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Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /Avr /2007 15:52

Par La rédaction


    Act Up Paris a été condamnée mardi par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris à verser un euro de dommages-intérêts au recteur de Notre-Dame, Mgr Patrick Jacquin. 


    On se souvient que le 5 juin 2005, une vingtaine de militants de l'association de lutte contre le sida s'étaient introduits dans la  cathédrale pour procéder à un "mariage" gay. Déguisé en prêtre, un membre d'Act Up avait "marié" deux femmes, tandis que les manifestants scandaient : "Benoît XVI, homophobe, complice du sida", ce qui avait moralement justifié que certains d'entre eux, au nom de la tolérance et du respect, certainement, n'hésitent pas à frapper l'écclesiastique qui était intervenu.


    Le tribunal a déclaré que l'association avait porté atteinte à la liberté de religion et au libre exercice du culte, "libertés fondamentales protégées par l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'Homme", les faits constituant selon lui une atteinte directe aux principes fondamentaux et le tribunal, jugeant "sans incidence" que la célébration du culte n'ait pas été "empêchée, perturbée, retardée ou interrompue" et "que les défendeurs aient entendu agir, non pas dans le but de remettre en cause la liberté de religion ou de ridiculiser l'Eglise catholique, mais, par un acte symbolique, pour interpeller celle-ci sur la discrimination dont ils estiment être victimes en raison de leur appartenance sexuelle".


    Enfin ! a-t-on envie de dire, la loi est rappelée à ce lobby aux méthodes abusives. On appréciera ce que contient, pour lui, un "acte symbolique" et une "interpellation" (pourquoi pas, pendant qu'on y est, un "dialogue" !)... Il s'agit en réalité de violation de droits fondamentaux, de mépris d'autrui et de la loi, de violences et de scandale. C'est d'ailleurs une constante non accidentelle, puisqu'elle se manifeste à chaque fois que le lobby veut imposer son "interpellation", comme ce fut le cas au procès Vanneste ou contre Mgr Léonard en Belgique.


    On peut cependant regretter le caractère symbolique de l'indemnité accordée au regard des principes violés... On peut supposer que le recteur de la cathédrale de Paris n'avait pas demandé d'avantage. Regrettable, oui. Une condamnation proportionnée, c'est-à-dire lourde, aurait constitué un "acte symbolique" et une "interpellation" de nature à calmer davantage de tels excès.

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Publié dans : Société
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