Vendredi 18 avril 2008
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09:41
Par La rédaction
La Côte
d’Ivoire semble enfin sortir de la crise la plus grave de son histoire, qui a éclaté en septembre 2002 et a durablement coupé le pays en deux.
La réunification de ce merveilleux pays - plein de ressources mais victime à
bien des égards de sa classe politique - et le partage du pouvoir sont en marche, depuis la nomination de Guillaume Soro, ancien chef des
rebelles, à la primature. La normalisation est encore marquée par le fait que - enfin - une date vient d'être fixée pour les élections présidentielles, constamment repoussée par un
président sortant apparemment peu pressé de les voir arriver... Il s'agit du 30 novembre 2008, date qui a été acceptée par toutes les parties.
"Maintenant que la date des élections est connue, nous demandons aux ivoiriens de se mobiliser et de travailler dans le calme pour préparer
les élections, afin qu’elles soient honnêtes et transparents". C’est l’appel lancé au nom des évêques de la Côte d’Ivoire, par S.E. Mgr Barthélemy Djabla, Archevêque de Gagnoa et
Vice-président de la Conférence épiscopale ivoirienne, au terme d’une rencontre avec Henri Konan Bédié, ancien Président de la République et président du Parti démocratique de la Côte d’Ivoire
(PDCI) et qui sera l’un des candidats aux prochaines élections présidentielles.
De même l’Eglise catholique, comme tous les ivoiriens, a exprimé sa satisfaction suite à l’annonce de la date de la consultation. "Cela nous
réconforte" a affirmé Mgr Djabla, qui a rappelé que l’Eglise est au service de toute la population chrétienne et des autres confessions religieuses, et a spécifié que les évêques ont voulu
rencontrer le Président du PDCI parce qu’ils veulent apporter leur contribution dans le cadre du processus de paix. Les évêques ont déjà rencontré Alassane Ouattara et le Premier minsitre
Soro.
Mgr Djabla, qui a insisté sur la nécessaire éradication de la violence et a ajouté que dans le cadre d'un processus électoral
démocratique "il faut tout faire dans le calme et accepter dans le calme le verdict des
urnes", a enfin souligné que l’Eglise, en tant qu’institution divine, ne s’immisce pas
dans les entreprises politiques, mais a le devoir d’intervenir pour aider les dirigeants du pays à faire respecter les droits de l’homme et la dignité de l’être humain créé à l’image de Dieu.
Il est en tout cas certains que si la présidence ou le gouvernement tentait de manipuler la commission électorale ou les résultats du recenscement ou si l'opposition refusait le jeu démocratique
dans certaines régions, tout serait à refaire et un nouveau drame ne serait pas à exclure. La situation n'est en effet pas encore retournée à la stabilité "Houphouetienne". A suivre.
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Publié dans : Eglise universelle
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Qui pilote la Côte d'Ivoire pour préparer la tenue de la présidentielle du 30 novembre? Vous trouverez le point de vue d'un constitutionnaliste sans parti pris sur le site LA CONSTITUTION EN AFRIQUE
° Gbagbo ordonnance la sortie de crise en Côte d'Ivoire
http://www.la-constitution-en-afrique.org/article-18951635.html
Au plaisir d'échanger
SB