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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 10:00

Par La rédaction
MARIE, MERE DE LA MISSION

 


« De Maria nunquam satis » écrivait Saint Bernard : de Marie, on ne parlera jamais assez. A juste titre, car elle a accompagné le Fils de Dieu, fait homme pour le salut de tous les hommes, depuis sa conception dans son sein, jusqu’à sa mort sur la Croix : Elle a dit son « Fiat » à la demande de Dieu transmise par l’Ange Gabriel, dans un grand mystère joyeux, et, au pied de la Croix, Elle le dit à nouveau dans le grand mystère douloureux. Et Jésus, à ce moment, s’adresse à Elle en ces termes qui seront parmi ses dernières paroles :


« Voyant sa Mère, et près d’Elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa Mère : "Femme voici ton fils". Puis il dit au disciple : "Voici ta Mère" » (Jean 19, 26-27).


La Bible de Jérusalem commente en note : « Le contexte scripturaire et le caractère singulier de l’appellation "Femme" semblent indiquer que l’évangéliste voit ici un acte qui dépasse la simple piété filiale : la proclamation de la maternité spirituelle de Marie, nouvelle Eve, à l’égard des croyants représentés par le disciple bien-aimé. »


Marie est MERE. Mère de Jésus, le Fils de Dieu, elle sera proclamée très tôt Mère de Dieu par l’Eglise. Le Pape Paul VI à l’occasion du Concile Vatican II l’a proclamée Mère de l’Eglise.


Ce titre de Mère a été repris dans la piété populaire, et notamment dans les Litanies de Lorette, qui résument et expriment le rôle de Marie dans le plan divin :


Mère du Christ,

Mère de la divine grâce

Mère très pure

Mère très chaste

Mère toujours Vierge

Mère sans tache

Mère aimable

Mère admirable

Mère du Bon Conseil

Mère du Créateur,

Mère du Sauveur.

 

Ce dernier titre, en particulier, ouvre des horizons très vastes sur le rôle de Marie dans le plan salvifique de Dieu. Quand elle répond à l’Ange : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1, 38), s’accomplit en son sein la merveille de la miséricorde toute puissante de Dieu : « Et le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » (Jean 14) : non plus la présence invisible et redoutable de Dieu dans la Tente, ou dans la Temple de l’ancienne Alliance, non plus seulement la présence spirituelle de la Sagesse en Israël par la loi de Moïse, mais l’Incarnation du Verbe, sa présence personnelle et tangible de Dieu parmi les hommes, pour tous les hommes.

 

Saint Mathieu l’a bien exprimé ainsi dans Evangile qu’il faut méditer selon cette clef de lecture, et qui commence en ces termes :


« Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham » (Mathieu 1,1)


Abraham à qui Dieu a déclaré solennellement : « Par toi se béniront toutes les nations de la terre » (Genèse 12, 3), et qui termine son Evangile par ces paroles de Jésus :


« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mathieu 2819),


en manifestant de la sorte que le Messie attendu par Israël n’était pas réservé au seul peuple d’Israël mais à tous les hommes.


D’ailleurs, comme nous le verrons plus tard, Jésus, conçu par l’opération du Saint-Esprit, tient toute sa nature humaine de sa Mère, Marie, elle aussi descendante de David, et donc d’Abraham.

 

Saint Luc fera de même. Certes, il rappelle l’annonce faite par l’Ange aux bergers de la naissance du Sauveur : « Je vous annonce une grande joie qui sera pour tout le peuple : aujourd’hui dans la cité de David, un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur » (Luc 2 10-11) ; mais il prend bien soin de nous citer ensuite le chant des Anges :


« Gloire à Dieu au plus haut des Cieux

        Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime » (Luc 2,14)


Ces paroles qui seront complétées et précisées par le vieillard Siméon lors de la Présentation au Temple :


« Maintenant, ô Maître, tu peux selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix ;

car mes yeux ont vu ton salut

que tu as préparé à la face de tous les peuples

lumière pour éclairer les nations

et gloire de ton peuple Israël » (Luc 2, 29-31)

 
« Mère du Sauveur », du Sauveur de tout les peuples et pas seulement du peuple d’Israël, Marie sera associée étroitement à cette Mission de son Divin Fils : le vieillard Siméon s’adressant à Marie lui dit en effet :


« Et toi-même, un glaive de douleur te transpercera l’âme » (Luc 2, 35),


qui évoque aussitôt le coup de lance du centurion qui transperce le côté de Jésus d’où s’écoulent du Sang et de l’Eau cf. Jean 19, 34), et la douleur de la Mère, qui devenait ainsi la Mère de tous les hommes, Notre Mère, qui les enfante dans la douleur.

 

Il manque un titre à la Vierge Marie dans les Litanies de Lorette : MARIE MERE DE LA MISSION

 

Je me propose de présenter ce mystère de Marie, Mère de la Mission, en me penchant sur la personne de la Sainte Vierge, pour mieux comprendre le rôle qu’elle a eu dans la Rédemption, et qu’elle ne cessera d’avoir dans la Mission évangélisatrice du monde entier : Mère du Sauveur, et constituée par son Divin Fils Mère de tous les hommes, elle est devenue ainsi la MERE DE LA MISSION, titre que j’ai tenu à souligner et à retenir pour présenter la Mère du Fils de Dieu fait homme.


J’ai choisi de citer les textes bibliques dans leur entier au lieu de donner simplement la référence, pour éviter au lecteur de devoir consulter la Bible. Ce qui nous permet ainsi de souligner en « lettres grasses » les passages importants.

 

* * * * * * * * * * * *

 
Mais il me paraît nécessaire de présenter tout d’abord la Famille de Marie, Vierge et Mère, d’après les données de la Tradition.


Puis, les différents épisodes du Nouveau testament qui parlent d’elle :

 

L’Annonciation et l’Incarnation, et la Visitation ; La naissance de Jésus ; La présentation de Jésus au Temple, avec un passage qui le complète : la « fugue » de Jésus au Temple, à l’âge de 12 ans ; la venue des Mages et la fuite en Egypte.

Puis il y aura Cana et Marie au pied de la Croix.

Et la vision de la FEMME dans l’Apocalypse de saint Jean

 

Je terminerai ensuite par une présentation de la Maison de Marie à Ephèse. C’est la maison où Saint Jean a vécu, mais avec Marie « sa Mère », comme Jésus l’avait demandé quand il était sur la Croix : « Et Jean la prit chez elle ».

 

Nous aurons ainsi les titres suivants :

 

LA FAMILLE DE MARIE, VIERGE ET MERE

L’ANNONCIATION ET L’INCARNATION

LA NAISSANCE DE JESUS

LA PURIFICATION DE MARIE ET LA PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE

LA VISITE DES MAGES

MARIE PRESENTE JESUS AUX NATIONS

LA FEMME, L’HEURE, LA MERE, LA REINE

LA MAISON DE MARIE A EPHESE

 (à suivre)

Mgr Jacques MASSON

 

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Publié dans : Les Catéchèses d'Hermas - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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