Partager l'article ! Préservatif en Afrique : tout le monde ne pense pas comme nos médias: Glanés au hasard du net, voici encore quelques unes des réactions coura ...
"Joseph Ratzinger passera à l’histoire comme l’un des papes les plus diffamés ; non par les chrétientés du Sud pauvre, mais par les notables du Nord riche.
Je dialoguais hier soir à RFI avec un pasteur protestant, à propos de ce voyage papal et de mon livre Les évangéliques à la conquête du monde. Avant l’émission, un autre pasteur, africain, me confirmait ce que savent tous ceux qui connaissent le terrain : le préservatif en Afrique est un luxe, donc il n’est pas la panacée, et prétendre qu’il l’est revient à aggraver l’épidémie. « La solution » n’existe pas encore.
L’urgence, en tout cas, est connue : ce sont les médicaments gratuits. Benoît XVI demande cette gratuité.
Or c’est de cela (la gratuité) que ne veulent pas entendre parler les notables du Nord riche, qui ne veulent pas faire perdre un cent à l’industrie pharmaceutique américaine ! Ces mêmes notables qui se succèdent devant les caméras, depuis quarante-huit heures, pour vitupérer Benoît XVI..."
Jacques Remiller, député-maire de Vienne (Isère) (ICI) :
"Alors qu’une fois de plus les propos du Pape ne sont que partiellement rapportés dans de trop nombreux médias, perdant ainsi leur sens réel, je déplore que la classe politique française se soit empressée de partir à la chasse aux sorcières !
Ce que Benoît XVI a souhaité hier, juste avant de demander, à Yaoundé au Cameroun, la gratuité des soins pour les malades du Sida, c’est qu’on arrête de considérer le préservatif comme une solution unique au problème du sida en Afrique. La politique de lutte contre le sida ne doit en effet pas se limiter à la publicité pour les préservatifs.
C’est surement un moyen efficace quand il est correctement utilisé, mais sa large distribution n’empêchera pas des problèmes comportementaux graves tels que les viols et l’inceste.
Ce que le Pape a avant tout rappelé, c’est que la voie la meilleure, la plus prévoyante et la plus efficace pour combattre le fléau du sida et protéger la vie humaine réside dans une véritable éducation à la responsabilité, la recherche médicale et la diffusion des thérapies, et l’assistance aux malades".