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« Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi.
Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde » (Jn 16,33)

 

Hymne des JMJ - Sydney 2008
Dimanche 15 avril 2007
    Sur cette question, nous permettons de renvoyer à l'intéressant débat développé sur le blog TOTUS TUUS de Matthieu BOUCART [Ici].

Ce débat est né de non moins intéressantes réflexions relatives à l'une de ces discussions de dîners où se trouvent amalgamées, pour en justifier, à la fois le recul du racisme et de l'opposition à l'homosexualité, au nom de la sacro-sainte évolution des moeurs.

C'est bien fait, bien réfléchi et bien écrit. Pourquoi s'en priver ?

Amitiés à l'auteur.
par La rédaction publié dans : Homosexualité
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Jeudi 12 avril 2007

    Nous avons souvent eu à souligner ici, comme d’autres ailleurs, combien les mots constituaient un enjeu de taille dans les débats contemporains. Non pas les mots en tant que tels, bien sûr. Mais en tant qu’ils sont porteurs d’une signification précise et somme toute assez universelle, non arbitraire, qui sert de lien entre la réalité, la pensée et l’action.

 
Très tôt, les révolutionnaires ont compris, en particulier lors de la révolution française, la puissance des mots. Ils se sont alors efforcés d’en faire l’instrument de leurs objectifs politiques. Conservant la coque phonétique et orthographique des termes, ils l’ont remplie d’autres sens que leurs sens premiers, pour servir leur idéologie. Le mot réformé n’avait dès lors plus vocation à dire la réalité, pour s’y conformer, mais à la recréer et à créer des communions nouvelles dans le cadre d’un monde nouveau. Le “citoyen” est ainsi devenu autre chose que le “citoyen” du sens commun, comme aussi la “liberté”, le “peuple” ou la “fraternité”. Plus tard, c’est le “prolétaire” qui est devenu autre chose
que le prolétaire du sens commun, comme aussi la “classe”, la “tolérance” ou la “démocratie”. Cette emprise sur le vocabulaire s’est toujours traduite par un appauvrissement de celui-ci, pour créer une “langue de bois”, ce qu’a cruellement traduit “1984”, l’irremplaçable roman d’Orwell. Cela est si vrai qu’au lendemain de l’effondrement du communisme soviétique, Alexandre Soljenitsyne avait décidé – je ne sais ce qu’il en a finalement été – d’entreprendre un nouveau dictionnaire de la langue russe.

 
Il est évident aujourd’hui que cette révolution-là triomphe partout, jusque dans nos démocraties dites “libérales”. Il y a belle lurette déjà que la “pensée unique”, qui faisait tant rire de ce côté-ci de l’Atlantique, il y a quelques années, quand on en découvrait les grotesques manifestations de l’autre côté, s’est ici aussi imposée, avec ses ellipses prétentieuses, ses redondances faussement savantes, ses « quelque part », ses « vécus au quotidien », ses termes empruntés, convenus, vides, consensuels. Une certaine fraction du clergé “éclairé” s’était bien avant donné pour tâche, il faut bien le dire, de créer son vocabulaire nouveau, pour créer sa révolution ecclésiale. Le Père Maurice Lelong, o.p. en avait fait une croustillante caricature, au début des années 70, dans son petit ou
vrage intitulé Lexicon de l’Eglise nouvelle. Un ouvrage qui devrait d’autant plus être dans toute bibliothèque que, plus de trente ans plus tard, les mêmes jargons continuent d’avoir cours.

 
A côté des mots idéologiquement convenus, il y a aussi les mots piégés, et les mots-massue comme “raciste”, “antisémite”, qui peuvent avoir à peu près le même rapport à la réalité, la même portée englobante et infâmante que le “suppôt de l’impérialisme” que les idéologues soviétiques appliquaient à leurs ennemis. Et puis il y a les mots interdits. Très étonnamment, l’un de ces mots les plus difficiles à manier aujourd’hui est le mot “normal”. Mgr Léonard, évêque de Namur, l’a récemment appris à ses dépens.

 
    On connaît l’histoire. Mgr Léonard a été interviewé par un journal intitulé
Télé Moustique, au sujet de l’homosexualité. Il aurait à cette occasion déclaré que l’homosexualité  « est un stade imparfaitement développé de la sexualité humaine qui contredit sa logique intérieure » et que « les homosexuels ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal, ce qui les rend anormaux ». Il aurait ajouté que « la promotion de l'homosexualité au travers des gay prides signe le retour à l'antiquité gréco-romaine. Glorifier l'homosexualité, c'est une récession de vingt siècles ». La polémique est née [car d’évidence on ne peut pas s’exprimer sur ce sujet sans que ce soit matière à polémique – c'est-à-dire à guerre] de l’usage du mot “anormal”. Mgr Léonard ayant nié avoir utilisé ce terme, la bande-son de l’enregistrement a été écoutée et c’est le mot “anormalité” qui est apparu, ce qui clarifie au moins que le prélat a visé un comportement et non des personnes.

 
Quoi qu’il en soit de cette nuance, ce qui est révélateur, au fond, c’est qu’il n’est pas possible, qu’il n’est plus idéologiquement possible, aux yeux de “l’opinion” dominante [ou dominée, ce qui est égal], d’exprimer une opinion divergente sur l’homosexualité.

 
Les adversaires de Mgr Léonard, qui sont évidemment du lobby homosexuel, lui ont opposé notamment que l’homosexualité n’était plus considérée comme une maladie mentale depuis au moins 1992, date à laquelle tous les Etats membres de l’OMS ont cessé de la considérer comme telle. Cet argument est très éclairant. Mgr Léonard a-t-il dit que c’en était une ? Non. Il a parlé de comportement “anormal”. Faut-il dès lors, pour qu’un comportement soit “anormal” qu’il constitue une maladie mentale ? C’est ce que l’argument utilisé par le lobby insinue. On voit bien où il veut en venir.

 
En réalité, que signifie “normal” et “anormal” ? Cela signifie la rectitude d’un comportement [en l’occurrence] par rapport à une norme. Cette norme, ici, quelle est-elle ? Le manuel diagnostique et statistique des maladies mentales de l’OMS ? Evidemment non. Il s’agit de la nature humaine, laquelle est la norme prochaine de l’agir humain. Est dès lors normal ce qui lui est conforme, anormal ce qui ne l’est pas. Le message de l’Eglise, qui n’a jamais manqué de rappeler le respect qu’elle éprouvait pour les personnes concernées, comme pour toute personne, est parfaitement clair à ce sujet : les actes d’homosexualité ne sont pas conformes à la nature humaine, et c’est pourquoi elle les considère comme des désordres graves. Voilà ce qu’entendait dire Mgr Léonard, et voilà ce qu’il a dit. Le mensonge, la paresse, le vol, l’homicide ne sont pas non plus des maladies mentales ; ils n’en sont pas moins des actes anormaux au regard de la raison droite, qu'on le veuille ou non.

 
En esquivant totalement cette norme humaine, qui est le critère nécessaire de toute humanisation, le lobby homosexuel ne veut pas seulement clouer au pilori le prélat qui ose exprimer, contre l’air du temps, l’enseignement de l’Eglise. Il cherche à établir, voire à imposer sa légitimité. Il veut faire entrer cette dialectique dans les esprits : L’homosexualité, parce qu’elle n’est pas une maladie mentale, n’est pas anormale. Donc elle est normale, sans que l’on sache au regard de quelle norme une telle affirmation peut être posée. Il est tout aussi normal d’être homosexuel que d’être hétérosexuel et le rapprochement avec la maladie mentale n’a d’autre objet que de suggérer la parenté qu'entretiendraient implicitement les opposants à cette normalisation avec des systèmes d’intolérance absolus.

par La rédaction publié dans : Homosexualité
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Lundi 19 mars 2007

    Les « Khmers roses » C’est sous ce titre que François Devoucoux du Buysson publiait en 2003, aux Editions Blanche, un essai sur « l’idéologie homosexuelle » qui devait, dès sa sortie, être boycotté par les médias.

 

    Dans la présentation de cet ouvrage, l’éditeur indiquait en particulier : « Alors qu'elle s'inscrit dans la sphère de l'intimité, l'homosexualité est aujourd'hui portée comme une revendication collective par des mouvements qui la brandissent comme un étendard. On assiste à l'émergence d'une idéologie homosexuelle dans la mesure où se met en place un système de représentation du monde qui s'appuie sur un noyau d'activistes, des intérêts puissants et l'indifférence molle de la société française devant la propagande gay. Les khmers roses qui diffusent cette idéologie homosexuelle se sont lancés à l'assaut des derniers vestiges de l'universalisme républicain. Leur entreprise de rééducation des esprits s'appuie sur un discours victimaire visant à culpabiliser la société française. Cette stratégie n'hésite pas à manipuler les faits historiques et stigmatise quiconque procède à un examen critique, faisant de l'homosexualité un débat interdit. (…) Elle imprègne désormais les discours et les programmes des partis politiques, de gauche comme de droite, ce qui rend inéluctable la mise en œuvre de ses principes. » Nous en savons quelque chose, quatre ans plus tard, en cette campagne électorale.

 

    Cette idéologie et cette propagande progressent en effet. Le site Zenit (zenit.org) relate, dans ses informations du 16 mars, qu’un projet de loi sur l’homophobie, proposé par l’assemblée des députés du Brésil, visant à punir comme un crime tout type de rejet de l’homosexualité, a été soumis au vote des membres du Sénat fédéral le 15 mars. Il fait également état de cette réaction de Maria das Dores Dolly Guimarães, avocate et présidente de la Fédération de Sao Paolo des Mouvements en Défense de la Vie. Si ce projet est voté, dit-elle « outre les droits prévus dans la Constitution à l’intention de tout citoyen, la personne homosexuelle, par le simple fait d’être homosexuelle, obtiendra des privilèges (…). L’homosexualité cessera d’être un vice pour devenir un mérite. Et qui osera critiquer ce comportement sera traité comme un criminel. » Heureuse est-elle de n’avoir pas dit une telle chose en France, notre chère terre de liberté !


    Avec raison, la courageuse avocate souligne que les premiers à subir cette persécution programmée seront les chrétiens. Mais gageons qu'il en sera de même de toute personne, ici et là-bas, quelle que soit sa confession ou son absence de confession, qui osera élever sur ce point des mises en garde ou des critiques de simple bon sens. La guerre est ouverte contre l’ordre naturel et gare à ceux qui, de tous poils et de toutes plumes, se mettront en travers du sens de l’histoire.

 

    Parmi les joyeusetés prévues par le texte, il est indiqué que toute personne qui aurait l’outrecuidance d’empêcher des manifestations publiques d’actes homosexuels (dits "d’affection") sera passible de 2 à 5 ans d’emprisonnement. Idem pour une personne qui s’aviserait de licencier une baby-sitter après avoir découvert qu'elle était lesbienne. Idem encore pour un supérieur de séminaire qui aurait l’audace d'y refuser un candidat homosexuel et le prêtre qui condamnerait l’homosexualité dans son homélie pourra être poursuivi. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! Quand même... 

 

    Espérons, pour la libération des peuples et l'illumination des libertés universelles, que ces progrès législatifs incontestables des Khmers roses [vivement qu'on exporte tout cela dans le tiers monde, pour le libérer à son tour!] n'en resteront pas là et que notre pays ne sera pas en reste sur ces grands avancées humanistes et démocratiques.


 
    Il faudra bien sûr que l'on en vienne rapidement à faire un devoir à ladite baby-sitter de dénoncer les enfants [les parents, eux...] à l'autorité publique si elle s'aperçoit que ces derniers ont des comportements, des tendances ou des propos rétrogrades sur cette question [méfiance, à ce sujet ! L'enfant, pris en tant que tel, comme un fruit d'un père et d'une mère (beurk), a virtuellement en lui un ferment de ségrégationnisme menaçant, qu'il faut combattre]. Il est également souhaitable que les pouvoirs publics réfléchissent sérieusement à la rééducation des déviants [qui voient encore une anomalie dans l'homosexualité], peut-être par le travail [dans des usines de préservatifs, par exemple], dans des zones protégées, pour maintenir la société à l'abri de leur contagion, et à la promotion de thérapies adaptées aux récalcitrants volontaires, dans des établissements hospitaliers fermement accueillants.

    Il est évident que l'Etat devra contrôler l'enseignement des séminaires, pour qu'y soit donnée une formation plus ouverte, avec des cours de théologie de l'homosexualité, rectifier les textes bibliques et prohiber toute forme de discours ségrégationniste. L'éducation des petits Français, enfin [the last, but not the least] devra être très tôt prise en charge pour les libérer des préjugés et des fanatismes auxquels les soumettent encore l'ignorance, le racisme et le refus de l'autre qui se veut au niveau du vécu dans le quotidien d'aujourd'hui....
Sur ce dernier point, faisons confiance à la gauche, si elle venait à être élue, et peut-être même à la droite, pour engager les projets nécessaires. Rappelons, pour mémoire, que de tels projets sont déjà en cours. Ainsi, l'association homosexuelle militante SOS Homophobie a reçu l'agrément de l'académie de Versailles pour présenter à des classes de lycée son programme de "sensibilisation" à l'homosexualité et sa "révision" des programmes scolaires accusés de favoriser l'homophobie.

    Ahhh... Qu'on est bien dans le monde moderne !

par La rédaction publié dans : Homosexualité
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Mercredi 14 mars 2007

    Les actes homosexuels sont-ils immoraux ? La réponse de la doctrine catholique, on le sait, ne fait aucun doute : oui. Aucun doute, non plus, pour le Général Peter Pace, le chef d'état-major interarmes de l’armée des Etats-Unis, qui l’a déclaré au journal Chicago Tribune, mardi dernier : « Je crois que les actes homosexuels sont immoraux et que l'on ne doit pas les admettre. Je ne crois pas qu'une politique où il est possible d'être immoral serve les Etats-Unis de quelque façon que ce soit » (sources : Le Monde, 14 mars 2007).


      Pourquoi ces propos ? Parce qu’il était interrogé sur la politique de l’armée en la matière. Par un humour – on peut le supposer – bien involontaire, le journal Le Monde indique : « 
Selon une étude gouvernementale de 2005, 10.000 soldats ont été renvoyés de l'armée à cause de leur homosexualité, dont une cinquantaine de traducteurs arabes, alors que les forces américaines ont besoin de recrues possédant ces qualités (sic) ». Diable...


    L’affaire a, paraît-il, fait grand bruit, soulevant la « condamnation » de « l’unanimité » de la classe politique. Ce n'est pas pour nous surprendre. Le Général a dû tenir conférence de presse. Il a indiqué, mais sans revenir sur son propos et en refusant de s'excuser pour ses opinions :
« J'aurais mieux fait de me concentrer sur la politique de l'armée plutôt que sur mon opinion personnelle ». Cela n'a pas suffi, évidemment. On a beau être militaire, et Général de surcroît, on n'en est pas moins sujet du Très Haut et Très Puissant "politiquement correct", devant qui tout genoux doit fléchir. Mais certains refusent encore apparemment de céder.

par La rédaction publié dans : Homosexualité
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Mercredi 14 mars 2007
Par un arrêt du 13 mars 2007, la Cour de cassation a clairement condamné la provocation du mariage homosexuel "célébré" illégalement à Bègles par son maire, Monsieur Mamère.

    La Haute Juridiction a rappelé le sens de la loi en affirmant sans ambiguité, d'une part, que "
selon la loi française, le mariage est l’union d’un homme et d’une femme" et, d'autre part, que cette conception du mariage n'était contraire à aucune disposition de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Incidemment elle a constaté que le mariage homosexuel était une atteinte directe à l'ordre public.

    Ces évidences avaient besoin d'être aussi fermement rappelées, face à la pression de lobbies aussi minoritaires qu'actifs et à la complicité de certains élus, qui prônent et adoptent des comportements illégaux,
par électoralisme ou idéologie, et au mépris des règles fondamentales de l'Etat de droit.

    La Cour de cassation, fidèle à sa mission, n'a donc pas cédé à la pression médiatique. Elle n'a pas non plus été impressionnée par l'annonce a priori de l'intention des parties de saisir la Cour européenne des droits de l'homme, dont on voit mal comment elle pourrait donner raison aux deux provocateurs en cause.


par La rédaction publié dans : Homosexualité
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Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus".

Mal Jean de Lattre de Tassigny
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