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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /2010 15:29

Par Droit de naître : communiqué

Droit de Naître a remis le 25 juin 2010 au Premier Ministre 3.910 pétitions de foyers indignés par les mesures de Roselyne Bachelot organisant la plus grande liberté d’accès à l’avortement.

 

En confessant « son combat pour permettre aux femmes de disposer de leur corps », elle a dévoilé sa nature d’otage de l’avortement à tout-va car la future mère ne peut pas faire ce qu’elle veut de l’autre corps qu’elle porte, et ne peut pas en disposer comme d’un esclave !

 

Si les nouvelles mesures entrent en vigueur elles établiront deux scandales.

 

1) De futures ARS, Agences régionales de santé, auront l’instruction d’intégrer la prise en charge des avortements comme une composante à part entière de l’offre de soins : le ministre de la Santé de la France aura établi l’équation « avortement = offre de soins ».

 

2) Ce militantisme idéologique n’a peur d’aucune contradiction : il nous augmente les dépenses de l’État de VINGT SEPT MILLIONS d’euros, à la charge des contribuables. En pleine crise budgétaire, quand le Gouvernement cherche où faire de bonnes économies, continuer à financer le massacre des innocents serait un contre-sens, l’augmenter est une aberration.

 

Droit de Naître vient de demander au Premier Ministre d’empêcher son ministre de la Santé de poursuivre sa politique de la terre brûlée : dans son aveuglement idéologique, la ministre de la Santé n’a pas pensé octroyer une pareille somme à aider les futures mères et leur bébé.

 

Contact presse : Georges MARTIN  06. 20. 14. 73. 49

 

Droit de Naître, 39 avenue Pasteur – 92400  COURBEVOIE

Tel : 01 49 05 48 99          Fax : 01 47 68 84 79

e-mail droitdenaitre@wanadoo.fr   www.droitdenaitre.org

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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /2010 15:00

Par Jorge Enrique MUJICA - Trad. de l'espagnol : Pierre GABARRA
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 16:00

Par L'Equipe d'Hermas

Egan.jpg


Le cardinal Edward Michael EGAN (°1932), archevêque émérite de New-York, célébrera la prochaine fête de l’Annonciation (25 mars), le soir, selon la forme extraordinaire du rite latin (édition de 1962).


Le prélat célébrera également, à cette occasion, le 15ème anniversaire de l’Encyclique “Evangelium vitae” (1995) du Pape Jean-Paul II.


HI_Front.jpg Le rapprochement entre cette fête liturgique et cet anniversaire, au nom de la défense de la vie, sera souligné symboliquement par le fait que la cérémonie aura lieu à l’église des Saints-Innocents, au cœur de Manhattan. La messe sera précédée par la récitation du Rosaire pour la Vie.


On connaît les positions très fermes du cardinal EGAN sur la question de l’avortement. Dans un article qu’il avait publié sur le site de l’Archidiocèse de New-York, alors qu’il était encore archevêque de cette grande métropole, le prélat n’avait pas hésité à comparer les arguments avancés pour justifier l’avortement à ceux d’Hitler et de Staline pour commettre des meurtres de masse.


Sous cette grande photo, représentant un fœtus dans le sein de sa mère, il avait écrit :


fig19.jpg« Avez-vous quelque doute que ce soit qu’il s’agisse bien d’un être humain ? Si vous n’avez pas un tel doute, doutez-vous qu’il s’agisse d’un être humain innocent ? Si vous n’avez pas davantage de doute sur ce point, doutez-vous que les autorités d’une société civilisée aient le devoir de protéger cet être humain innocent contre quiconque aurait l’intention de le tuer (…) ? » « Adolf Hitler s’est convaincu lui-même et a convaincu les siens que les juifs et les homosexuels étaient autre chose que des être humains. Joseph Staline a fait la même chose à l’égard des Cosaques et des aristocrates russes. Pourtant, Hitler et les siens avaient vu de leurs propres yeux des juifs et des homosexuels, et Staline et les siens avaient vu de leurs propres yeux des Cosaques et des aristocrates russes ».

 

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 12:36

Par Alejandro LLANO - trad. de l'espagnol par Pierre GABARRA

aaaaa[AGEA] Ne s’est-il donc rien passé ici, en Espagne ? Bien sûr que si, et quelque chose de très grave. Le Sénat vient d’approuver la nouvelle loi sur l’avortement, qui implique la tolérance à peu près totale de la liquidation des enfants non encore nés. On ne peut pas avaler ça comme on boit un verre d’eau. C’est un poison qu’on nous propose d’avaler, qui ne fera pas seulement du mal à ceux qui liquident des victimes innocentes, mais à nous tous.


Ceux qui ont élaboré la loi, et qui en ont accompagné la présentation par le mensonge, sont ceux qui nous gouvernent par le choix du peuple souverain. Il y a quelque chose qui ne colle pas chez nous. Quelque chose qui sent la pourriture. L’Espagne est le pays le plus permissif du monde en matière de sexualité et de famille : le pays où sont autorisées les pratiques les plus cruelles, promues par un endoctrinement insidieux, sur l’affectivité et le sexe, exercé sur des enfants qui ont à peine atteint l’âge de l’adolescence.

 

Quelle vision de l’homme est donc celle de ces maîtres de la mort ? Ils ignorent ce qu’est la dignité humaine. Ils tergiversent sur le respect dû à la personne dans toutes les phases de son existence. Ils pensent, par exemple, par une erreur philosophiquement grossière, que l’identité dépend de la continuité spacio-temporelle. Comme le fœtus est uni au corps de la mère, il pourrait en être ôté comme on enlève une tumeur.


Les partisans de l'avortement sont hostiles à la vie. Ils défendent également l’eugénésie et l’euthanasie. Ils représentent l’antithèse, à considérer les choses essentiellement, des libertés démocratiques. Mais en regard, quelle est l’attitude de ceux qui sont présumés favorables à la vie, celle de millions de personnes qui ont à peine bougé le petit doigt pour s’opposer à cette grande violence ? Pourtant, n’ont-ils pas organisé une manifestation ? Oui, et alors ? Ont-ils cru une seule seconde qu’il suffirait de sortir un jour avec d’autres dans la rue ? Non, ça ne suffira pas, et tout le monde le sait bien.  Mais ils ont préféré cacher leur tête sous leurs ailes. Comme ainsi ils ne voyaient rien, ils se sont imaginé que les autres ne verraient pas davantage leur mollesse et leur manque d’idées.


Le présupposé culturel principal de l’imposition de l’avortement, dans une société, c’est le matérialisme. Si les êtres humains ne sont qu'une association sophistiquée d'éléments charnels, alors on peut tout en faire. Il n’y a pas lieu dès lors d’argumenter intellectuellement pour les défendre, parce que la raison devient sans valeur dans ces considérations. Nous sommes tous devenus des libéraux et des économistes. L'important, c’est la richesse, et la liberté de faire circuler l’argent d’un lieu à l’autre. Le reste, c’est de la métaphysique, c'est-à-dire de la perte de temps. Qu’en serait-il d’ailleurs si, au bout du compte, c’était bien la métaphysique qui devait peser sur les décisions, pour qu’elles soient inclinées dans un sens ou dans un autre ? Peut-être se passerait-il, précisément, ce qui est en train de se passer. La vision du monde qui finirait pas s’imposer serait celle de ceux qui maintiennent que la force vient d’en-bas, qu’il n’y a pas d’autre éthique que celle que dicte le pragmatisme et qu’il n’existe aucune différence essentielle entre un être humain et un animal de compagnie.


La vision du monde dans laquelle l’avortement est accepté sans difficulté est celle qui considère la réalité comme un tout, sans distinctions radicales ni graduations. C’est ce que l’on appelle, de manière plus sophistiquée, l’holisme, ou le totalisme. Le tout informe est un. Il faut protéger le milieu ambiant et éviter qu’une espèce prédatrice, comme celle des humains, attaque et détruise les espaces naturels. Le sommet de ce qu’on peut atteindre en matière de spiritualité, c’est la suavité bêtasse de type new-age. Avant tout, il faut éviter l’agressivité. Pas de films où l’on se prendrait la tête avec des problèmes de profondeur humaine ou de radicalité morale. Le plus adapté, pour les enfants comme pour les grands, ce sont les animations, où pullulent enfants ingénus et gentils monstres. Il n’est pas mauvais non plus d’exalter la violence, si c’est à grand renfort de technique et que ça finit bien. On doit éviter à tout prix l’usage des livres.


La résignation et la docilité, jointes à un conformisme sans crispation, composent un état d’âme civilisé et ouvert, libre de préjugés, où les injustices sont masquées et les fœtus jetés à la poubelle. Le sacrifice des enfants est une métaphore et une annonce de la mort cérébrale et morale de presque tout un peuple.


Nous touchons le fond. Pour agir de manière différente, il est absolument nécessaire de penser autrement. Ou, tout simplement, de penser. Parce que ce qui est le plus grave, au fur et à mesure des agressions que nous subissons, c’est que nous en venions à cesser de penser.

Alejandro Llano


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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 15:23

Par Miguel ARGAYA ROCA - Trad. de l'espagnol par Pierre GABARRA
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 15:20

Par Miguel ARGAYA ROCA - Trad. de l'espagnol par Pierre GABARRA

Voici la fin du texte de l'article de M. Miguel ARGAYA ROCA, publié progressivement sur Hermas.info

Nous profitons de la circonstance pour remercier l'AGEA, dont ce texte est tiré, de son amitié.

 

(...) Il est clair que la solution ne peut pas consister à demander aux pays pauvres de le rester et d’abandonner leurs projets d’industrialisation, tandis que le monde “riche” continuera de polluer et de jouir des mêmes niveaux de production  et de consommation. La seule solution consiste, fondamentalement, à assumer l’interdépendance comme un défi pour l’avenir et comme un engagement moral, et à ne pas en faire un simple scénario destiné à justifier l’enrichissement rapide et l’exploitation. Le mondialisme économique, s’il doit s’imposer, devra reporter sur ses protagonistes non seulement ses avantages mais aussi ses responsabilités. A cette fin, il faudrait que les pays riches assument sans réserve leur part de sacrifices. Compte tenu de ce que, pour chaque dollar investi dans le Tiers Monde, le monde développé en récupère quatre, c’est un élémentaire devoir de justice, ce qui devrait déjà suffire à l’imposer. De plus, il s’agit là de l’unique moyen véritablement efficace d’éviter le prévisible big-bang migratoire qui se présente et qui est déjà en cours. Bien que cela puisse paraître paradoxal, pour y arriver, il faut éliminer ou, à défaut, augmenter les quotas d’émigration dans les pays riches et faire disparaître les barrières douanières protectrices qui frappent les importations venant du monde en voie de développement. Sans oublier l’urgente annulation d’au moins une partie de sa dette. De la sorte, on obtiendrait à moyen terme, à n’en pas douter, une décongestion démographique et économique minimale dans ces régions, et, à plus long terme, une tendance certaine à un certain degré d’égalisation dans le niveau de vie de tous les habitants de la planète. En retour, le premier monde y gagnerait quelques siècles de paix. Bien sûr, de telles mesures imposeraient de notables sacrifices, tels que la chute immédiate des salaires et une réduction importante du bien-être individuel et social. La conséquence en serait une perte de voix et d’influence pour les partis politiques et les syndicats, chose qui, par ailleurs, de mon point de vue,  est précisément l’une des causes de la grande difficulté actuelle à mettre en marche un véritable programme de stabilisation économique mondiale. Il y en a d’autres, beaucoup plus importantes et décisives, et moins explicables : le premier monde, convaincu en grande partie de sa supériorité biologique comme WASP [blanc (white), anglo-saxon et protestant], s’est vu perdre ces dernières décennies des points dans les pourcentages démographiques [tandis que les pays “riches” passaient, entre 1950 et 1990, de 832 millions à 1.207, les pays “pauvres” passaient de 1.684 à 4.086], ce qui offre au Tiers Monde des possibilités d'avenir jusqu'à présent difficilement atteignables dans le domaine géopolitique. Il est évident que le XXIème siècle n'est pas celui de la race blanche : si, à l'ONU, les différents pays étaient démocratiquement représentés en fonction de leur nombre d'habitants, les Etats-Unis auraient cinq fois moins de voix que l'Inde, et six fois moins que la Chine. Un hypothétique – mais non impossible – changement des règles du jeu politique international supposerait, donc, une véritable révolution copernicienne sur la scène géostratégique. Il est certain que le monde “riche” souhaite maintenir son statut et son rythme de vie sans perdre, en outre, son hégémonie politique. C'est la raison pour laquelle il a besoin de toute urgence de contenir la croissance démographique des pays en voie de développement et, pour cela, de les convaincre que leur pauvreté est due à un excès de population, tandis que, dans le même temps, il réduit ses quotas d'immigration et fortifie son protectionnisme.

 

            Le formidable retard que les intérêts égoïstes des grandes puissances économiques ont fait subir à ce que l’on a appelé la “Ronda de Uruguay”, depuis 1986, et pendant près de deux ans, jusqu’à la signature du GATT, est très significatif à cet égard. Les pays en voie de développement, en revanche, font valoir que leur pauvreté est due au manque de moyens pour améliorer leur productivité et que ce manque est rendu insurmontable en raison d’une discrimination habituelle dans les échanges internationaux et des barrières douanières qui sont élevées devant leurs produits dans les pays riches. Il faut souligner sur ce point que le prix des matières premières – principale source de revenu du Tiers-Monde – suit une courbe “opportunément” descendante sur le marché mondial, ce qui ôte aux pays en voie de développement la capacité effective d’accumuler des devises. Le déficit de leur balance des paiements courants, de la sorte, augmente, au point qu’en 1991 il était de 100.000 millions de dollars, et, avec lui, le montant de leur dette externe, arme fondamentale que le monde “riche” utilise pour sa politique antinataliste. Les pays “pauvres” ne demandent rien d’autre qu’un comportement loyal dans les relations économiques internationales. Ils demandent aussi que la Banque Mondiale et le FMI cessent de conditionner leurs crédits à l’accomplissement des programmes démographiques du FPNU. Au lieu de cela, on leur impose un très dur – je dirais même inhumain – corset démographique. Dans le même temps, on atténue leurs famines et leurs crises par de généreux apports d’aide humanitaire, certainement utiles dans un premier temps face à l’urgence de la mort, mais qui, finalement, n’ont pour effet que d’accoutumer leurs bénéficiaires à dépendre de l’extérieur et à perdre tout intérêt pour leur propre production, soumise à une concurrence déloyale, dès lors que l’approvisionnement humanitaire est gratuit. Ce dont les pays en voie de développement ont besoin, ce n’est pas tant d’une aide permanente, et moins encore d’une brutale et intéressée pression sur leurs comportements démographiques, que de technologie et de commerce et surtout d’un débouché pour leurs excédents de population. A raison, les pays sud-américains ont su répondre au Caire aux prétentions des Etats-Unis, de la Banque Mondiale et du FPNU, en affirmant que l’alarmisme apocalyptique des pays riches ne correspond qu’à une conception pessimiste – et certainement protestante – de l’existence, qui ne parvient pas à saisir que l’être humain dispose non seulement d’une bouche pour manger, mais aussi d’un esprit pour penser et de bras pour travailler. J’ajouterais qu’il répond aussi à un manque de foi inavoué en la capacité de la civilisation occidentale à absorber, et aussi à occidentaliser les apports culturels qu’elle reçoit et qu’elle espère recevoir. Il est clair qu’une société qui n’a pas confiance en la capacité de son propre bagage spirituel à attirer et à gagner de nouveaux venus ne mérite que de disparaître. Les espagnols, et les méditerranées en général, savent ce que signifie le métissage biologique et culturel parce qu’ils ont su s’en enrichir et l’exporter tout au long de l’histoire. Nous devrions être à cet égard une bonne référence pour répondre aux exigences nouvelles, imposées par le phénomène de l’immigration. Bien plus, nous devons en être un, de gré ou de force, parce que personne ne peut enrayer le phénomène et qu’il sera sûrement impossible de freiner le cours naturel des vagues d’immigration. Apprenons donc à manifester au nouveau venu ce sens hispanique proverbial de l’hospitalité, et consolidons, en même temps, les piliers sur lesquels est édifiée notre civilisation, non seulement pour ne pas la perdre dans le marasme ethnique qui nous submerge mais aussi parce que c’est là que l’on peut trouver avec certitude, quoi que d’aucuns s’obstinent à penser, les mécanismes qui permettront d’obtenir le plus profond, le plus efficace et le plus indolore métissage possible.

Miguel ARGAYA ROCA

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 18:04

Par Miguel ARGAYA ROCA - Trad. de l'espagnol par Pierre GABARRA

Nous vous proposons ICI, de télécharger, en format PDF, l'intégralité de la traduction de l'article de M. Miguel ARGAYA ROCA, publiée par bribes sur Hermas.info

Nous profitons de la circonstance pour remercier l'AGEA, dont ce texte est tiré, de son amitié.

(...) Il est clair que la solution ne peut pas consister à demander aux pays pauvres de le rester et d’abandonner leurs projets d’industrialisation, tandis que le monde “riche” continuera de polluer et de jouir des mêmes niveaux de production  et de consommation. La seule solution consiste, fondamentalement, à assumer l’interdépendance comme un défi pour l’avenir et comme un engagement moral, et à ne pas en faire un simple scénario destiné à justifier l’enrichissement rapide et l’exploitation. Le mondialisme économique, s’il doit s’imposer, devra reporter sur ses protagonistes non seulement ses avantages mais aussi ses responsabilités. A cette fin, il faudrait que les pays riches assument sans réserve leur part de sacrifices. Compte tenu de ce que, pour chaque dollar investi dans le Tiers Monde, le monde développé en récupère quatre, c’est un élémentaire devoir de justice, ce qui devrait déjà suffire à l’imposer. De plus, il s’agit là de l’unique moyen véritablement efficace d’éviter le prévisible big-bang migratoire qui se présente et qui est déjà en cours. Bien que cela puisse paraître paradoxal, pour y arriver, il faut éliminer ou, à défaut, augmenter les quotas d’émigration dans les pays riches et faire disparaître les barrières douanières protectrices qui frappent les importations venant du monde en voie de développement. Sans oublier l’urgente annulation d’au moins une partie de sa dette. De la sorte, on obtiendrait à moyen terme, à n’en pas douter, une décongestion démographique et économique minimale dans ces régions, et, à plus long terme, une tendance certaine à un certain degré d’égalisation dans le niveau de vie de tous les habitants de la planète. En retour, le premier monde y gagnerait quelques siècles de paix. Bien sûr, de telles mesures imposeraient de notables sacrifices, tels que la chute immédiate des salaires et une réduction importante du bien-être individuel et social. La conséquence en serait une perte de voix et d’influence pour les partis politiques et les syndicats, chose qui, par ailleurs, de mon point de vue,  est précisément l’une des causes de la grande difficulté actuelle à mettre en marche un véritable programme de stabilisation économique mondiale. Il y en a d’autres, beaucoup plus importantes et décisives, et moins explicables : le premier monde, convaincu en grande partie de sa supériorité biologique comme WASP [blanc (white), anglo-saxon et protestant], s’est vu perdre ces dernières décennies des points dans les pourcentages démographiques [tandis que les pays “riches” passaient, entre 1950 et 1990, de 832 millions à 1.207, les pays “pauvres” passaient de 1.684 à 4.086], ce qui offre au Tiers Monde des possibilités d'avenir jusqu'à présent difficilement atteignables dans le domaine géopolitique. Il est évident que le XXIème siècle n'est pas celui de la race blanche : si, à l'ONU, les différents pays étaient démocratiquement représentés en fonction de leur nombre d'habitants, les Etats-Unis auraient cinq fois moins de voix que l'Inde, et six fois moins que la Chine. Un hypothétique – mais non impossible – changement des règles du jeu politique international supposerait, donc, une véritable révolution copernicienne sur la scène géostratégique. Il est certain que le monde “riche” souhaite maintenir son statut et son rythme de vie sans perdre, en outre, son hégémonie politique. C'est la raison pour laquelle il a besoin de toute urgence de contenir la croissance démographique des pays en voie de développement et, pour cela, de les convaincre que leur pauvreté est due à un excès de population, tandis que, dans le même temps, il réduit ses quotas d'immigration et fortifie son protectionnisme.

 

            Le formidable retard que les intérêts égoïstes des grandes puissances économiques ont fait subir à ce que l’on a appelé la “Ronda de Uruguay”, depuis 1986, et pendant près de deux ans, jusqu’à la signature du GATT, est très significatif à cet égard. Les pays en voie de développement, en revanche, font valoir que leur pauvreté est due au manque de moyens pour améliorer leur productivité et que ce manque est rendu insurmontable en raison d’une discrimination habituelle dans les échanges internationaux et des barrières douanières qui sont élevées devant leurs produits dans les pays riches. Il faut souligner sur ce point que le prix des matières premières – principale source de revenu du Tiers-Monde – suit une courbe “opportunément” descendante sur le marché mondial, ce qui ôte aux pays en voie de développement la capacité effective d’accumuler des devises. Le déficit de leur balance des paiements courants, de la sorte, augmente, au point qu’en 1991 il était de 100.000 millions de dollars, et, avec lui, le montant de leur dette externe, arme fondamentale que le monde “riche” utilise pour sa politique antinataliste. Les pays “pauvres” ne demandent rien d’autre qu’un comportement loyal dans les relations économiques internationales. Ils demandent aussi que la Banque Mondiale et le FMI cessent de conditionner leurs crédits à l’accomplissement des programmes démographiques du FPNU. Au lieu de cela, on leur impose un très dur – je dirais même inhumain – corset démographique. Dans le même temps, on atténue leurs famines et leurs crises par de généreux apports d’aide humanitaire, certainement utiles dans un premier temps face à l’urgence de la mort, mais qui, finalement, n’ont pour effet que d’accoutumer leurs bénéficiaires à dépendre de l’extérieur et à perdre tout intérêt pour leur propre production, soumise à une concurrence déloyale, dès lors que l’approvisionnement humanitaire est gratuit. Ce dont les pays en voie de développement ont besoin, ce n’est pas tant d’une aide permanente, et moins encore d’une brutale et intéressée pression sur leurs comportements démographiques, que de technologie et de commerce et surtout d’un débouché pour leurs excédents de population. A raison, les pays sud-américains ont su répondre au Caire aux prétentions des Etats-Unis, de la Banque Mondiale et du FPNU, en affirmant que l’alarmisme apocalyptique des pays riches ne correspond qu’à une conception pessimiste – et certainement protestante – de l’existence, qui ne parvient pas à saisir que l’être humain dispose non seulement d’une bouche pour manger, mais aussi d’un esprit pour penser et de bras pour travailler. J’ajouterais qu’il répond aussi à un manque de foi inavoué en la capacité de la civilisation occidentale à absorber, et aussi à occidentaliser les apports culturels qu’elle reçoit et qu’elle espère recevoir. Il est clair qu’une société qui n’a pas confiance en la capacité de son propre bagage spirituel à attirer et à gagner de nouveaux venus ne mérite que de disparaître. Les espagnols, et les méditerranées en général, savent ce que signifie le métissage biologique et culturel parce qu’ils ont su s’en enrichir et l’exporter tout au long de l’histoire. Nous devrions être à cet égard une bonne référence pour répondre aux exigences nouvelles, imposées par le phénomène de l’immigration. Bien plus, nous devons en être un, de gré ou de force, parce que personne ne peut enrayer le phénomène et qu’il sera sûrement impossible de freiner le cours naturel des vagues d’immigration. Apprenons donc à manifester au nouveau venu ce sens hispanique proverbial de l’hospitalité, et consolidons, en même temps, les piliers sur lesquels est édifiée notre civilisation, non seulement pour ne pas la perdre dans le marasme ethnique qui nous submerge mais aussi parce que c’est là que l’on peut trouver avec certitude, quoi que d’aucuns s’obstinent à penser, les mécanismes qui permettront d’obtenir le plus profond, le plus efficace et le plus indolore métissage possible.

Miguel ARGAYA ROCA

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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 10:00

Par Miguel ARGAYA ROCA - Trad. de l'espagnol par Pierre GABARRA

 

"Nous sommes en réalité face à ce qui est objectivement un 'complot contre la vie',

dans lequel on voit aussi impliquées des Institutions internationales".

Jean-Paul II


aaaaaLe démographe Karl Zinsmeister a prouvé en 1994, dans deux articles publiés par le magazine américain The National Interest et la Population Research Institute Review, que le problème de la population n'existait pas en tant que tel, mais comme une conséquence d'une distribution injuste des richesses. La Division de la Population des Nations-Unies, organisme statistique sans rôle décisionnel et de ce chef, jusqu’à ce jour, soustrait à l’infiltration stratégique des pays riches, affirmait lui-même en 1994, dans son rapport intitulé “World Population Prospects”, que le fameux “danger démographique” diminuait de plus en plus et que malgré les affirmations pessimistes plus ou moins intéressées, la croissance démographique de la planète se stabilisait. En 1960, l'estimation de la population mondiale pour l’année 2000 était de près de 10.000 millions. A quelques mois du nouveau millénaire, ce chiffre doit être sensiblement revu à la baisse. La cause, bien sûr, ne doit pas en être attribuée à l’activité antinataliste de la FPNU, mais à la logique démographique elle-même, selon laquelle le nombre d’enfants par couple diminue à mesure que le niveau de vie augmente.

 

D'autre part, il ne faut pas exagérer la triste situation économique du monde. Il y a seulement trente ans, 80 % de la population des pays en voie de développement vivaient sous le seuil de 2.000 calories par habitant et, dans ces pays, 2 % seulement dépassaient les 2.700 calories. Aujourd’hui, la population en voie de développement qui n’atteint pas le seuil minimum est inférieure à 8,5 %, et celle qui dépasse les 2.700 calories est supérieure à 15 %. Alors que la population mondiale a doublé, l'apport calorique moyen par habitant dans le monde est passé  de 1 .950 à 2.475. Actuellement, par exemple, il y a 60 % de céréales disponibles de plus, par personne, qu’en 1960. La FAO, en 1994, a établi que depuis 1950 à cette date, la production mondiale de céréales avait été multipliée par trois, tandis que la population avait seulement doublé. En 1996, au Sommet Mondial sur l’Alimentation, cet organisme international a révélé que depuis 1970, dans les 55 pays les plus pauvres de la terre, l’espérance de vie avait sensiblement augmenté. En Tanzanie, par exemple, elle est passée de 41 à 52 ans ; en Ethiopie, de 37 à 47 ans ; au Soudan, de 40 à 53 ans.

 

Le catastrophisme, en toute hypothèse, n’est pas d’aujourd’hui. Déjà au 2ème siècle après Jésus-Christ, Tertullien se plaignait de ce que le monde ne pourrait pas supporter une charge démographique supplémentaire. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. La réalité historique a démontré que la capacité de la technique permet de développer la communauté humaine jusqu’à des limites insoupçonnées. Roger Revelle, qui fut directeur du Harvard Center for Population Studies, est allé jusqu’à affirmer que les capacités technologiques actuelles, bien appliquées, permettraient d’alimenter 40.000 millions de personnes dans le monde. On peut en donner un bon exemple avec ce que l’on a appelé la “révolution verte”, menée par le docteur M.S. Swaminathan, en Inde, à partir d’un riz de laboratoire, l’IR 36, capable d’un accroissement rapide et d’une forte résistance aux maladies, ce qui a permis à ce pays, entre 1967 et 1987, de multiplier sa production céréalière par habitant alors que sa population avait augmenté de 100 millions, et même d’accumuler un stock de 50 millions de tonnes jusqu’à devenir, depuis 1980, un  pays exportateur. Par ailleurs, la superficie cultivée est susceptible d’augmenter. En Chine, par exemple, où la politique antinataliste a été pratiquée sous la forme la plus brutale, pour conduire néanmoins à un échec évident, la superficie appropriée pour les cultures sèches et non utilisée est de 2.500 millions d'hectares, c'est-à-dire trois fois plus importante que celle qui est exploitée. Il en est de même du problème de la désertification. La FAO a fréquemment mis en garde contre le peu de fiabilité des mécanismes utilisés pour évaluer l’irrécupérabilité des terres. Bien des exemples démentent ces classifications. Il en est ainsi du programme agricole qui a fait recouvrer sa fertilité à certaines zones du Kenya et qui a démontré qu’une terre classée comme non récupérable peut cesser d’être telle si l’on y applique une politique incitative et des techniques adéquates. On pourrait citer aussi l’exemple israëlien.


Quoi qu’il en soit, le problème n’est pas démographique. C’est un problème de partage. Alors que les pays pauvres deviennent moins pauvres, les pays riches deviennent plus riches, les différences entre les deux étant renforcées. En 1800, le PNB par habitant était de 200 dollars parmi les pays du Nord, et de 206 dans le Sud. En 1900, il est passé à 528 dans le Nord, et à 179 dans le Sud. En 1987, l’écart est scandaleux : le Nord jouit d’un PNB moyen par habitant de 14.430 dollars par habitant, le Sud de 700 dollars. Il n’est pas douteux qu’entretemps le Sud se soit objectivement amélioré. Mais la pauvreté est devenue d’autant plus évidente et d’autant plus injuste qu’elle s’oppose au luxe. Il suffit de souligner que les Etats-Unis, à eux seuls, pourraient nourrir totalement les 6.000 millions de personnes qui vivent aujourd’hui sur la terre [un enfant américain consomme annuellement ce que consomment 422 éthiopiens]. 10 % seulement des stocks du monde développé suffiraient à mettre fin aux problèmes de malnutrition dans le Tiers-Monde. Chaque occidental consomme, et en conséquence pollue, quatre fois plus qu’un habitant de ces régions. De manière significative, la richesse de 225 personnes dans le monde équivaut à celle de la moitié de l’humanité et les trois personnes les plus riches du monde [notamment Bill Gates] dépassent à elles seules le budget des 48 pays les plus pauvres, ainsi que le rapportait en septembre 1988 le Directeur régional du Programme des Nations-Unies pour le développement en Amérique latine et aux Caraïbes, Alfonso Zumbado, dans son rapport annuel sur le développement humain. Alors que 20 % de la population de la planète vivent encore en-dessous de ce qui est considéré comme le seuil de la pauvreté, les pays riches dépensent chaque année pour les soins et l'entretien de leurs animaux domestiques un montant de 17.000 millions de dollars, plus 12.000 autres pour les parfums et les cosmétiques. Bien entendu, ces chiffres ne prennent leur véritable dimension que si l’on sait qu'il suffirait de 13,000 millions de dollars pour assurer à tous les êtres humains un accès minimum aux services de santé. En bref, il suffit de connaître que 40 % de l’humanité doit se débrouiller avec seulement 3,3 % des ressources de la planète, tandis que 20 % de l’humanité en consomment 82,7 % et, ce qui plus scandaleux encore, produisent simultanément 80 % de la pollution. À cet égard, il est bien étrange que ce soient précisément les pays industrialisés – c'est-à-dire ceux qui polluent le plus – qui brandissent le mouvement de l’écologie comme un dogme éthique de la globalisation mondialiste, en faisant obligation aux pays du Tiers-Monde de conserver vierges leurs forêts et leurs jungles [les “poumons de la planète”], alors que cela leur impose, à moyen terme, une stagnation économique.


Il est curieux – et même cynique – quand on y pense, comme cela s'est récemment produit au Sommet de Kyoto, que ce que l’on appelle le “premier monde” ne soit pas disposé à réduire sa course à l’opulence même devant la probabilité sérieuse de porter atteinte à la biosphère. Bien évidemment, il est plus facile de demander au mendiant de vider la poubelle globale pendant que nous la remplissons ; en somme, de lui demander de rester pauvre afin que nous autres puissions continuer d’être riches. Nous ne pouvons pas échapper à cette responsabilité. Nous devons être conscients de ce qu’une partie de notre richesse – je ne m’aventurerais pas à dire qu’elle est petite – est factice, soustraite à l’effort universel de l’humanité grâce à une position privilégiée sur la grille de départ, position qui n’a pas toujours été honnêtement conquise [à suivre].

Miguel Argaya Roca

 


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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 14:15

Par Miguel ARGAYA ROCA - Trad. de l'espagnol par P. GABARRA


"Nous sommes en réalité face à ce qui est objectivement un 'complot contre la vie',

dans lequel on voit aussi impliquées des Institutions internationales".

Jean-Paul II


aaaaaL'instrument le plus efficace du Lobby pro-avortement est peut-être la Banque Mondiale.


Il faut se souvenir que la dette externe est l'un des plus douloureux cancers du Tiers Monde. Le Mozambique, par exemple, a dû débourser en 1996, à ce titre, le double de ce qu'il a consacré à l'éducation et à la santé. Il ne faut pas tomber dans ce piège - clairement raciste - d'imputer ce désastre à une "incapacité" de ces pays, jamais démontrée, de se débrouiller par eux-mêmes ou d'échapper à la corruption politique. Il faut prendre en compte ce fait que, pendant les années quatre-vingt, selon le Programme des Nations-Unies pour le développement, les taux d'intérêt appliqués aux pays pauvres étaient dans l'ensemble quatre fois plus élevés que pour les pays riches. De même, il ne faut pas oublier que le problème de la dette externe est relativement récent, car il remonte à la crise pétrolière de 1973. A cette époque, les grandes banques mondiales virent croître leurs fonds grâce aux bénéfices tirés des pays de l'OPEP, lesquels avaient grandement accru leurs revenus après avoir quadruplé le prix du pétrole. Elles se sont alors scandaleusement lancées dans une politique de prêts à risque en direction des pays en voie de développement. Evidemment, ces derniers ont acueilli avidement cette pluie inattendue de millions qui, en de nombreux cas, n'ont pas été affectés aux objectifs en vue desquels ils avaient été sollicités. En outre, en même temps, l'augmentation du prix du prix du pétrole provoquait dans le monde industrialisé un processus inflationniste galopant difficile à enrayer sans recourir à des mesures drastiques.


En 1979, le géant nord-américain a été contraint de pratiquer un sévère ajustement monétaire, qui fut immédiatement suivi par l'ensemble des autres pays du bloc industrialisé. La conséquence, pour le Tiers Monde, qui vivait de ses exportations, ne se fit pas attendre : dans un court laps de temps, les pays qui avaient contracté des dettes à taux d'intérêts variable - c'est-à-dire, logiquement, pratiquement tous - virent se multiplier les intérêts de leurs emprunts. La plupart du temps, la dette est devenue un poids insurmontable : les paiements annuels, effectués par les débiteurs au prix de sacrifices considérables, ne parvenaient même pas à couvrir le montant des intérêts. En 1996, par exemple, la dette externe accumulée de la Zambie était le double de son PNB. La même année, le monde en voie de développement devait au premier monde, globalement, le double de ce qu'il lui devait dix ans plus tôt, rien qu'au titre de l'accumulation des intérêts impayés.


Les choses étant ainsi, il n'est pas possible d'ignorer le fonctionnement interne de l'activité de la Banque Mondiale, précédemment évoquée. Née, comme le Fonds Monétaire International (FMI), en juillet 1944 à Bretton Woods (USA), elle exprimait alors la volonté de définir les lignes économiques directrices d'un monde qui se voyait déjà victorieux de la deuxième guerre mondiale et qui souhaitait étendre et globaliser son capitalisme à l'échelle planétaire. Il n'est pas douteux que ces objectifs sont près de s'accomplir, si ce n'est pas déjà le cas. A la fin de l'année 1991, la revue The Economist et le New York Times publièrent un memorandum interne de la Banque Mondiale selon lequel cette institution devait stimuler dans le Tiers Monde l'installation des industries les plus sales, pour différentes raisons : la logique économique elle-même, qui invite à éloigner de chez soi les résidus, les bas niveaux de contamination de ces pays, à cause de leur moindre densité de population, et la faible incidence du cancer sur des groupes de population dont l'espérance de vie, de soi, est faible. Y a-t-il lieu de s'étonner, dès lors, que le premier monde ait besoin de perpétuer le déficit de population du monde en voie de développement ? Il faut ajouter que, dans les décisions du FMI, les Etats-Unis réunissent 17,8% des voix et que le monde développé dans son ensemble [environ quinze pays, sur un total d'un peu plus de 175] en représente 55%. Le pourcentage, surtout dans un système fondé sur l'argent, est déterminé en fonction des apports économiques qui sont faits au Fonds, ce qui exclut les pays les moins développés. Par exemple, le groupe formé par l'Argentine, le Chili, la Bolivie, le Paraguay, le Pérou et l'Uruguay ne totalise que 2,15 % des votes [à suivre].

Miguel Argaya Roca


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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 12:42

Par L'Equipe d'Hermas

En contrepoint à la série d'articles publiés sur cette question, remise sur le devant de la scène en France par les récentes déclarations de Mme BACHELOT, voici un document confirmatif très important à verser au dossier, qui nous est transmis par un lecteur, que nous remercions chaleureusement.

 

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