Communautés

Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 14:31

Par La rédaction

    A n'en pas douter, certains catholiques se sentent proches des préoccupations du programme socialiste, qui est traditionnellement considéré comme étant plus social, ou est différemment social.

    Concernant les principes non-négociables, alors même que Madame Royal paraissait personnellement préoccupée et concernée par la famille et sa protection, elle semble avoir renoncé à faire entendre son point de vue en adoptant des thèses  radicalement opposées dans son programme électoral. Ici aussi, la marque du clientélisme est flagrante (cf. article précédent et les comparatifs faits).

    Pourtant, ces questions, pour être "sociales", ne peuvent être appréhendées uniquement à l'aune d'un matérialisme de gestionnaire : elles conditionnent notre société, elles conditionnent notre vie et notre avenir. Or, les principes non-négociables ne sont pas l'apanage d'un camp, ni la marque d'un parti : ils sont une préoccupation commune à tous croyants, ou non, de gauche et de droite... du moins, ils devraient l'être.

    Ce n'est pas être conservateur ou anti-social que de défendre une vision de l'homme, qui, précisément, a permis l'émergence des droits de l'homme, de l'égalité entre homme et femme et de la défense de la dignité du travailleur !

    Si Madame Royal entend protéger et secourir les faibles et les travailleurs, elle doit aller au bout de sa démarche et refuser qu'au nom du profit (car tel est bien le facteur premier) on puisse être autorisé à faire des recherches sur le clonage et les embryons humains ; elle devrait proposer d'aider les mères qui se sentent contraintes à l'IVG et leur offrir une alternative, plutôt que de banaliser cet acte en en facilitant le traitement administratif ; elle devrait proposer une politique de la famille, puisque sa vie personnelle démontre que cela compte pour elle ; elle devrait aider aux développements des soins palliatifs, plutôt que de prôner la "liberté de mourir". Cet individualisme abstrait de toute morale, inconciliable avec les références et les héros de la gauche française, manifeste un renoncement clientéliste bien regrettable.
 
     Ayant réussi à faire en sorte que la gauche se réapproprie l'identité nationale, qui ne peut être l'apanage d'un camp,  j'attends d'elle qu'elle en fasse de même avec l'être humain et sa dignité, qui ne peuvent être considérés d'un point de vue strictement matérialiste et strictement consumériste comme c'est le cas aujourd'hui : la dignité de l'homme, qui n'est pas une notion confessionnelle, doit aussi être défendue à gauche, où les lobbies féministes - bien datés aujourd'hui - ou sexualistes n'ont pas le monopole des idées. A défaut, je ne vois pas pourquoi voter Royal, serais-je de gauche.
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