de Keur Moussa, dont les koras et les choeurs magnifiques imposent (à ceux qui le peuvent) d'aller leur
rendre visite et à tous les autres de se procurer leurs disques (ICI,
par exemple). Une expérience merveilleuse (v. le site de l'abbaye, ICI).
]]>fr2008-05-14T10:46:29Z
http://www.hermas.info/article-19544260.html
fr2008-05-14T09:40:06Z