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« Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi.
Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde » (Jn 16,33)

 

Hymne des JMJ - Sydney 2008
Mercredi 16 avril 2008
Le boycott… Boycottera-t-on, ne boycottera-t-on pas ? Et si l’on boycotte, que boycottera-t-on ? Les Jeux olympiques – car il s’agit bien d’eux, précisons-le à l’égard des distraits – ou la cérémonie d’ouverture ? Graves questions.

Que l’on nous autorise quelques remarques hétérodoxes. Ces débats nous paraissent d’une puérilité qui va au-delà de toute mesure. Il ne faut pas avoir peur du ridicule pour présenter comme une initiative héroïque le fait d’arborer sur sa poitrine, lors des Jeux, un slogan “Pour un monde meilleur”... Il n’en faut pas davantage pour présenter cette niaiserie comme une audace insupportable.

Osons donc ce truisme solitaire : les Jeux olympiques sont les Jeux olympiques. A savoir une épreuve sportive entre athlètes du monde entier, qui s’affrontent en principe loyalement selon les règles de leurs disciplines respectives. Ces Jeux n’ont pas à être un Enjeu. Ni de politique, ni de moralité.

Quand, en 1968, les athlètes noirs Tommie Smith et John Carlos ont reçu leurs médailles en baissant la tête et en levant le poing pour protester contre la ségrégation dont étaient l’objet les noirs aux Etats-Unis, tout le monde a protesté contre cette immixtion du politique dans les Jeux de Mexico. Ces athlètes ont été exclus à vie des Jeux olympiques. Encore ces hommes-là étaient-ils directement concernés et défendaient-ils leur peau, si l’on peut dire. Mais aujourd’hui ? L’héroïsme à bon compte, sans risque, est devenu une coquetterie médiatique obligatoire. C’est que l’on aime tellement le moralisme, aujourd’hui qu’il n’y a plus de morale ! On aimerait inviter M. Bernard Laporte, pour ne citer que lui, à nettoyer devant sa porte en la matière.

Ces gesticulations paraissent d’autant plus ridicules qu’aucune des démocraties rouges, elles, d'indignation, ne songerait à décliner une invitation commerciale qui lui serait proposée par la même Chine, avec la perspective de contrats alléchants. Il y a fort à parier que le gouvernement français, pour sa part, ne manquerait pas de s’y rendre, en emmenant évidemment dans ses bagages l’inévitable autant qu’inutile Mme Yade. Et si l’on parle de droits de l’homme, risquons cette comparaison : au hasard, si les Jeux avaient lieu cette année aux Etats-Unis, nos bonnes âmes inviteraient-elles au boycott, au nom du million de victimes irakiennes évoquées par l’Opinion research business britannique (
Ici) ou les quelque deux millions d’irakiens déplacés, selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, à la suite de ce conflit injuste ? Poser la question c’est y répondre.

Au fait, la Chine, ne serait-ce pas un pays communiste ? Avons-vous entendu qu'elle soit critiquée pour l'être, ou pour les millions de morts que le régime de ce pays à provoqués depuis son Avènement glorieux ? Non. C'est le Tibet qui compte, parce qu'il est médiatiquement up to date ! Si l'on parle d'occupation, il n'y a que celle-là qui soit insupportable, allez savoir pourquoi.

Les indignations actuelles sont d'autant plus malvenues qu'elles sont tardives. C'est avant qu'il y avait à s'interroger sur la question de savoir si un pays tel que la Chine répondait aux exigences de l'olympisme et des valeurs qu'il représente. Quand la question s'est posée, ceux qui avaient en charge d'y répondre n'ont pas balancé, en tout cas pas longtemps, tant ces Jeux ont désormais un impact financier colossal, et nous n'avons pas souvenir que les indignés du jour aient fait alors de considérables pressions pour que la Chine ne l'emporte pas. Qu'on nous épargne donc, à tous égards, ces gérémiades commodes et hypocrites.
par La rédaction publié dans : Humeur communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Samedi 5 avril 2008
- Claude.- Eh, Martin, t’as vu, ça y est, on a mis la main dessus !

- Martin.- Sur quoi ?

- Claude.- Mais, tu sais, sur les Gars de la Banderole !

- Martin.- La Banderole ?...

- Claude.- … quoi, tu rigoles, t’es pas au courant pour la Banderole ?

- Martin.- Euh… non, excuse-moi, c’est quoi ? Quelle banderole ? Contre les O.G.M., l’euthanasie, les Chinois, la vie chère, la réforme de l’enseignement, la guerre en Irak ?

- Claude.- Tu nous embêtes avec ton euthanasie ! La Banderole, mais c’est l’affaire nationale du moment, mon vieux ! Le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest (NSEO), et surtout le Centre (C), le Président de la République (PDLR), le premier ministre (PR), la DGSE (DGSE), la préfecture de police (PP), le ministre de l’intérieur (MDI), l’Assemblée nationale (AN), la Ligue de football professionnel (LFP), la Fédération française de football (FFF), SOS Racisme (SOSR), la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP)…

- Martin.- La personne… ? Quelle personne ?

- Claude.- Arrête, ne te fais pas passer pour un débile. Ecoute-moi ! Tout ce monde est sur cette affaire ! C’est gravissime. On a même fait appel à l’Opinion publique mobilisée pour la circonstance (OPMPLC) et à la Bonne Conscience citoyenne (BCC) !

- Martin.- Non, à ce point-là ? Mais enfin, explique-toi, tu me fais peur à la fin ! Qu’est-ce qui s’est passé ?

- Claude.- Et ben ces types, qu’on a mis la main dessus, ils ont écrit des horreurs sur les Ch’tis sur une banderole pendant un match de foot contre des Ch’tis. Véridique.

- Martin.-

- Claude.- C’est tout l’effet qu’ça t’fait ?

- Martin.- Ben, tu sais moi, les Ch’tis, le foot, les banderoles... Et puis excuse-moi, mais les supporters, tout ça, en général c’est pas des prix Nobel, ça donne pas dans la finesse et l’distingué… Enfin, ch’sais pas, y’avait qu’à l’enlever leur foutu banderole, et leur coller une beigne. Y’a peut-être des trucs plus importants quand même pour mobiliser tout ce beau monde, non ? Tiens, par exemple, l’euthanasie, au hasard ! V’la qu’on s’apprête à nous dire que, finalement, ça peut être pas mal de tuer des gens mais on nous fait tout un pâté parce que des crétins écrivent des banderoles ! C’est quand même bizarre, non ? Drôle d’époque !

- Claude.- Mon pauvre ami, décidément tu ne comprends rien à rien… Ca n’a rien à voir ! Tuer des gens qui veulent mourir c’est de la compassion, de la bonté. De la civilisation, quoi, du progrès. De l’humanité. D’ailleurs ces gens sont des malades, des vieux, des impotents, et ils ne sont pas heureux, alors… Mais écrire des saletés sur des Ch’tis heureux sur des banderoles dans un stade, c’est de la barbarie criminelle. Tu ne vois vraiment pas la différence ? Mais tais-toi, parle moins fort, si on t’entendait ! Tes comparaisons idiotes t’exposent au PPBHV…. Surtout si tu te laisses aller à des amalgames.

- Martin.- Au, au…. au QUOI ???

- Claude.-
Au PPBHV : le Péché Public de Banalisation de la Haine et de la Violence. Tu n’as pas le choix : qui n’est pas contre la Banderole est avec la Banderole. Et si tu es avec elle, tu es raciste et sanguinaire. A bon entendeur salut.

- Martin.- Mais je m’en fiche, moi, de votre Banderole !

- Claude (soupirs).- Ne dis pas ça. Je sais que, dans le fond, tu es un brave type et que ce n’est pas vrai. Détends-toi. Chhuuuttt. Tu as juste besoin d’être aidé à le rester. Ne t’inquiète pas, laisse-toi faire, laisse-toi convaincre, voilà, comme ça, dors… dors…
par La rédaction publié dans : Humeur communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Lundi 25 février 2008

On en fait des gorges chaudes. Non peut-être sans quelque raison.

Voilà que M. Sarkozy est à nouveau pris la main dans le sac. Tandis qu’il la tendait, au salon de l’agriculture, à une personne qui se trouvait là (par hasard, ou pour provoquer l’incident ?), celle-ci lui répliqua : « ah non, touche-moi pas » (sic). Réplique de M. Sarkozy : « Casse-toi, alors ». Le "Monsieur-par-hasard" lui renvoie : « Tu me salis ». Et M. Sarkozy de répliquer : « Casse-toi alors, pauvre con ».

Evidemment, (certains de) la gauche s’emparent de l’incident, pour en faire une affaire nationale, tandis que la majorité – le courtois M. Barnier en tête – s’empresse de répondre que le Président de la République n’a fait que répliquer à l’agression dont il a été l’objet.

Oui, mais. Le hic, tout de même, est que le Président est le Président. Sans tomber dans la pudibonderie ou le moralisme – on va encore nous reprocher d’être intégristes ! – il y a des choses qui ne se disent pas, ou ne se font pas quand on exerce une telle magistrature, et que ça devient un peu agaçant de voir le Président de la République se comporter dans la rue comme un loubard.

Nous ne sommes pas suspects d’avoir beaucoup de sympathie pour M. Chirac. Mais tout de même. Un jour, un admirateur du même acabit lui avait lancé : « Connard ! ». Alors M. Chirac avait répliqué du tac au tac : « Enchanté ! Moi, c’est Jacques Chirac ! »

Il faut avouer que ça avait une autre allure…

par La rédaction publié dans : Humeur communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 19 février 2008
    Brève : on vient d'apprendre que M. Bertrand Delanoë avait une nouvelle fois refusé de participer à un débat sur RTL avec les autres candidats aux municipales à Paris...

Comme quoi, au-delà du discours vibrionnant sur la démocratie et le débat qu'il a toujours aux lèvres, la vraie nature du personnage se révèle. Et elle se révèle d'autant plus que face à Mme de Panafieu, il n'avait pourtant vraiment rien à craindre...

par La rédaction publié dans : Humeur
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Lundi 14 janvier 2008
 

I. Il y a belle lurette que le journal Le Monde « est connu pour tout ce qu’il peut être », et, en particulier, en matière religieuse. Il y aurait un intéressant ouvrage à réaliser pour recenser ses édifiantes chroniques des quarante dernières années en la matière, notamment sous l’irremplaçable plume de M. Tinq. Ce livre relèverait une hostilité militante, constante, à tout ce qui est traditionnel [catholique, serait-on tenté d’écrire] en l’Eglise, en particulier dans le domaine moral, comme aussi une sourde mais tenace hostilité – par la force des choses – au Saint-Siège.

Voici que c’est cependant sous la signature d’une certaine
Stéphanie Le Bars que le docte Journal nous apprend, ce 14 janvier 2008, que le pape Benoît XVI a « célébré une messe empruntant au rite ancien » [Ici]. Pour saisir la portée, pour ne pas dire la saveur de ce titre, il faut avoir en mémoire toute la charge fantasmagorique de ce terme « ancien », lequel, dans le contexte chaleureux des querelles internes à l’Eglise, ne signifie pas seulement ce qui est passé, mais ce qui est réactionnaire.

Voici donc le pape dénoncé : il a été surpris (si, si, on l’a vu !) à célébrer la messe [selon la forme ordinaire, en italien] en « empruntant » quelque chose au rite ancien. Diable ! Qu’est-ce donc ? Tenez-vous bien : il a « utilisé un autel ancien placé contre le mur » de la chapelle Sixtine. Non ?! Si… Notre journaliste renchérit : le pape a ainsi « tourné à plusieurs reprises le dos aux fidèles ». Comme nous citons Le Monde, et qu’il s’agit du journal sérieux par excellence, il est interdit de rire, naturellement, même aux éclats.



II.
Osons, cependant, avec quelque audace certes, présenter quelques observations à Dame Le Bars.

Première remarque : à propos du “rite ancien”.-
Le terme « ancien », évoque ici, bien sûr, la messe dite “de saint Pie V”. C'est-à-dire le rite “d’avant”, d’autrefois, celui qui est censé ne plus exister. Il aura échappé à Dame Chroniqueuse que le motu proprio de juillet 2007 – qu’elle évoque pourtant dans son papier – indique explicitement que s’il existe deux formes d’expression rituelle, l’une ordinaire, selon l’Ordo de 1969, que l’on appelait jusque-là la “messe de Paul VI” ; l’autre extraordinaire, selon l’Ordo de 1962, que l’on appelle désormais la “messe du bienheureux Jean XXIII”, il n’existe qu’un seul rite romain. Comme elle semble l’ignorer, cette dernière forme liturgique est celle qui a été suivie pratiquement pendant tout le concile Vatican II.

Or les deux formes liturgiques évoquées ont droit de cité dans l’Eglise, même si nombre de clercs ne s’en sont toujours pas rendu compte, ou ne s’y sont pas encore résignés. En sorte que ces deux formes liturgiques d’un seul et unique rite romain sont toutes deux actuelles. La dialectique entre un rite ancien et un rite nouveau n’est donc plus de mise, à la fois pour qui suit un peu l’actualité et pour qui sait lire un texte comme le motu proprio évoqué plus haut.


Deuxième remarque : a propos de “l’emprunt” pretendu.-
Affirmer ici que le pape a “emprunté” à un pseudo “ancien rite” pour célébrer le pseudo “nouveau rite” c’est faire montre d’une nouvelle ignorance. En effet, la position adoptée par le pape pour célébrer les saints mystères à la chapelle sixtine est également prévue dans les textes du novus Ordo, en sorte qu’il est tout aussi possible de dire qu’en agissant comme il l’a fait, il s’est simplement conformé à la lettre de cet Ordo, comme tout prêtre le pourrait également dans l’Eglise si cet usage n’était empêché par des obstacles matériels (les autels tels qu’ils sont désormais), des habitudes prises ou de fermes oukases. La vérité est que, comme il a été souligné ici ou là par des personnes qui n’entendaient pas faire prévaloir leurs a priori sur la réalité, le pape a probablement entendu manifester à la fois l’unité des deux formes liturgiques et le fait que la forme ordinaire n’était pas exclusive de cette réorientation.

On pourrait dire exactement la même chose de l’usage du latin, que les journalistes, certains par ignorance, d’autres par intérêt, s’obstinent à identifier avec les liturgies des anciens âges, comme s’il ne s’agissait que d’un idiome mégalithique auquel ne seraient plus attachées que quelques tribus traditionalistes parquées quelque part dans le Larzac de l’Eglise. Dame
Le Bars n’oublie d’ailleurs pas la ritournelle puisqu’elle ne manque pas d’évoquer ces « traditionalistes du catholicisme qui font de la messe en latin, célébrée dos à l'assemblée, un symbole de leur hostilité aux changements de Vatican II », alors que le latin n’a jamais été l’argument essentiel de cette querelle.

Troisième remarque : A propos du “dos aux fidèles”.-
Il y a quelques années, celui qui était encore le cardinal Ratzinger écrivait : « Aujourd'hui, le prêtre - ou le “président”, comme on préfère l'appeler – devient le vrai point de référence de toute la célébration. Tout se termine sur lui. C'est lui qu'il faut regarder, c'est à son action que l'on prend part, c'est à lui qu'on répond ; c'est sa créativité qui soutient l'ensemble de la célébration (…). L'attention est de moins en moins tournée vers Dieu. Le prêtre tourné vers l'assemblée donne à la communauté l'aspect d'un tout refermé sur lui- même. » Il ajoutait que « la conscience que l'autel, le prêtre et les fidèles étaient autrefois tournés vers l'Orient s'est perdue au cours des siècles, au point qui cette orientation était étiquetée comme “célébration vers le mur” ou comme “tournant le dos au peuple”, et donc est apparue comme quelque chose d'absurde et de totalement inacceptable » (1).

Ceci a été écrit en 2001. En rapprochant ce texte de l’article de Dame Le Bars, on constate que cette dernière nourrit à l’usage de ses lecteurs les mêmes contresens et les mêmes préventions, par l’usage des mêmes expressions, et ce jusqu’à l’absurde. Quand le prêtre célèbre les saints mystères ad orientem, il est dos aux fidèles et, à certains moments, se tourne vers eux. On peut donc dire qu’il se tourne vers eux “à plusieurs reprises”. Mais Dame Le Bars indique, à l’inverse, que le pape a « tourné à plusieurs reprises le dos aux fidèles »... C’est au moins confirmer le propos du cardinal Ratzinger sur le rôle critériologique de ces derniers.

Il faut enfin relever la remarque relative à l'utilisation d'un
« autel ancien placé contre le mur ». Contre le mur... Cette indication manifeste que l'orientation d'un autel est devenue une chose étrange pour notre journaliste, qui n'en saisit que la matérialité la plus immédiate. Il y a quelque chose de tragique en cette cécité, au regard des héritages chrétiens de nos sociétés. Un chroniqueur religieux s'étonnera-t-il un jour de ce que les fidèles font le signe de la croix avant de prier, en ne croyant voir dans ce signe que le fait de se gratter le front, le ventre et les épaules ?


III.
Puis vient la conclusion. Dame Le Bars est bien formée. Elle connaît la règle du “in cauda venenum”, chère à la Maison en la matière. Elle vient donc vous rappeler, sainte Nitouche, glissant d'une thématique à l'autre, que « quelques mois plus tôt, en mars, le pape avait affiché des positions particulièrement conservatrices sur la vie et les rites de l'Eglise. Il y rappelait le caractère obligatoire du célibat des prêtres et l'interdiction de sacrements faite aux divorcés remariés. » Voilà qui n’est pas seulement « conservateur » (c’était déjà tout dire dans le langage du Monde !), mais, au cas où vous n’auriez pas saisi le message, « particulièrement » conservateur. Un degré de plus. C’est un peu comme si, vous annonçant que M. Dupond a assommé sa bonne à coups d'aspirateur, on vous rappelait que, déjà, il y avait eu de sérieux, de très sérieux signes avant-coureur parce qu'il avait les pieds plats.

« Intervenant régulièrement dans les débats de société depuis son élection » - comme si ce n’était pas le cas de tous les papes – « le pape s'est aussi vivement opposé à des réformes engagées en Italie, en Espagne ou en Pologne sur le pacs, l'interruption volontaire de grossesse, la loi accélérant les procédures de divorce, l'euthanasie ou les manipulations sur les embryons. ». Bref, nous vous le disions au début : un réactionnaire. Tout est dans tout. Et inversement. Quand on commence à être contre le pacs, on finit par dire la messe contre des murs. C’est logique. Le Monde ne le dit pas explicitement. Il s’adresse à des lecteurs intelligents, les siens, et ne conclut pas. Le rapprochement final est suffisamment assassin : qu’attendre de quelqu’un qui s’oppose à des « réformes » - entendez : des progrès, naturellement – sur ces grandioses avancées sociales que sont le pacs, l’ivg, l’euthanasie ou les manipulations sur embryons ?

_____________


P.S. Il convient de signaler que le Figaro, dans un article du 13 janvier 2008 a publié un article reprenant les mêmes inepties, en les accentuant [Ici]. Non seulement le pape a dit la messe
à un autel « qui se trouve contre un mur », « mais, surtout, il a tourné à plusieurs reprises le dos à l'assemblée » (ce "mais surtout" est délicieux). Il était cependant réservé au Monde d'adjoindre à ces analyses autorisées la finale exposée plus haut. A tout seigneur, tout honneur.

Le Figaro a, quant à lui, légèrement corrigé le tir par un article du 14 janvier de M. Yannou [Ici]. S'il y est relevé que le pape célèbre la messe, chaque jour, dos au peuple, c'est-à-dire
« sans regarder les fidèles » [sic ! Comme si le fait de "regarder" les fidèles était une modalité liturgique... Toujours la même absence, totale, de perspective sacrale], on y rencontre les mêmes erreurs. En particulier, l'idée y est toujours maintenue que cette bouderie supposée à l'égard des fidèles serait une vieillerie tirée des âges anciens : « Benoît XVI a donc dit la messe à l'ancienne » [un peu comme on cuisine la blanquette de veau "à l'ancienne"].

M. Yannou, à la différence de Mme Le Bars, a pris acte qu'il existait une forme ordinaire et une forme extraordinaire du rite romain, mais ne paraît pas bien comprendre ce que cela signifie. La forme extraordinaire est celle dite "du Bienheureux Jean XXIII". Elle date de 1962 et a été célébrée par tous les Pères pendant le concile Vatican II. Parler de
« la messe préconciliaire » à son sujet est donc un contresens. Il faudra encore du temps avant que les préventions en tous genres soient écartées pour laisser place à des analyses à la fois réalistes et justes. Et dire qu'il suffirait pourtant de lire et relire le dernier motu proprio et de se demander, loyalement, pour y entrer : quelle est l'intention du successeur de Pierre ?

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(1) L’esprit de la liturgie. Nous empruntons cette citation à l’excellent site eucharistiemisericordieuse : Ici

par La rédaction publié dans : Humeur communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 8 janvier 2008


Aller Paris-Lyon.- Nous sommes encore en gare. Comme tout un chacun, je m’installe, la veste ici, le livre là. Bien content d’être assis après cette course qui m’a fait douter d’arriver à l’heure, je respire. Soudain, un cri. Un cri de fillette. « Maman ! » Alarme dans le carré d’à côté. Apparemment, un drame vient de se produire. Un petit drame cependant. Voici que la maman en question, qui accompagne ses deux enfants, assez agitée, vient de buter dans une bouteille de lait qu’elle avait posée, débouchée, sur le plancher du train. Une mare de lait s’est répandue sur la moquette épaisse. Voilà qui augure bien du voyage et de ses conditions olfactives… Mais la maman reprend bien vite la situation en mains. Pour faire quoi, pour dire quoi ? Pour se précipiter afin de limiter les dégâts ? Que nenni. Très sereine, elle apaise ses fillettes : « Ne vous inquiétez pas : ce n’est que du lait ». Autrement dit, ce n'est pas grave, ça ne coûte rien.

Retour Lyon-Paris.- Nous sommes, cette fois encore, en gare. Rien qui doive vous surprendre : après tout, un train est fait pour ça. Or voici que le chauffeur du train prend la parole. D’un ton solennel, il annonce que ce dernier aura probablement entre une heure et une heure trente de retard. Motif : une personne s’est suicidée en se jetant sous un train précédent. Il faudra donc prendre un temps une autre voie, à moindre vitesse. Après avoir répété trois fois que la S.N.C.F. s’excusait et qu’elle n’était pas cause de ce retard [sous-entendu : vous pourrez toujours vous brosser pour un remboursement], la voix s’éteint. La sarabande des portables commence alors. « Allo ? Ouais, c’est moi. On va avoir du retard. Ouais. Une heure et demie. La barbe. Non, un type (pourquoi un type ?) s’est suicidé. P….., m…., j’srai en retard ». Au milieu des soupirs des uns et des autres, ce message est répété, avec ses variantes plus ou moins fleuries, cinq, six fois autour de moi, avec les mêmes jérémiades. Pendant ce temps, là-bas, très loin devant, un corps éclaté, disloqué, sans vie, est éparpillé sur la voie. Un homme, une femme, un adolescent ? Une famille qui l’attend peut-être aussi, en vain, ou qui sait, déjà, dans l’explosion de sa douleur, qu’il ne faut plus compter, elle, sur un retard.
par La rédaction publié dans : Humeur
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Jeudi 3 janvier 2008
Il n’aura échappé à la sagacité d’aucun de nos lecteurs, habituels ou occasionnels, que les événements majeurs qui auront illustré la fin de la défunte année 2007 sont l’Affaire Bruni et l’Affaire Bègue. Deux noms qui prennent désormais rang au nombre de ces fameux noms de cinq lettres dont l’histoire de France aime à enrichir sa glorieuse mémoire.

Mais laissons-là l’histoire de France. C’est d’actualité, et d’actualité brûlante qu’il nous faut vous entretenir.

Ceci n’est d’ailleurs pas sans rapport avec cela. Chacun sait que depuis les dernières élections présidentielles, et, à dire, vrai, avant même que celles-ci n’advinssent, le parti socialiste est en quête d’identité et de chef.

A quoi ce parti de hauts fonctionnaires, de bourgeois, de cadres et de nantis, gagné aux lois du capitalisme et de l’argent, jusqu’à avoir contribué largement à justifier l’invention, dans le vocabulaire politique, de l’expression honteuse de « gauche caviar », peut-il désormais servir ? Très ordinairement, quand un groupe d’hommes se réunit pour œuvrer, c’est qu’il a un projet à réaliser, la fin étant première dans l’intention, et dernière dans l’exécution. Ici, c’est l’inverse qui pourtant se produit. Aussi les universités d’été dudit parti ont-elles eu pour objet d’imaginer quelles pourraient être ses raisons d’être. La quête paraît avoir été vaine, si vaine d’ailleurs que certains, de M. Hollande à M. Montebourg, paraissent désormais ne plus trouver de raisons d’exister que dans le zèle amer d’une critique parasitaire de tout ce qui bouge et ne vient pas d’eux.

A défaut de pouvoir présenter aucun projet, faute d’avoir seulement l’assurance d’en être soi-même le sujet possible, le parti socialiste se recherche un homme ou une femme providentiels capable de le sortir d’une telle ornière existentielle – selon un bon vieux réflexe que l’on aime à brocarder, pour l’ordinaire, chez les gens de droite, les populistes, les boulangistes, les poujadistes. Le problème est que tous les dirigeants du P.S. paraissent se sentir une âme de Bonaparte pour sauver leur patrie. A l’aube de la campagne présidentielle, ils en tiraient même une coquetterie pour donner comme une richesse ce qui n’apparaissait déjà, aux yeux de tous, que comme une féroce mêlée “d'Eléphants”, énervés d’ambitions et d’appétits.

Dans cette armée de colonels Alcazar, Mme Royal fait cependant l’unanimité. Au moins contre elle à ce qu’il semble, pour autant qu’on puisse entendre quelque chose au milieu des barrissements tonitruants qu’à suscités son annonce de briguer la présidence. Et encore n'entend-on pas pour l'heure MM. "DSK", Lang, Rocard, Kouchner, pour ne citer qu'eux, lesquels ont encore la bouche trop pleine pour parler. Pauvre Mme Royal : sitôt ouvre-t-elle désormais la sienne, sitôt prendre-t-elle sa plume, que déjà la lourde infanterie pachydermique vient la charger dans le fracas et la poussière.

C’est là qu’Hermas se devait d’intervenir, en contravention à ses habitudes de neutralité, pour porter au grand jour et aux yeux de tous ce que la fureur des clameurs n’a permis ni de voir ni d’entendre.

Nous sommes en mesure, en effet, de vous révéler, par une preuve IRREFUTABLE, que ce n’est pas du tout à la présidence du parti socialiste que pense Mme Royal mais à celle du comité Miss France, occupé jusqu’ici par Mme Geneviève Mulmann, veuve Poirot, dite de Fontenay, qui l’a soutenue, rappelons-le, pendant la campagne présidentielle, après avoir soutenu Mme Arlette Laguiller lors de celle de 2002, mais qui se trouve aujourd'hui très ébranlée par la si dramatique Affaire Bègue.

A preuve, cette photo particulièrement expressive que nous sommes les premiers à publier (1).

Les éléphants, si l'on ne se trompe, peuvent dormir sur leurs grandes oreilles…



SdeF.jpeg
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(1) Grand jeu : cherchez l'erreur.
par La rédaction publié dans : Humeur
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Lundi 24 décembre 2007
Hermas souhaite à tous :

UN TRES JOYEUX NOEL !!!
par La rédaction publié dans : Humeur communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 13 décembre 2007

    Noël, c'est une grande joie, une grande fête, que l'on manifeste aussi par des cadeaux. La joie d'offrir est une manifestation du bonheur que Dieu nous donne dans la crèche. Sans avoir d'intérêts, ni d'actions de telles ou telles compagnies, ni rétribution quelconque, nous vous proposons quelques idées de cadeaux.

    Ce ne sont assurément que quelques idées. Il y en a tant d'autres !


Musique :
* "L'heure vient" par le Choeur des moines bénédictins de Keur Moussa (au Sénégal et leur fameuse kora) : 19,50 € (ICI). Superbe !
* Achetez de la musique "catholique" - disque ou téléchargement MP3 : (ICI).
* Trois messes de la Renaissance, Quinta essentia : 21,63 € (ICI).
Superbe !
* Messe pour le Port Royal, Charpentier :  13,70 € (ICI).
* Laudate omnes gentes, Taizé : 16,60 € (ICI).
*
Noël, la nuit de Noël / Messe de Minuit / Messe du Jour, par les moines de Solesmes (2CD) : 24,15 € (ICI). Superbe !
* Le concert du Frat 2007 : 19,5 € (ICI).



Livres à petit prix :
* La dernière encyclique du pape Benoit XVI "Sauvés dans l'espérance": 4 € (ICI).
* Benoit XVI "Dieu est amour" : 3 € (ICI).
* Le Message des apparitions, par le
frère Jean-Philippe Rey, o.p., aumônier au pèlerinage du Rosaire à Lourdes : 5 € (ICI).

Livres :
* Tous les chemins mènent à Compostelle : 27 € (ICI)
* Guide des coutumes et traditions catholiques : 19,90 € (ICI).
* Carnets de conciles (2 tomes), par Henri de Lubac : 75 € (ICI).
* Lumières de l'Arménie chrétienne, Yvan Travert : 42€ (Ici)
* La Trinité dans l'art d'Occident (1400-1460), Abbé François Boespflug : 19 € (Ici)
* Abrégé de Théologie, saint Thomas d'Aquin : 61,75€ (Ici)
* Introduction à la philosophie chrétienne, E. Gilson : 9,50 € (Ici)

Enfants :
* La pastorale des santons de provence : 14,90 € (ICI).
* Les aventures de Loupio (BD pour enfants) : 9,50 (ICI).
* Une église, qu'est-ce que c'est ? : 8,50 € (ICI).
*
24 histoires de Noël pour attendre Jésus : 14,50 € (ICI).
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par La rédaction publié dans : Humeur communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mercredi 14 novembre 2007
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    C
omme chaque année à la même saison, le contribuable français redécouvre la chienlit... Quel que soit le prétexte, la grève paralyse les transports publics et les entreprises publiques, par des syndicats pour qui le "service public" n'est rien d'autre que leur terrain de jeu clientéliste, mobilisé dans le seul intérêt des agents et des syndicats : quid du "service" ? quid du public ? On s'en fout...

Cette nouvelle grève nous invite cependant à réfléchir quelques instants sur cette spécificité archaïque du merveilleux modèle français que la terre entière est censée nous envier.

Les syndicats français n'ont de syndicats que le nom, mais ne font honneur ni à leur rôle, ni à leur histoire. Incapables de négocier, sclérosés dans des réflexes marxistes surannés, arqueboutés sur les avantages catégoriels de la fonction publique, c'est le seul secteur où ils soient vraiment présents. Leur crédibilité est à la hauteur de leur représentativité : 8%. Et ce n'est pas la gestion mirobolante des organismes paritaires qui pourrait modifier cette impression...

thumb-greve.jpg    Aujourd'hui, ils
bloquent tout un pays pour préserver des régimes spéciaux de retraite d'une minorité d'agents publics, dont, même si le terme "privilégié" est excessif, le statut est très enviable et bien plus favorable que le sort de la majorité des salariés français : emploi à vie, relativement faible temps de travail, avantages sociaux, services sociaux très développés, fonds de pension (!) pour certains... Il n'est ici même pas question d'approuver ou de dénoncer la politique du gouvernement, car même le parti socialiste juge cette réforme nécessaire. A l'heure où tous les comptes sont dans le rouge, où tous les Français doivent travailler plus longtemps, il n'est pas admissible que des régimes très avantageux et coûteux subsistent... aux frais d'une collectivité qui, elle, voit ses retraites baisser et la durée d'activité augmenter très nettement. C'est de l'équité pure et simple.

    Au-delà du motif invoqué cette année, et pour en revenir à nos moutons, les syndicats ne se mobilisent que pour les intérêts catégoriels d'une minorité d'agents publics. Qui se préoccupe
concrètement - au-dela des postures convenues et des discours de principe - du taux incompressible de chômeurs, des déficits qui plombent l'économie et le pouvoir d'achat et l'avenir même de la Nation ? Personne. Qui se préoccupe de savoir si le "modèle social" défini à la Libération et redéfini en 68 - en période d'euphorie économique - n'est pas périmé et si le traitement exclusivement social de l'économie et du chômage, conduit, peu ou prou, depuis 30 ans par la gauche comme par la droite, ne doit pas être revu ? Personne. Bien plus, aucun syndicat, par idéologie, n'accepte de discuter d'une modification du contrat de travail et du code du travail.

Qui se préoccupe du sort des salariés et autres travailleurs qui sont victimes de ces grèves totales, qui augmentent leur fatigue et leur fait perdre, qui de l'argent, qui un salaire, qui son emploi ? Personne (qui a dit que les syndicats devaient aussi s'occuper des salariés du privé ?).


Qui se préoccupe même du "service public" ? Personne. Car si le droit de grève est légitime - évidemment - le respect des exigences d'un vrai service public l'est également, qui requiert de ceux qui souhaiteraient réellement le respecter de ne pas recourir à la grève a priori et sans mesure - c'est-à-dire sans service minimum raisonnable !

Des syndicats qui ne se préoccupent pas une seconde de l'intérêt général sont des irresponsables, qui empêchent l'économie de fonctionner, font perdre des points de croissance, ajoutent de la fatigue, du stress et des complications inutiles - pour les intérêts exclusifs d'une clientèle minoritaire bien gâtée - à une majorité de travailleurs silencieuse parce qu'elle n'a pas le temps, elle, de jouer.
La clientèle étant bien plus facile à manipuler sur des slogans radicaux, qui permettent de garder les maigres troupes mobilisées, l'intérêt général est sans intérêt. Mais le contribuable n'étant pas défendu, le citoyen mal représenté par des gouvernements successifs toujours bien craintifs, pourquoi y faire attention ?  

Il faut tirer les conséquences de ce comportement et couper les financements publics (quant aux caisses noires du patronat ?) à ces syndicats
archaïques et conservateurs, ceux-ci ne remplissant pas leur rôle et ne prenant pas leur part dans la recherche du bien commun et d'une satisfaction de l'intérêt général.

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    Vous voudrez bien excuser le ton un peu agacé du propos, mais une heure et demie de marche (
une fois de plus), dans le froid et les gaz d'échappement, donne envie d'aller coller son poing sur quelques nez de leaders syndicaux solidairement confinés dans leurs voitures avec chauffeurs payés par nos impôts... Mais, faute d'en avoir un sous la main et un tel comportement étant aussi difficilement jusitifiable en droit qu'en charité, il ne nous reste que la possibilité d'exercer une liberté que les syndicats - toujours prompts à fouler aux pieds allègrement un certain nombre de droits et libertés, parmi lesquels le droit du non-gréviste à travailler ou le principe de continuité du service public, et qui cautionnent bien des illégalités et débordements commis par leurs membres - ont le plus de mal à atteindre : celle de l'expression.

PS : pour vous aider à prendre tout cela avec philosophie, rendez vous ICI !

par La rédaction publié dans : Humeur
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