Mardi 16 décembre 2008
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Par Mgr J. Masson
LA SAINTE VIERGE MONTRE L’ENFER AUX TROIS ENFANTS DE FATIMA
Lucie, la plus grande des trois voyants de Fatima, raconte en ces termes dans le «Quatrième Mémoire » (écrit en 1941 à la demande de son Evêque et de ses Supérieurs ; cf. aussi le
« Troisième Mémoire »), la troisième apparition celle du 17 juillet 1917, au cours de laquelle la Dame leur a montré l’Enfer :
13 juillet 1917. Quelques moments après notre arrivée à la Cova da Iria, près du chêne-vert, parmi une grande foule de gens, alors que nous récitions le chapelet, nous vîmes le reflet de la
lumière habituelle et, ensuite, Notre-Dame sur le chêne-vert.
« … Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice: "O Jésus, c'est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation
des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ».
VISION DE L’ENFER
En disant ces dernières paroles, Elle ouvrit de nouveau les mains, comme les deux derniers mois. Le reflet parut pénétrer la terre et nous vîmes comme un océan de feu, et plongés
dans ce feu, les démons et les âmes, comme s'ils étaient des braises, transparentes et noires, ou bronzées, ayant des formes humaines. Elles flottaient dans l'incendie, soulevées par les flammes
qui sortaient d'elles-mêmes avec des nuages de fumée, tombant de tous côtés, semblables à la retombée des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des
gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de peur. (Ce fut sans doute à cette vue que j'ai dû pousser ce cri "Aie..." que l'on dit avoir entendu). Les démons
se distinguaient par des formes horribles et répugnantes d'animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme des charbons noirs embrasés. Effrayés, comme pour demander secours, nous avons
levé les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse:
- "Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Afin de les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé.
DOIT-ON PARLER DE L’ENFER ?
De nombreux catholiques « croyants mais non pratiquants », croient à l’enfer mais préfèrent qu’on ne leur en parle pas, pour ne pas faire de cauchemars, et préfèrent ne pas y penser. De
nombreux fidèles pratiquants, pratiquants de temps à autre, ou pratiquants habituels et bon croyants, ont souvent la même attitude. Il arrive même que chez les uns et les autres, on ne croie pas
à l’enger, car « Dieu est tellement bon ». Fermer les yeux devant la réalité, devant le danger, c’est la politique de l’autruche qui ne change rien à la réa
lité… « brûlante »…
On note toutefois une tendance très forte à ne pas parler de l’Enfer AUX ENFANTS « POUR NE PAS LES TRAUMATISER…
Voici ce que répond Lucie de Fatima, qui était une enfant, ainsi que ses deux cousins (cf 2° Mémoire) :
« Excellence… la vision de l’enfer l’avait horrifiée (Jacinthe) à tel point que toutes les pénitences et toutes mortifications lui semblaient être insuffisantes pour arriver à
préserver quelques âmes de l’enfer…
« Certaines personnes, même pieuses, n’aiment pas parler aux enfants de l’enfer, afin de ne pas les effrayer. MAIS DIEU N’A PAS HESITE A LE MONTRER A TROIS ENFANTS, dont l’une avait à peine
six ans, et il savait qu’elle en serait horrifiée, au point de se consumer de frayeur, j’ose le dire.
« Jacinthe s’asseyait souvent par terre ou sur quelque pierre, et, pensive, commençait à dire : "Oh l’enfer ! Que j’ai pitié des âmes qui vont en enfer ! Et les personnes qui
sont là, vivantes, à brûler comme du bois dans le feu". Et, à demi tremblante, elle s’agenouillait, les mains jointes pour réciter la prière que Notre-Dame nous avait apprise : "O mon Jésus,
pardonner-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Paradis toutes les Ames, surtout celles qui en ont le plus besoin".
« Maintenant Votre Excellence comprendra pourquoi j’ai conservé l’impression que les dernières paroles de cette prière se rapportent aux âmes qui se trouvent dans un plus grand ou plus
imminent danger de damnation… ».
Pour ceux qui s’apprêtent à dire « non » à Dieu, et à se pécipiter eux-même en Enfer…
« Préservez-nous du feu de l’enfer… « Prière de Notre-Dame aux enfants de Fatima)
« Ab aeterna damnatione nos eripi » (arrache-nous à la damnation éternelle (Canon Romain, « Hanc igitur »…)
« Un homme prévenu en vaut deux » dit un proverbe. Dieu lui-même nous avertit, la Sainte Vierge le rappelle solennellement et nous demande de réciter la prière qu’Elle a enseignée aux
enfants de Fatima : prier pour notre persévérance finale et être préservé du feu de l’enfer, et prier pour tous ceux qui pourraient s’y précipiter…
« A morte perpetua, libera nos Domine » (Litanies de Saints » : de la mort éternelle, délivrez-nous Seigneur