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« Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi.
Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde » (Jn 16,33)

 

Hymne des JMJ - Sydney 2008
Mercredi 14 mai 2008
On vient d'apprendre le décès, lundi dernier à Varsovie, à l'âge de 98 ans d'Irena Sendler. Cette infirmière polonaise avait sauvé 2.500 enfants juifs du ghetto de Varsovie durant la 2nde guerre mondiale.

Elle avait réussi à en faire sortir un certain nombre, notamment, dans des ambulances comme s'ils étaient contagieux ou en les cachant partout où elle pouvait, avant de les cacher dans des couvents et
dans des familles catholiques. Arrêtée par la Gestapo en 1943, elle a été très gravement torturée. Dans sa cellule, elle n'avait conservée qu'une carte représentant la divine miséricorde et marquée de la merveilleuse formule "Jésus, j'ai confiance en toi", qu'elle a offerte au Pape en 1979. Condamnée à mort, elle fut heureusement libérée par la résistance polonaise.

Ayant conservé des archives sur les enfants qu'elle sauvait, elle les a ensuite aidés à retrouver leur famille lorsque cela était possible ou, à défaut, une solution durable d'accueil.


Voir le film qui lui est consacré par l'agence CNA (
ICI et ICI).

Qu'elle repose en paix, en nous éclairant de sa foi et de son courage.
par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mercredi 23 avril 2008


Comme elle le fait régulièrement, l'agence Fides a établi la liste raisonnée des missionnaires tués en 2007.  Une lecture édifiante vivement recommandée, qui doit nourir notre prière et nos dons.

        A télécharger sur le site de l'Agence Fides (ICI).
par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 18 avril 2008
(Source Agence Fides) - Sauver le sanctuaire marial Madhu de la violence et de la destruction est actuellement la plus grande préoccupation des évêques du Sri Lanka, qui ont rappelé dans un communiqué officiel l’urgence de protéger le lieu sacré pour les fidèles catholiques de l’île, mais aussi apprécié et fréquenté - comme lieu de paix et de réconciliation - par des croyants d’autres religions.

Le sanctuaire marial de Madhu, dans le diocèse de Mannar, est depuis toujours un sanctuaire de prière respecté des fideles de toutes les religions. Les évêques du pays ont toujours demandé de laisser Madhu zone démilitarisée, garantissant la sécurité des pèlerins et des réfugiés. Depuis 1990 en effet, les 160 hectares de terrains entourant le sanctuaire ont accueilli des milliers de réfugiés de guerre, devenant un véritable camp de réfugiés.

L’histoire du sanctuaire commence en 1544, quand le roi de Jaffna, Sankili, fit massacrer 600 chrétiens de Mannar (convertis par les portugais, débarqués à Ceylan en 1505), craignant l’expansion de l’influence portugaise. Plusieurs fidèles, ayant échappés au massacre, fondèrent dans la jungle un petit lieu de prière, y mettant la statue qui maintenant se trouve dans le Sanctuaire. Par la suite les Hollandais, débarqués à Ceylan en 1656, commencèrent à leur tour une persécution des catholiques. Trente familles catholiques, cherchant refuge de village en village et emportant avec elles la statue, s’établirent en 1670 dans la localité de Maruthamadhu, lieu où s’élève actuellement le sanctuaire. D’autres catholiques se réunirent dans ce lieu. La renommée de la Vierge de Madhu, guérisseuse et protectrice contre les morsures de serpents, se diffuse dans toute Ceylan. Avec l’arrivée du Père Joseph Vaz sur l’île en 1687 le catholicisme refleurit, et en 1706 Madhu est mentionnée comme centre missionnaire. La construction actuelle fut commencée par Mgr Bonjean, qui en 1872 posa la première pierre du sanctuaire. Le légat pontifical couronna la statue en 1924 au nom du pape Pie XI. La consécration de l’Eglise remonte à 1944.

Le sanctuaire s’élève dans le centre de l’île, dans une région contrôlée par les rebelles Tamil, où s’affrontent des troupes de l’armée et des groupes de guérilléros.
Ces dernières années le sanctuaire avait été considéré comme « zone franche » et a été épargné du conflit. Mais récemment des canonnades et des tirs ont déjà touché le complexe du sanctuaire, détruisant une chapelle et contraignant l’Evêque Rayappu Joseph à déplacer temporairement l’ancienne statue de la Vierge Marie du sanctuaire, pour la mettre dans un lieu plus sûr.

Les évêques ont donc élevé la voix, écrit au gouvernement et organisé une procession de prières, pour signaler le danger à l’opinion publique. Aujourd’hui la sacralité du lieu semble perdue et la Conférence épiscopale, qui s’est réunie récemment pour examiner la question et chercher des solutions, a renouvelé l’appel à cesser les combats dans la région où s’élève le sanctuaire. Le transfert de la statue de la Vierge qui a eu lieu il y a quelques jours, rappelle le texte, a eu lieu pour des raisons de sécurité et non pour seconder les pressions des rebelles (comme l’ont dit certains médias) : elle reviendra dès que les conditions le permettront.


par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 15 avril 2008
       


Dans le rude conflit qui oppose l'Eglise à l'Etat viet-namien depuis plusieurs mois pour la restitution de nombreux terrains appartenant à l'Eglise, une étape prometteuse vient peut-être d'être franchie. L'archevêché de Huê et les autorités de la province de Quang Tri viennent de conclure un accord de principe, qui - même s'il n'est encore qu'oral à ce jour - pourrait revêtir une importance d'autant plus grande dans l'évolution des relations entre l'Eglise catholique et l'Etat.


Les autorités semblent, en effet, s'être engagées à restituer la quasi-totalité des terres confisquées au sancuaire de Notre-Dame de La Vang (lieu d'apparitions mariales), selon l'agence des missions étrangères « Eglises d'Asie ». L'accord est ainsi d'autant plus important qu'il concerne les terres d'un centre vital de l'Eglise du Vietnam, à savoir, le Centre national de pèlerinage marial de La Vang, qui, chaque année, accueille des centaines de milliers de pèlerins, notamment au moment des fêtes du 15 août.


Lors d'une récente rencontre entre une délégation du diocèse et les plus hautes autorités de la province, ces dernières ont laissé entendre que la quasi-totalité du terrain du centre de pèlerinage marial de La Vang, confisqué après le changement de régime de 1975, serait rendu à l'Eglise catholique. Avec la restitution de la Délégation apostolique à Hanoi et de l'ancien institut théologique de Dalat, la restitution des terres confisquées du centre marial faisait partie des revendications officielles la Conférence épiscopale auprès de l'Etat vietnamien.

 

Cette évolution favorable - bien que très progressive ! - de l'attitude du gouvernement viet-namien est encore illustrée par une autre bonne nouvelle. On vient, en effet, d'apprendre qu'après maintes demandes de la Conférence épiscopale catholique du Vietnam, le séminaire interdiocésain de Nha Trang avait obtenu du gouvernement l’autorisation de recruter annuellement des candidats, sans n'être plus astreint à un numerus clausus. Trois des sept grands séminaires du Vietnam fonctionnent donc désormais de cette manière.

par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 8 avril 2008
Nous vous avons fait part des graves violences à l'encontre des chrétiens survenues à Noël (ICI), puis dans la région de l'Orissa en Inde (ICI). Outre le dossier consacré par la Croix.com à ce sujet (ICI), le site du All India Christians Council publie des photos des destructions d'Eglises et de maisons et biens appartenant à des chrétiens (ICI). En voici quelques unes...

N'oublions pas les chrétiens d'Inde, pays où la charité chrétienne s'exerce pourtant de manière particulièrement lumineuse, quand on pense, en autres, à Mère Teresa ou au Père Ceyrac.



























par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 8 avril 2008
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Après un nouvel assassinat anti-chrétien, celui du Père Youssef A. Abudi, prêtre syro-orthodoxe, âgé de 47 ans, à Bagdad, samedi dernier (5 avril), Mgr Stenger, président de Pax Christi France et évêque de Troyes, a condamné à nouveau la violence effroyable qui frappe la population irakienneet dénoncé cette nouvelle atteinte aux droits humains. Il a même demandé la création d'une commission internationale d'enquête pour trouver les sources et les auteurs des crimes contre les chrétiens en Irak


« La force brutale continue de frapper tous les jours en Irak. Samedi 5 avril, un prêtre syriaque orthodoxe, le P. Yousif Abel a été tué à Bagdad en sortant de chez lui pour aller à la prière. Homme de paix, de tolérance et d'unité, il a été tué parce qu'il incarne des valeurs autres que le recours à la violence et le droit du plus fort », a-t-il affirmé dans un communiqué. « Cette nouvelle atteinte aux droits humains, cette nouvelle preuve que les chrétiens Irakiens sont visés au plan religieux et persécutés du seul fait de leur appartenance, il ne suffit pas de les déplorer. Le moment est venu de créer une commission internationale d'enquête pour trouver les sources et les auteurs de ces crimes et protéger les chrétiens qui restent encore dans le pays. Au nom de la délégation qui s'est rendue récemment en Irak, je demande instamment au Gouvernement de prendre une initiative dans ce sens », demande le président de Pax Christi.


Ces assassinats émeuvront-ils autant la communauté internationale que celui de Rafik Hariri au Liban ? On peut l'espérer.

par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 4 avril 2008
Hermas, comme l'Eglise en son ensemble, est attentif au sort des chrétiens dans le monde. En Inde, où leur situation est parfois insoutenable, un nouveau projet de loi anti-conversion inquiète les communautés chrétiennes de l'Etat indien du Rajasthan (cf. Eglises d'Asie).


Le 20 mars dernier, le gouvernement du Rajasthan, dirigé par le parti nationaliste hindou, a de nouveau déposé un projet de loi anti-conversion, afin d'empêcher les conversions  « forcées ou obtenues en échange de subsides financiers », ce qui n'est pas sans inquiéter les minorités religieuses, particulièrement les communautés chrétiennes. Cette mesure figurait d'ailleurs dans son programme électoral.


« Ce nouveau projet de loi est encore plus contraignant que celui de 2006 car il introduit une référence aux institutions privées », a déclaré Mgr Oswald Lewis, évêque de Jaipur, la capitale du Rajasthan. Un nouvel alinéa menace, en effet, de priver de personnalité juridique toute institution privée ou association qui serait impliquée dans des activités de conversion ou qui utiliserait ou  « envisagerait d'utiliser » ses ressources financières à des fins visant à convertir. D'autre part, le « Rajasthan Dharma Swatantrya Bill 2008 » (‘Loi sur la liberté de religion') stipule qu'« aucune personne ne doit convertir ou tenter de convertir quelqu'un, que ce soit ouvertement ou en utilisant la force, des moyens frauduleux ou des subsides financiers, et que personne ne doit encourager de telles conversions. » Tout acte de conversion frauduleux sera passible d'une amende pouvant atteindre jusqu'à 50 000 roupies (800 euros) et d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement, sans que les personnes condamnées puissent être libérées sous caution.


Pour P.C. Vyas, ancien président de la Commission pour l'enseignement secondaire de l'Etat, ce projet de loi vise à fermer les institutions éducatives chrétiennes du Rajasthan. « Une fois que ces institutions de qualité seront fermées, les organisations nationalistes hindoues seront à même de mener à bien leurs actions en propageant leur philosophie de suprématie hindoue par le biais de l'éducation », a-t-il expliqué.


Le 25 mars dernier, une délégation interreligieuse a remis en mains propres un mémorandum au gouverneur de l'Etat, S.K. Singh, qualifiant le projet de loi d'« offensive contre les minorités religieuses de l'Etat qui viole les principes fondamentaux de liberté religieuse garantie par la Constitution indienne ». Outre Mgr Lewis, étaient présents Raymond Coelho, président du Rajasthan Christian Fellowship, un responsable musulman ainsi que militants pour les droits de l'homme. Selon l'évêque catholique, le gouverneur a déclaré que « les personnes faisant allusion à des conversions en masse sont soit obnubilées par le sujet, soit diffusent des contrevérités et qu'il est important que la population soit mise au courant des intentions qui se cachent derrière un tel projet de loi ». Pour certains médias locaux, les propos du gouverneur - un ancien diplomate de carrière, formé dans un établissement chrétien et qui par ailleurs fréquente les Eglises chrétiennes - laissent entendre qu'il saura agir en temps voulu, éventuellement en refusant de signer le texte, comme ce fut le cas pour le précédent texte voté dans le même sens que celui-ci. A suivre.

par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 25 mars 2008
Lu sur La Croix.com (ICI), cet article de Claire Lesegretain s'inscrit dans la lignée de ceux que nous avons déjà publié sur la situation des chrétiens en Inde et sur les terribles violences dont certains ont fait l'objet à Noël dernier. Edifiant.
___________


"C’est dehors, sur des bâches poussiéreuses et à la lumière de cierges ou de lampes à pétrole, que les chrétiens de Balliguda ont célébré la vigile pascale. Leur paroisse, totalement vandalisée le 24 décembre dernier, est restée en l’état « pour la commission d’enquête ».


Et il a suffi à une poignée de fondamentalistes hindous d’abattre des arbres sur les quelques lignes électriques du secteur pour plonger dans l’obscurité cette petite ville du district de Kandhamal, au centre de l’État rural de l’Orissa (nord-est de l’Inde).

« Ils veulent empêcher les chrétiens de célébrer Pâques », explique le P. Ajay Singh, directeur des œuvres caritatives du diocèse de Cuttack-Bhubaneswar, en apprenant cette nouvelle au téléphone peu avant le début de la célébration du samedi 22 mars au soir.

Pendant que les chrétiens de ce district de collines et de forêts de tecks, de Brahmanigaon (au sud du district) à Phulbani (au nord), célébraient ainsi, dans la nuit et l’insécurité, à côté de leur paroisse saccagée, près de 2 000 catholiques se tassaient dans la cour de l’église Saint-Vincent de Bhubaneswar (capitale de l’Orissa) pour la longue liturgie pascale, en union de prière avec ces diocésains persécutés.

« Notre peuple a vraiment fait l’expérience de la passion et de la mort de Jésus », lance, dans son homélie, Mgr Raphaël Cheenath, archevêque de Cuttack-Bhubaneswar depuis 1974. Commentant ces persécutions, il poursuit : « L’Église de Kandhamal devra ressusciter et cela se fera… même si cela prendra des mois et des années »…

Il ne fait aucun doute, pour les observateurs chrétiens locaux, que ces violences de Noël ont été sciemment préméditées, préparées et coordonnées par le mouvement nationaliste hindou Visha Hindu Parishad (VHP). Coïncidence des horaires, identité inconnue des attaquants, armes à feu pour la première fois dans des attaques en Orissa : autant de détails qui prouvent que ce « tsunami de haine » – selon l’expression de Mgr Cheenath – du 24 au 27 décembre n’avait rien de spontané.

« Les instigateurs et principaux attaquants étaient des hindous de hautes castes, venus d’autres districts et d’autres États », précise John Dayal, catholique engagé et influent, secrétaire général du Conseil chrétien de l’Inde (AICC), qui s’est rendu sur place dès le 29 décembre et qui a dressé un rapport détaillé de la « tragédie ».

Il ne s’agissait donc pas, comme cela a été dit parfois, d’un conflit entre Panas (dalits) et Kui (originaires des tribus), même s’il existe effectivement des rivalités entre les chrétiens de ces deux groupes qui ne bénéficient pas des mêmes avantages administratifs.

Autre évidence, ces attaques dans le district de Kandhamal se sont faites « avec le consentement tacite du gouvernement de l’Orissa » – selon Mgr Cheenath. Tous les témoignages confirment que les (petites) unités de police locales, prévenues des attaques, sont restées à l’abri pendant ces quatre jours livrant des prêtres, des religieuses et des familles chrétiennes sans défense à la haine de centaines d’hindous, « saouls et fanatisés » selon des témoins.

« On sait que les policiers sont pro-hindous et même s’ils avaient voulu nous protéger, ils auraient été tués », résume Frère Oscar, missionnaire de la Charité à Srasananda (à 65 km de Balliguda), dont le couvent et la paroisse ont été incendiés et saccagés. Si lui et les trois autres frères œuvrant dans un dispensaire et un foyer pour vieillards sont toujours vivants, c’est parce qu’ils ont « couru vite » et sont restés cachés dans la forêt jusqu’au 29 décembre.

Même témoignage de la part des cinq religieuses de Balliguda qui n’ont dû leur survie qu’à leur cachette, sous un escalier ou dans la sacristie… « Alors que les pompiers sont installés en face de notre couvent, ils ont laissé tout brûler pendant trois jours », souligne Sœur Christa. Et ce, non seulement dans le couvent du Mont-Carmel et ses deux centres de formation informatique (55 étudiants dont 50 hindous) et de formation médicale (50 étudiants dont 48 hindous), mais aussi dans le séminaire Saint-Paul, la paroisse et le presbytère adjacent.

Selon les observateurs chrétiens, si le district de Kandhamal a été spécifiquement visé, c’est parce qu’ici les populations d’origine tribale (ST en anglais, pour Scheduled Tribes) et dalits (SC, pour Scheduled Castes) représentent 39 % de la population totale. Devenant peu à peu chrétiennes à la suite des évangélisations menées par des missionnaires catholiques (notamment espagnols) et baptistes (notamment canadiens) à partir des années 1890, ces populations sont sorties progressivement de la soumission et de la misère.

« L’Église a lancé l’éducation et promu l’émancipation des ST/SC, leur permettant d’évoluer socialement et de mieux défendre leurs intérêts, rappelle le P. Prabodha Kumar, directeur du séminaire de Balliguda et lui-même d’origine kondh (principale tribu de cette partie de l’Orissa). Pour enrayer cette évolution, les fondamentalistes hindous des hautes castes détruisent nos églises, pensionnats ou dispensaires, et espèrent ainsi éliminer le christianisme. »
De telles violences antichrétiennes sont désormais organisées à travers toute l’Inde, dans les États où les chrétiens sont pauvres et peu nombreux (moins du pourcentage national de 2,34 %) : « Jamais les fondamentalistes hindous n’attaqueront les chrétiens puissants du Kerala », estime John Dayal.

Ainsi, le 15 mars, deux religieuses travaillant dans une école du village d’Alibag (Maharashtra) ont été violemment attaquées et battues par un groupe d’hindous d’origine tribale, à l’instigation du Bharata Janata Party (BJP, parti nationaliste hindou, également issu du RSS). Les deux religieuses, qui ont dû être hospitalisées, étaient accusées de « conversion », ce qui est interdit par les lois sur la liberté religieuse promulguées dans huit États (sur 28) de l’Inde.

Ce prétexte, régulièrement avancé par les extrémistes hindous et repris dans les médias locaux, choque les chrétiens indiens. Non seulement parce qu’une demande de baptême est une démarche personnelle qui se vérifie dans le temps, mais surtout parce qu’ils savent que des chrétiens, « sous la menace d’une machette, ont été obligés de participer à un culte hindou ou de prononcer une adoration rituelle », comme le raconte à propos de l’un de ses paroissiens le P. Dusmant Mahanayak, curé de Daringa Badi, à 50 km de Balliguda.

Au-delà de ces violences de Noël, les chrétiens du district de Kandhamal souffrent tous de se sentir impuissants et abandonnés. Les 700 familles chrétiennes qui ont tout perdu dans l’incendie de leur maison ne recevront pas avant longtemps l’aide promise par le gouvernement d’Orissa, aide qui de toute façon sera insuffisante…

De plus, le gouvernement d’Orissa a interdit à toute ONG ou institution chrétiennes d’aider matériellement les victimes, si bien que Mgr Cheenath lui-même n’a pas pu encore se rendre sur place. « Je n’ai pu assister mon peuple », regrettait l’archevêque de Cuttack-Bhubaneswar dans un texte largement diffusé fin janvier ; il a cependant aussitôt rencontré les principaux membres du gouvernement d’Orissa pour leur faire part de cette situation « insupportable, humainement parlant » et pour déposer un recours en justice.

« Cette tragédie est devenue pour nous un temps de grâce, une occasion d’approfondir notre foi en Dieu et une opportunité pour nous identifier davantage au Christ en partageant ses souffrances, écrivait encore Mgr Cheenath. Notre identité, c’est la Croix ! »"

par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 20 mars 2008

    Une bonne nouvelle ! Bernard Kouchener a annoncé hier que la France allait accueillir 500 catholiques chaldéens d'Irak, dont il a reconnu qu'ils étaient la communauté la plus menacée d'Irak.

Cette communauté, qui représente 3% de la population irakienne, vit
actuellement - on le sait - un véritable et constant martyre, qu'illustrent dramatiquement les assassinats de Mgr Rahho, il y a quelques jours, et de plusieurs prêtres ces derniers mois.

Même si l'on ne peut qu'être inquiet de voir une aussi vieille communauté chrétienne suivre les chemins de l'exil et quitter cette terre, ce qui d'une certaine façon fait le jeu des tueurs et autres terroristes, accueillir 500 réfugiés permettra de les sortir du véritable enfer qu'est devenu
l'Irak  pour les chrétiens. Merci, M. le Ministre.


par La rédaction publié dans : L'Eglise qui souffre communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 20 mars 2008
27680.jpg(Basilique Notre-Dame d'Afrique - Alger)

    Sur le site du Figaro (ICI), on apprend que, pour la première fois, en Algérie, un appel pour « le respect des libertés » a été signé par des personnalités comme l'écrivain Boualem Sansal, l'historien Mohammed Harbi, l'universitaire Salem Chaker, le président de la Ligue des droits de l'homme Abdennour Ali Yahia ou le caricaturiste Ali Dilem.

Dans un texte rendu public hier, des intellectuels dénoncent le harcèlement des chrétiens pour « délit de prière » et expriment leur « solidarité avec la communauté chrétienne d'Algérie, cible de mesures aussi brutales qu'injustifiées », en affirmant  leur attachement « à la liberté de conscience, du droit de chacun de pratiquer la religion de son choix, ou de ne pas pratiquer ».

« Nous assistons à une réaction frontale contre les croyances autres que l'islam. Les Algériens sont pourtant libres de croire ou de ne pas croire », commente le romancier Boualem Sansal. « Bouteflika cherche-t-il à donner des gages aux islamistes ?», s'interroge-t-il.

Cette initiative intervient alors que les chrétiens d'Algérie sont l'objet depuis janvier de multiples "tracasseries" : ainsi, par exemple, un prêtre catholique français, le père Pierre Wallez, du diocèse d'Oran, a été condamné le 30 janvier à un an de prison avec sursis pour avoir prononcé une prière à l'occasion des fêtes de Noël pour des migrants clandestins camerounais hors d'un lieu de culte officiel ; accusé d'avoir distribué des médicaments aux Subsahariens, un médecin algérien qui l'accompagnait a écopé de deux ans de prison ferme ; le tribunal a condamné le religieux pour prosélytisme,  accusation rejetée par Mgr Henri ­Tessier, archevêque d'Alger ainsi que par le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui est intervenu en la faveur du condamné « J'ai sollicité les autorités car ce cas me tient à cœur. Je suis favorable à toutes les initiatives en faveur de la tolérance », précise Dalil Boubakeur.
 
    On rappellera (v. ICI) que les évêques d'Algérie ont été reçus le mois dernier par le ministre des Affaires religieuses pour exprimer leur inquiétude face aux expulsions, radiations et condamnations qui ciblent l'Église depuis l'adoption, en février 2006, de la loi réglementant les cultes non musulmans.
Ils lui ont remis une lettre exprimant leur inquiétude face aux tracasseries qui ciblent l'Église. Ils ont aussi réaffirmé leur solidarité avec le pasteur protestant Hugh Johnson, menacé d'expulsion.

Les difficultés ont débuté il y a deux ans, avec l'expulsion d'une vingtaine d'étudiants africains qui avaient participé à une rencontre biblique à Tizi-Ouzou, en Kabylie. Au même moment, les autorités invitaient les religieux chrétiens à quitter le pays « pour raison de sécurité ». En novembre 2007, des volontaires brésiliens sollicités par Mgr Teissier, l'archevêque d'Alger, pour s'occuper des étudiants lusophones ont été expulsés à leur tour. Un mois plus tard, un directeur d'école et un instituteur, Algériens de confession chrétienne, ont été radiés de l'Éducation nationale pour « prosélytisme ». L'association des parents d'élèves qui soutient les deux enseignants rappelle que l'école a eu 100 % de réussite à l'examen d'entrée en sixième pour les deux dernières années.


Depuis quatre mois, les visas sollicités par l'archevêché sont délivrés au compte-gouttes, souvent en retard. « Ceci compromet gravement notre avenir, car sans la visite des responsables religieux des congrégations, nous n'obtiendrons aucun soutien pour les religieux travaillant en Algérie et aucun renouvellement », déplore Mgr Teissier.


Officiellement, cette loi adoptée en février 2006 visait à garantir « la tolérance et le respect entre les différentes religions » ! Dans les faits, elle prévoit une peine de 5 ans de prison et une amende de 1 million de dinars (10 000 euros), contre toute personne qui « incite ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Révélateur d'une volonté répressive, les représentants des ministères de la Défense et de l'Intérieur, et ceux de la police et de la gendarmerie, sont majoritaires dans la commission chargée de « veiller au respect du libre exercice des cultes ».


Le père Gilles Nicolas, du diocèse d'Alger, ne cache pas son inquiétude : « Cette levée de boucliers n'a rien à voir avec le prosélytisme. C'est une lutte idéologique de ceux qui veulent épurer le pays de toute présence non musulmane ».


Sur fond de luttes d'influence dans le sérail, cette « croisade » tend à faire diversion, alors que les partisans du président Bouteflika s'agitent pour imposer une révision à la hussarde de la Constitution, et permettre au chef de l'État de briguer un troisième mandat. Dans la propagande officielle, on stigmatise la Kabylie, de tout temps hostile au régime, comme un « maillon faible en voie d'évangélisation ». Depuis quelques mois, des imams salafistes sont injectés dans la région par le ministère des Affaires religieuses ; leur mission : lutter contre la « menace chrétienne », les « traditions païennes » du cru, et secouer l'islam ancestral des montagnards jugé trop tiède.

Les évangélistes sont également dans le collimateur d'Alger avec la mise au pas progressive des jeunes Églises protestantes de Kabylie, une région où un éveil à la religion chrétienne est constaté depuis plus de dix ans. Les Églises de Nouvelle Ville à Tizi-Ouzou et de Tafath (Lumière) près de Fort national viennent d'être suspendues par la préfecture dans l'attente d'un « certificat de conformité ». Et le ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, a récemment qualifié les quelques milliers d'évangélistes de « hors-la-loi », auquel on prête une action politique et un soutien à Israël. Sommé de quitter le pays, le pasteur américain Hugh Johnson, 74 ans, ancien président de ­l'Église protestante d'Algérie est, pour sa part, dans l'attente d'une ­décision du Conseil d'État.

Merci aux intellectuels algériens qui ont eu le courage de signer et diffuser ce manifeste pour les chrétiens ainsi traités en Algérie. On aimerait voir un tel courage de ce côté-ci de la Méditerranée lorsqu'il s'agit d'apprécier la situation algérienne, de répondre à la démagogie de son président et de certains soutiens algériens non-dissimulés à certains courants de l'islam en France...



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Citation

"A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique.
A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement.
Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus".

Mal Jean de Lattre de Tassigny
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