Communautés

Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 11:41

Par La rédaction
    Poursuivant notre tour du monde de l'Eglise universelle, nous nous sommes arrêtés à une chronique publiée par Mgr Pell, Cardinal Archevêque de Sydney (Australie), rappelant certains principes fondamentaux concernant la place de l'Eglise et des catholiques dans les sociétés modernes. Direct et pertinent ! Il est aisé d'en transposer l'argumentation dans notre société française, notamment à l'égard de politiciens qui croient pouvoir se réclamer ouvertement du catholicisme tout en affirmant n'avoir aucune obligation à l'égard des enseignements de l'Eglise.
_____

"L'Eglise catholique soutient la recherche sur les cellules souches adultes et reste opposée à la destruction de la vie humaine à quelque étape que ce soit après la conception. La recherche sur les cellules embryonaires requiert une telle destruction.

En regrettant que l'Assemblée législative ait voté la loi sur le clonage et en espérant que le Conseil législatif en décidera différemment, nous admettons tous que le Parlement fait les lois.

Certains supporters de la loi sur le clonage ont fait de faibles tentatives pour soutenir qu'il serait bien de créer et de détruire des embryons humains, mais ont clamé que ce mal était amoindri par les traitements qui pourraient en résulter. Ce n'est pas une argumentation justifiable, d'autant que les traitements trouvés ne l'ont pas été à  partir d'embryons. Le traitement de soixante douze affections a été amélioré grâce aux cellules souches, mais qui étaient toutes des cellules souches adultes.

Outre les arguments portant sur la question de savoir s'il était juste de détruire précocément une vie humaine pour un gain réel ou espéré, une autre controverse est apparue sur le point de savoir si les évêques ou le Pape avaient un droit quelconque à faire valoir les enseignements du catholicisme auprès du public
.

Certains ont semblé suggérer que, si un club de football, un parti ou une entité économique peuvent en certaines circonstances exclure ou licencier un membre ou un salarié, il était totalement hors de propos s'agissant d'une Eglise chrétienne de simplement envisager une possibilité similaire. Le Pape Benoît XVI a effectivement enseigné que les partisans non-repentant de l'avortement ne devraient plus recevoir la communion.

Certains politiciens intolérants veulent bannir les arguments religieux de la vie publique, de sorte que le seul raisonnement admissible serait non-religieux ou anti-religieux. Les vues de Barry Hickey, Archevêque catholique de Perth, qui sont similaires à celles du Pape Benoît XVI ont été transmises pour enquête à un comité parlementaire
(le WA state parliamentary privileges committee)
par le Président de cette assemblée, qui voit dans la possible application de la discipline catholique une "menace".

Un débat est aussi apparu sur la question de savoir ce que signifiait être un disciple catholique de Jésus. Un petit nombre de politiciens ont claironné leur catholicisme, tout en rejetant publiquement les enseignements catholiques ; ce n'est pas logique.

L'Eglise catholique n'est pas une assemblée libre de droits de libres penseurs. Ce n'est pas non plus un groupe de gens qui suivent loyalement leurs conscience. Tout le monde peut le faire.

Un catholique est quelqu'un qui croit que le Christ est Fils de Dieu, qui accepte ses enseignements et qui vit une vie d'adoration, de service et de devoir envers la communauté catholique. Les catholiques n'ont pas été créés par un accident
de naissance pour ne subsister que parce que leur tribu aurait une histoire intéressante. Tous les catholiques qui continuent à rejeter des enseignements importants de l'Eglise catholique, notamment sur des sujets touchant à la sexualité, à la famille, au mariage, à l'avortement, à l'euthanasie, au clonage, où les "libéraux" proclament la primauté des règles de la conscience, doivent s'attendre à être rappelés à l'ordre, gentiment mais avec cohérence, plus qu'à être confortés et encouragés dans leurs égarements.

Effectivement, tous les politiciens catholiques, qui ont voté pour ce texte, devraient y réfléchir à deux fois et examiner leur conscience avant leur prochaine communion".
 

+ Cardinal George Pell
Archbishop of Sydney
10/6/2007
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Publié dans : Paroles d'évêque et de prêtre
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