Jeudi 25 septembre 2008
4
25
/09
/Sep
/2008 15:00
Par Mgr Jacques Masson
« Sur le chemin de croix de Jésus, se trouve aussi Marie, sa Mère. Durant la vie publique de son fils, elle avait dû se tenir à l’écart, pour faire place à la nouvelle famille de Jésus, à la famille naissante de
ses disciples. Elle avait également dû entendre ses paroles : « Qui est ma mère et qui sont mes frères? ... Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un
frère, une soeur et une mère. » (Mt 12, 48-50). On voit à présent qu’elle est la Mère de Jésus, non seulement dans son corps, mais dans son coeur. Avant même de l’avoir conçu dans son corps,
elle l’avait conçu dans son coeur, grâce à son obéissance. Il lui avait été dit : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils... Il sera grand...; le Seigneur Dieu lui donnera le trône
de David son Père » (Lc 1, 31s). Pourtant, peu après, elle avait entendu de la bouche du vieux Syméon d’autres mots : « Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée » (Lc 2,
35). Elle se sera ainsi rappelée les paroles des prophètes, des paroles semblables à celles-ci : « Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir
» (Is 53, 7). A présent tout devenait réalité. Dans son coeur, elle avait toujours conservé la parole que l’ange lui avait dite quand tout avait commencé : « Sois sans crainte, Marie»
(Lc 1, 30). Les disciples se sont enfuis, elle, non. Elle reste là, avec son courage de mère, avec sa fidélité de mère, avec sa bonté de mère et avec sa foi, qui résiste dans l’obscurité:
«Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45). « Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » (Lc 18, 8). Oui, à ce moment-là, Il le sait : il trouvera la
foi. En cette heure-là, c’est sa grande consolation » (Cardinal Joseph Ratzinger, Chemin de Croix au Colisée, Vendredi Saint 25 mars 2005).
Chemin de Croix, École de Venise – XVIIIe siècle
Cathédrale - PADOUE
Ô ma Mère, Mère si affligée, lorsque vous rencontrez votre Fils bien-aimé se rendant, en portant la
croix, au lieu de son supplice, l’incendie d’amour qui habitait votre cœur se change en un océan de douleur. Que voyez-vous ? Vous pouvez à peine le reconnaître tant son visage est défiguré.
Mais vos regards se rencontrent. Le Fils regarde la Mère et la Mère regarde son Fils.
Si cruelle que doive être votre douleur de voir Jésus expirer sur la croix, votre amour l’emporte,
vous ne voulez plus le quitter.
Tâchons de suivre le Fils et la Mère en portant nous aussi, la croix que le Seigneur place sur nos
épaules.
Ô Marie, obtenez-moi la grâce de voir que la croix unit mon âme à Dieu