Lapolitique est une activité réelle, et
une science réelle. L'une et l'autre doivent donc porter sur la réalité et en tenir compte. La réalité de cette rentrée, c'est,
précisément, en particulier, la rentrée scolaire elle-même. Il nous intéresse, par conséquent, de connaître les rapports du politique au secteur éducatif, lequel est rendu complexe en notre société
par l'émergence récente d'exigences formulées par des groupes, sous couvert d'éducation, dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont étranges et suspects.
On sait que les pouvoirs publics ont mis en œuvre une
sorte de structure de veille des comportements sectaires, à savoir la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES). Instituée par le décret
n°2002-1392 du 28 novembre 2002, cette institution a pour mission de lutter contre les agissements des mouvements à caractère sectaire qui sont attentatoires aux droits de l'homme et aux libertés
fondamentales ou menacent l'ordre public.
Bien qu'il existe une certaine incertitude à l'heure
actuelle sur son devenir, au sujet duquel le sénateur Jean-Pierre Demerliata interrogé le Premier ministre [auprès duquel elle a
été instituée] en mars dernier, sans avoir encore reçu de réponse, elle existe.
On sait aussi qu'un rapport de la Commission d'enquête
sur les sectes de l'Assemblée Nationale a été publié le 10 janvier 1996, qui a établi une liste de "sectes dangereuses", au rang desquels a figuré en particulier la T.F.P. [Travail, Famille,
Propriété], laquelle a notamment ainsi été épinglée pour des problèmes survenus dans le cadre d'une de ses écoles en France. Le secteur scolaire entre donc bien dans le champ de contrôle des pouvoirs
publics.
C’est donc avec intérêt que l’on considèrera le document qui suit et que l’on pourra s’interroger sur les raisons pour lesquelles
ces derniers tolèrent, au minimum, de tels “établissements”, dont il ne serait pas surprenant par ailleurs qu’ils bénéficient de deniers publics. Certes, ces événements datent de 2004
(cf. ICI). Il serait cependant intéressant de connaître comment ils ont évolué, l'issue judiciaire qui a été la leur, en
particulier, ainsi que la réalité de la diffusion de ce type "d'écoles" sur le territoire français.