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Hymne des JMJ - Sydney 2008
Mercredi 7 mai 2008
Suite de la publication du dossier de l'Agence Fides


L’avortement


Chaque 25 secondes un avortement a lieu dans l’Europe à 27 Pays, et, chaque jour, on ferme trois écoles par manque d’enfants. En 2004, le nombre des avortements a été de 1.235.517, avec une moyenne de 3.385 par jour. 19,5% des grossesses se sont terminées par un avortement, un enfant à naître sur cinq.


L’Espagne est le Pays dans lequel le nombre des avortements a augmenté le plus dans les dix dernières années, avec une augmentation de 75% ; elle est suivie par la Belgique avec 50%, et la Hollande avec 45%.


L’avortement est la première cause de mortalité en Europe, et a fait plus de victimes que les maladies de cœur, que les maladies cardiovasculaires, que les accidents de la route, la drogue, l’alcool, les suicides. Le nombre des avortements est aussi supérieur au nombre des décès par maladie. Avec la décision du Portugal, au mois d’avril 2007, de rendre possible l’avortement dans les dix premières semaines de la grossesse ; dans trois Pays seulement en Europe, l’avortement est toujours illégal : en Irlande, à Malte et en Pologne.


Ce sont les Institutions européennes qui encouragent et favorisent l’avortement qui est considéré comme « un droit européen ». Une résolution approuvée par le Parlement Européen en 2002 sur « les droits sexuels et de reproduction » a déclaré que « l’interruption de grossesse devait être légale, sûre et accessible à tous », en demandant aux gouvernements de « s’abstenir dans tous les cas de poursuivre les femmes qui se sont soumises à l’avortement illégal », en demandant la distribution de contraceptifs, et des services pour la santé sexuelle « à titre gratuit ou à un coût très bas pour les groupes de gens les plus démunis », en se prononçant pour un accès aux méthodes contraceptives d’urgence, comme la pilule du jour après « à des prix accessibles », en assurant une éducation sexuelle, et la possibilité de disposer de contraceptifs pour les enfants, sans le consentement de leurs parents.

 

 L'âge de la maternité


L’âge moyen de la maternité en Europe est retardé jusqu’à l’âge de 30 ans. Les femmes espagnoles sont celles qui des enfants le plus tard (30,84) ; viennent suite celles d’Irlande (30,6, de Hollande (30,4), du Danemark (30,1). Dns tous les Pays de l’Europe Occidentale, sauf la Grèce, la Norvège et l’Italie, - où l’on attend son introduction sur le marché, la pilule RU486 se trouve dans le commerce et est devenue le système le plus important de contrôle des naissances.

 

 Les dépenses sociales


Sur les 27% du PIL que l’Europe destine, en moyenne, aux dépenses sociales, seuls 2,1% sont en faveur des politiques familiales qui ne sont pas considérées comme étant une priorité. L’Europe destine  moins d’une euro à la famille, par rapport aux 13 euros destinés aux dépenses sociales. Au Luxembourg, au Danemark, en Suède et en Irlande, on attribue en moyenne pour les politiques familiales, 1.400 euros par personne et par an (trois fois plus que la moyenne européenne) ; la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, Malte et l’Espagne, 82 euros. Près de la moitié des Pays n’ont pas augmenté les aides pour le premier ou le deuxième enfant en 2006, par rapport à l’inflation, et cela entraîne des discriminations entre pays.


L’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce sont les Pays qui aident le moins les familles, ce qui entraîne aussi le risque de pauvreté pour les enfants mineurs, « parce l’impact des aides aux familles, écrit le rapport de l’IPF, ne sert pas seulement à leur permettre d’exercer leur droit d’avoir les enfants qu’ils désirent, mais a une influence décisive sur la situation des enfants mineurs ». Il y a un rapport très étroit entre insuffisance des dépenses sociales en faveur de la famille et les indices démographiques. Toutes les études montrent que les Pays européens, comme l’Italie et l’Espagne, qui attribuent aux politiques familiales des ressources moindres, sont aussi ceux qui ont les indices les plus faibles de natalité.


Après la mobilisation du Forum des Associations Familiales qui, au mois de mai 2007, a amené à l’organisation du « Family Day » - des millions de personnes y ont participé à Rome avec le slogan « Plus pour la Famille : ce qui est bien pour la Famille est bien pour le Pays » - au mois de février de cette année, les cinquante organisations  qui adhèrent au Forum, ont organisé une deuxième manifestation nationale, sur les thèmes relatifs à un fisc juste pour les familles et sur les politiques régionales pour la famille.


Pour les promoteurs de la manifestation, il faut introduire un système fiscal fondé non seulement sur l’équité verticale (celui qui a plus, paie plus), mais aussi sur l’équité horizontale selon laquelle, à égalité de revenu, ceux qui ont des enfants à élever ne doit pas payer les mêmes impôts que ceux qui n’en ont pas. Le revenu imposable doit être ainsi calculé non seulement sur la base du revenu perçu, mais aussi sur la base des membres de la famille. Il a été demandé, par cette manifestation, un système de déductions du revenu égales au coût réel des dépenses nécessaires pour l’éducation de chaque sujet à charge, sur la base des échelles d’équivalence, indépendantes du revenu.


Ce système maintient intact le caractère progressif du prélèvement, et peut remplacer en l’améliorant le système actuel compliqué des détractions. Le problème de ceux qui ne profiteraient pas des déductions, à cause de revenus trop bas, les non-imposables, peut facilement se résoudre, en introduisant l’impôt négatif, une intégration au revenu égale à la déduction non attribuée. « De cette manière, ont déclaré les organisateurs de la manifestation, dans le cadre d’une future réforme globale du système fiscal, il sera possible de prévoir aussi l’introduction d’instruments, comme le quotient familial, qui auraient à la base, comme sujet imposable, non plus l’individu, mais le noyau familial ».

 

 La pauvreté des familles

 

L’Institut des Etudes et Analyses Economiques (ISAE) a publié au mois de juillet 2007, une étude sur la pauvreté subjective en Europe. Avec la pauvreté subjective, on note la perception des individus sur l’inaptitude de leur propre revenu familial pour mener une vie considérée comme digne, c’est-à-dire « sans luxe, mais sa se priver du nécessaire » : une variété de facteurs joue donc dans l’évaluation, car one ne peut les exprimer tous en chiffres directement, de type culturel, social, psychologique, comme le style de vie et les habitudes de consommation, la perception du coût de la vie, les attentes.


Les enquêtes de « l’Eurostat European Community Household Panel (ECHP) » - jusqu’en 2001, et de « l’European Community Statistics on Income and Living Conditions (EU-SILC) – à partir de 2004, permettent d’analyser aussi la pauvreté dans l’Union européenne par les perceptions subjectives du malaise. L’Enquête EU-SILC a été faite par l’EUROSTAT sur un échantillonnage de 113.000 unités familiales pour 13 Pays de l’Union, et, tout comme ECHP, elle contient une masse d’informations qui permettent de confronter la perception subjective du malaise dans les sociétés avancées.


Dans les analyses faites par l’ISAE, les informations se réfèrent au moment de l’Enquête faite en 2004, alors que les revenus se réfèrent à 2003. La question posée pour mesurer la pauvreté subjective st la suivante : D’après vous, quel est le revenu mensuel moyen que votre famille devrait percevoir pour arriver à la fin du mois ? ». Les noyaux familiaux qui déclarent un revenu nécessaire supérieur au revenu effectif, indiquent une perception subjective d’inadaptation par rapport au standard désiré.


L’incidence de la pauvreté subjective est généralement plus grand dans les Pays méditerranéens, et moins importante dans les Pays nordiques. Le pourcentage des familles qui ressentent un état de malaise est très élevé en Grèce (76%), en Italie (63%), et en Espagne (60%), alors que le Portugal présente une incidence inférieure (47,5%), mais toute même assez élevé si on le compare avec celui de la Suède, du Danemark et de la Finlande où la moyenne des familles subjectivement pauvres va de 11% à 16%, ou encore en Norvège et au Luxembourg où il est plus bas encore. L’incidence de la pauvreté subjective est cohérente avec la distribution du revenu : dans les quintiles les plus bas, son concentre le nombre les plus élevé de familles vivant dans la gêne. Cette donnée se retrouve dans tous les pays considérés, même si on notre des différences importantes dans l’incidence de la pauvreté par quintiles. Si l’on regarde aux classes le splus pauvres par le revenu (premier quintile), on passe, en effet, d’un minimum de 27% au Danemark à un maximum de 99% en Italie. Dans plusieurs Pays, et surtout dans la région méditerranéenne, l’incidence de la pauvreté subjective est élevée même dans le dernier quintile (aux environs de 20%).


Plusieurs caractéristiques de la famille (dimension et typologie familiale, intensité de travail, possession de l’habitation), influent de manière importante sur la perception de la gêne. On observe par exemple que, dans la totalité des pays, l’incidence la plus grande des familles subjectivement pauvres, se rencontre chez celles qui ont un seul enfant, avec l’exception de la Belgique où on la trouve parmi les familles les plus nombreuses (5 enfants ou plus). Presque partout, viennent ensuite les familles composées de couples et, dans certains cas (Finlande et Suède), de quatre enfants (en Italie, en revanche, les plus nombreuses).


Dans tous ces pays, la probabilité de déclarer un écart négatif entre le revenu effectif et le revenu nécessaire, est plus élevée chez les familles comprenant un seul parent avec un ou plusieurs enfants à charge (de 85,5% en Italie, à 38,6% au Danemark) ; en Autriche et en Finlande, les familles comprenant un seul enfant présentent l’incidence la plus grande (respectivement 31% et 22%). Parmi les typologies « faibles », se placent aussi celles qui comprennent les familles nombreuses (un couple avec 3 enfants ou plus à charge, en Belgique surtout, où cette typologie présente l’incidence la plus élevée, et dans les pays de l’Europe méridionale, avec une incidence autour de 70%.


L’enquête de l’EUTOSTAT permet aussi de confronter les profils de pauvreté selon l’intensité de l’état de travail de la famille, variable qui représente une caractéristique importante et déterminante de la gêne. Les données montrent que dans tous les pays, à l’exception du Danemark, le nombre des familles qui déclarent être pauvres est plus élevé chez celles qui ont des enfants à charge, et avec un index d’intensité du travail égal à zéro. Cette situation montre une condition de gêne toute particulière, en raison soit de la présence d’une charge familiale, soit par l’absence de membres qui exercent une activité, un travail. La pauvreté subjective est plus répandue quand l’intensité du travail est nulle, même dans les familles sans enfants à charge, en Suède, en France, en Espagne, en Autriche et en Finlande, ou quand elle est basse mains pas nulle (entre 0 et 0,5) en Belgique, en Irlande, en Italie et au Portugal. Dans les pays de la région méridionale, en outre, l’incidence est élevée même dans les familles à haute intensité de travail –égal à 1), surtout parmi celles qui ont des enfants à charge.


Un autre aspect qui influe sur la perception de gêne, concerne l’habitation et, en particulier, le titre de jouissance de ‘habitation de résidence. L’incidence la plus grande se rencontre chez eux qui paient les loyers, surtout les loyers au prix du marché, en particulier en Italie, en Espagne et au Portugal (environ 70%), en Belgique et en Autriche, et pour ceux qui déclarent la propriété en Grèce (77%) , alors que, en France et en Irlande, le problème touche principalement les familles qui bénéficient de l’habitation à titre gratuit ; dans ce dernier cas, il pourrait s’agir de noyaux familiaux dans des conditions de particulière indigence, qui, précisément en raison de cela, disposent d’un logement attribué par l’Etat.


Avec l’enquête EU-SILC, on recueille aussi des informations qui permettent d’analyser plusieurs aspects des multiples dimensions de la gêne. En particulier, on demande aux personnes interrogées d’indiquer le niveau des difficultés qu’elles rencontrent pour faire face aux dépenses relatives à la maison (chauffage, factures, loyer, emprunt), à la personne (vacances, alimentation), aux dépenses imprévues et aux charges financières (pour l’habitation et pour l’ensemble des autres dettes). En outre, on prend en considération les conditions de l’habitation de résidence (luminosité, manque de services d’hygiène dans l’habitation, présence d’humilité et de dégâts), qui ont été reconnues au conseil Européen de Laeken au mois de décembre 2001, comme étant une dimension importante de la pauvreté e de l’exclusion sociale.


On a tenu compte, enfin de la possession de biens durables (téléphone, télévision ordinateurs, lave-vaisselle, auto). En particulier, l’enquête permet de distinguer le manque d’un bien dû à un choix qui fait suite à l’incapacité de faire face à son coût. Ce dernier cas a été considéré comme une indication d’une inaptitude vis-à-vis du standard de vie du pays. Pour chacun  de ces points, dans l’enquête de l’ISAE, on calcule un indicateur de gêne, donné par le rapport entre le nombre de ceux qui déclarent avoir rencontré des difficultés chez les pauvres, et le même nombre sur le total des familles. Les indicateurs permettent de discerner les dépenses et les consommations pour lesquelles les noyaux pauvres éprouvent une inadéquation plus grande par rapport aux autres. Si l’indicateur est égal à un, le niveau de difficulté des familles pauvres est identique à celui de la population tout entière ; plus la valeur est grande, plus grande est la gêne par rapport aux autres familles. Généralement, les difficultés pour faire face aux dépenses essentielles devraient être plus grandes pour les familles qui considèrent que leurs propres ressources sont insuffisantes. Toutefois, parce que la perception de la pauvreté subjective comprend les attentes personnelles sur le standard de vie, il est possible que la déclaration d’inadéquation se réfère aussi à des besoins qui ne sont pas de subsistance.


En particulier, si l’on considère les dépenses qui peuvent être retenus comme essentielles (loyer/ emprunt, alimentation, factures, chauffage), l’indicateur de la gêne est particulièrement élevé pour presque tous les éléments dans les pays nordiques, avec plusieurs « pics » qui concernent en particulier l’alimentation au Danemark, le loyer ou l’emprunt ou les factures, en Finlande et en Suède.


On note des niveaux semblables dans d’autres pays : en Irlande, les pauvres subjectifs rencontrent les difficultés les plus grandes dans les dépenses essentielles relatives à la personne (à la personne), en Belgique et en Autriche, ils se préoccupent surtout pour la gestion ordinaire de la maison (factures quittances). Dans les pays méridionaux, en revanche, là où la pauvreté subjective st la plus répandue, les indicateurs ne sont pas très loin de l’unité : évidemment, le revenu considéré comme nécessaire prend alors une signification différente et plus vaste, moins lié à des éléments évidents de difficulté pour faire face aux dépenses essentielles de consommation. La France se trouve dans une position intermédiaire (mais, de la même manière, dans la région méditerranéenne, les indicateurs relatives aux différents points ne présentent pas de différence importante).


Pour les dépenses classifiées comme moins essentielles (vacances, dépenses inattendues et autres formes d’endettement), il faut noter que les indicateurs montrent toutefois des valeurs élevées, mais avec des niveaux maximum inférieurs à ceux de l’autre groupe. Même dans ce cas, en Europe méridionale, les indicateurs restent généralement plus bas par rapport aux autre pays, et proches de l’unité. Dans la plus grande partie des pays, les familles subjectivement pauvres rencontre des difficultés plus grandes, en particulier pour faire face aux dépenses imprévues ; en Suède, en Finlande et en France, en revanche, pour faire face aux dépenses pour les vacances. Pour ce qui concerne les difficultés relatives à la gravité de l’endettement, on observe que le problème le relativement plus ressenti par les sujets pauvres, est celui des coûts liés à l’habitation en suède, au Danemark, en Grèce et en Espagne, alors que, dans les autres pays, prévaut le poids financier concernant d’autres formes d’endettement.


On analyse enfin les évaluations des individus par rapport aux conditions de l’habitation, et les déclarations sur la possession de biens durables, tous deux facteurs qui contribuent à définir le caractère multidimensionnel de la gêne. Le degré de difficulté relative, par rapport aux conditions de l’habitation, est plutôt semblable entre les pays : dans de nombreux cas, c’est le manque de services d’hygiène qui touche particulièrement les subjectivement pauvres ; en particulier, la Finlande enregistre des indicateurs très élevés par rapport à la présence d’une toilette dans l’habitation, suivie par l’Autriche, l’Espagne, l’Italie et la Belgique.


L’enquête contient encore des questions qui permettent d’estimer la privation par rapport à un ensemble de biens durables, dont la possession est considérée comme étant plutôt répandue dans les pays considérés. Les indicateurs de gêne relative montrent plusieurs différences. En particulier, on observe les indicateurs plus élevés concernant la possession de la machine à laver en Norvège et en Finlande, à l’automobile en suède, au téléphone en Autriche, en Irlande et en Belgique ; du téléviseur en couleurs en France, en Italie, au Portugal et en Espagne.

(à suivre)

par La rédaction publié dans : Famille,mariage,enfants communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus".

Mal Jean de Lattre de Tassigny
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