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Spiritualité

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 07:45

Par L'Equipe d'Hermas

Bientôt le Carême !

 

  C''est le moment de vous procurer quelque(s) ouvrage(s) d'accompagnement. En vue d'une bonne préparation  et d'un bon Carême, voici quelques suggestions. Pour plus d'informations, cliquez sur les photos correspondantes :

 

Parole & prière

MON CAREME 2012 [Parole et Prière] 

Présentation de l'éditeur

 

Une citation de l'Écriture, un texte de grand auteur spirituel commenté, une résolution pour ce temps de progression et une proposition d'aumône concrète à réaliser, jalonnent chaque journée.

Un parcours pour le sacrement de réconciliation et un chemin de croix viennent compléter ce riche ensemble.

Textes choisis et commentés par Mgr Patrick Chauvet, curé de Saint-François-Xavier et vicaire épiscopal du diocèse de Paris.

112 pages couleurs.

 

 

Careme-cancres-copie-1.jpg CAREME POUR LES CANCRES 2012 

Présentation de l'éditeur

 

- Auteur : Père Max de Longchamp
- Format: 15,5 x 16 cm
- Gencod : 9782909271682
- 112 pages

Fort de l’expérience des dernières années, le Carême pour les cancres 2012 développe une pédagogie spirituelle nourrissante, propre à remettre chaque fidèle dans la plénitude de sa vie baptismale.
Chaque jour de Carême est proposée la méditation guidée d’un texte emprunté à un maître de la Tradition chrétienne. Pour vivre ces textes au jour le jour, un engagement précis est proposé au fidèle pour appliquer concrètement ce qu’il aura médité. 

Chaque jour de la semaine a son thème :

 
- le lundi : se convertir.
- le mardi : la prière.
- le mercredi : le pardon.
- le jeudi : la vie fraternelle et le partage.
- le vendredi : les efforts et la pénitence.
- le samedi : vivre le carême avec la Vierge Marie.
Des textes liés à la liturgie du jour sont choisis pour les dimanches, ainsi que pour la semaine d’entrée en Carême et pour la semaine sainte.
Tous les textes sont nouveaux par rapport aux années précédentes, et cette édition 2012 permet de suivre un même auteur tout au long d’une semaine, pour bien comprendre et bien vivre le mystère célébré à Pâques.

« La recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure le fondement de toute culture véritable… » (Benoît XVI aux Bernardins) D’année en année, la collection « à l’école des saints » fournit au fidèle la petite bibliothèque chrétienne qui l’accompagnera dans cette recherche fondamentale.

Auteur : Le Père Max de Longchamp, spécialiste de saint Jean de la Croix, responsable du Centre et de la Société de vie apostolique Saint Jean de la Croix, consacrés à la formation spirituelle chrétienne, est depuis 25 ans l'auteur de nombreuses publications scientifiques et pastorales dans ce domaine. 

 

 

  

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EN CAREME AVEC SAINTE JEANNE d'ARC

UN LIVRET DE CAREME POUR 2012 

PRESENTATION DE Mgr Mathieu, évêque de Saint-Dié

Le témoignage au nom du Christ se perpétue à chaque époque. Être témoin, c'est être exposé, car on dérange. « Le serviteur n'est pas plus que son maître ». Cette phrase de Jésus est illustrée par les témoignages de tant de frères et de soeurs… encore à notre époque. Benoît XVI l'exprime avec beaucoup de force dans le texte qui ouvre le dossier.


Certains se plaisent régulièrement à faire de Sainte Jeanne d'Arc une légende ou un mythe et d'autres la confinent dans le rayon des monuments historiques : or, elle est un de ces témoins qui parlent aujourd'hui avec force.

À l'occasion du sixième centenaire de sa naissance à Domremy, nous sommes heureux de proposer un chemin de carême pour 2012, articulé sur les évangiles des cinq premiers dimanches de carême, année B, auxquels font écho un psaume, un poème, ou une prière. Nous relisons ensuite des paroles authentiques de Jeanne d'Arc, tirées des notes officielles de son procès, paroles étonnantes de vérité, de droiture et de foi. Pour chaque étape, un questionnement est proposé pour relire sa vie et nous mettre en route sur un véritable chemin de carême. Ainsi :


 Comment sommes-nous témoins de paix aujourd'hui ?
 Comment la Parole de Dieu se fait-elle lumière pour notre vie ?
 Comment nos racines humaines, familiales, façonnent-elles notre foi ?
 Comment, grâce à Jésus, les oppositions, les conflits trouvent-ils une issue ?
 Donner sa vie est un bouleversement : comment les sacrements de Pâques nous portent-ils ?

 

 

 

Molla.JPG EN CAREME AVEC sainte Jeanne JEANNE BERETTA MOLLA 

PRESENTATION DE L'EDITEUR

La Famille Missionnaire l'Evangile de la Vie propose de vivre ce Carême 2012, avec sainte Jeanne Beretta Molla. Mère de famille, médecin pédiatre, Jeanne fera le sacrifice de sa propre vie quelques jours après la naissane de son 4ème enfant, Jeanne-Emmanuelle. Elle est la dernière sainte canonisée par Jean Paul II en 2004.

L'année 2012 :

 

- Année jubilaire des 50 ans de la mort de Ste Jeanne (28 avril)
- Rencontre Mondiale des Familles à Milan autour de Benoit XVI où sont attendus début juin, plus d'un million de pélerins (2-3 juin)

Un chemin vers la joie de Pâques, pour tous : jeune, étudiant, lycéen, famille, paroisse, communauté, aumônerie d'hôpital, personnel soignant...
Chaque jour : l'évangile de la Messe. Une parole de sainte Jeanne. Des suggestions concrètes d'efforts de carême.

 

 

 

 

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 08:14

Par L'Equipe d'Hermas

En mémoire de Mgr Masson

 

LE 13 OCTOBRE 1917 : craintes de la Mère de Lucie


    Arrive le jour du grand miracle, annoncé depuis le 13 Juillet 1917. De nombreux pèlerins ont dormi dehors. Une pluie fine et continue est tombée toute la nuit. Il y avait là plus de 60 000 personnes, certains ont estimé plus de 100 000. Depuis le matin, il pleuvait à verse, tout était détrempé.

    La mère de Lucie croyait que rien n'allait se passer et que son enfant allait se faire lyncher. Les enfants partirent en avance, la foule était si nombreuse qu'ils avançaient difficilement. Les gens s'agenouillaient dans la boue à leur passage en les suppliant de présenter leurs suppliques à Notre-Dame. Enfin, ils arrivèrent au chêne vert, réduit maintenant à un tronc déchiqueté. On n'entendait que le murmure cadencé de la récitation du rosaire.

    Midi, l'heure du rendez-vous, était bien passée. Les montres des hommes affichaient 13 heures, l'heure légale. Mais l'heure solaire était midi. Un prêtre impatient et incrédule récrimina contre les enfants. Les chapelets continuèrent. Soudain Lucie demanda de fermer les parapluies et l'ordre atteint toute la foule. Quelques minutes s'écoulèrent, le prêtre s'énerva encore, voulant faire partir les enfants. Un brouhaha s'amplifia. Tout à coup, regardant vers l'Est, Lucie s'écria "Jacinthe, agenouille-toi!... Je commence à apercevoir Notre-Dame!... Vois-tu l'éclair? " Le petit visage de la voyante rosit et devint d'une beauté immatérielle, comme transparente. Jacinthe et François entouraient Lucie, ils avaient eux aussi le regard fixe, semblaient radieux et absents. Notre-Dame était là, dans la gloire, et ils étaient les seuls à La voir.


RECIT DE LUCIE DE FATIMA 1941

    Voici le récit des événements de la Cova da Iria fait par Lucia dos Santos, C'est la traduction des feuillets qu'elle a remis en 1941 à l'évêque de Leiria-Fatima, pour répondre à son désir d'avoir une relation définitive des apparitions de la Vierge, telle qu'elle en avait été le témoin en compagnie de François et de Jacinthe, entre le 13 mai et le 13 octobre 1917

Le 13 octobre 1917

    Nous avons quitté la maison de bonne heure, pensant bien que le chemin serait long. Le peuple était là en foule. Il pleuvait à torrent. Ma mère, craignant que ce fut le dernier jour de ma vie, le coeur déchiré par l'inquiétude de ce qui allait arriver, avait voulu m'accompagner.

    Sur le chemin se reproduisaient les scènes du mois précédent, plus nombreuses et plus émouvantes. Même la boue des chemins n'empêchait pas ces gens de se mettre à genoux, dans une attitude humble et suppliante. Arrivés à la Cova da Iria, auprès du chêne vert, poussée par un mouvement intérieur, je demandai à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière et, ensuite, Notre-Dame sur le chêne vert.

    - Que voulez-vous de moi (demandai-je).

    - Je veux te dire que l'on élève une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à dire le chapelet tous les jours. La guerre va finir, et les militaires reviendront bientôt chez eux.

    - J'aurais beaucoup de choses à vous demander : de guérir plusieurs malades, de convertir les pécheurs...

    - Les uns, oui, les autres, non. Il faut qu'ils se corrigent, qu'ils demandent pardon de leurs péchés. Notre-Dame prit alors un air plus triste :

    - Qu'ils n'offensent pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car il est déjà trop offensé !"

    Ouvrant les mains, elle les fit réfléchir alors sur le soleil. Et tandis qu'elle s'élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil. Voici le motif pour lequel j'ai crié qu'on regarde le soleil. Mon but n'était pas d'appeler l'attention de la foule de ce côté. Je ne me rendais même pas compte de sa présence. Je le fis seulement, entraînée par un mouvement intérieur qui m'y poussait. Notre-Dame, une fois disparue dans l'immensité du firmament, nous avons vu, auprès du soleil, saint Joseph avec l'Enfant Jésus, et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l'Enfant Jésus paraissaient bénir le monde, avec les gestes qu'ils faisaient de la main, en forme de croix. Peu après, cette apparition s'étant évanouie, j'ai vu Notre-Seigneur et Notre-Dame (sous une forme) qui donnait l'idée d'être Notre-Dame des Douleurs, Notre-Seigneur paraissait bénir le monde de la même manière que (l'avait fait) saint Joseph. Cette apparition disparut, et il me sembla voir encore Notre-Dame avec un aspect semblable à Notre-Dame du Carmel.

    Voilà, Monseigneur, l'histoire des apparitions de Notre-Dame à la Cova da Iria, en 1917. Chaque fois que, pour quelque motif, j'avais à en parler, je cherchais à le faire avec le moins de paroles possibles, dans mon désir de garder pour moi seule les choses plus intimes, qu'il me coûtait tant de révéler. Mais comme elles sont à Dieu, et non à moi, et que Dieu maintenant, par le moyen de votre Excellence, me les réclame, les voilà. Je restitue ce qui ne m’appartient pas. De propos délibéré, je ne réserve rien, il me semble que doivent manquer seulement certains détails relatifs aux demandes que je faisais. Comme c'étaient des choses purement matérielles, je ne leur attachais pas tant d'importance, et, peut-être à cause de cela, elles ne se sont pas gravées aussi vivement dans mon esprit. Et aussi il y en avait tant, tant... C'est peut-être parce que j’étais préoccupée des grâces sans nombre que je devais demander à Notre-Dame, que j'ai fait l'erreur de croire que la guerre finirait le jour même du 13. Beaucoup de personnes se sont montrées assez surprises de la mémoire que Dieu a bien voulu m'accorder. Par la bonté infinie de Dieu, ma mémoire est assez privilégiée, dans tous les sens du mot. Mais dans les choses surnaturelles, il n'y a pas lieu d'en être surpris parce qu'elles se gravent dans l'esprit de telle manière qu'il est presque impossible de les oublier. Pour le moins, le sens des choses qu'elles manifestent ne s'oublie jamais, à moins que Dieu ne veuille aussi les faire oublier".


RECIT DU PERE DE LUCIE


« Le 13 octobre, raconte le père de Jacinthe et François, après beaucoup d'efforts, et après avoir été arrêtés souvent en chemin, nous parvînmes enfin à la Cova da Iria.

« La foule était si serrée qu'on ne pouvait la traverser. Alors, un chauffeur prit dans ses bras ma Jacinthe et, à force de bourrades, s'ouvrit un passage jusqu'aux poteaux où pendaient les lanternes, en criant :

– Laissez passer les petits qui ont vu Notre-Dame !

 
Un chauffeur prit Jacinthe dans ses bras

 « Je me mis à leur suite. Jacinthe, en me voyant au milieu de tant de gens, se mit à crier, effrayée :

– N'étouffez pas mon Papa ! N'étouffez pas mon Papa !

« L'homme qui portait Jacinthe la mit enfin à terre, près du chêne-vert. Mais là aussi, la foule était dense, et la petite pleurait. Alors Lucie et François la mirent entre eux.

« Mon Olimpia était par là, d'un autre côté, je ne sais où. Mais ma commère Maria Rosa réussit à se mettre tout près de nous. Poussé par la foule, je me trouvai un peu écarté à un certain moment, et je remarquai un homme de mauvaise mine, qui appuya un bâton sur mon épaule. Je pensai en moi-même :
– Cela pourrait être le commencement du désordre !

« La foule faisait des remous, d'un côté et de l'autre. Mais au moment de l'Apparition, tout le monde se tût et resta tranquille. »

Quant à Antonio, qui avait réussi à faire passer sa femme à travers la foule, il se trouva éloigné de Lucie par ces mêmes remous, et sa fille ne le revit plus jusqu'à ce qu'elle le retrouve le soir, au sein de la famille.

Il était à peu près 1 heure de l'après-midi, heure légale, et il continuait à pleuvoir.

« Nous étions parvenus à la Cova da Iria, près du chêne-vert, raconte Lucie, quand je me sentis poussée par un mouvement intérieur, et demandai à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet. »

Du haut de la route, abrités dans leurs voitures, tous ceux qui n'avaient pas eu le courage de s'aventurer dans le bourbier argileux de la Cova assistèrent alors à un spectacle stupéfiant :

« À un moment donné, nota l'un d'eux, cette masse confuse et compacte ferma les parapluies, se découvrant ainsi dans un geste qui devait être d'humilité ou de respect, mais qui me laissa surpris et plein d'admiration, car la pluie, avec obstination, mouillait toujours les têtes, détrempait et inondait tout. »

Cependant, quelques minutes avant le miracle, il cessa de pleuvoir. Le soleil perça victorieusement l'épaisse couche de nuages qui le cachait jusque-là, et brilla intensément.

À l'heure des montres, il était presque 13 h 30, c'est-à-dire environ midi à l'heure solaire. En effet, pour adopter l'heure des belligérants, le gouvernement portugais avait alors imposé au pays une heure légale qui avançait de quatre-vingt-dix minutes sur l'heure solaire.

Tout à coup, les trois enfants virent l'éclair, et Lucie s'écria :

« Silence! Silence ! Notre-Dame va venir ! Notre-Dame va venir ! »

Maria Rosa, qui avait réussi à rester là, toute proche, n'oublia pas de donner à son enfant un conseil maternel :

« Regarde bien, ma fille. Prends garde de ne pas te tromper ! »

Mais Notre-Dame apparaissait déjà au-dessus du chêne-vert, posant ses pieds sur les rubans de soie et les fleurs, pieusement disposés la veille par la fidèle Maria Carreira.

Alors, le visage de Lucie devint de plus en plus beau et prit une teinte rose; ses lèvres s'amincirent. Jacinthe, dans un geste de sainte impatience, donna un coup de coude à sa cousine et lui dit :

« Parle, Lucie, Notre-Dame est déjà là ! »

Lucie revint à elle-même, respira deux fois profondément, comme quelqu'un qui n'avait plus le souffle, et commença son entretien, d'une politesse toujours aussi exquise, avec Notre-Dame.

« Que veut de moi Votre Grâce ?

– Je veux te dire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux.

– J'avais beaucoup de choses à vous demander : de guérir quelques malades et de convertir quelques pécheurs, etc.

– Les uns oui, les autres non. Il faut qu'ils se corrigent, qu'ils demandent pardon pour leurs péchés.

Et, prenant un air plus triste :

– Que l'on n'offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé !

– Vous ne voulez rien de plus de moi ?

– Non, je ne veux rien de plus de toi.

– Alors, moi, je ne demande rien non plus. »

Comme le 13 septembre, pendant que Notre-Dame s'entretenait avec Lucie, la foule put voir par trois fois se former autour du chêne-vert la même nuée qui s'élevait ensuite dans l'air avant de se dissiper.

Un autre signe se renouvela pour la seconde fois, lorsque Notre-Dame remonta dans le ciel, au moment où Lucie s'écria :

« Elle s'en va ! Elle s'en va ! »

« À cet instant, rapporte Maria dos Anjos, ma mère sentit le même parfum que celui du 19 août ! »

Puis Lucie cria :

« Regardez le soleil ! »

« Ouvrant alors les mains, raconte Lucie, Notre-Dame les fit se réfléchir sur le soleil et, pendant qu'Elle s'élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil. »

« Ce fut alors que l'on put regarder parfaitement le soleil, rapporte le père de Jacinthe et de François, sans en être incommodé. On aurait dit qu'il s'éteignait et se rallumait, tantôt d'une manière, tantôt d'une autre. Il lançait des faisceaux de lumière, de-ci, de-là, et peignait tout de différentes couleurs : les arbres, les gens, le sol, l'air. Mais la grande preuve du miracle était que le soleil ne faisait pas mal aux yeux. »

Nul n'aurait pu imaginer ce qui survint alors : le soleil eut quelques secousses puis se mit à tourner sur lui-même.

« Tout le monde demeurait immobile. Tout le monde se taisait... Tous regardaient le ciel. À un certain moment, le soleil s'arrêta, et puis recommença à danser, à tournoyer ; il s'arrêta encore une fois, et se remit encore une fois à danser, jusqu'au moment, enfin, où il parut se détacher du ciel et s'avancer sur nous. Ce fut un instant terrible ! »

Mgr Jacques MASSON (1937-2010)
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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Religion chrétienne
Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 18:50

Par L'Equipe d'Hermas
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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 08:47

Par L'Equipe d'Hermas

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Suivant bien volontiers les recommandations faites par ce site que nous avons déjà présenté, nous sommes heureux de nous associer à cette neuvaine pour la France.

 

Nous vous recommandons de vous y associer vous-même, et de faire connaître cette neuvaine autour de vous.

 

Voici la prière qui est à réciter quotidiennement : 

 

Réciter trois Je vous salue Marie pour la France précédés de l’invocation : « Petit Enfant Jésus de la crèche, nous t’en supplions, donne par ta naissance une nouvelle naissance à la France. »

 

Prière complémentaire :

« Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 08:46

Par L'Equipe d'Hermas

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Suivant bien volontiers les recommandations faites par ce site que nous avons déjà présenté, nous sommes heureux de nous associer à cette neuvaine pour la France.

 

Nous vous recommandons de vous y associer vous-même, et de faire connaître cette neuvaine autour de vous.

 

Voici la prière qui est à réciter quotidiennement : 

 

Réciter trois Je vous salue Marie pour la France précédés de l’invocation : « Petit Enfant Jésus de la crèche, nous t’en supplions, donne par ta naissance une nouvelle naissance à la France. »

 

Prière complémentaire :

« Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 07:00

Par L'Equipe d'Hermas

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Suivant bien volontiers les recommandations faites par ce site que nous avons déjà présenté, nous sommes heureux de nous associer à cette neuvaine pour la France.

 

Nous vous recommandons de vous y associer vous-même, et de faire connaître cette neuvaine autour de vous.

 

Voici la prière qui est à réciter quotidiennement : 

 

Réciter trois Je vous salue Marie pour la France précédés de l’invocation : « Petit Enfant Jésus de la crèche, nous t’en supplions, donne par ta naissance une nouvelle naissance à la France. »

 

Prière complémentaire :

« Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 08:14

Par L'Equipe d'Hermas

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 06:00

Par Sr. Pascale-Dominique NAU

Prière, Sacrement de Réconciliation et Eucharistie

 

Le Sanctuaire de l’Amour Miséricordieux est un lieu sacré, un lieu de prière et de célébration sacramentelle, d’adoration, de réconciliation et d’action de grâces. À côté de la chapelle du Crucifix, construite en 1955 et devenue rapidement trop petite pour l’immense afflux des pèlerins, on construisit, dix ans plus tard, la basilique (1) avec deux parties : la basilique supérieure, où la Messe est célébrée les dimanches et jours de fête, et la crypte où se trouvent huit confessionnaux à côté du bureau vitré du père recteur, un autre grand espace pour la célébration de l’Eucharistie (souvent utilisé par des groupes de pèlerins), et la tombe de Mère Espérance. Ce lieu de culte, œuvre de l’architecte Julio Lafuente, est d’une grande beauté (2).


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La confession et l’eau du Sanctuaire :

Moyens de transmission des dons de Dieu et signes de son Amour Miséricordieux


En dehors de célébrations communautaires, y compris l’office quotidien des vêpres, les pèlerins viennent, tout au long de la journée, pour vivre le sacrement de la réconciliation et pour la prière personnelle silencieuse, pour supplier et pour rendre grâces au Dieu miséricordieux et bon. – Souvent aussi, durant les repas dans la Casa del pellegrino, les grâces reçues, ainsi que les souvenirs de Mère Espérance qui a profondément marqué les vies de beaucoup de personnes, font partie des conversations.


En sortant de la basilique au niveau de la crypte, du côté des confessionnaux, on arrive directement au dernier lieu qu’il faut encore mentionner, mais qui n’est pas le moindre en importance dans l’histoire du Sanctuaire (4) : la place du puits d’où coule l’eau de l’Amour miséricordieux qui guérit, purifie et redonne vigueur au corps et à l’âme.

Sacré-Coeur

Au Sanctuaire de l’Amour Miséricordieux de Collevalenza, Dieu accueille tout fils qui revient vers lui ; Il a soin de tout homme et de tout l’homme, corps et âme. Nous pouvons résumer le message qui résonne ici en quelques mots clé, tous fruits de l’amour : confiance, réconciliation, guérison, illumination et mission. A la suite de Mère Espérance de Jésus, fondatrice de ce Sanctuaire et Apôtre infatigable de l’Amour Miséricordieux qui nous accompagne encore aujourd’hui par sa présence sensible, les frères et sœurs de ses deux Congrégations de l’Amour Miséricordieux poursuivent la mission d’annoncer la bonté illimitée de Dieu et, par leur accueil et leur parole, sont témoins de la sollicitude de Dieu et de la dignité infinie de toute personne.


Sr Pascale-Dominique NAU

 

_______________

 

Note

 

1.- Cette grande église, dont le cloché moderne se voit de loin, fut consacrée le 31 octobre 1965 par Mgr Fustella, évêque de Todi, et inaugurée avec solennité par le Cardinal Ottaviani et 62 évêques provenant du monde entier. Le 17 avril 1982, en souvenir de sa visite, le Pape Jean-Paul II lui-même donna au sanctuaire le titre de « Basilique mineure ».

2.- Pour une description détaillée voir la page française du site amormisericordioso.org , de la Famille de l’Amour Miséricordieux.

3.- Cette immense hôtellerie en deux parties, avec des salles de conférence, la salle à manger et autres espaces de rencontre, peut accueillir plus de 400 pèlerins en même temps. Le nombre d’hôtes, tant individuels que groupes, varie de 10.000 à 15.000 selon les années, et le nombre de visiteurs au Sanctuaire est d’environs19.000 recensés avec, aux moments de plus grande affluence, entre 1.000 et 1.200 par jour.

4.- On peut lire sur ce LIEN le récit impressionnant de l’histoire du don de l’eau – dont on fête en cette année 2010 le cinquantenaire

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Praedicatho.com
Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 16:39

Par Sr Pascal-Dominique NAU

Le sanctuaire de Collevalenza [Italie]


01.jpgSis sur une des douces collines de l’Ombrie, à Collevalenza, un petit village entre Rome et Assise, se trouve le Sanctuaire de l’Amour Miséricordieux. Depuis 1951, date à laquelle Mère Espérance de Jésus (1) y arriva avec un petit groupe de sœurs et de frères de ses Congrégations de l’Amour Miséricordieux, c’est d’ici que la spiritualité de l’Amour Miséricordieux rayonne non seulement sur l’Italie, mais encore à travers le monde, pour faire connaître Dieu comme un Père plein de bonté, qui cherche par tous les moyens à aider ses enfants, à les réconforter, à les rendre heureux, et qui pardonne, oublie et ne tient pas compte des offenses.

 

C’est avec l’inauguration célébrée le 30 septembre 1959 par Mgr De Sanctis, évêque de Todi, que le “Sanctuaire” reçut officiellement son titre. Puis, environ six mois plus tard, le 2 Mars 1960, le Pape Jean XXIII y envoya, comme signe de distinction, un des cierges destinés aux sanctuaires les plus importants du monde et concéda l’indulgence plénière à tous ses pèlerins à venir. Depuis cette époque, des foules de pèlerins y viennent non seulement d’Italie mais du monde entier pour se rapprocher du Dieu miséricordieux et le prier.

 

Le Pape Jean-Paul II rendit le Sanctuaire de l’Amour Miséricordieux encore plus célèbre par sa visite le 22 novembre 1981. Là, au cours de l’Angelus, en cette fête du Christ-Roi, il expliqua sa visite – la première après l’attentat contre lui sur la Place Saint-Pierre – un an après la parution de son encyclique Dives in misericordia :

 

« Cette circonstance [la publication de cette dernière] m’a conduit à venir aujourd’hui au sanctuaire de l’Amour Miséricordieux. Par ma présence, je veux à nouveau confirmer, d’une certaine manière, le message de l’Encyclique. Je désire le relire et le proclamer de nouveau. Dès le début de mon ministère sur le siège de saint Pierre à Rome, j’ai considéré ce message comme un devoir personnel. La Providence me l’a assigné dans la situation contemporaine de l’homme, de l’Eglise et du monde. On pourrait même dire que c’est précisément cette situation qui m’impose comme devoir ce message devant Dieu, qui est Providence (...) » (2)

 

Dans son encyclique, il avait écrit ces paroles qui continuent à résonner aujourd’hui à Collevalenza :

 

« L'Eglise proclame la vérité de la miséricorde de Dieu, révélée dans le Christ crucifié et ressuscité, et elle la professe de différentes manières. Elle cherche en outre à exercer la miséricorde envers les hommes grâce aux hommes, voyant en cela une condition indispensable de sa préoccupation pour un monde meilleur et “plus humain”, aujourd'hui et demain. » (3)

 


Le Crucifix et le message de l’Amour Miséricordieux


C’est le crucifix de l’Amour Miséricordieux qui constitue le centre et le cœur du Sanctuaire, comme symbole et synthèse du message qui s’y transmet.

 

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 Tableau

de Mère Marie-Thérèse Desandais

1916

Sculpture de Julio Cullot-Vallera,
commandée par Mère Espérance de Jésus

1930

 

L’histoire de ce Crucifix montre très clairement qu’il ne s’agit pas d’une institution mais bien d’une spiritualité (4), enracinée dans le contexte biblique de l’Ancien et du Nouveau Testament (5), avec un fondement théologique solide (6), et exprimée dans une forme de dévotion spécifique, selon la définition dynamique que le jésuite Ch.-A. Bernard en a donnée :


« Comme nous pouvons l’observer […] dans l’expérience spirituelle, la dévotion profonde s’oriente vers une organisation de la vie spirituelle à partir d’un centre. L’arrivée à un tel centre présuppose presque toujours un long cheminement spirituel facilité par une présentation juste du mystère de la foi : comme, par exemple, dans la dévotion à la Vierge ou à la Trinité. La recherche d’un centre est toujours importante pour unifier et synthétiser la vie spirituelle. A partir ce genre de centre se cristallisent tous les autres aspects de la vie concrète. »  (7)


La spiritualité de l’Amour Miséricordieux est née, en lien étroit avec la dévotion au Sacré-Cœur et la perception de la miséricorde de Dieu que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a transmise dans les écrits. En 1906, la Visitandine française, Mère Marie-Thérèse Desandais, reçoit les premières révélations qui l’a conduiront à écrire et publier, avec l’appui de ses directeurs spirituels – jésuites et dominicains – plus de 50 opuscules (8). C’est le début de la diffusion de la spiritualité de l’Amour miséricordieux qui, en 1922, passera en Espagne, où elle aura beaucoup d’adeptes dans toutes les couches de la société et tous les états de vie.


Cependant, l’écrit n’est qu’un moyen de la diffusion. Jésus demande aussi à Marie-Thérèse Desandais de peindre l’image de l’Amour Miséricordieux, de Jésus qui sur la croix dit : « Père, pardonne-leur… » Le Crucifix que Jésus demande à Mère Espérance de faire sculpter a les mêmes traits et symboles :


« Jésus m’a fait savoir comment il aimerait que je fasse l’image de son Amour Miséricordieux, les symboles qu’elle devait porter […] Quand j’ai demandé au Seigneur si je devais utiliser la symbolique que je connaissais déjà, la réponse a été affirmative.  » (9)


Nous voyons ainsi la continuité et nous pouvons reprendre sans plus l’interprétation que Mère Marie-Thérèse Desandais donne dans son Autobiographie.


« Dès qu’elle voyait un Crucifix, il lui semblait entendre au-dedans …. C’est Moi vivant qui m’offre dans l’Hostie … C’est ici ma plus grande manifestation de mon amour.


« Pour commencer à la place du Cœur j’avais mis un foyer de flammes car c’est comme cela que je l’avais vu, ce n’est pas un Cœur plaqué sur la poitrine … dans la poitrine il y avait un foyer et le Cœur était étincelant dans ce foyer … tout le reste, le détail des traits du visage ne m’a pas frappés, c’était l’impression surtout, la pensée divine qui m’a été communiquée … c’était la manifestation de la disposition de l’Âme de Jésus sur la Croix, de son Amour Miséricordieux … nous étant à nous-mêmes notre modèle dans le souffrances… Oublie de nous-pour ne penser qu’à la gloire du Père et au salut des Âmes … oblation de tout notre être avec et comme Jésus au nom de toutes les créatures. » (10)


Et Mère Espérance, à son tour, écrit dans son Journal :


«  Le Crucifié parle et ne cesse jamais de parler de Dieu le Père, qui est absolument fidèle à Son amour éternel envers l’homme, car Il a aimé le monde – donc, l’homme dans le monde – au point de lui donner Son Fils unique, pour que chacun qui croit en Lui ne meure pas mais ait la vie éternelle. Croire au Fils crucifié signifie “voir le Père”, cela signifie croire que l’Amour miséricordieux est présent dans le monde et que cet amour est plus puissant que tout genre de mal dans lequel l’homme, l’humanité, le monde sont empêtrés. » (11)


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Le message de l’Amour Miséricordieux, telle que nous le trouvons au Sanctuaire de Collevalenza, part de l’affirmation de la première épître de saint Jean : Dieu est amour (1 Jn 4,7), qui atteint sa plus haute expression dans le don de soi de Jésus sur la Croix et dans l’Eucharistie, mémorial quotidien du Son sacrifice volontaire, pour le salut de toute l’humanité. Avec clarté et simplicité les paroles consignées par écrit de Mère Espérance de Jésus, en forme d’affirmations et de prières, font résonner ce message. Contentons-nous ici de quelques courtes citations :


« Dieu est “l’Amour infini”.


« Le Seigneur aime tous avec la même intensité et sans aucune distinction, au point d’aimer avec une tendresse immense même l’homme le plus pervers, le plus perdu et misérable. Dieu cache nous fautes et attend notre conversion avec une patience incroyable. Dieu est un Père plein de bonté, qui cherche par tous les moyens à réconforter, aider et rendre heureux ses fils ; Il les cherche et nous poursuit d’un amour infatigable, comme s’Il ne pouvait pas être heureux sans nous. Dieu est pour chaque personne un Père et une tendre Mère.


« Mon Seigneur et mon Dieu, que ta miséricorde nous sauve et que ton Amour miséricordieux nous garde de tout mal ! »


Enfin, nous pouvons encore citer la prière l’introduction de la neuvaine de à l’Amour Miséricordieux composée par Mère Espérance (12), que l’on récite chaque jour dans la chapelle du Crucifix :


« O mon Jésus, ma douleur est grande en voyant que j’ai eu le malheur de t’offenser tant de fois, mais Tu avec ton cœur de Père m’as non seulement pardonné mais m’invites encore à te demander ce dont j’ai besoin en disant : “Demandez et vous recevrez”. Plein de confiance, j’en appelle à ton Amour Miséricordieux pour que tu me accorde ce que je te demande dans cette neuvaine et surtout la grâce de réformer ma conduite et désormais montrer ma foi par mes œuvres, en vivant selon tes préceptes et brûlant du feu de ta charité. »


  [à suivre]

___________________

 

Notes

 

1.- Sur la vie de Mère Espérance de Jésus, voir ce LIEN [cliquer].

2.- Angelus, 22 novembre 1981, n° 2

3.- Encyclique Dives in misericordia, nº 15.

4.- Les institutions des Congrégations des Servantes et des Fils de l’Amour Miséricordieux, nées dans la mouvance de l’Œuvre de l’Amour Miséricordieux, largement diffusée en Espagne entre les deux guerres, en sont aujourd’hui une vivante expression. A ce sujet, voir F. M. Requena, Católicos,… (trad. française en préparation).

5.- Voir par exemple le volume du Père Général des Fils de l’Amour Miséricordieux, Aurelio Pérez, Le mal et la miséricorde: L’homme et Dieu dans l’Ancien Testament, trad. Sr Pascale-Dominique Nau (Rome, 2010).

6.-A ce sujet, cf. Mgr Albino Menéndez Riegada, La doctrine de l’Amour miséricordieux, trad. Sr Pascale-Dominique Nau (Rome, 2010).

7.- Charles-André Bernard, Le mystère du cœur du Christ et la spiritualité ignatienne, trad. Sr Pascale-Dominique Nau (Rome, Centrum Ignatianum Spiritualis, 1991), Partie I, ch. 2: « La spiritualité du Cœur du Christ ».

8.- Voulant rester dans l’anonymat, elle les publia sans y apposer son nom, entre les deux guerres. Aujourd’hui nous en avons perdu, malheureusement, presque toute trace en France ; il ne reste que les volumes qu’elle envoya à Salamanque pour leur traduction en espagnol et quelques volumes dans la bibliothèque de son monastère. Elle n’a pas donné son Autobiographie pour être publiée.

9.- Cité par M. J. Muñoz Mayor, “La Obra del Amor Misericordioso y M. Esperanza” (I), dans : La Vida Sobrenatural (1989) 161-178.

10.- L’Autobiographie reste encore un texte inédit.

11.- Cité dans le guide Santuario dell’Amore Misericordioso: Collevalenza, p. 7.

12.- Pour le texte complet en français, cliquer sur ce LIEN

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 05:09

Par Mgr Jacques MASSON

40° jour 3 avril 2010 (samedi 3 avril 2010) – SAMEDI SAINT

« Portes ouvrez-vous, élevez vos frontons, et qu’il entre le Roi de Gloire !

Qui est ce Roi de Gloire ?

Le Seigneur lui-même est ce Roi de gloire ».

 

Le dimanche des Rameaux la procession, en arrivant à l’église, en trouve les portes fermées, et le célébrant, frappe à la porte avec le pied de la Croix, et s’engage ce dialogue. Puis la porte s’ouvre, et toute la procession entre dans l’église.

Le Samedi Saint, Jésus descend aux Enfers, au séjour des justes qui sont morts, depuis Adam et Eve, mais que le péché originel empêche d’entrer dans la Maison du Père, tant que la tête du serpent n’aura pas été écrasée.

Jésus devait descendre aux Enfers. Mais tout est différent : tenant la Croix dans sa main droite, il frappe à la porte, mais le dialogue n’a pas le temps de s’engager avec celui qui tient prisonnier toutes ces âmes des justes « qui est ce Roi de Gloire » : la Croix enfonce la porte qui s’effondre, écrasant le vilain serpent, et la Lumière du Fils de Dieu inonde tout ce vaste espace, aux cris et aux chants de joie et d’exultation des captifs qui attendaient leur délivrance. Les premiers à saluer le Sauveur, sont Adam et Eve, et tous les autres ensuite, connus ou moins connus, Jean Baptiste, Saint Joseph, Anne et Joachim, les prophètes, David, Abraham. Les Enfers, les Limbes comme on les appelle aussi, retentissent de chants de joie, de louange, d’adoration, et brillent de la Lumière divine. Bientôt, tous, après Jésus, ils entreront enfin au Paradis.

 

Ce jour est aussi le jour du Sabbat, un jour sacré, consacré à Dieu, à la prière.

Marie, les Apôtres, les disciples, les femmes qui ont suivi Jésus respectent eux aussi ce jour. Ils se retrouvent tous, dans la Salle haute, au Cénacle, où Jésus a institué la Sainte Eucharistie.

Ils sont tristes, abattus, écrasés par le poids de la douleur, par l’incompréhension. Ils ne s’attendaient pas à cette fin tragique, malgré ce que le Maître leur avait annoncé, mais qu’ils n’avaient pas compris. S’ils chantent les psaumes prescrits, leur cœur est ailleurs. Ils ne sont pas fiers non, plus, car, tous, ils ont fui, ils ont laissé le Maître. Et, devant Marie, ils éprouvent une honte profonde.

Marie, alors, s’assied au milieu d’eux : « Mes petits enfants, oui, vous êtes mes enfants, Mon Jésus vous a confiés à moi du haut de la Croix. Je suis devenue votre Maman, pour vous aider, pour vous consoler, pour vous réconforter, pour vous guider. Rappelez-vous ce que disait mon Divin fils quand il vous parlait. Combien de fois ne vous a-t-il pas annoncé qu’il fallait qu’il montât à Jérusalem pour être livré aux Princes des prêtres, pour être bafoué, et pour mourir sur une Croix.

« Je le savais, j’ai beaucoup souffert de cela. Mais je savais que mon Jésus était le Fils de Dieu, et que le Père lui avait donné la Mission de sauver tous les hommes en prenant leur nature humaine pour la purifier du péché, et la sauver de la mort éternelle. J’étais triste, je suis triste. Mais je suis heureuse que mon Jésus ait accompli sa Mission. Je l’ai entendu dire au Larron qui se repentait : « tu seras aujourd’hui avec moi dans le Paradis », et ces paroles ont rempli  mon cœur de joie.

« Ne vous découragez pas, ne doutez pas : Il ressuscitera comme il l’a dit ; Ne vous découragez pas, il a promis qu’il serait avec vous jusqu’à la fin des siècles : sa Mission ? Il vous demande de la continuer. Il sera toujours avec vous, et moi aussi. Une Maman peut-elle abandonner ses enfants

 

Prière

O Vierge Marie, Mère de Jésus et notre Mère, je vous aime de tout mon cœur. Vous avez consolé les Apôtres découragés et honteux, vous les avez accompagnés dans la fondation de l’Eglise. Vous étiez présente le jour de la Pentecôte, comme si le Saint Esprit voulait leur dire : c’est là votre Mère, écoutez-la.

Faites que je sois toujours « enfant de Marie » pour être frère de Jésus, enfant de Dieu et que je puisse vivre en votre compagnie dans la gloire du Ciel.

Je vous prie aussi pour tous ceux qui ne savent pas qu’ils ont un Père qui est dans les Cieux, une Maman qui est dans les Cieux, un « frère » qui est le propre Fils de Dieu,notre Créateur et notre Sauveur.

 

Et je sais, je crois intiment que là où vous êtes, ô ma tendre et douce Maman du Ciel se trouve Jésus, et que là où se trouve Jésus, vous êtes présente. En particulier durant le saint Sacrifice de la Messe, où nous sommes au pied de la Croix, en votre compagnie.

 

Merci Bonne Maman d’avoir dit « oui » à l’Archange Gabriel, car votre « oui » nous a donné le Fils de Dieu, avec nous, en nous, et votre présence maternelle à tout instant.

- FIN -

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