Communautés

Préservatif et sida

Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 03:43

Il n'est plus à démontrer à quel point la presse a joué un rôle néfaste en cette affaire, soit par ignorance, soit par sottise, soit par complicité. Le journal Le Figaro n'y a pas peu contribué, loin s'en faut, ce qui a déclenché de vives critiques de la part de ses lecteurs, dont beaucoup de naïfs croient sans doute encore qu’il est digne du défunt Aurore.


La manipulation devenant chaque jour plus évidente - grâce, notamment, aux nombreuses réactions des catholiques, par les moyens dont ils disposent - la position devenait cependant inconfortable. Comme il ne s’agit pas, évidemment, d’avouer ses turpitudes et moins encore de s’en excuser, la presse négocie de petits virages par lesquels elle espère faire illusion. C’est, en particulier, le cas du Figaro.


Après avoir crié à tue-tête au scandale, à l’incompétence, voire à la sottise du Pape, on en vient à reconnaître aujourd’hui que, dans le fond, à bien regarder les choses, il n’avait peut-être pas totalement tort. Le Figaro, que la crainte du ridicule n’étouffe pas, va jusqu’à prendre quasiment sa défense en parlant, dans un article de Jean-Marie Guénois, du 25 mars, du combat « totalement incompris » (sic) du Pape. Mais la tendance actuelle est désormais de dire que tout cela est tout de même de sa faute parce que, de toutes façons, il s’est très mal exprimé. C’est le refrain de la mauvaise communication que l’on reprend ainsi, et qui convainc pas mal de gogos.


En réalité, que le Pape ait dit que les préservatifs « aggravent » ou « risquent d’aggraver », les deux propositions sont également vraies. Elles ne sont simplement pas prises sous le même rapport : la première décrit une situation de fait, observée, qui résulte de la croyance erronée que le préservatif arrêterait la propagation du sida, ce qui provoque la multiplication des comportements à risques et, partant, celle de l’épidémie. La seconde est une position de principe. Le préservatif ne cause évidemment pas le sida, il ne l’aggrave évidemment pas en soi, mais il peut contribuer à sa propagation. De fait, c’est le cas, en sorte que la vérité de la seconde affirmation se trouve vérifiée dans la première. L’une et l’autre proposition sont confirmées par des analyses scientifiques, en particulier celle du Prof. Green, de Harvard, dont nous nous sommes déjà fait l’écho.


Le Figaro, dans sa version internet, a publié l’article susvisé sous le titre : « Sida : l’Eglise ne proscrit pas le préservatif », avec, bon goût suprême du journal informatif, une photo de manifestants, devant Saint-Pierre de Rome, brandissant des préservatifs. « La nouvelle peut surprendre », commence-t-il, après la polémique ouverte contre le Pape « mais l'Église catholique admet implicitement le préservatif pour lutter contre le sida ». On croirait lire Le Monde des bonnes années de manipulation mentale, comme pour dire sans le dire, par la juxtaposition des événements, que l’Eglise change sa position – fût-ce implicitement. C’est d’ailleurs ainsi, visiblement, que des lecteurs le comprennent, d’après leurs réactions. L’article se fonde sur une étude menée en Ouganda, publiée par l’Osservatore romano du  22 septembre 2009, « mettant en évidence l'efficacité du préservatif dans la lutte contre la maladie ».


Or si l’exemple de l’Ouganda est cité par cette étude, et par l’article de l’Osservatore romano, ce n’est nullement pour « mettre en évidence l'efficacité du préservatif dans la lutte contre la maladie », mais tout au contraire pour montrer qu’en ce pays, qui est le seul qui ait vu un recul significatif de la maladie, ce résultat a été obtenu par tout autre chose que ce moyen technique, à savoir la rupture avec des comportements sexuels débridés, l’abstinence, en particulier chez les jeunes, avant le mariage, et la fidélité. L’article du Figaro est donc mensonger, comme son intitulé, contredit d’ailleurs par certaines citations que son auteur ne peut manquer de faire, sauf à se couvrir entièrement de ridicule. Le même article se garde évidemment de mentionner que l’Osservatore cité souligne que le Daily Telegraph britannique a donné raison au Pape, que selon l’OMS elle-même « la distribution de préservatifs n’a pas servi par elle-même à endiguer l’épidémie », que le préservatif fait surtout l’affaire des laboratoires pharmaceutiques qui les vendent, et que selon le magazine Science, qui fait autorité : « (…)  la réduction du nombre de partenaires sexuels et l'abstinence chez les jeunes non mariés, plutôt que l'utilisation des préservatifs, ont été les principaux facteurs de réduction de l'épidémie du sida ».


Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. La vérité de la situation est dans la conclusion de l’Osservatore romano, que Le Figaro, bien évidemment, se garde de reprendre :


« Nombreux sont les pays occidentaux qui ne veulent pas reconnaître la vérité des paroles prononcées par Benoît XVI, soit pour des motifs économiques – les préservatifs rapportent de l’argent, tandis que l’abstinence et la fidélité sont évidemment gratuits – soit parce qu’ils craignent que le fait de donner raison à l’Eglise sur un point central du comportement sexuel puisse signifier un pas en arrière dans la jouissance purement hédoniste et récréative du sexe, laquelle est considérée comme un important acquis de notre époque. Le préservatif est renforcé au-delà de sa capacité réelle à stopper le sida, parce qu’il permet à la modernité de continuer à croire en elle-même et en ses principes, et parce qu’il paraît permettre le contrôle de la situation sans avoir rien à changer. C’est précisément parce qu’elle touche ce point névralgique, ce mensonge idéologique, que la parole du Saint-Père a été tellement critiquée. Mais Benoît XVI, qui le sait parfaitement, est resté fidèle à sa mission, qui est de dire la vérité. »


Voici, en version française, traduite par nos soins, l’article de l’Osservatore romano du 22 mars 2009, en version PDF.


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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 11:46

La polémique pansexualiste lancée contre le Pape Benoît XVI repose sur cette idée : le Pape a affirmé que l’usage du préservatif risquait d’augmenter le problème du SIDA plus que le résoudre.

 

Ces seuls propos, détachés de leur contexte, ont suffi à enflammer la planète des Bien-pensants, de la gauche, gardienne du Sanctuaire de l’immoralité, à la droite, qui trouvent toujours à s’unir à elle en de telles circonstances, avec ses Juppé et ses Morano.

 

Si les propos du Pape étaient détachés de leur contexte, la polémique, elle, est manifestement détachée du sien. C'est-à-dire détachée du contexte même du problème du SIDA. Et cela à bien des égards.

 

- Comme les témoignages que nous avons diffusés ici même le démontrent, les évêques africains et bien des responsables politiques africains partagent le propos du Pape. Les uns et les autres ont souligné que les auteurs de la polémique, tout à leurs phantasmes occidentaux libertaires, ignoraient le contexte africain de la pandémie. Les Bien-pensants prétendent servir les intérêts de l’Afrique. Comme en une foule de domaines, ils ne font que transposer sur elle leurs visions gauchies par l’intérêt.

 

- L’idéologie pansexualiste, qui veut contradictoirement lutter contre le SIDA et maintenir ses exigences effrénées, ne voit pas que partout en Afrique où le SIDA recule significativement, c’est qu’elle-même recule à proportion. De plus en plus, les “responsables” à tous égards, politiques, religieux et individuels, constatent que le vrai remède à l’épidémie est la monogamie, le renoncement à l’aventurisme sexuel, la fidélité, voire l’abstinence. Et ce remède produit ses fruits, comme en Ouganda, et cela contre la pression des organisations internationales qui cherchent à propager l’usage du préservatif.

 

- Etranger au contexte de la pandémie, l’idéologie pansexualiste l’est même d’un point de vue technique ou scientifique. Le Centre sur l’étude des populations et le développement de l’Université d’Harvard, qui étudie en particulier l’impact des comportements sur la transmission du SIDA dans le monde, a mis en lumière le rôle central de la réduction du nombre des partenaires sexuels et  l'importance des comportements préventifs incluant les croyances et les valeurs, dans le recul de la pandémie. Bien plus, Edward C. Green, Directeur de l’AIDS Prevention Research Project de ce Centre, et médecin anthropologiste de formation, a indiqué explicitement qu’après 25 ans d’expérience de cette pandémie, il n’avait été trouvé « aucun lien significatif entre l’usage du préservatif et une diminution du taux d’infection au virus HIV ».

 

Interrogé récemment par la National Review Online [ICI] sur les propos du Pape, le Professeur Green a déclaré : « Le Pape a raison ou, pour dire plus exactement les choses, les éléments les plus probants dont nous disposons vont dans le sens des commentaires du Pape [NdR : ceux qui ont été fait pas le Pape dans l’avion et qui sont sources de polémique] ». Il ajoute qu’à l’inverse il « est prouvé que les préservatifs ne sont pas efficaces au “niveau de la population” » et qu’il y a « une relation étroite, établie par nos meilleures études, y compris celles menées par le “Demographic Health Surveys” financé par les Etats-Unis, entre une plus grande disponibilité et un plus grand usage des préservatifs et un taux plus important (et non pas plus bas) d’infection par le VIH. Ceci peut être dû en partie à un phénomène connu sous le nom de compensation des risques, c'est-à-dire  que lorsqu’on utilise une “technologie” de réduction de risques, comme les préservatifs, on en perd souvent le bénéfice (la réduction du risque) en “compensant”  ou en prenant plus de risques que l’on n’en prendrait en l’absence de technologie destinée à réduire le risque ».

 

Le Professeur Green a ajouté qu’il avait observé que le Pape parlait de “ monogamie”, plutôt que “d’abstinence, en jugeant ce choix plus adapté à l’Afrique. « La meilleure et la plus récente des données empiriques, ajoute-t-il, montre en effet que la réduction de la multiplicité et de la simultanéité des partenaires sexuels est le plus important changement de comportement associé à la réduction des taux d'infection par le VIH (l'autre facteur important étant la circoncision) ». Il ajoute encore : « De plus en plus d’experts du SIDA acceptent ces données. Les deux pays qui sont le plus touchés par les épidémies de VIH, le Swaziland et le Botswana, ont lancé des campagnes visant à décourager les partenaires multiples et simultanés, et à encourager la fidélité ».

 

Ces développements permettent de mieux mesurer le sérieux des propos échangés, et de quel côté se situe la “responsabilité” que les grands prêtres de l’idéologie se plaisent tant à invoquer contre le Pape. Bien plus. Ils permettent de souligner ceci :

 

Aussi bien dans son contexte que hors de son contexte, le propos du Pape sur le rapport entre le préservatif, comme fausse réponse, voire comme élément de risque supplémentaire, et la propagation du SIDA, est parfaitement fondé.

 

Nous, catholiques, n’avons donc à nous sentir en position de faiblesse à aucun égard sur cette question, ce qui rend d’autant plus inacceptables les atermoiements de certains prélats qui, prétendant que les propos du Pape ne viseraient qu’un « idéal », ne craignent pas de soutenir que celui qui ne veut être « ni suicidaire, ni assassin DOIT utiliser le préservatif ». Il s’agit là, de toute évidence, d’une fausse réponse - d'autant plus fausse, d'ailleurs, que dans sa perspective utilitariste elle méconnaît les conditions morales de l'acte.


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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 11:14

On nous communique ces interventions que nous vous proposons à notre tour de diffuser.

Le  président du Burkina Faso Blaise Compaoré :

Vous présidez personnellement le Comité national de lutte contre le sida. Pourquoi ?

C'est un engagement moral quand on est responsable d'une communauté de 12 millions de personnes. En Afrique de l'Ouest, le sida menace la vie de millions d'hommes et de femmes. Son impact sur la société est considérable. Le chef de l'Etat doit être à l'avant-garde. Le Burkina a développé un cadre stratégique classique avec les éléments clés de la lutte contre le sida : la prévention, le suivi épidémiologique, et la prise en charge des malades. Nous commençons à enregistrer des résultats - le taux de prévalence est passé de 7% en 1997 à 4% en 2003. [...]. Face aux organismes internationaux, il faut savoir résister. On peut nous conseiller, mais pas faire à notre place. [...] Les Européens n'éprouvent pas le danger du sida de la même manière que nous. Pour les Burkinabés, le danger est immédiat. La pandémie est une réalité visible, elle frappe votre famille, vos amis les plus proches. En Europe, vous avez peut-être le loisir de faire des thèses pour ou contre la morale. Au Burkina, nous n'avons pas le temps. [...]


Il y a souvent un gouffre entre ce que disent les médias et ce qui se passe sur le terrain. En Afrique, nous vivons avec le sida au quotidien. Le débat sur le préservatif, tel que vous le présentez, ne nous concerne pas. Les Français aiment la polémique, c'est leur côté gaulois ! Certains critiquent la position de l'Eglise en prétendant défendre les Africains. Soit. Mais la plupart n'ont jamais mis les pieds chez nous ! Je leur conseille de venir faire un séjour au Burkina. Chez nous, l'imam, le prêtre et le chef coutumier travaillent de concert : tous ont l'ambition d'affronter le même mal. Se focaliser sur le préservatif, c'est passer à côté du problème du sida. [...].


Beaucoup de gens ignorent le travail de l'Eglise en Afrique. En France, l'intelligentsia ne comprend pas cette proximité avec les responsables catholiques.Chez nous, l'Eglise est d'abord synonyme d'écoles et de dispensaires. Le débat sur le sida n'est pas théorique, il est pratique. L'Eglise apporte sa contribution. Si l'abstinence est un moyen de prévention, nous n'allons pas nous en priver ! [...] L'Eglise n'a pas le monopole de l'abstinence ! En tant que chef de l'Etat, j'ai pris des engagements dans ce sens depuis 2002 dans le cadre de la campagne "C'est ma vie". L'objectif était de mettre les gens devant leurs responsabilités. Parmi les engagements proposés, certains faisaient directement appel à l'abstinence : "J'ai décidé de m'abstenir de tout rapport sexuel quand mon mari (ma femme) est absent(e)", et "J'ai décidé de m'abstenir de toute relation sexuelle jusqu'au mariage"." 

 

Mgr Slattery, de Tzaneen, en Afrique du Sud présente  (http://www.zenit.org/article-17020?l=frenchle documentaire intitulé «Semer dans les larmes», qu'il vient de réaliser avec le producteur Norman Servais, sur l'épidémie du SIDA dans son pays. Ce documentaire vient de gagner le «Grand Prix» au 22ème festival international multimédia catholique «Niepokalanow 2007» : "En dépit de la promotion qui est faite dans les écoles pour le préservatif, il y a un taux de grossesse élevé parmi les filles en âge scolaire, parfois jusqu'à 20%".


Mgr Slattery explique que les avantages économiques d'une telle situation sont réels, l'industrie du préservatif étant une industrie multimillionnaire. "L'Afrique du Sud et les pays voisins du Botswana et du Swaziland ont les taux d'infection les plus élevés au monde et les taux de distribution de préservatifs également les plus élevés. [...] la conclusion est évidente : plus de préservatifs signifient plus de cas de SIDA et plus de morts [...] il est bien sûr ‘politiquement incorrect' aussi bien ici que dans le monde occidental, d'envisager l'éventualité que le préservatif puisse en réalité alimenter cette maladie mortelle au lieu de la freiner".


L'objectif de l'Eglise dans le pays est de « lever le voile du secret sur le SIDA et d'inciter les gens à en parler ouvertement ». "On leur fait croire qu'il n'y a pas de véritable crise. Ils voient que beaucoup de jeunes meurent mais on leur dit qu'ils attrapent le SIDA parce qu'ils n'utilisent pas le préservatif correctement. Derrière tout cela il y a une croyance largement répandue selon laquelle les personnes qui meurent du SIDA ont été ensorcelées".


"L'Ouganda a été le premier pays à combattre résolument l'épidémie du SIDA au début des années 90. La position forte et claire du président Museveni a constitué l'élément décisif qui a ralenti la diffusion du SIDA, faisant passer le taux de personnes affectées de plus de 25% à 6% en 2002. Il a prêché le bon sens et non le préservatif, encourageant l'abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage, comme des valeurs culturelles".


Mgr Slattery précise que des rumeurs sur le rôle de l'abstinence et de la fidélité pour combattre le SIDA, circulent au sein du gouvernement d'Afrique du Sud.

Les évêques africains défendent le pape

"Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir. Dans des pays comme les nôtres, l’abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues. Avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida [...] Nous ne pouvons pas promouvoir l’utilisation du préservatif, mais prêcher les valeurs morales qui, pour nous, demeurent valables, afin d’aider nos populations à se prémunir du sida : l’abstinence et la fidélité".  (vidéo en ligne http://www.ktotv.com/)


Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Gitega au Burundi, a dénoncé «le glissement de pensée» de l’Occident et son «hédonisme sexuel devenu comme un chemin incontournable». "Ce n’est pas le préservatif qui va diminuer le nombre d’infections du sida, mais certainement une discipline que chacun doit s’imposer pour pouvoir changer d’attitude, une attitude qui va l’aider à échapper à un hédonisme qu’il ne peut plus contrôler".


Pour sa part, l’archevêque de Kinshasa (RDC), Mgr Laurent Monsengwo, a expliqué que le préservatif "aggrave le problème car il donne une fausse sécurité, une sécurité qui n’en est pas toujours une".

 


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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Praedicatho.com
Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 10:34

La polémique sur les propos de Benoît XVI sur le préservatif ne paraît pas encore s'essouffler. Sa démesure même montre que ses objectifs dépassent largement les propos eux-mêmes, qui lui sont malhonnêtement attribués. C'est une bataille livrée par les adeptes du Pansexualisme contre l'Eglise, qui entendent, comme l'a très bien exprimé le Père Tchapine il y a peu, « préserver à la fois l'idéal de la liberté sexuelle et la lutte contre le SIDA ».

Nous diffusons ici un texte qui nous a été adressé. N'hésitez pas à le diffuser vous-même !

_______________


Etape numéro 1 : lisez cette phrase, source du lynchage mondial
  

« (…) on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela
risque d’augmenter le problème. »
 
Etape numéro 2 : lisez l’ensemble du texte suivant (question et réponse de la conf. de presse de Benoît XVI dans l'avion)

Philippe Visseyrias, France 2 
: Saint-Père, parmi les nombreux maux dont souffre l’Afrique, il y a en particulier la propagation du sida. La position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida est souvent considérée irréaliste et inefficace. Allez-vous aborder ce thème durant votre voyage ?

Benoît XVI : 
Je dirais le contraire. Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le frontde la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’ Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades… Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.
Verbatim des déclarations de Benoît XVI lors de la conférence de presse dans l’avion vers l’Afrique
Source : salle de presse du Saint-Siège (traduction La Croix)
 
Etape numéro 3 : répondez aux questions suivantes

1. Recevez-vous les propos du pape exactement de la même manière après l’étape 1 et après l’étape 2 ?
2. Qu’arrive-t-il lorsqu’on isole un morceau de phrase d’un propos global ?
 
 Etape numéro 4

Sachant que :
- L’Eglise catholique est l’une des institutions internationales qui a le plus d’expérience de la réalité du Sida sur le terrain, parce que 26  % des malades du Sida dans le monde sont pris en charge par des institutions catholiques.
- L’homme qui s’exprime ici n’est pas un hurluberlu un peu simplet, mais un homme de   très haut niveau intellectuel et spirituel qui connaît très bien à la fois la pâte humaine et la question du Sida.
Répondez à la question suivante :

Les propos du pape ne méritent-ils pas qu’on leur accorde un minimum de considération et de   réflexion ?
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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Catholique
Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 21:59

ROME, Vendredi 20 mars 2009 (ZENIT.org) - « Le patriarcat de Moscou est solidaire avec la position du pape Benoît XVI sur les moyens de lutter contre le SIDA et le fait que les préservatifs ne peuvent pas être considérés comme un remède contre cette maladie », lit-on sur le site de l'Eglise orthodoxe russe en France.

« Il est faux de considérer les préservatifs comme un moyen d'enrayer la propagation du SIDA », a déclaré le 20 mars l'archiprêtre Vsévolod Tchapline, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, en commentant la polémique suscitée par les propos du pape de Rome en voyage en Afrique. Selon le père Tchapline, ce ne sont pas les moyens extérieurs de contraception qui peuvent diminuer la propagation du SIDA, mais une éducation juste et un mode de vie raisonnable, explique l'Eglise orthodoxe.

Selon le père Tchapline, « la propagation du SIDA ne peut être arrêtée que par une éducation éthique de la population concernée et non par le recours aux préservatifs », lit-on par ailleurs dans le communiqué de l'Eglise orthodoxe.

L'agence russe Interfax précise que l'archiprêtre Tchapline est intervenu lors d'une table ronde, à Moscou, ce vendredi. Selon Interfax, l'archiprêtre a souligné que certaines organisations tentent actuellement de préserver à la fois l'idéal de la liberté sexuelle et la lutte contre le SIDA, mais selon lui, il est impossible de concilier ces deux choses.

 - Très bien vu ! C'est exactement cela -
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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Praedicatho.com
Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 15:05

          I.- Puisque les médias et leurs coryphées entendent “faire leurs choux gras” des propos du Pape sur le sida et le préservatif en Afrique, ne nous privons pas d’entrer en cuisine en dansant avec eux. Les choux, rappelons-le, étaient jadis un plat de pauvres. Y ajouter du gras revenait à les enrichir pour mieux en profiter. D’où l’expression. Singulière rencontre entre les médias et le gras, intermédiaires tous deux entre ce que les choses sont et ce que l’on en digère.


          Les médias sont là, en principe, pour donner connaissance aux consommateurs d’information que nous sommes [le mot “citoyen”, ici, a-t-il seulement encore un sens ?] de la vérité des événements.


          L’expérience montre cependant qu’ils sont devenus, dans une très large mesure, un instrument bien rôdé de subversion psychologique et politique par la manipulation des faits, “engraissés” pour être goulûment ingérés. Cette puissance les a rendus grandement courtisés. La tentation est si forte de s’en servir pour asseoir sur la conscience des citoyens pouvoirs, intérêts et convictions personnelles ! Le drame est que l’usage d’un pouvoir, quel qu’il soit, pour la poursuite d’un intérêt particulier est identifié, depuis l’Antiquité par ce nom inquiétant : la tyrannie.

 

            II.- Il n’est pas douteux que cette tyrannie médiatique existe, et depuis belle lurette. Il n’y a pas si longtemps encore, elle servait essentiellement à faire baisser pavillon à tout ce qui résistait à l’influence marxiste dans le monde, et qui était présenté comme “fasciste”, “impérialiste”, “réactionnaire”. Ces mots ont imbibé les discours politiques, pour favoriser l’indulgence et l’aveuglement sur les crimes du communisme.


          A la suite de l’effondrement de ce dernier, la crétinerie volontariste des bien-pensants s’est trouvée soudain orpheline. A surgi alors, fort à propos pour les sauver du désespoir, une idéologie nouvelle, le “politiquement correct”, venue cette fois des Etats-Unis, encore que l’expression, ironie des choses ou trait révélateur, fût issu du vocabulaire marxiste. Au début, cela fit beaucoup rire, tellement c’était bête. Car à ce mode de pensée, conformiste à outrance, correspondait un vocabulaire qui n’était pas moins caricatural et ridicule que celui de la “langue de bois” ou de la “novlangue” chère aux communistes. Le regretté Vladimir Volkoff en a fait une plaisante caricature que l’on prendra plaisir à lire ou à relire [Manuel du politiquement correct, Ed. du Rocher, 2001]. Une multitude d’ouvrages en ont été écrits, comme le Parlez-vous le politiquement correct ? [Ed. Racines Eds, 2007], de G. Lebouc, qui manifeste, si besoin, qu’il s’agit d’un langage.


          Pourtant, la novlangue “politiquement correcte” s’est coulée avec une déconcertante facilitée dans notre “culture”, et l’on n’y trouve plus seulement matière à sourire. C’est tout naturellement qu’un noir est devenu un “homme de couleur”, l’aveugle un “non-voyant”, le cancre un “élève en difficulté”, le chômeur un “demandeur d’emploi”, le délinquant des banlieues un “jeune”, la femme de ménage une “technicienne des sols”, les vieux des “seniors” ou l’immigré clandestin, pour ne citer que ces cas, un “sans-papiers”.


          Le langage ecclésiastique progressiste avait anticipé de très longue date ces progrès sémantiques et idéologiques et se sent toujours très à l’aise dans leurs évolutions. Il faut ici rappeler, une fois de plus, l’indispensable petit Lexicon de l’Eglise nouvelle, plein d’humour, du savant africaniste qu’était le Père Maurice Lelong, o.p. [publié en 1971 par Robert Morel], qui en décrivait déjà les crispants délices, il y a plus de trente ans.

 

            III.- La tyrannie médiatique a mué mais elle s’exerce toujours, par la manipulation du langage, des faits, des discours, par la dévitalisation des concepts et des mots. Elle n’a fait que changer d’idéologie, mais toujours dans le sens constant de la révolution contre la nature et la vérité des choses. Le credo moderne est celui de la liberté sans bornes. Non pas tant la liberté de pensée ou de l’esprit, pour laquelle tant de gens se sont battus, que la liberté de vivre et de jouir sans entraves morales. La tyrannie médiatique est au service de l’ultime révolution : celle qui autoriserait l’homme à se libérer de sa propre nature, à disposer de sa vie et de sa mort, et de sa propre définition même, pour culbuter définitivement Dieu hors de sa création et l’investir enfin tout entière. Etre désormais dieu, après tant d’impatiente attente (Genèse, 3,5)… La novlangue sert à ôter du langage commun tout ce qui peut apparaître discriminant, jusqu’aux frontières du bien et du mal, dont la maîtrise a été promise au nouveau dieu (loc. cit.). Celles-ci doivent désormais être fixées par les seules déterminations facultatives de la conscience individuelle. Peu à peu s’impose ainsi un terrorisme de l’amoralité qui marginalise les tenants de “l’ancien monde” aux psychologies structurées sur le vrai et le faux, le juste et l’injuste, le permis et le défendu, le moral et l’immoral, le naturel et le contre-nature. Peu à peu s’instaure une morale collective, pour ne pas dire collectiviste, de l’indétermination morale. Sa règle est une éthique sociale positiviste dictée par les seuls impératifs de la non-discrimination, et elle ne mémorise les exigences de la moralité que pour frapper les désormais “mal-pensants”.


          C’est là que se rencontrent le Pape et le monde, le message du Christ et les revendications libertaires de Satan. Pourquoi avoir peur des mots ? Nous savons bien, nous, chrétiens, que le drame de l’histoire humaine est dans cette confrontation, même si tant de pseudos-pasteurs ont cherché à nous convaincre, depuis des décennies, que le Diable n’était qu’illusion de psychologies inverties, terrorisées par l’emprise totalitaire du cléricalisme passé. Cette confrontation a ses acteurs majeurs, comme il est apparu dans la tentation au désert (Mathieu, 4, 1-11), laquelle synthétise toutes les formes de tentations, y compris celle du pouvoir. Cette confrontation a aussi ses complices, ses déserteurs, ses lâches et ses valets. Et ses héros aussi, et ses anges protecteurs.

 

            IV.- On ne peut pas comprendre le fond de cette haine qui s’est dressée contre le Pape Benoît XVI si l’on n’intègre pas dans notre actualité, qui n’est qu’un point de l’histoire, une histoire qui marche nécessairement à son terme, cette dimension eschatologique et cette ombre de l’Ennemi de tout bien, « menteur et homicide dès le commencement ». Le Pape, dont tous ceux qui ont eu le privilège de l’approcher louent la bonté et l’humilité, a parlé aux Africains un langage de respect, de vérité et de charité, pour ne pas dire de bon sens. D’où vient cette obstination à lui faire dire ce qu’il ne dit pas, à s’aveugler sur ce qu’il a dit, à maquiller inexcusablement ses propos pour le flétrir ? Et d’où vient ce conformisme content de soi, cette satisfaction de gros animal vautré dans ce monde, et ce besoin d’intervenir qui portent des gens comme Mme  Bachelot ou M. Juppé à se fendre de leurs déclarations publiques, avec l’arrogance aveugle sur soi-même qui leur est coutumière, pour proclamer que « ce pape commence à poser un vrai problème », et qu’il vit « dans une situation d'autisme total » (dires de M. Juppé) ?


          Qu’un politicien parle d’autisme, dans la situation où lui et ses semblables ont conduit notre société désormais explosée, pour donner des leçons à autrui, et qu’un catholique comme M. Juppé qui ne fait pas mystère de n’être rien de plus qu’un médiocre en ce domaine se pique de faire la morale au Pape, voilà qui ne manque pas de culot. Mais ce qui est beaucoup plus révélateur qu’il ne peut paraître au premier abord, c’est que l’annonce de l’Evangile et de son message puisse être ainsi présentée ainsi comme une maladie, un handicap. C’est le mécanisme que nous avons décrit plus haut qui se met en place. Mais c’est aussi la signature de l’être malfaisant que nous évoquions aussi.


          Dans le conflit qui l’oppose aux Pharisiens, après l’épisode de la lapidation manquée de la femme adultère, le Christ, s’adressant à eux comme à ceux « d’en-bas », leur enseigne que le péché en lequel ils baignent est ennemi de la liberté et que seule la vérité est susceptible de les délivrer de l’emprise de son esclavage. Jésus dévoile leurs intentions homicides sur lui, et leur déclare que s’ils ne peuvent pas reconnaître son langage en ce qu’il dit, c’est qu’ils n’entendent pas sa parole. Et il ajoute ces mots extrêmement forts : « Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge. (…) J’honore mon Père et vous cherchez à me déshonorer ». On sait comment se termine cet épisode, où la miséricorde proposée se heurte à l’orgueil et à la volonté de ne rien entendre. « Ils ramassèrent alors des pierres pour les lui jeter ».


          La lecture de ce passage de l’Evangile de saint Jean (8, 1-59) est fort éclairante en la présente circonstance et jette une lumière vraiment très crue sur les acteurs des présentes tempêtes médiatiques. Courage, très Saint-Père, notre affection et notre prière filiale vous accompagnent sur cette route difficile.

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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Praedicatho.com
Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 11:11

Glanés au hasard du net, voici encore quelques unes des réactions courageuses aux propos du Saint Père sur le préservatif et le SIDA, qui, pour être discordantes par rapport au discours ambiant, n'auront certainement pas les honneurs des médias.

Patrick de Plunkett (ICI) :

"Joseph Ratzinger passera à l’histoire comme l’un des papes les plus diffamés ; non par les chrétientés du Sud pauvre, mais par les notables du Nord riche. 

Je dialoguais hier soir à RFI avec un pasteur protestant, à propos de ce voyage papal et de mon livre Les évangéliques à la conquête du monde. Avant l’émission, un autre pasteur, africain, me confirmait ce que savent tous ceux qui connaissent le terrain : le préservatif en Afrique est un luxe, donc  il n’est pas la panacée, et prétendre qu’il l’est revient à aggraver l’épidémie « La solution » n’existe pas encore.

L’urgence, en tout cas, est connue : ce sont les médicaments gratuits. Benoît XVI demande cette gratuité.

Or c’est de cela (la gratuité) que ne veulent pas entendre parler les notables du Nord riche, qui ne veulent pas faire perdre un cent à l’industrie pharmaceutique américaine !  Ces mêmes notables qui se succèdent devant les caméras, depuis quarante-huit heures, pour vitupérer Benoît XVI..."


Jacques Remiller, député-maire de Vienne (Isère) (ICI) :


"Alors qu’une fois de plus les propos du Pape ne sont que partiellement rapportés dans de trop nombreux médias, perdant ainsi leur sens réel, je déplore que la classe politique française se soit empressée de partir à la chasse aux sorcières !

Ce que Benoît XVI a souhaité hier, juste avant de demander, à Yaoundé au Cameroun, la gratuité des soins pour les malades du Sida, c’est qu’on arrête de considérer le préservatif comme une solution unique au problème du sida en Afrique. La politique de lutte contre le sida ne doit en effet pas se limiter à la publicité pour les préservatifs.

C’est surement un moyen efficace quand il est correctement utilisé, mais sa large distribution n’empêchera pas des problèmes comportementaux graves tels que les viols et l’inceste.

Ce que le Pape a avant tout rappelé, c’est que la voie la meilleure, la plus prévoyante et la plus efficace pour combattre le fléau du sida et protéger la vie humaine réside dans une véritable éducation à la responsabilité, la recherche médicale et la diffusion des thérapies, et l’assistance aux malades".

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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Catholique
Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 09:33

En quelques minutes, ce matin, entre 7h55 et 8h02, France Inter nous a fait une démonstration de la qualité de ses émissions et de son traitement de l'actualité.

Tout d'abord, l'évidemment talentueux et impertinent M. Philippe Vales - vous savez, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, égérie de la liberté d'expression et qui a viré le dessinateur Siné parce qu'il a fait une blague sur Jean Sarkozy... - a consacré sa chronique à une petite phrase sensée résumer la pensée de Mgr Ré, "le viol est moins grave que l'avortement". Outre que cette phrase sans nuance a été élaborée par les médias alors que la déclaration litigieuse était loin d'être aussi péremptoire et carricaturale, on notera qu'elle n'est pas d'actualité puisqu'elle a plusieurs semaines. Le chroniqueur, qui l'a déformée jusqu'à faire dire à Mgr Ré que le viol était "naturel" (!!!), s'est surtout bien gardé de faire état de l'ensemble des déclarations officielles de l'Eglise et notamment de celle de Mgr Fisichella que nous avons publiée. Face à un problème aussi complexe, reprendre une vieille phrase, sortie de son contexte pour en tirer des généralités servant une cause idéologique, cela traduit bien une approche de l'information digne d'un grand média public...

Ensuite, dans les titres du journal de 8h, on pouvait entendre un grand témoin (dont le nom m’échappe malheureusement), bien entendu, jetant l'anathème sur les déclarations du pape concernant le risque que le préservatif pouvait créer dans la lutte contre le SIDA. La encore, pas d'analyse de fond, pas de réflexion sur la réalité concrète de la lutte contre le SIDA en Afrique, mais simplement l'opprobre jetée par un homme omniscient, emprunt de la suffisance et de la certitude que donne le fait d'endosser une thèse médiatiquement correcte. Dans cet extrait de quelques secondes, la rédaction de France Inter avait choisi un passage où ce grand homme invitait simplement les catholiques à changer de religion... Ce pauvre homme, à l'ouverture d'esprit assez limitée, ne peut pas comprendre que le préservatif n'est pas le coeur de notre religion - contrairement à la sienne - mais que c'est le Christ.

Alors, qu'est-ce qui choque le plus dans cette tranche de vie de l'information matinale d'une radio payée par nos impôts ? Le côté idéologique et subjectif des propos qui s'y tiennent certes. Mais c'est surtout l'unilatéralisme des thèses qui y sont propagées péremptoirement, c'est l'absence de place faite aux opinions contraires, c'est le fait de ne jamais donner la parole à la défense. C'est, en fin de compte, l'absence de pluralisme et la promotion univoque d'une idéologie qui se croit détentrice de vérités absolues qu'elle refuse d’éprouver. Ce n'est pas du journalisme, ce n'est pas la démocratie, et ça m'agace.

En un mot : pour qui ces gens se prennent-ils ???

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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 18:20

Quelques éléments de compréhension sur la déclaration du Saint Père concernant le SIDA sont donnés par le site de la Conférence des évêques de France (ICI), qui démontre l'artifice sur lequel repose la polémique née d'une phrase tirée de son contexte.

Le Pape évoque l'engagement de l'Eglise dans la lutte contre le sida : Comment s'implique-t-elle concrètement dans la prévention et le soin ?

Dans ses réflexions sur la prévention contre le sida, Benoît XVI a d'abord voulu souligner l'engagement de l'Église dans l'accueil, les soins médicaux et l'accompagnement social et spirituel des personnes touchées par le sida. Parmi les institutions dans le monde qui s'occupent des personnes ainsi atteintes, l'Église est le plus important prestataire privé de soins aux malades du sida (44% sont des institutions d'État, 26,70% sont des institutions catholiques, 18,30% sont des ONG et 11% d'autres religions).

L'Église est également engagée dans la prévention contre la transmission du virus HIV par l'intermédiaire de ses réseaux d'écoles, de mouvements de jeunesse et d'associations familiales.
Le Saint-Siège a créé en 2004, sous l'impulsion du Pape Jean-Paul II, la Fondation du Bon Samaritain afin de financer de projets de soins et d'éducation en direction des personnes concernées et de la prévention. C'est dire combien l'Église est active dans ces domaines.

Qu'a voulu dire le Pape au sujet du préservatif ?

Il considère que le préservatif ne peut être "la" solution au problème du sida. On voit bien d'ailleurs, depuis des dizaines d'années, que la pandémie est loin d'être enrayée, au contraire.
Mercredi 18 mars, lors d'un point presse à Yaoundé, le Père Federico Lombardi, Porte-parole du Pape, est revenu sur ce sujet : il a expliqué que, pour l'Eglise, « développer une idéologie de confiance dans le préservatif » n'est « pas une position correcte » car elle ne met pas l'accent sur « le sens des responsabilités ». Il a également indiqué « qu'il ne faut pas attendre de ce voyage un changement de position de l'Eglise catholique envers le problème du sida ».

Le Père Lombardi a aussi rappelé « les lignes essentielles de l'engagement de l'Eglise catholique dans le combat contre ce terrible fléau qu'est le sida : en premier, par l'éducation à la responsabilité des personnes dans la pratique de la sexualité et en réaffirmant le rôle essentiel du mariage et de la famille. Deuxièmement : par la recherche et l'utilisation des thérapies efficaces contre le sida et dans leur mise à disposition au plus grand nombre possible de malades grâce à de nombreuses initiatives et instances sanitaires. Troisièmement, par l'assistance humaine et spirituelle des malades du sida comme de tous ceux qui souffrent et qui demeurent au cœur de l'Eglise ».

Dans sa réflexion sur la question que pose l'épidémie du sida, le Pape s'appuie sur la manière dont l'Eglise envisage l'amour et la sexualité. C'est pourquoi il considère que la sexualité humaine ne peut pas s'élaborer psychologiquement et se signifier moralement en fonction d'une maladie. Ce n'est pas à partir du sida qu'on définit la sexualité humaine, mais à partir du sens de l'amour, de l'amour qui est un engagement entre un homme et une femme dans une relation et dans la responsabilité. L'Église témoigne d'un amour de vie.

Comment les évêques africains réagissent-ils aux propos du Saint-Père ?

D'après l'agence de presse I-Média, « plusieurs haut prélats africains ont salué les propos tenus par Benoît XVI dans l'avion qui le menait à Yaoundé (Cameroun) le 17 mars 2009 sur le fait que la distribution de préservatifs aggraverait le problème du Sida ». Interrogés par la chaîne catholique française KTO et I.MEDIA le 18 mars dans la capitale camerounaise, ils ont aussi invité les Occidentaux à ne pas imposer leur façon de voir les choses en la matière.

"Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir", a ainsi martelé le cardinal sénégalais Théodore-Adrien Sarr. "Dans des pays comme les nôtres, a alors expliqué l'archevêque de Dakar, l'abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues et, avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida".

"Nous ne pouvons pas promouvoir l'utilisation du préservatif, a encore souligné le cardinal sénégalais, mais prêcher les valeurs morales qui, pour nous, demeurent valables, afin d'aider nos populations à se prémunir du sida : l'abstinence et la fidélité". Ces valeurs, a enfin expliqué le cardinal Sarr, sont "des réalités" pour les Africains et "il ne faut vraiment pas nous dire que nous n'avons pas à prêcher ces valeurs".

Dans le même sens, Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Gitega au Burundi, a dénoncé "le glissement de pensée" de l'Occident, et son "hédonisme sexuel devenu comme un chemin incontournable". "Ce n'est pas le préservatif, a-t-il soutenu, qui va diminuer le nombre d'infections du Sida, mais certainement une discipline que chacun doit s'imposer pour pouvoir changer d'attitude, une attitude qui va l'aider à échapper à un hédonisme qu'il ne peut plus contrôler".

"Pour moi, la façon la plus sûre (de lutter contre le Sida, ndlr), c'est ma volonté", a encore expliqué Mgr Simon Ntamwana. "Vous démissionnez de votre volonté, de l'engagement de l'effort, et je ne sais pas vers où vous allez", a enfin prévenu l'évêque burundais à l'intention des Occidentaux.

Le préservatif "aggrave le problème car il donne une fausse sécurité, une sécurité qui n'en est pas toujours une", a expliqué pour sa part Mgr Laurent Monsengwo Pasinya en reprenant les propos de Benoît XVI dans l'avion qui le menait au Cameroun. Ainsi, pour l'archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo), "le préservatif n'est pas le moyen le plus sûr car il peut être de mauvaise qualité".
 

Que propose l'Eglise aux hommes d'aujourd'hui ?

L'Église ne cesse de rappeler la dignité de la personne humaine et la signification de l'amour. Elle affirme qu'il n'y a de remède ultime au sida que grâce à un comportement digne de l'homme, c'est-à-dire capable de respect, de fidélité et de maîtrise de soi qui sont les conditions même de l'amour.

Egalement interrogé sur les propos du Pape, Mgr di Falco a répondu sur RTL, ce mercredi 18 mars, que, d'après lui, le Pape a voulu dire que le préservatif « n'était pas suffisant mais qu'il devait y avoir derrière de l'éducation, de la responsabilisation (...) Ce qu'à dit le pape, c'est l'idéal de la fidélité proposé aux chrétiens (...) Le plus haut responsable exprime l'idéal. Il n'entre pas dans les situations concrètes". Mgr di Falco a également estimé que « si on n'arrive pas à vivre la situation telle qu'il la propose on ne doit être ni criminel, ni suicidaire et on doit utiliser le préservatif. Il a précisé que, sur le terrain, les religieux incitent, si nécessaire, à utiliser le préservatif pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger des partenaires ». « 0n n'a jamais dit autre chose depuis dix ans" a-t-il ajouté.

En décembre 1988, le cardinal Lustiger avait répondu sur ce sujet à l'Express : « Il faut aider la nouvelle génération : elle désire découvrir la dignité de l'amour. La fidélité est possible. Tout véritable amour doit apprendre la chasteté. Des malades du sida sont appelés, comme chacun de nous, à vivre la chasteté non dans la frustration, mais dans la liberté. Ceux qui n'y parviennent pas doivent, en utilisant d'autres moyens, éviter le pire : ne donnez pas la mort. ». A la remarque du journaliste : « Un pis-aller, le préservatif ? », il avait répondu : « Un moyen de ne pas ajouter au mal un autre mal... »

Autrement dit, il ne s'agit pas d'exclure le recours au préservatif dans certaines situations. Le discours sanitaire peut être nécessaire mais reste largement insuffisant quand il s'arrête à des mesures purement techniques.
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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Catholique
Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 09:34

I- (ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI a demandé les soins gratuits pour les malades du sida dès son arrivée à l'aéroport de Yaoundé au Cameroun, mardi après midi. Un appel qui a reçu très peu d'écho. Il appelle les Africains à la responsabilité dans la lutte contre le sida. Les médias ont passé sous silence ce passage de sa conférence de presse dans l'avion de Rome à Yaoundé. Le pape fait également allusion à l'engagement de l'Eglise auprès des malades : quelque 25 % des structures qui les accueillent sont catholiques. Il cite l'engagement de la communauté de Sant'Egidio - une allusion au projet « DREAM », sigle anglais pour « « Amélioration des ressources en médicaments pour lutter contre le Sida et la malnutrition » par exemple au Malawi - et des religieux de Saint-Camille de Lellis, ou des religieuses (les Missionnaires de la Charité par exemple).

 

Mais ce que la presse a retenu, ce sont des propos prêtés au pape. Nous publions ci-dessous le texte intégral de la déclaration.


Voici la question du journaliste et la réponse de Benoît XVI, dans son contexte.

"Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?

Benoît XVI -  Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements  personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font."


II- On se permettra trois observations.


1°) La polémique est ainsi partie, une fois de plus, d'une phrase tirée de son contexte de manière mal intentionnée.


2°) Il est toujours particulièrement choquant de voir que certains considèrent que l'Afrique ne serait pas capable, contrairement à l'occident, de mettre en oeuvre des programmes d'éducation ou d'humanisation faisant appel non pas seulement à la technique mais aussi à l'intelligence. Comme l'a dit hier Mgr Sarr, archevêque de Dakar, les concepts de fidelité et d'abstinence ont beaucoup de sens en Afrique et peut-être même plus qu'en Europe aujourd'hui. Et d'ailleurs, l'opinion exprimée par le Pape est également celle de responsables africains sérieux, comme le président burkinabé, Blaise Compaoré, dont le pays n'est pas dans le peloton de tête de la prévalence.


3°) Il est manifeste que les idolâtres arrogant du "tout préservatif" ne connaissent pas l'Afrique et la pauvreté qui touchent nombre de ses enfants. Le préservatif ne peut pas être la seule réponse, ni une réponse suffisante au SIDA en Afrique, pas plus qu'il ne l'a été en France. L'éducation sexuelle et la responsabilisation est indispensable, même simplement à titre complémentaire, car celui qui a une vie sexuelle désordonnée aura des rapports non-protégés s'il n'en a pas sous la main au moment idoine ; car en Afrique, les préservatifs ne sont ni également, ni universellement distribués, ce qui n'est pas surprenant sur un continent où l'eau et la nourriture ne le sont pas non plus ; car en Afrique on vend des préservatifs contrefaits ou usagés sur les marchés ; car il arrive que les copains se repassent des préservatifs ou qu'on en réutilisent des usagés... Alors, non, le préservatif n'est pas la solution miracle, l'éducation et la responsabilisation étant indispensable (qui elles d'ailleurs permettent à terme de se passer du préservatif, alors que l'inverse n'est pas vrai on l'a vu). La polémique marque en tenant l'occidentalo-centrisme aveuglant de ses auteurs.

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Publié dans : Préservatif et sida - Communauté : Catholique
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