Communautés

Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 16:00

Par La rédaction

[Source : Agence Fides].- « Les deux idéologies (le positivisme et le matérialisme) ont mené à un enthousiasme effréné pour le progrès qui, animé par des découvertes spectaculaires et des succès techniques, malgré les expériences désastreuses du siècle passé, détermine la conception de la vie de vastes secteurs de la société. Le passé apparaît, ainsi, seulement comme étant sur un fond obscur, sur lequel le présent et l’avenir resplendissent avec des promesses enjôleuses. A ceci est toujours liée l’utopie d’un paradis sur la terre, au mépris du fait que cette utopie a montré combien elle était fallacieuse ».

« Cela produit une société qui, oublieuse de son propre passé, et donc dépourvue des critères acquis par l’expérience, n’est plus en mesure d’envisager une cohabitation harmonieuse, et un travail commun pour la réalisation des objectifs futurs. Cette société se présente particulièrement vulnérable à la manipulation idéologique. Le danger croît dans une mesure toujours plus grande en raison de l’insistance excessive donnée à l’histoire contemporaine, en particulier quand les recherches dans ce domaine sont conditionnées par une méthodologie inspirée au positivisme et à la sociologie. On ignore, de la même manière des domaines importants de la réalité historique, voire même des époques entières ».

« La perte de la mémoire entraîne chez l’individu la perte de l’identité ; et, de manière analogue, ce phénomène se vérifie pour la société dans son ensemble (…). L’Eglise, appelée par Dieu Créateur à remplir son devoir de défendre l’homme et son humanité, a à cœur une culture historique authentique, un progrès effectif des sciences historiques. La recherche historique à un niveau élevé, rentre en effet au sens le plus strict dans l’intérêt spécifique de l’Eglise ». Elle concourt « à la description de cet espace vital dans lequel l’Eglise a exercé et exerce sa Mission au long des siècles (…) L’Eglise n’est pas de ce monde, mais elle vit dans ce monde et pour ce monde ».

(Benoît XVI, 7 mars 2008, aux membres du Comité pontifical des sciences historiques)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Paroles du Saint Père - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés