Le porte-parole du Saint Père et le témoignage d'Ingrid Betancourt

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Le P. Lombardi a salué le témoignage d'Ingrid Betancourt dans une réflexion aintitulée « Lorsque la violence n'éteint pas la foi », formant le vœu qu'elle continue à « annoncer son message de paix ».


Il a cité ces paroles d'Ingrid Betancourt aux FARCS, qui détiennent encore des centaines d'otages dans la jungle colombienne, à l'issue de sa rencontre avec Benoît XVI, lundi dernier, 1er septembre 2008 : « Je voudrais dire aux FARCS : le monde vous regarde et vous demande d'ouvrir votre cœur, de faire de l'espace à des sentiments d'amour et de pardon, au-delà de la convenance, de la haine, et de la vengeance. Ne répandez pas seulement le crime, les armes. Donnez voix à tous les Colombiens, ceux qui pensent comme vous, et ceux qui ne pensent pas comme vous ».


« Son témoignage, très dense de traits spécifiquement spirituels et chrétiens, commente le P. Lombardi, risquera peut-être de ne pas être pris trop au sérieux par une mentalité laïciste, mais au cours d'une captivité si longue, le regard change sur ce qui est vraiment important dans la vie. Et Ingrid n'est pas seule à en témoigner : d'autres personnes séquestrées en ont témoigné. Les idéologies s'estompent et ce qui est au fond du cœur monte au premier plan : ce que l'on croit et qui permet les rapports avec les autres sur la base du respect, de la fraternité, de la paix. « Sans foi, il n'y a pas d'espérance, et sans espérance il n'y a pas de force pour continuer à lutter », a déclaré Ingrid : lutter pour un monde réconcilié. Nous souhaitons qu'elle puisse continuer à annoncer justement ce message de paix. Ce sera la contribution la plus précieuse que cette femme fragile, revenue miraculeusement de la jungle, pourra donner à notre monde malade de la haine ».


Publié dans L'Eglise qui souffre

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Emmanuel B. 12/09/2008

je crois qu'il ne faut pas limiter les problèmes de l'Eglise en France à la question de la messe. Mais c'est vrai quand même que tout le monde l'évoque. Vous parlez du Figaro, mais c'est pareil dans La Croix d'aujourd'hui, dans une interview de Mgr Tauran. Peut-être qu'on peut dire que la messe est le symbole de crispations intellectuelles des deux bords (on le voit ici chez Mons. Vingt-trois pour qui le problème paraît ne pas exister) qui empêchent le catholicisme français de se dynamiser comme il le pourrait. Il faudra du temps. Ce qui est formidale aujourd'hui c'est que le pape est fédérateur pour tous. Il faut bien prier l'Esprit-Saint ces jours-ci plus spécialement pour que chacun se laisse toucher. Cordialement