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Homosexualité

Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 09:26

Par L'Equipe d'Hermas

logo.gif Communiqué de presse [décision du 28 janvier 2011].- "Le Conseil constitutionnel a été saisi le 16 novembre 2010 par la Cour de cassation, dans les conditions prévues à l'article 61-1 de la Constitution, d'une question prioritaire de constitutionnalité posée par Mmes Corine C. et Sophie H. Cette question était relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit des articles 75 et 144 du code civil. Deux associations (« SOS homophobie » et « Association des parents et futurs parents gays et lesbiens ») étaient intervenues dans la procédure au soutien de l'argumentation des requérantes. 

 

"Il était soutenu que l'interdiction du mariage entre personnes du même sexe est contraire à l'article 66 de la Constitution, à la liberté du mariage, au droit de mener une vie familiale normale et au principe d'égalité devant la loi. 

 

"En premier lieu, l'article 66 de la Constitution prohibe la détention arbitraire. Il n'est donc pas applicable au mariage. 

 

"En second lieu, la liberté du mariage n'interdit pas au législateur de définir les conditions pour pouvoir se marier dès lors que ces conditions ne sont pas contraires à d'autres exigences constitutionnelles, c'est-à-dire au droit de mener une vie familiale normale et au principe d'égalité. 

 

"S'agissant du droit de mener une vie familiale normale, le Conseil constitutionnel a rappelé qu'il résulte du Préambule de la Constitution de 1946. Cependant, ce droit n'implique pas que les couples de même sexe puissent se marier. Ces couples sont libres de vivre en concubinage ou de conclure un pacte civil de solidarité (PACS). 

 

"S'agissant du principe d'égalité, le Conseil a jugé qu'en maintenant le principe selon lequel le mariage est l'union d'un homme et d'une femme, le législateur a, dans l'exercice de sa compétence, estimé que la différence de situation entre les couples de même sexe et les couples composés d'un homme et d'une femme pouvait justifier une différence de traitement quant aux règles du droit de la famille. Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur sur la prise en compte, en cette matière, de cette différence de situation. 

 

"Le Conseil constitutionnel a jugé les dispositions contestées du code civil conformes à la Constitution."

 

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Publié dans : Homosexualité - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 10:00

Par AGEA - Traduction Pierre GABARRA

LU POUR VOUS [AGEA].- Voici un épisode qui s'est récemment produit aux Etats-Unis et qui donne matière à réflexion. 

 

David et Tonya Parker ont demandé à l'école où ils ont mis leur fils de les avertir lorsque serait enseigné comme moralement bonnes les relations homosexuelles. La professeur a refusé, en invoquant le fait que dans l'Etat de Massachussets le mariage "gay" est légal. David Parker fut expulsé et conduit au commissariat pour avoir refusé de s'en aller sans qu'aient été reconnus ses droits de père. En dernier lieu, il a perdu son procès contre cet Etat.

 

Tony Perkins, Président de la Family Research Council [NdT : qui se propose de défendre "la foi, la famille et la liberté"], affirme que "les faits démontrent que tout change quand le mariage homosexuel devient légal", car "lorsqu'il est légalisé, il doit être enseigné comme normal, acceptable et moral dans chaque école publique". "Dans les écoles publiques, y compris celles pour enfants, il y a obligation d'enseigner aux enfants à accepter le mariage homosexuel comme une option morale supplémentaire. Et cela perturbe les enfants" conclut-il.

 

A ce qu'il semble, le petit Tony, âgé de cinq ans, est un jour rentré de son école avec un sac de livres "sur la diversité" qui, selon l'explication donnée par les parents, "introduisent les enfants aux unions de même sexe". Tonia Parker explique qu'elle a été choquée que "sans (l')informer, on prenne l'initiative de parler à (son) fils de cinq ans de relations homosexuelles".


Le père de l'enfant, David Parker, s'est rendu à l'école pour demander "que nous soyons informés s'ils s'avisaient de traiter de ces questions afin que nous puissions avoir le choix que nos enfants n'assistent pas à cet endoctrinement". Cependant, "la professeur nous a dit que, selon le Ministère, ils n'avaient pas l'obligation d'avertir les parents et que n'importe quel adulte de l'école pouvait parler d'homosexualité à nos enfants". Elle a ajouté que "comme le mariage homosexuel est légal au Massachussets, on peut aborder ce thème à tout moment avec mon fils de cinq ans".


David Parker affirme "qu'ils inculquent à l'esprit de nos enfants (...) que les les relations homosexuelles sont moralement acceptables". C'est pourquoi, "comme la professeur n'a pas voulu reconnaître nos droits de parents dans l'éducation de nos enfants", ils ont posé la question "du point de vue de notre liberté religieuse, en exigeant le respect de notre droit à former notre enfant selon notre foi". Mais ce fut en vain : "La professeur a insisté sur le fait que rien ne nous serait accordé".

     

La mère dénonce : "Ils s'immiscent dans notre droit à former nos enfants" et elle ajoute : "On ne pouvait pas croire qu'ils allaient arrêter mon mari parce que nous demandions le droit de soustraire notre enfant à cet endoctrinement moral".


L'homosexualisme politique endoctrine les enfants.


Ce qui s'est produit ainsi aux Etats-Unis n'est pas un fait isolé. En Espagne, le faible chiffre d'unions homosexuelles démontre que ce groupe n'est pas intéressé par ce type d'union, malgré la grande propagande faite en ce sens. C'est un moyen d'introduire la banalisation de l'homosexualité dans l'éducation obligatoire. Cette stratégie utilise le mariage non comme une fin mais comme un moyen pour promouvoir l'homosexualité parmi les adolescents.

 

Il est évident que tout cela provoque un conflit légal avec le droit des parents à diriger l'éducation moral et religieuse de leurs enfants. Les parents ont-ils le droit de se déclarer objecteur de conscience en la matière ?

  

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Publié dans : Homosexualité - Communauté : Praedicatho.com
Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 15:39

Par L'Equipe d'Hermas

Du Salon Beige, au sujet du projet de manifestation  d'un lobby homosexuel devant Notre-Dame de Paris, auquel nous avons fait écho :

Le "kiss-in" est déplacé !

Merci à tous les internautes qui se sont mobilisés (et honte à ceux qui affirmaient qu'il ne fallait pas réagir et se faire tout petit petit...), le Kiss-in parisien, qui devait se dérouler dimanche 14 février à 14h sur le parvis de Notre-Dame, aura finalement lieu place Saint-Michel (devant la fontaine), la préfecture de police ayant « vivement conseillé d'annuler l'événement » pour des raisons de sécurité.

C'est une victoire des catholiques, c'est une victoire d'internet. Comme quoi, il suffit de se bouger pour obtenir un résultat. Croire qu'il ne fallait pas se manifester face à cette provocation, c'est se fourrer le doigt dans l'oeil : ce lobby a des revendications (adoption, mariage homosexuel, propagande dans les écoles...) et il est anormal de ne pas lui porter la contradiction sur la place publique. Oui, nous refusons la banalisation des actes homosexuels et surtout l'insulte à notre religion.

En cette fête de Notre-Dame de Lourdes, c'est une excellente nouvelle.

Nous partageons cette joie.


L'un de nos lecteurs (?), a cru devoir nous dénoncer auprès de l'administration d'Over-blog pour demander la censure, sur Hermas.info, de l'article re-publié du Salon Beige annonçant cette manifestation. Voici en quels termes : "Je demande le retrait de ces pages pour propos homophobes et discriminatoire. (sic) En effet, la communauté homosexuelle y est traitée d'extrémistes, ainsi que d'autres ambiguïtés (sic)."

Chacun appréciera à sa juste mesure, à la lecture ou à la relecture de l'article, l'élégance, la sincérité et le respect de la vérité du procédé. Il est clair, quant à nous, que nous conservons cet article et que nous ne déférererons pas à cet diktat idéologique, fondé sur le mensonge et la diffamation. L'incident n'aurait aucun intérêt et ne mériterait pas même d'être mentionné s'il n'exprimait éloquemment la façon d'agir de certaines officines.


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Publié dans : Homosexualité - Communauté : Benoit XVI
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 18:15

Par L'Equipe d'Hermas

Lu pour vous sur le Salon Beige :

Défendons Notre-Dame de Paris !

Dimanche 14 février à 14h, des extrémistes homosexuels ont prévu de se rassembler juste devant Notre-Dame de Paris pour... s'embrasser sur la bouche durant 5 minutes. Un lieu choisi au hasard ? Non, comme l'admet Arthur Vauthier, l'organisateur :

"C'est une façon d'interpeller l'Église, de questionner la religion sur la question de l'amour et du mariage entre gays et entre lesbiennes".

L'Eglise n'approuve pas les relations homosexuelles (qu'elle juge "désordonnées" et contraires au plan de Dieu pour l'homme) mais respecte et accueille toutes les personnes quel que soit leur comportement. Autant dire que ce "kiss in" contre l'homophobie devant la cathédrale de Paris est particulièrement malvenu.


Etrangement, les extrémistes de la cause homosexuelle ne se rassemblent pas devant la Grande mosquée de Paris. Or, c'est en pays musulmans (où s'applique la Charia) que sont exécutés des homosexuels !


En réalité, les initiateurs de ce rassemblement savent qu'ils ne risquent rien en se moquant des catholiques. On lit d'ailleurs dans Têtu qu'Arthur Vauthier "ne craint pas les réactions hostiles".


10 mois et demi après les échauffourées provoquées par la distribution de préservatifs du PCF et des Verts suivie du die in d'Act-Up, ce rassemblement sonne comme une provocation. La provocation de trop.Il nous fallait déjà supporter le harcèlement continuel des lobbies homos pour singer le mariage, s'en prendre à nos enfants dans les écoles (cf l'affaire du Baiser de la lune) ou réduire notre liberté d'expression.


Ne laissons pas certains groupuscules prendre la mauvaise habitude de venir nous insulter devant nos églises. Ils seraient tentés de le faire ensuite dedans, comme Act up.


Rendez-vous dimanche à Notre-Dame pour la messe de 12h45, de façon spontanée ou avec une association, pour répondre avec fermeté et courtoisie aux provocateurs !

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Publié dans : Homosexualité - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 13:31

Aux Etats-Unis, cinq Etats ont jusqu’ici légalisé le pseudo “mariage homosexuel” : l’Iowa, le Connecticut, le Massachusetts, le New Hampshire et le Vermont. En revanche, quarante l’ont rejeté, en adoptant même des lois l’interdisant.

 

Le lobby homosexuel, il est réconfortant de le constater, a essuyé récemment une nouvelle défaite, hier, dans l’Etat de New-York lui-même, pourtant peu suspect de conservatisme et ce malgré les sommes énormes qu’il avait mis dans la balance. Alors que le New York State Assembly avait aisément adopté un texte autorisant ce type “d’union”, les sénateurs de l’Etat de New-York l’ont rejeté largement (38 voix contre 24). Le sens commun est réservé en cet Etat au moins jusqu’en 2011.

 

C’est un grand motif de satisfaction pour les défenseurs du mariage, de la famille et, plus largement, de la loi naturelle en tous les pays. Cette déconvenue du lobby homosexuel montre qu’il n’existe pas plus en ce domaine qu’en d’autres de fatalité et qu’il appartient aux catholiques, en particulier, de se mobiliser par la prière, l’information et l’action pour renverser les courants mortifères qui menacent la société tout entière.

Source

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Publié dans : Homosexualité - Communauté : Benoit XVI
Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 08:29

1.- Une fois n'est pas coutume : un évêque français parle publiquement pour condamner les débordements provocateurs et dégradants d'une "gay pride". Il s'agit de Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, récemment désigné à cette charge par le Pape Benoît XVI. Grâces lui en soit rendues.

Voici le communiqué que Mgr Aillet a publié à cette occasion :

« L’organisation de la “Gay Pride 2009” à Biarritz samedi 20 juin, ne peut que susciter mon indignation, comme elle suscite la réprobation de nombreuses familles et de nombreux habitants, quelles que soient leurs convictions religieuses.

En effet, la participation à cette manifestation des “Sœurs de la perpétuelle indulgence”, association notoirement connue pour son anticatholicisme et ses provocations blasphématoires, constitue un véritable outrage pour la foi catholique et pour la vie religieuse qui caractérisent si fortement l’âme, la culture et les traditions du Pays basque.

L’Eglise entend défendre et promouvoir, en toutes circonstances, la famille fondée sur le mariage entre personnes de sexe différent ainsi que le droit de chaque enfant d’être élevé par un père et une mère.

Elle récuse, par conséquent, les revendications tapageuses dont la “Gay Pride” se fait l’écho au nom d’une infime minorité de nos concitoyens, mais elle respecte éminemment les personnes homosexuelles et compatit avec sollicitude aux souffrances et aux difficultés qui sont si fréquemment les leurs;

Elle proclame que tout homme est enfant de Dieu et que chacun est appelé à la conversion et à la sainteté. »


Le prélat ne s'est pas borné à cette déclaration. Il a écrit au sénateur-maire de Biarritz, M. Didier BOROTRA, pour protester contre l'autorisation d'une telle manifestation. Voici sa lettre :

« Monsieur le maire,

« Ayant pris connaissance, par le biais de familles domiciliées à Biarritz, de la “Gay Pride” prévue prochainement, je viens vous faire part de ma profonde stupéfaction. Il s’agit une fois encore d’un outrage officiel fait à l’Eglise Catholique à en croire la présence annoncée des “Sœurs de la perpétuelle indulgence”, association affichant avec virulence son anti-christianisme.

« Je n’ose imaginer la réaction des musulmans et des juifs si les symboles de leurs traditions religieuses étaient récupérés de la sorte…

« Les revendications tapageuses de groupes pour la plupart étrangers à la ville de Biarritz ne représentent pas, et de loin, la conviction profonde qui anime les personnes homosexuelles. Il suffit de lire tel ou tel témoignage pour comprendre à quel point celles-ci sont en souffrance.

« Outre le fait que la jeunesse, particulièrement les enfants, n’a pas besoin de voir affichées des revendications aussi agressives, une telle licence sexuelle exposée sur la voie publique ne peut avoir que des effets négatifs sur la moralité sociale et le bon sens de la majorité de nos concitoyens.

« Je tenais à vous communiquer en toute simplicité ces quelques réflexions. Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma prière et de mes sentiments dévoués dans le Christ et son Eglise.



2.- Comme il était permis de s'y attendre, les réactions n'ont pas tardé. Au premier chef, celle du maire de Biarritz lui-même. M. BOROTRA, pour qui l’ignorerait, est membre du très illustre parti “MoDem”. Vous savez ce parti du très catholique, comme on sait, M. BAYROU.

M. BOROTRA, donc, a "confié" au journal Sud-Ouest, selon ce dernier, la « réponse cinglante » (sic) qu'il a adressée à l'évêque de Bayonne, lui qui, pourtant, nous déclare la feuille publique, est un « homme de consensus peu coutumier des coups de gueule. »  Fallait-il que le péril contre la démocratie fût grand pour que l'élu sortît ainsi de son benoît consensualisme ! Le bonhomme est “consensuel” à l’égard du lobby antichrétien, il ne l’est pas pour l’évêque catholique. Il ne faut pas mélanger les torchons et les mouchoirs de soie.

La lecture de son propre courrier, dont l'élévation de pensée n'échappera à personne, vaut le détour :

« Je ne peux vous cacher – écrit-il à l'Evêque – que j'ai eu honte (sic !) à la lecture de votre lettre du 18 juin. De toute évidence, vous ignorez les lois de la République, c'est dommage.

« En tant qu'homme politique, je ne me mêle jamais des affaires de l'Église et je vous conseille d'en faire autant concernant les affaires de la mairie (...). Nous n'avons pas la même conception de la liberté, notamment d'expression et de manifestation. Il s'agit pourtant d'un droit élémentaire dans tous les pays démocratiques. »



3.- On notera avec grand intérêt :

a] M. BOROTRA éprouve de la « honte » à lire la lettre d’un évêque qui proteste contre les outrages faits publiquement à la religion catholique ainsi qu’à la morale publique. Nous ne pouvons qu’en prendre acte, avec humour, plus qu’avec colère, tant le propos est bête. Il éprouve de la honte ? On n’en attendait pas moins. Rappelons à ce “bonhomme de consensus”, que la honte, selon le Dictionnaire de l’Académie française, est un « déshonneur », une « humiliation », et le noble dictionnaire ajoute : « Sentiment d'indignité, d'infériorité ou d'humiliation, lié à la conscience d'une faute réelle ou supposée. » Par affaiblissement, poursuit-il, le terme désigne une « gêne, (un) embarras, (un) trouble qu'on éprouve à l'idée de son imperfection, d'un manquement aux convenances. »

La lettre de l’Evêque aurait-elle donc porté ses fruits, de l’aveu même de son destinataire, et pour sa conversion, « honteux » de sa lâche soumission à l’idéologie pourrissante de notre temps et à son manquement au bien commun ?

Hélas non. En réalité, le bonhomme consensuel veut dire, vous l’avez compris, que c’est l’évêque catholique qui devrait avoir « honte » de se plaindre de ce que sa religion soit outragée publiquement et de s’opposer à l’exaltation de la licence sexuelle sur la voie publique.  En plus en cette date sacrée du 18 juin ! D’où il faut déduire que c’est l’évêque qui devrait en être « humilié », pour avoir ainsi publiquement fauté contre les “valeurs” de ce crépuscule de civilisation ! Il est difficile de trouver plus rapide raccourci pour exprimer la totale subversion de valeurs auquel un tel élu peut être soumis. Il n’est donc ni surprenant, ni outrageant pour l’évêque de Bayonne que celui-ci se voie rappeler qu’il ne communie pas aux mêmes principes “humanistes” que le maire de Biarritz, ni à sa conception de la liberté et des droits. C'est au contraire son grand honneur.

b] Pour M. BOROTRA – et dire qu’il est sénateur ! – s’opposer à ce qu’il a ainsi autorisé, s’opposer en particulier à l’injure publique faite à l’Eglise catholique et à la promotion de ce sommet de vulgarité qu’est la “gay pride” (heureuse es-tu, langue française, de n’y être pas mêlée !), c’est s’opposer aux… « lois de la République » ! Et c’est l’heureux élu qui, donneur de leçon, reproche son ignorance à Mgr de Bayonne, lui qui paraît ignorer les notions d’ordre public, de morale publique et d’injures publiques qui relèvent pourtant de ces lois.

c] M. BOROTRA ne se mêle pas des affaires de l’Eglise, « en tant qu’homme politique » précise-t-il. Heureuse réserve. A quelles « hontes » ne nous contraindrait-il pas, et avec quel élévation assurément, au vu de la qualité de sa « réponse cinglante », s’il se piquait de nous dire ce qu’il pense en la matière. Il échappe au bon M. BOROTRA qu’il parle comme « politicien », et pas de la plus haute veine, et que Mgr Aillet, membre de la cité, est tout aussi « homme politique » que lui, en droit de s’exprimer – au regard des « lois de la République » -  et de faire part publiquement de sa légitime indignation pour dénoncer la violation des droits des catholiques qu’il est en charge de défendre.

d] A ces « affaires de l’Eglise », le bon M. BOROTRA oppose « les affaires de la mairie ». Mais, décidément, a-t-il seulement réfléchi avant d’écrire, et sait-il de quoi il parle ? Où a-t-il vu que les questions d’ordre public et de police municipale, explicitement visées par la lettre de l’Evêque, s’identifient aux cuisines de sa boutique ? Ce n’est pas une « affaire de la mairie » que les catholiques puissent publiquement être insultés dans les rues de Biarritz, ni que la voie publique soit livrée à ces démonstrations dégradantes. Vous vous faites insulter publiquement, la morale publique est bafouée ? Qu’est-ce que ça peut vous faire ? Ça ne vous regarde pas ! Ce sont mes affaires, de ma mairie !

e] On observera enfin que le maire de Biarritz ne voit aucune inconvenance à identifier les acteurs vulgaires et violateurs des droits d'autrui de ces “gay pride” aux homosexuels en général, ni à ce que le lobby des premiers puisse, malgré les
« lois de la République », revendiquer un véritable communautarisme agressif. Tout cela n'offense pas « les affaires de la mairie ». Il n'y a que ce qui est catholique qui n'a pas sa place dans la cité, même à titre de plainte.

Consternant. Consternant mais, hélas, si peu surprenant.


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Publié dans : Homosexualité - Communauté : Poésies chrétiennes
Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 15:16

On nous communique, de la part du site Liberté politique.com


Par Thierry BOUTET (*)


Au nom de la lutte contre l’homophobie, le ministre de l’Éducation nationale couvre une opération de propagande en faveur de la banalisation des comportements homosexuels. Notre mobilisation contre cette campagne a déclenché un grand nombre de réactions, positives et négatives.


Des personnes, se présentant elles-mêmes comme homosexuelles, se disent blessées par notre refus d’accepter que l’homosexualité soit présentée à des adolescents, en classe, comme une « orientation naturelle» de leur sexualité parmi d’autres.

À chacune, y compris celles qui nous insultent et malgré l’anonymat derrière lequel beaucoup se cachent, j’aurais aimé écrire personnellement. Il en va des souffrances liées à l’homosexualité comme de toute souffrance. Rien n’est plus personnel, unique, intime, singulier. Il est déjà difficile de comprendre sa propre souffrance ; comment comprendre vraiment celle de l’autre ? Cette incapacité ne veut pas dire mépris ou indifférence, au contraire. Toute personne en souffrance est respectable ; elle porte un appel à davantage d’attention et d’accompagnement, quand bien même elle insulterait le ciel et la terre entière.

Que certains qui se sentent blessés aient voulu exprimer ce qui déborde de leur cœur, soit. Leur attitude ne m’empêchera pas de penser qu’elles se trompent si elles espèrent trouver la solution à leurs difficultés en forçant la société à changer ses paradigmes et ses références fondatrices.

Le contenu même de ces réactions m’oblige à m’en expliquer davantage en précisant ici quelques points en discussion.


La souffrance ne saurait empêcher l’exercice de la raison

En premier lieu, je voudrais indiquer à ceux qui nous en accusent que nous ne confondons pas homosexualité et pédophilie. La pédophilie est généralement définie comme l'attirance sexuelle d'un adulte envers des personnes impubères. Elle est classée comme trouble de la sexualité par la CM1 (Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes) qui est la liste des causes de morbidité et de mortalité publiée par l’OMS. L’homosexualité procède de processus psychologiques très différents et beaucoup la considèrent comme une « orientation » innée.

En France, si la majorité légale est à 18 ans, la majorité sexuelle l'est à 15. Mais à ne s’en tenir qu’à cette frontière légale, banaliser l’homosexualité chez des adolescents qui, on le sait, sont encore souvent en quête de maturité, fait objectivement courir le risque concret de banaliser la pédophilie en facilitant la transgression de cette frontière perméable et floue. En ce sens, lorsque Gérard Longuet s’étonne que l’on promeuve à l’école de nouvelles formes de sexualité tout en combattant la pédophilie, il n’a pas tort : il met le doigt sur une divergence qui va au-delà du simple « paradoxe ».


Une autre personne écrit « c’est désespérant de vous lire », et me pose cette question : « Vous êtes-vous jamais demandé ce qu'on ressent lorsqu'on est homosexuel et que 90 % des gens autour de vous sont hétérosexuels et imposent la norme (le plus grand nombre) ? »
Au risque de surprendre ce correspondant, oui, je me suis demandé ce que ressentaient les personnes homosexuelles dans un milieu hétéro !

L’enquête que j’ai conduite m’a appris qu’il existe autant de manières de vivre son homosexualité que de personnes homosexuelles. Sans doute existe-t-il des constantes ; mais en dépit de quelques généralisations approximatives, il y a autant de manières d’être heureux ou malheureux que d’individus, précisément parce que leur identité et leurs aspirations ne se réduisent pas à cela.

Un combat politique

Beaucoup de personnes homosexuelles ont le sentiment d’être marginales, minoritaires, mal acceptées, incomprises ; c’est la raison pour laquelle elles vivent souvent entre elles et ne cherchent guère à s’insérer dans des réseaux plus larges. Le communautarisme est pour elle une tentation fréquente.

Ce constat permet-il de comprendre la vraie nature de leur malaise ? Mettre des mots sur des souffrances profondes permet-il de les comprendre ?

Que les associations gays demandent pour les personnes homosexuelles le respect dû à tout individu est une requête légitime. Si ce respect n’est pas assuré dans certains établissements scolaires ou universitaires, il est normal qu’elles en saisissent l’autorité compétente et remontent jusqu’au ministre s’il le faut.

En revanche, en tentant de prendre en charge l’éducation sexuelle des enfants, elles changent de registre et révèlent leurs véritables intentions. Il ne s’agit plus d’une juste revendication, mais d’une pensée militante destinée à asseoir le pouvoir d’un petit groupe qui utilise la souffrance des uns et la culpabilité des autres pour parvenir à ses fins. Exploiter politiquement les problèmes d’une minorité, jouer sur les ressorts personnels, moraux, intimes, sont des méthodes caractéristiques des idéologies révolutionnaires qui ont ensanglanté le XXe siècle.

Les lobbies gays qui cherchent à faire croire aux homosexuels qu’ils seront heureux et respectés lorsque les comportements homosexuels seront enfin reconnus à l’égal des comportements hétérosexuels, grâce à leurs luttes, les trompent… Comme le Parti communiste a trompé la classe ouvrière russe en 1917.

Et c’est là que fonctionne le piège politique ; car il s’agit aussi de politique et de liberté politique. C ’est pourquoi cette question nous concerne. Bien loin de libérer les personnes homosexuelles, les associations gays qui veulent structurer la vie en société sur le respect de fausses identités, institutionnalisent l’aliénation et les conflits dont celles-ci sont la cause.

C’est à quoi songent les lobbies gays en voulant introduire dans les enseignements sur la sexualité l’idée qu’il n’existe plus deux sexes mais seulement des « orientations » diverses, toutes équivalentes en fait, et plus encore en droit : hétéro-masculines, hétéro-féminines, homo-masculines, homo-féminines, « bi » et enfin transsexuelles.

Cette utopie augmentera peut-être un peu le nombre de jeunes homosexuels mais les rendra-t-elle plus respectueux les uns des autres et mieux dans leur peau ? Au vu de très nombreux témoignages, l’expérience - y compris celle de la vie dans les milieux gays ou lesbiens - ne permet pas de l’affirmer. Les rapports de domination ne sont pas abolis pour autant ; ils changent simplement de support.

La notion d’identité

Pour respecter une personne, il n’est heureusement pas nécessaire de connaître ni de qualifier son comportement sexuel. Que cette réponse soit éprouvée comme blessante ou révoltante par une partie de la communauté homosexuelle témoigne qu’il existe en effet un vrai problème. Mais ce problème n’est pas tant dans la société que dans l’esprit de ceux qui, pour des raisons idéologiques, veulent faire du prosélytisme.

Ce problème repose sur plusieurs confusions.

En premier lieu, la réduction de l’individu à ses actes, quels qu’ils soient. Or toute personne les dépasse infiniment, heureusement pour chacun de nous. Inversement, conférer à un individu une identité sur la base de son comportement, en particulier sexuel, c’est à coup sûr l’aliéner en l’enfermant dans une finitude d’autant plus désespérante que l’acte, une fois posé, devient irréversible et irrémissible.

Cette confusion entretenue - sciemment ou non - fait l’impasse d’une part sur la liberté fondamentale de chacun, plus ou moins réalisée dans les actes posés, d’autre part sur la possibilité de changer, en bien ou en mal, donc sur le progrès possible de chacun dans sa conduite. Dès lors, juger un acte, devient juger la personne, donc la rejeter si cet acte qui désormais la définit est refusé ou jugé négativement par d’autres, voire par lui-même. C’est la raison pour laquelle, sans le savoir clairement, certains désespèrent de leurs propres actes, et renoncent à toute possibilité de changement au point d’être tentés par le suicide.

On sait bien que l’adolescence est fréquemment l’occasion d’expériences de toute nature, y compris homosexuelles, souvent passagères, voire réduites au stade préliminaire de la tendance, expériences qui témoignent seulement d’une ambivalence qui tarde plus ou moins à se stabiliser. Mais à cause de cette confusion entre l’acte et l’identité, des jeunes qui ont eu une relation homosexuelle occasionnelle en viennent de ce seul fait à se définir comme homosexuels et sont contraints de s’enfermer dans ce qui leur est imposé comme une identité. Au prix d’une désespérance immense.

Au risque de blesser les 5 à 7 % de Français qui ont fait, font ou feront une expérience homosexuelle (d'après le site militant monchoix.net), il n’y a jamais eu, il n’y a pas, et il n’y aura pas davantage demain d’identité homosexuelle, pas plus qu’il n’y a une identité hétérosexuelle. Sous ce rapport sexuel, il n’y a d’identité que masculine et féminine, et cette différence est reçue, qu’on le veuille ou non : elle échappe à notre volonté, comme d’ailleurs nombre des autres constituants de ce qui finit par faire l’identité, spécifique et unique, de chacun de nous : à commencer par ses parents, sa famille, son pays de naissance. Un comportement, une inclination, une habitude, ne constituent pas une identité : on ne s’identifie pas plus à son honnêteté (ou sa malhonnêteté), à son courage (ou à sa lâcheté), qu’à sa profession, sa confession ou à ses hobbies.

Qu’il existe des bipolarités différentes, que la bi-sexualisation psychique soit en partie culturelle, qu’elle puisse être difficile pour certains, personne ne le conteste. Il n’en demeure pas moins qu’être femme, c’est être né d’un être du même sexe que le sien, et qu’être homme c’est être né d’un corps de sexe différent. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait beaucoup de psychologie pour comprendre que « parce qu’il est sexué, l’homme devra renoncer à être ce qu’il est à son origine, union des différences. Il ne trouvera son identité qu’en s’identifiant à celui qui est comme lui à l’origine, et en renonçant à s’identifier à celui qui n’est pas comme lui et qui cependant, lui aussi, est à l’origine » (Thibaud Collin – in Le Mariage gay, les enjeux d’une revendication, Eyrolles, 2005.)

Tout individu se structure dans la différence grâce à un tissu de relations complexes qui commencent dès avant la naissance. La sexualité y entre pour une large part ; mais elle n’est pas seule en cause, loin s’en faut. Toute relation humaine n’est pas sexuelle même si l’érotisation actuelle de la société tend à le faire oublier. L’amitié, la connivence, la communion entre deux personnes peuvent être de nature principalement spirituelle, intellectuelle ou esthétique ; elles sont d’autant plus riches qu’elles sont libres de toute connotation sexuelle, à l’inverse de la démarche d’identification par l’homosexualité.

L’aliénation par l’enfermement dans le regard de l’autre

L’affirmation selon laquelle la différence sexuelle, masculin/féminin, serait source d’aliénation et favoriserait la projection d’une situation dominante des « hétéros » sur les « homos », résulte de la même confusion. L’un de nos détracteurs m’écrit : « Tu te crois supérieur parce que tu es attiré par les filles ? Ca te fait être quelqu'un de supérieur? Foutaise! ». Et un autre dit à peu près la même chose avec plus de courtoisie : « Cette campagne permettra aux jeunes homos ou bisexuels et bisexuelles de pouvoir s'affirmer, et ne plus se sentir dévalorisés et humiliés sans cesse. »

Elle résulte d’une erreur fondamentale sur le sens dans lequel fonctionne l’aliénation. La revendication gay consiste à faire croire que l’on ne peut exister que dans le regard de l’autre et donc à imposer à l’autre de conformer son propre regard à ce que chacun voudrait que cet autre voit de lui.

Un lycéen l’écrit sur notre site : « Je suis gay, et l'homophobie à l'école, je connais : insultes, moqueries au quotidien, dévalorisation de soi par ces propos qui nous humilient sans cesse, alors qu'on ne choisit pas d'être homo ! Risque d'agression physique, devoir se taire pour éviter le rejet, etc. »

Il n’est pas question de mettre en doute ce témoignage ; mais est-ce que la cause du rejet dont est victime ce jeune homme est son homosexualité, ou bien sa fragilité intérieure dans un environnement scolaire où les règles de respect les plus élémentaires n’ont plus cours ? Faire croire à des jeunes qu’ils seront heureux lorsque le regard des autres sur eux aura changé, c’est les placer sous une dépendance qui est à l’opposé de toute libération véritable. Chacun sait que la maturité affective n’est possible que si on se libère du regard des autres, en particulier de celui des parents, pour exister par soi-même et s’aimer tel que l’on est, et non comme les autres nous voient, ou nous imaginent.

Le plus sûr moyen d’être respecté et reconnu, c’est donc d’abord de savoir soi-même qui on est. Quel que soit le groupe ou la communauté, ceux qui manquent de confiance en eux-mêmes risquent toujours d’être transformés, à un moment ou à un autre, en souffre-douleur ou en bouc-émissaire.

En conclusion, imaginer que l’on va enseigner le respect de l’autre en jetant un voile sur la structure profonde de la personnalité, en confondant identité et comportement sexuel à un âge où la personnalité est mouvante, relève de la plus pure utopie et d’un grave déni de la réalité.

Les très nombreuses réactions que nous avons reçues nous confirment que la pétition que nous avons lancée pour alerter tant l’opinion publique que le ministre de l’Éducation nationale est plus justifiée que jamais. C’est pourquoi nous invitons toutes les personnes de bon sens à la signer, y compris les personnes homosexuelles qui ne veulent pas se faire manipuler par des lobbies qui ne défendent leurs intérêts qu’en apparence et instrumentalisent en fait leurs souffrances à des fins politiques (...) »

APPORTEZ-VOTRE SOUTIEN !
_______________ 


(*) Thierry Boutet est porte-parole de la Fondation de Service politique.

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Publié dans : Homosexualité
Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 15:23

Par La rédaction
    Sur cette question, nous permettons de renvoyer à l'intéressant débat développé sur le blog TOTUS TUUS de Matthieu BOUCART [Ici].

Ce débat est né de non moins intéressantes réflexions relatives à l'une de ces discussions de dîners où se trouvent amalgamées, pour en justifier, à la fois le recul du racisme et de l'opposition à l'homosexualité, au nom de la sacro-sainte évolution des moeurs.

C'est bien fait, bien réfléchi et bien écrit. Pourquoi s'en priver ?

Amitiés à l'auteur.
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Publié dans : Homosexualité
Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 18:37

Par La rédaction

    Nous avons souvent eu à souligner ici, comme d’autres ailleurs, combien les mots constituaient un enjeu de taille dans les débats contemporains. Non pas les mots en tant que tels, bien sûr. Mais en tant qu’ils sont porteurs d’une signification précise et somme toute assez universelle, non arbitraire, qui sert de lien entre la réalité, la pensée et l’action.

 
Très tôt, les révolutionnaires ont compris, en particulier lors de la révolution française, la puissance des mots. Ils se sont alors efforcés d’en faire l’instrument de leurs objectifs politiques. Conservant la coque phonétique et orthographique des termes, ils l’ont remplie d’autres sens que leurs sens premiers, pour servir leur idéologie. Le mot réformé n’avait dès lors plus vocation à dire la réalité, pour s’y conformer, mais à la recréer et à créer des communions nouvelles dans le cadre d’un monde nouveau. Le “citoyen” est ainsi devenu autre chose que le “citoyen” du sens commun, comme aussi la “liberté”, le “peuple” ou la “fraternité”. Plus tard, c’est le “prolétaire” qui est devenu autre chose
que le prolétaire du sens commun, comme aussi la “classe”, la “tolérance” ou la “démocratie”. Cette emprise sur le vocabulaire s’est toujours traduite par un appauvrissement de celui-ci, pour créer une “langue de bois”, ce qu’a cruellement traduit “1984”, l’irremplaçable roman d’Orwell. Cela est si vrai qu’au lendemain de l’effondrement du communisme soviétique, Alexandre Soljenitsyne avait décidé – je ne sais ce qu’il en a finalement été – d’entreprendre un nouveau dictionnaire de la langue russe.

 
Il est évident aujourd’hui que cette révolution-là triomphe partout, jusque dans nos démocraties dites “libérales”. Il y a belle lurette déjà que la “pensée unique”, qui faisait tant rire de ce côté-ci de l’Atlantique, il y a quelques années, quand on en découvrait les grotesques manifestations de l’autre côté, s’est ici aussi imposée, avec ses ellipses prétentieuses, ses redondances faussement savantes, ses « quelque part », ses « vécus au quotidien », ses termes empruntés, convenus, vides, consensuels. Une certaine fraction du clergé “éclairé” s’était bien avant donné pour tâche, il faut bien le dire, de créer son vocabulaire nouveau, pour créer sa révolution ecclésiale. Le Père Maurice Lelong, o.p. en avait fait une croustillante caricature, au début des années 70, dans son petit ou
vrage intitulé Lexicon de l’Eglise nouvelle. Un ouvrage qui devrait d’autant plus être dans toute bibliothèque que, plus de trente ans plus tard, les mêmes jargons continuent d’avoir cours.

 
A côté des mots idéologiquement convenus, il y a aussi les mots piégés, et les mots-massue comme “raciste”, “antisémite”, qui peuvent avoir à peu près le même rapport à la réalité, la même portée englobante et infâmante que le “suppôt de l’impérialisme” que les idéologues soviétiques appliquaient à leurs ennemis. Et puis il y a les mots interdits. Très étonnamment, l’un de ces mots les plus difficiles à manier aujourd’hui est le mot “normal”. Mgr Léonard, évêque de Namur, l’a récemment appris à ses dépens.

 
    On connaît l’histoire. Mgr Léonard a été interviewé par un journal intitulé
Télé Moustique, au sujet de l’homosexualité. Il aurait à cette occasion déclaré que l’homosexualité  « est un stade imparfaitement développé de la sexualité humaine qui contredit sa logique intérieure » et que « les homosexuels ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal, ce qui les rend anormaux ». Il aurait ajouté que « la promotion de l'homosexualité au travers des gay prides signe le retour à l'antiquité gréco-romaine. Glorifier l'homosexualité, c'est une récession de vingt siècles ». La polémique est née [car d’évidence on ne peut pas s’exprimer sur ce sujet sans que ce soit matière à polémique – c'est-à-dire à guerre] de l’usage du mot “anormal”. Mgr Léonard ayant nié avoir utilisé ce terme, la bande-son de l’enregistrement a été écoutée et c’est le mot “anormalité” qui est apparu, ce qui clarifie au moins que le prélat a visé un comportement et non des personnes.

 
Quoi qu’il en soit de cette nuance, ce qui est révélateur, au fond, c’est qu’il n’est pas possible, qu’il n’est plus idéologiquement possible, aux yeux de “l’opinion” dominante [ou dominée, ce qui est égal], d’exprimer une opinion divergente sur l’homosexualité.

 
Les adversaires de Mgr Léonard, qui sont évidemment du lobby homosexuel, lui ont opposé notamment que l’homosexualité n’était plus considérée comme une maladie mentale depuis au moins 1992, date à laquelle tous les Etats membres de l’OMS ont cessé de la considérer comme telle. Cet argument est très éclairant. Mgr Léonard a-t-il dit que c’en était une ? Non. Il a parlé de comportement “anormal”. Faut-il dès lors, pour qu’un comportement soit “anormal” qu’il constitue une maladie mentale ? C’est ce que l’argument utilisé par le lobby insinue. On voit bien où il veut en venir.

 
En réalité, que signifie “normal” et “anormal” ? Cela signifie la rectitude d’un comportement [en l’occurrence] par rapport à une norme. Cette norme, ici, quelle est-elle ? Le manuel diagnostique et statistique des maladies mentales de l’OMS ? Evidemment non. Il s’agit de la nature humaine, laquelle est la norme prochaine de l’agir humain. Est dès lors normal ce qui lui est conforme, anormal ce qui ne l’est pas. Le message de l’Eglise, qui n’a jamais manqué de rappeler le respect qu’elle éprouvait pour les personnes concernées, comme pour toute personne, est parfaitement clair à ce sujet : les actes d’homosexualité ne sont pas conformes à la nature humaine, et c’est pourquoi elle les considère comme des désordres graves. Voilà ce qu’entendait dire Mgr Léonard, et voilà ce qu’il a dit. Le mensonge, la paresse, le vol, l’homicide ne sont pas non plus des maladies mentales ; ils n’en sont pas moins des actes anormaux au regard de la raison droite, qu'on le veuille ou non.

 
En esquivant totalement cette norme humaine, qui est le critère nécessaire de toute humanisation, le lobby homosexuel ne veut pas seulement clouer au pilori le prélat qui ose exprimer, contre l’air du temps, l’enseignement de l’Eglise. Il cherche à établir, voire à imposer sa légitimité. Il veut faire entrer cette dialectique dans les esprits : L’homosexualité, parce qu’elle n’est pas une maladie mentale, n’est pas anormale. Donc elle est normale, sans que l’on sache au regard de quelle norme une telle affirmation peut être posée. Il est tout aussi normal d’être homosexuel que d’être hétérosexuel et le rapprochement avec la maladie mentale n’a d’autre objet que de suggérer la parenté qu'entretiendraient implicitement les opposants à cette normalisation avec des systèmes d’intolérance absolus.

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Publié dans : Homosexualité
Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /Mars /2007 14:02

Par La rédaction

    Les « Khmers roses » C’est sous ce titre que François Devoucoux du Buysson publiait en 2003, aux Editions Blanche, un essai sur « l’idéologie homosexuelle » qui devait, dès sa sortie, être boycotté par les médias.

 

    Dans la présentation de cet ouvrage, l’éditeur indiquait en particulier : « Alors qu'elle s'inscrit dans la sphère de l'intimité, l'homosexualité est aujourd'hui portée comme une revendication collective par des mouvements qui la brandissent comme un étendard. On assiste à l'émergence d'une idéologie homosexuelle dans la mesure où se met en place un système de représentation du monde qui s'appuie sur un noyau d'activistes, des intérêts puissants et l'indifférence molle de la société française devant la propagande gay. Les khmers roses qui diffusent cette idéologie homosexuelle se sont lancés à l'assaut des derniers vestiges de l'universalisme républicain. Leur entreprise de rééducation des esprits s'appuie sur un discours victimaire visant à culpabiliser la société française. Cette stratégie n'hésite pas à manipuler les faits historiques et stigmatise quiconque procède à un examen critique, faisant de l'homosexualité un débat interdit. (…) Elle imprègne désormais les discours et les programmes des partis politiques, de gauche comme de droite, ce qui rend inéluctable la mise en œuvre de ses principes. » Nous en savons quelque chose, quatre ans plus tard, en cette campagne électorale.

 

    Cette idéologie et cette propagande progressent en effet. Le site Zenit (zenit.org) relate, dans ses informations du 16 mars, qu’un projet de loi sur l’homophobie, proposé par l’assemblée des députés du Brésil, visant à punir comme un crime tout type de rejet de l’homosexualité, a été soumis au vote des membres du Sénat fédéral le 15 mars. Il fait également état de cette réaction de Maria das Dores Dolly Guimarães, avocate et présidente de la Fédération de Sao Paolo des Mouvements en Défense de la Vie. Si ce projet est voté, dit-elle « outre les droits prévus dans la Constitution à l’intention de tout citoyen, la personne homosexuelle, par le simple fait d’être homosexuelle, obtiendra des privilèges (…). L’homosexualité cessera d’être un vice pour devenir un mérite. Et qui osera critiquer ce comportement sera traité comme un criminel. » Heureuse est-elle de n’avoir pas dit une telle chose en France, notre chère terre de liberté !


    Avec raison, la courageuse avocate souligne que les premiers à subir cette persécution programmée seront les chrétiens. Mais gageons qu'il en sera de même de toute personne, ici et là-bas, quelle que soit sa confession ou son absence de confession, qui osera élever sur ce point des mises en garde ou des critiques de simple bon sens. La guerre est ouverte contre l’ordre naturel et gare à ceux qui, de tous poils et de toutes plumes, se mettront en travers du sens de l’histoire.

 

    Parmi les joyeusetés prévues par le texte, il est indiqué que toute personne qui aurait l’outrecuidance d’empêcher des manifestations publiques d’actes homosexuels (dits "d’affection") sera passible de 2 à 5 ans d’emprisonnement. Idem pour une personne qui s’aviserait de licencier une baby-sitter après avoir découvert qu'elle était lesbienne. Idem encore pour un supérieur de séminaire qui aurait l’audace d'y refuser un candidat homosexuel et le prêtre qui condamnerait l’homosexualité dans son homélie pourra être poursuivi. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! Quand même... 

 

    Espérons, pour la libération des peuples et l'illumination des libertés universelles, que ces progrès législatifs incontestables des Khmers roses [vivement qu'on exporte tout cela dans le tiers monde, pour le libérer à son tour!] n'en resteront pas là et que notre pays ne sera pas en reste sur ces grands avancées humanistes et démocratiques.


 
    Il faudra bien sûr que l'on en vienne rapidement à faire un devoir à ladite baby-sitter de dénoncer les enfants [les parents, eux...] à l'autorité publique si elle s'aperçoit que ces derniers ont des comportements, des tendances ou des propos rétrogrades sur cette question [méfiance, à ce sujet ! L'enfant, pris en tant que tel, comme un fruit d'un père et d'une mère (beurk), a virtuellement en lui un ferment de ségrégationnisme menaçant, qu'il faut combattre]. Il est également souhaitable que les pouvoirs publics réfléchissent sérieusement à la rééducation des déviants [qui voient encore une anomalie dans l'homosexualité], peut-être par le travail [dans des usines de préservatifs, par exemple], dans des zones protégées, pour maintenir la société à l'abri de leur contagion, et à la promotion de thérapies adaptées aux récalcitrants volontaires, dans des établissements hospitaliers fermement accueillants.

    Il est évident que l'Etat devra contrôler l'enseignement des séminaires, pour qu'y soit donnée une formation plus ouverte, avec des cours de théologie de l'homosexualité, rectifier les textes bibliques et prohiber toute forme de discours ségrégationniste. L'éducation des petits Français, enfin [the last, but not the least] devra être très tôt prise en charge pour les libérer des préjugés et des fanatismes auxquels les soumettent encore l'ignorance, le racisme et le refus de l'autre qui se veut au niveau du vécu dans le quotidien d'aujourd'hui....
Sur ce dernier point, faisons confiance à la gauche, si elle venait à être élue, et peut-être même à la droite, pour engager les projets nécessaires. Rappelons, pour mémoire, que de tels projets sont déjà en cours. Ainsi, l'association homosexuelle militante SOS Homophobie a reçu l'agrément de l'académie de Versailles pour présenter à des classes de lycée son programme de "sensibilisation" à l'homosexualité et sa "révision" des programmes scolaires accusés de favoriser l'homophobie.

    Ahhh... Qu'on est bien dans le monde moderne !

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