Act up n'est pas au-dessus des lois

Publié le par La rédaction


    Act Up Paris a été condamnée mardi par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris à verser un euro de dommages-intérêts au recteur de Notre-Dame, Mgr Patrick Jacquin. 


    On se souvient que le 5 juin 2005, une vingtaine de militants de l'association de lutte contre le sida s'étaient introduits dans la  cathédrale pour procéder à un "mariage" gay. Déguisé en prêtre, un membre d'Act Up avait "marié" deux femmes, tandis que les manifestants scandaient : "Benoît XVI, homophobe, complice du sida", ce qui avait moralement justifié que certains d'entre eux, au nom de la tolérance et du respect, certainement, n'hésitent pas à frapper l'écclesiastique qui était intervenu.


    Le tribunal a déclaré que l'association avait porté atteinte à la liberté de religion et au libre exercice du culte, "libertés fondamentales protégées par l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'Homme", les faits constituant selon lui une atteinte directe aux principes fondamentaux et le tribunal, jugeant "sans incidence" que la célébration du culte n'ait pas été "empêchée, perturbée, retardée ou interrompue" et "que les défendeurs aient entendu agir, non pas dans le but de remettre en cause la liberté de religion ou de ridiculiser l'Eglise catholique, mais, par un acte symbolique, pour interpeller celle-ci sur la discrimination dont ils estiment être victimes en raison de leur appartenance sexuelle".


    Enfin ! a-t-on envie de dire, la loi est rappelée à ce lobby aux méthodes abusives. On appréciera ce que contient, pour lui, un "acte symbolique" et une "interpellation" (pourquoi pas, pendant qu'on y est, un "dialogue" !)... Il s'agit en réalité de violation de droits fondamentaux, de mépris d'autrui et de la loi, de violences et de scandale. C'est d'ailleurs une constante non accidentelle, puisqu'elle se manifeste à chaque fois que le lobby veut imposer son "interpellation", comme ce fut le cas au procès Vanneste ou contre Mgr Léonard en Belgique.


    On peut cependant regretter le caractère symbolique de l'indemnité accordée au regard des principes violés... On peut supposer que le recteur de la cathédrale de Paris n'avait pas demandé d'avantage. Regrettable, oui. Une condamnation proportionnée, c'est-à-dire lourde, aurait constitué un "acte symbolique" et une "interpellation" de nature à calmer davantage de tels excès.

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Serge L. 27/04/2007

évidemment, c'est le recteur qui a du demander un euro. Quelle idée ? Encore de la charité mal comprise où la crainte de se montrer ferme. Bon sang, il y a eu sacrilège quand même ! sur les lieux et sur le prêtre. Ce n'est pas le recteur simplement qui était atteint dans ses droits !

hector 27/04/2007

il faut arrêter ce délire : il n'a pas deux légalités !

Fab. 27/04/2007

A Hector : non, et c'est tant mieux, mais l'indemnité parait quand même bien faible au regard de l'acte commis. D'autant qu'on a un peu l'impression que l'agressivité des militants en cause, qui sont parfois bien peu respectueux des autres, est admise et ne soulève aucune réprobation ce qui n'est pas normal.

Carole 27/04/2007

Il n'empêche que cette violence est inadmissible.

Serge L. 27/04/2007

Ces gens sont tous les mêmes : leur tolérance consiste à ne pas supporter ceux qui ne supportent pas leurs singeries ! Sois mon frère ou je te tues ! sois homo, regarde les comportements homos comme des comportements normaux ou je te tue. Vive la tolérance mes frères !