Partager l'article ! La loi anglaise sur les biotechnologies : l'horreur et le mensonge: Une loi a été votée hier par le parlement anglais, en matière de bio ...
La technique consiste à transférer des noyaux de cellules humains dans des ovocytes d'animaux dont on a auparavant extrait l'ADN, en vue de la fabrication encore hypothétique de cellules souches embryonnaires pour la recherche.
« Nous devons faire observer, disait Mgr Sgreccia, deux gravités de type éthique, qui manifestent l'un des niveaux les plus bas d'éthique dans le domaine de la bioéthique. Avant tout, on unit par clonage le noyau humain qui féconde un ovule animal. Cette union est un fait de fécondation, une tentative de génération faite à travers l'élément masculin qui est le noyau et l'élément féminin qu'est l'ovule, l'un est humain, l'autre animal. Cela offense la dignité de l'homme : c'est une tentative de procréation inter-espèces, jusqu'ici interdite par toutes les lois sur la procréation artificielle. L'union homme-animal, même si elle n'est pas sexuelle, représente l'une des horreurs qui ont toujours suscité le refus de la moralité ».
La destruction de ces embryons est prévue par la loi au bout de 14 jours, mais, à raison - on sait parfaitement que, par erreur ou intérêt, les lois ne sont pas toujours respectées... - Mgr Sgreccia ajoute : « Si on laissait ces embryons grandir, nous pourrions enregistrer des monstruosités et des maladies. Chaque fois que l'on a rompu la barrière homme-animal, on a vu des conséquences très grave, même involontairement. Et puis ces embryons sont supprimés pour faire des cellules souches, dans la fausse présupposition que jusqu'au 15e jour ces embryons ne valent rien, ce qui est faux du point de vue scientifique, puisque le patrimoine est à 99 % humain ». « Si l'on décidait de les maintenir en vie, cela pourrait donner lieu à une monstruosité ou répandre des infections, parce que le passage de l'ADN humain à l'ADN animal peut créer des inconnues ».
Mgr Sgreccia a encore souligné que l'hypothèse de guérir ainsi des maladies n'est pas fondée : « Je voudrais aussi dire que du point de vue scientifique, le fait que de ces cellules souches on tire des médicaments pour guérir des maladies comme les maladies de Parkinson ou d'Alzheimer, est une hypothèse sans fondement. Par une autre voie, celle des cellules souches adultes, on a de meilleures preuves scientifiques favorables », alors même - et cela rend les pressions des lobbies sont encore plus insupportables - que « des recherches plus prometteuses utilisent d'autres voies » (v. l'article d'Hermas sur les cellules souches de cordon ombilical).
Et Mgr Sgreccia a dénoncé un « mensonge médiatique » qui a été répandu « sans aucun support scientifique ». Une fois de plus
pourrait-on dire.
Et c'est la raison pour laquelle il appelle à « une espèce de conversion des mass media qui, plus qu'obéir à des ordres d'écuries ou de groupes d'intérêt, obéissent à la vérité afin de ne pas créer, au nom de la compassion humaine, des illusions, sur des voies qui n'ont conduit encore à aucun résultat ».