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« Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi.
Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde » (Jn 16,33)

 

Hymne des JMJ - Sydney 2008
Mercredi 14 mai 2008
On a appris la semaine dernière, sur le site de La Croix, que selon un sondage, si 7% des catholiques français allaient chaque semaine à la messe, 25% d'entre de ces mêmes catholiques se considèrent comme des catholiques pratiquants.

Est-ce le concept de "catholique pratiquant" qui a changé de sens ou peut-on être pratiquant sans aller chaque semaine à l'office ? Est-ce l'indice d'une évolution sociologique des catholiques et/ou de l'Eglise ? Il n'y a, semble-t-il, pas eu de réaction officielle à ce sondage. Dommage.
par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 25 avril 2008

 

Le professeur Massimo Introvigne vient d'écrire un livre « Il segreto dell'Europa. Guida alla riscoperta delle radici cristiani » (Le secret de l'Europe. Guide à la redécouverte des racines chrétiennes) publié aux éditions Sugarco. Il dirige l'Alliance catholique, fondateur et directeur du CESNUR, le Centre d'études sur les nouvelles religions et a accordé il y a quelques temps un entretien particulièrement interessant à Zenit.org que voici (nous ne le republions en entier, car il nous semble indispensable qu'un tel entretien soit diffusé le plus largement possible).

________


Zenit - L'Europe vit-elle une crise d'identité ?

M. Introvigne - A deux reprises, le pape (dans son discours à la curie romaine lors de la présentation des vœux de Noël, le 22 décembre 2006 et, à l'occasion du cinquantenaire des Traités de Rome, le 24 mars 2007) a utilisé une expression forte, affirmant que l'Europe semblait vouloir « prendre congé de l'histoire ».


« Prendre congé de l'histoire » signifie baisser le rideau, saluer les spectateurs et admettre que la représentation est finie. Que cela a été beau sur le moment mais que maintenant c'est fini. Est-ce possible ? Certainement : contrairement aux êtres humains, les civilisations n'ont pas une âme immortelle. Elles ont, dans l'histoire, un début et une fin, et l'Europe n'échappe pas à la règle. Est-ce à cela que nous assistons ? Beaucoup d'hommes politiques le nieraient.


Toutefois, Benoît XVI a mis en lumière trois aspects, d'ailleurs cités tels quels dans les deux discours que je viens de mentionner, se rapportant à des faits très difficilement contestables.


Le premier est la « forme d'apostasie d'elle-même » de l'Europe, le refus de reconnaître ses propres racines, et sa propre histoire, qui conduit ensuite à une faiblesse et à un manque d'identité vis-à-vis de toute attaque ou d'acharnement extérieur. Que l'Europe ne parvient pas à parler d'une seule voix nous le voyons encore ces jours-ci à propos du Kosovo. Le deuxième aspect est cette séparation entre les lois et la morale. Pas un simple éloignement de la part de la politique, ou de tout homme politique, par rapport à la morale privée et publique, qui n'est un problème ni récent ni purement européen, mais qui traverse toute l'histoire humaine. Non : il s'agit de l'autonomie, d'abord théorisée et puis fatalement pratiquée, des lois de la morale. De l'éthique, non de la religion, si bien que les critiques d'« ingérence » à l'encontre de l'Eglise n'ont à leur tour aucun sens, s'agissant ici de la morale naturelle et de ces règles d'un jeu que l'on appelle société - le pape parle de « grammaire de la vie sociale » - qui ne sont en soi ni chrétiennes, ni athées ou bouddhistes et que tout le monde devrait partager.


Zenit - Et cette grammaire de la vie sociale n'est pas respectée ?

M. Introvigne - Disons qu'aujourd'hui en Europe on affirme que ces règles du jeu n'existent pas, et que le législateur doit se limiter à jouer les notaires et à officialiser tout ce qui se passe déjà dans la société (ou les médias lui font croire que c'est ce qui se passe). Il y a des couples homosexuels ? Le législateur en prend acte et les assimile aux familles. Il y a des musulmans qui vivent en polygamie ? Le législateur les régularise, allant même jusqu'à appliquer la sharia comme le voudraient certaines personnes en Europe, voire même certaines personnalités. Dans les hôpitaux on pratique l'euthanasie ? L'Etat-notaire la fait passer sous forme de loi, comme cela vient d'être le cas au Luxembourg.


Le troisième aspect est la crise démographique, le fait dramatique qu'en Europe naissent toujours moins d'enfants : sur ce point, les faits refusent obstinément de coopérer avec les théories de ceux qui disent que l'Europe n'est pas en crise, et les résultats apparemment en contre tendance de certains pays dérivent souvent des nouvelles normes sur la citoyenneté, qui calculent le nombre de naissances en y insérant également les enfants des immigrés.


Zenit - Laïcisme agressif et antichrétien, relativisme. Nous traversons une bien sombre époque ?

M.Introvigne - Un intellectuel non catholique, communiste, comme Antonio Gramsci disait que quand il fait mauvais on a tendance à s'en prendre au baromètre, alors que « ce n'est pas en enlevant le baromètre que l'on chassera le mauvais temps ».


En Europe, aujourd'hui, nous assistons à ce phénomène : du moment que Benoît XVI est le seul, ou presque, à dénoncer la situation dramatique de crise sur les trois aspects que je viens d'évoquer - certes, peut-être aussi parce qu'il n'a pas à se présenter à des élections, où les électeurs généralement ne récompensent pas les porteurs de mauvaises nouvelles -, dans l'imaginaire d'un certain laïcisme européen, il finit par être le baromètre de Gramsci.


Mais ce n'est pas en empêchant le pape de parler, - comme cela a été le cas à l'université « La Sapienza » de Rome -, que les problèmes disparaissent. Et puis il y en a d'autres qui pensent que les problèmes dénoncés par le pape sont en réalité des ressources : que la crise de la famille traditionnelle, l'avortement, l'euthanasie, la négation du concept de loi naturelle, le multiculturalisme effréné et selon lequel ne pas accepter de légaliser la polygamie dans une société où les musulmans sont nombreux constitue une forme de racisme, sont autant de phénomènes positifs à promouvoir qui nous porterons à une société moins conflictuelle. Tous ceux-là prétendent que le conflit naît de la prétention de celui qui pense qu'il existe une vérité ; et que là où il convient que la vérité n'existe pas le conflit disparaît. Cette utopie a si souvent été démentie par l'histoire que la soutenir aujourd'hui devrait être  embarrassant : or il n'en est pas ainsi.


La où les sociétés sont complexes, - et l'Europe d'aujourd'hui l'est -, il n'y a pas d'issue possible : ou bien l'on trouve entre les personnes qui ont une culture et une religion différentes, une « grammaire de la vie commune », des règles communes qui permettent de cohabiter, lesquelles peuvent seulement dériver de la raison et d'une loi naturelle que la raison peut connaître, ou bien l'on se réduit au conflit de tous contre tous. Ou bien on résout les questions conflictuelles en se référant à un droit naturel valable pour tous ou bien on se résout à tout résoudre par la violence et par les bombes.


Zenit - Vous parlez de différentes phases de relativisme. Ou en sommes-nous aujourd'hui ?

M. Introvigne - Nous nous trouvons dans la phase du relativisme agressif. Les relativistes d'autrefois, même s'ils ne le pratiquaient pas toujours, théorisaient la maxime de Voltaire selon laquelle « je ne partage pas ton idée mais je suis disposé à donner ma vie pour que tu puisses la soutenir librement ».


Nous le savons, Voltaire était le premier à ne pas mettre en pratique cette maxime quand il s'agissait de l'Eglise catholique. Toutefois, il y avait, et il y a encore, d'anciens voltairiens qui croient vraiment à ce qu'ils disent et qui, tout en étant des relativistes, ne demandent pas à l'Etat de punir ceux qui ne le sont pas.


En revanche, les nouveaux relativistes agressifs veulent que le relativisme devienne une loi officielle de l'Etat, prévoyant dans le même temps une répression pénale à l'encontre des non relativistes. Un simple exemple : les relativistes d'autrefois affirmaient que « la chambre à coucher d'un homosexuel est son château » (adaptant cette affirmation à une vieille maxime anglaise: le château est un lieu dans lequel même le roi, avec ses lois, ne peut entrer), que l'Etat doit ignorer et où les homosexuels, ni plus ni moins que les hétérosexuels, doivent être laissés libres de faire ce qu'ils veulent.


Le nouveau relativiste prétend au contraire que l'Etat construise à l'homosexuel les murs de son château et procède à l'arrestation de tous ceux qui s'en approcheraient ou, tout simplement, exprimeraient une quelconque opinion critique. Tel est le sens des lois sur l'homophobie, qui ne punissent absolument pas ceux qui malmènent ou insultent trivialement les homosexuels (pour cela il y a déjà naturellement les lois ordinaires) mais répriment, selon la  formule de la loi proposée par le gouvernement italien aujourd'hui démissionnaire, ceux qui expriment des « jugements de supériorité », autrement dit qui considèrent l'union hétérosexuelle supérieure par rapport à l'union homosexuelle, ou qui pensent, comme le fait l'Eglise, que cette dernière est intrinsèquement désordonnée.


Zenit - Alors, quel est le secret de l'Europe ?

M. Introvigne - Le secret de l'Europe est son histoire millénaire, dans laquelle viennent se greffer évidemment d'autres éléments - par exemple, on ne peut ignorer l'apport des communautés juives - mais qui, dans son itinéraire de fond, est une histoire chrétienne. Bien que recouverte des détritus de cet énorme feu de barrage ouvert par le laïcisme, les valeurs de cette histoire sont encore vivantes et présentes.


Certes, elles le sont plus dans certains pays que dans d'autres : par exemple, à propos de l'Italie, Benoît XVI a dit au congrès ecclésial de Vérone, le 19 octobre 2006, que « l'Eglise y est une réalité très vivante, - et nous le voyons! -, qu'elle est encore très présente au milieu des gens de tous âges et de toutes conditions » et que « les traditions chrétiennes y sont encore bien ancrées et continuent de produire leurs fruits ».


On pourrait alors dire que Benoît XVI parle d'un côté d'une Europe « prête à prendre congé de l'histoire », et qu'il voit de l'autre (au moins en Italie, mais il ne s'agit certes pas du seul et unique pays pour qui vaut ce genre de considérations et à qui le pape, dans son discours, adressait ses propositions) des « traditions chrétiennes encore enracinées » : serait-ce une contradiction ? La réponse est non. En parlant de la crise de l'Europe, le pape ne nous invite pas à des funérailles, mais au chevet d'un malade. Un malade grave, auquel il est inutile de cacher la gravité de son état. Mais un malade qui possède encore en lui, cachées quelque part, toutes les potentialités pour guérir.


En bon médecin, Benoît XVI, sans cacher les risques que ce mal devienne mortel, scrute avec attention et valorise systématiquement chaque petit signe d'amélioration, chaque petit signe de guérison. Si une petite plante se met à pousser dans le désert, on ne la déracine pas, on la cultive pour qu'elle devienne demain un arbre et après-demain une forêt. Mais pour cultiver cette petite plante il faut l'irriguer, et l'enthousiasme ne suffit pas : lorsqu'il s'agit du pape, de ses interventions, cet enthousiasme est toujours un bon point de départ. Mais il faut l'eau pure de la doctrine et du magistère.


L'ouvrage « Le secret de l'Europe » est le fruit de mes 35 années d'expérience vécue au sein de l'Alliance catholique, une agence de laïcs catholiques qui a pour objectif principal d'étudier, de diffuser et d'appliquer l'enseignement du magistère pontifical.


Jamais comme en ce moment - et je le dis absolument sans mépris pour celui qui, dans l'Eglise, aurait une autre vocation ou d'autres méthodes de travail -, je n'ai trouvé l'œuvre de diffusion des enseignements du pape (je pense par exemple à la magnifique fresque de l'histoire profane et de l'histoire du salut dans la « Spe salvi », qui comme toujours a disparu du radar des moyens de communication de masse quelques jours à peine après sa publication) aussi indispensable et urgente.


par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 25 avril 2008
Le site du Diocèse de Saint Jean Longueuil nous invite à constater les résultats remarquables de l'action menée en soutien à l'effort des populations locales par Caritas Canada (aussi dénommée "Développement et paix") à Aceh dans le Nord-est de l'Indonésie, zone particulièrement touchée par le tsunami du 26 décembre 2004.

Au-delà des polémiques sur le financement de l'aide, force est de constater que toute la charité suscitée par ce drame n'a pas été perdue et que Caritas lui a fait honneur. Ce documentaire peut être visionné ici (
ICI).
par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 25 avril 2008
Que l'on ne se méprenne pas quant au fait que le collectif contre l'handiphobie, Hermas et bien d'autres aient pu laisser paraitre une certaine émotion face à l'acquittement de Mme Debaine (v. ICI et ICI) et manifester une certaine satisfaction face à la décision du parquet de faire appel.

Il ne s'agit évidemment pas de demander une peine pour Mme Debaine, qui est présumée innocente jusqu'au terme de l'appel et que nous ne pouvons pas et ne voulons pas juger. C'est à la justice d'en décider après audition des avocats. D'ailleurs, sa détresse ne peut pas nous laisser indifférent et une sanction pénale classique n'est peut-être pas nécessairement adaptée.

Mais cet acquittement appelle deux réflexions.

1°- On ne peut pas se satisfaire d'un verdict de non-culpabilité, alors que les faits ont été reconnus (faits qui, sous réserve de la présomption d'innocence, apparaissaient bien conformes à la qualification de "meurtre" telle que définie par l'article 221-1 du Code pénal). Ce verdict est choquant qui revient à affirmer que l'on peut, aujourd'hui en Europe, tuer une personne sans être hors-la-loi, au motif qu'elle était handicapée. Cela n'est pas sans évoquer certaines heures sombres de l'histoire.

D'autant que, même si l'on ne peut pas discuter l'indéniable souffrance de cette mère, il n'en reste pas moins que l'humanité prétendue d'un tel geste est bien contestable et que le tolérer ouvre la porte à la justification progressive de bien d'autres meurtres sans que l'on puisse en prévoir la limite.

2°- La place que réserve concrètement notre société - au-delà des effets d'affichage - aux personnes lourdement handicapées, mentales en particulier, est condamnable. Outre l'insuffisante de structures d'accueil, de travail ou d'aide aux familles, la culture sociale tend de plus en plus à les stygmatiser. De la publicité faite pour l'IVG à l'arrêt Perruche ou à l'acquittement de Mme Debaine, les signaux sociaux et médiatiques conduisent à traiter la personne lourdement handicapée en effaçant son humanité. Mme Debaine aurait-elle été conduite à de telles extrêmités si elle avait été aidée et assistée par une société plus attentive ?
par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 25 avril 2008
Après le prononcé de la scandaleuse décision Perruche - heureusement contrée rapidement par le parlement - s'est constitué le "Collectif contre l'Handiphobie" (ICI), pour s'opposer à la culture de la mort envers les handicapés.

C'est pour cette raison que le collectif a réagi à l'acquittement de Mme Debaine et aux réactions favorables qu'il a pu parfois susciter. Rappelons-le, Mme Debaine, qui avait reconnu avoir noyé
dans sa baignoire sa fille handicapée moteur (v. l'article consacré à ce sujet, ICI), a été déclaré non-coupable par une cour d'assises. Le parquet a interjeté appel de cette décision et l'on attend la décision de la seconde cour d'appel.

Pour le collectif, cet acquittement est un bien mauvais signal pour la société.
« L'acquittement de Mme Debaine enfonce chacun de nous dans sa part d'ombre », ont déclaré à Zenit.org Sophie et Damien Lutz, parents de Philippine, âgée de 8 ans, microcéphale et polyhandicapée, porte-parole du Collectif contre l'Handiphobie.

Ils posent la question du soutien de la société aux parents en difficulté en constatant
la douleur - que l'on imagine sans peine - des parents d'enfants lourdement handicapés : « Une maman a craqué : le désespoir l'a poussée à mettre fin aux jours de son enfant lourdement handicapé. De nombreux parents ont peur de craquer : ils résistent au désespoir en continuant de croire jour après jour que leur enfant a sa place parmi les vivants ».

C'est pourquoi le Collectif des Parents contre l'Handiphobie tient à « exprimer son inquiétude et même son angoisse face aux doutes que les applaudissements à l'annonce de l'acquittement de Mme Debaine distillent dans notre société », en l'état de la
confusion du message lancé par cette décision de justice : « Sans vouloir peser davantage sur les épaules de cette mère, nous regrettons que cet acquittement lance un message ambivalent dans un contexte où les personnes lourdement handicapées et dépendantes ont besoin d'être rassurées sur les intentions de la société à leur égard. Cette décision enfonce chacun dans sa part d'ombre. Un sursaut est nécessaire pour ne pas glisser dans la confusion ».

Car « derrière le drame de cette femme et de sa fille c'est la société tout entière qui ne leur a pas porté suffisamment secours qui doit se remettre en question. Nous parents d'enfants handicapés, nous avons besoin d'un message fort de la société qui nous rappelle que toute vie, même affaiblie, a du prix à ses yeux ».


« Nous, parents d'enfants handicapés, comprenons d'expérience qu'elle ait pu perdre pied, mais nous avons besoin d'être sûrs que ce geste n'est pas une solution, ne doit pas en être une », déclarent les signataires.


Ils posent aussi - à raison - la question de la protection de la vie des personnes les plus faibles : « Les personnes handicapées ont besoin d'être sûres que leur vie est autant protégée que celle d'une personne en bonne santé. Nos enfants handicapés ont besoin de vivre dans un climat de sécurité, de protection, et de respect ».
« Tout citoyen a besoin que la société assure, y compris dans sa justice, ce climat qui garantit la paix dans les relations familiales surtout quand elles sont douloureuses », concluent les parents.
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par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 11 avril 2008
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Mardi 8 avril 2008

L'Histoire officielle nous a inculqué que le savoir grec antique - philosophie, médecine, mathématique, astronomie -, après avoir tout à fait disparu d'Europe, avait trouvé refuge dans le monde musulman, qui l'avait traduit en arabe, accueilli et prolongé, avant de le transmettre finalement à l'Occident, permettant ainsi sa renaissance, puis l'expansion soudaine de la culture européenne.


Or, selon Sylvain Gouguenheim, qui ne parait pas être un idéologue fascisant et est tout de même professeur d'histoire médiévale à l'Ecole normale supérieure de Lyon, cette vulgate n'est qu'un tissu d'erreurs, de vérités déformées, de données partielles ou partiales, comme il l'explique dans un ouvrage, qui vient de paraître
"Aristote au Mont Saint Michel. Les Racines grecques de l'Europe Chrétienne" (Sylvain Gouguenheim. Seuil, "L'Univers historique", 282 p., 21 €).


On lira avec intérêt l'article que lui consacre le site Le Monde.fr (ICI) - avec lequel nous ne sommes pourtant pas toujours en phase -
et dont la conclusion est rédigée en ces termes :


"Somme toute, contrairement à ce qu'on répète crescendo depuis les années 1960, la culture européenne, dans son histoire et son développement, ne devrait pas grand-chose à l'islam. En tout cas rien d'essentiel. Précis, argumenté, ce livre qui remet l'histoire à l'heure est aussi fort courageux". C'est dire.

par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 4 avril 2008

Lors d'un colloque sur la nouvelle Evangélisation le 29 mars dernier, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, et le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie, ont insisté sur la nécessité urgente de sortir l'Europe de sa crise actuelle.

 


« L'Europe qui a dit trois fois non à son avenir » a souligné le cardinal Schönborn : « en 1968, lorsqu'elle a réfuté l'Humanae Vitae, de même 20 ans après, avec la légalisation de l'avortement et, actuellement, avec le mariage homosexuel ».

 

Et cela s'inscrit dans « la crise morale profonde de l'Europe, non seulement au niveau de l'individu mais également au niveau institutionnel » a relevé pour sa part le cardinal Dziwisz.

Convaincu que la crise de l'Europe est suscitée par la crise de la famille et que « c'est en rénovant la vie de la famille, que l'on peut rénover l'Europe », l'archevêque de Cracovie a relevé l'importance d'une réunion de réflexions comme celle qui vient de s'achever au Mont des Béatitudes, et l'importance d'une proposition comme celle du Chemin Néocathécuménal qui va dans ce se sens.

 

par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 13 mars 2008

undefined
QUI SAIT SI L'INCONNU QUI DORT SOUS L'ARCHE IMMENSE
MÊLANT SA GLOIRE EPIQUE AUX ORGUEILS DU PASSE
N'EST PAS CET INCONNU DEVENU FILS DE FRANCE
NON PAR LE SANG RECU MAIS PAR LE SANG VERSÉ


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A Lazare Ponticelli, dernier de la "dère des dères"

MERCI
Requiescat in pace


par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 21 février 2008
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    Suite à la réaction du blog Ichtus quant à certains propos et blagues insidieusement anti-catho tenus sur les antennes de Sud Radio, que nous avons relayé (ICI) et d'autres avec nous, Ichtus a été contacté par la direction de la radio qui s'est inquiété de cette réaction et entendait manifester sa bonne foi et l'absence de préjugés envers les catholiques. Voilà le commentaire qu'en fait Ichtus (ICI) :

J'ai été aujourd'hui invité à visiter les nouveaux studios flambants neufs de SUD RADIO à Labège. Accueil très cordial et sympathique du directeur des programmes (que je remercie quand il lira sans doute ces lignes !) Explications franches et réciproques. En vis à vis, il est vrai que le dialogue et l'échange sont plus intéressants et enrichissants : j'ai découvert une équipe de journalistes, animateurs qui ont le souci de leurs auditeurs. Sur le fond, je demande à voir : maintenant que le dialogue direct est établi, je me permettrai de réagir auprès des responsables de programme pour donner des exemples concrets d'émissions, de remarques qui me blessent ou m'agacent sur l'antenne. Je suis bien conscient, encore plus après cette visite et ces rencontres, que SUD RADIO est une radio généraliste qui s'adresse à tous. Mais, ne peut-on pas chercher des sujets et une manière de les aborder qui fasse honneur à l'info et donne un regard positif et bienveillant sur l'actu, sans risquer de tomber dans la banalité ou la médiocrité ? Je souhaite que nos échanges de ce jour contribuent bien humblement à ce travail, difficile et riche. Que cet effort et les perspectives d'élargissement d'audience de Sud radio vers Marseille soient couronnés de succès !

Force est de reconnaître que la réaction de Sud Radio lui fait honneur. Nous ne demandons qu'à croire en sa bonne foi et nous réjouissons qu'un contact direct ait été établi qui puisse éviter que des propos dénigrant les catholiques - directement ou insidieusement - ne soit diffusés sans obstacle, au mépris du respect du à la religion d'une grande majorité de français, quand bien même ils seraient dans l'air du temps médiatico-correct.

MORALITE : au lieu de se morfondre face à des agressions, gratuites ou intéressées idéologiquement, qui prospèrent grâce à l'apparente indifférence sociale et à la caution de lobbies, il faut réagir - comme l'a fait Ichtus, sans agressivité, mais systématiquement - en faisant connaitre notre mécontentement, pour donner l'occasion aux gens de bonne foi de corriger le tir et aux autres d'apparaître en pleine lumière comme étant de mauvaise foi ! Merci à Ichtus !

par La rédaction publié dans : Société communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Citation

"A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique.
A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement.
Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus".

Mal Jean de Lattre de Tassigny
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