Jeudi 11 décembre 2008
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Sur l'histoire, la pratique et la médiation du Chemin de Croix - dont on sait qu'elle est une très ancienne
pratique spirituelle dans l'Eglise, y compris en dehors du Carême, voici ce beau site, agrémenté de belles aquarelles contemplatives de Soeur Catherine Bourgeois, justifiées par cette observation
: "Les stations du chemin de croix doivent être traitées d’une main chrétienne, il y faut une inspiration chrétienne."
En voici un extrait :
« Les 14 aquarelles noir et blanc de Sœur Catherine Bourgeois présentées ci-dessous s’inscrivent dans une longue
tradition de méditation de la Passion de Jésus.
« Depuis
l’antiquité, les pèlerins de Jérusalem souhaitaient parcourir le chemin douloureux de leur Sauveur, du palais de Pilate, jusqu’au Golgotha et au Saint-Sépulcre.
« Au 15e siècle,
les franciscains, gardiens des lieux saints de Jérusalem, introduisirent en Europe des reproductions de la Passion du Seigneur. Les chrétiens parcouraient ce « Chemin de croix » comme s’ils
avaient suivi Jésus dans les rues de Jérusalem, s’arrêtant à chaque station pour l’évoquer et prier.
« Quand, vers la
fin du 16e siècle le nombre des stations se fixa à 14, bien des églises tinrent à en avoir des tableaux. Saint Louis-Marie de Montfort construisit, au 18e siècle, avec 500 paysans un immense
Calvaire à Pont-Château. Mais c’est surtout le grand missionnaire italien, saint Léonard de Port-Maurice qui propagea cet exercice du chemin de croix dans la première partie du 18e siècle. Il
bénit personnellement 572 chemins de croix. Il érigea une série monumentale de quinze stations (la dernière était les douleurs de Marie) dans le Colisée à Rome. Le Vendredi Saint, le pape
lui-même participe à ce chemin de croix du Colisée, qui rassemble d’immenses foules.
« Bien d’autres
chemins de croix monumentaux ont été réalisés. Celui de Lourdes, sur la colline qui domine la grotte, contient 115 statues d’environ deux mètres de haut et est fréquenté pas des milliers de
groupes.
« Le chemin de
croix est aussi un exercice paroissial. Saint Léonard suppliait les évêques et les curés : "Je vous conjure dans les entrailles de Jésus-Christ d’ouvrir aux fidèles un trésor où ils
trouveront le principe de leur conversion, une source intarissable de grâces, de mérites et de bénédictions du ciel. Si Dieu est sévère à l’égard du serviteur qui aura caché un seul talent,
qu’en sera-t-il de celui qui aura caché à son peuple un trésor qui en renferme un si grand nombre dont le prix est infini." »
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Publié dans : Spiritualité
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