Partager l'article ! A lire absolument : les béatitudes, chemin ineffaçable de l'homme qui marche dans la vérité: L’Espagne vit des jours très difficile ...
L’Espagne vit des jours très difficiles, notamment du point de vue religieux, car l’Eglise y est la cible habituelle d’attaques, y compris gouvernementales ou parlementaires, visant à ruiner son influence dans la société. Pleinement conscient de cette situation, et assumant sa mission, l’épiscopat espagnol réagit avec fermeté, sans chercher à composer sur ce qui n’est pas négociable.
S.E. Mgr Antonio Cañizares Llovera, cardinal archevêque de Tolède, primat d’Espagne, donne le ton. Le 3 février dernier, il a prononcé à la cathédrale de Tolède une homélie magnifique, dont on trouvera le texte intégral, traduit en Français, et publié en deux parties, sur le blog Le petit Placide.
Après avoir rappelé que « les béatitudes proclamées par Jésus appartiennent au noyau de la foi et de l'existence chrétiennes », qu’elles « sont sa propre lumière, elles sont Jésus lui-même, lumière qui illumine toutes les nations » et constituent « la richesse de l'Église, parce que sa seule richesse et sa seule force est le Christ », le cardinal a ajouté :
« L'Église n'a pas d’autre Parole à dire que le Christ, ni d’autre richesse que le Christ, ni d’autre pouvoir que celui du Christ qui est venu pour servir et non pour être servi. Cette Parole elle ne la taira jamais, elle ne la passera jamais sous silence malgré les pouvoirs de ce monde qui voudraient l’étouffer ou la voir réduite aux lieux sacrés, elle ne la laissera jamais mourir. Cette richesse, elle ne la dilapidera pas, elle ne cessera pas de la partager avec les hommes, de l'offrir à tous, sans l'imposer à quiconque. Jamais, elle ne renoncera en outre à cette force ou à ce pouvoir de Jésus-Christ qui est de servir les hommes, d’aider les hommes, d’aimer les hommes, de défendre les hommes. Parce qu’elle n'a pas d’autre Parole, ni d’autre richesse, ni d’autre force que le Christ, il ne lui importera rien que de servir l'homme, de miser sur l'homme. Et c'est pourquoi elle défendra la vie humaine dans toutes les phases de son existence, depuis sa conception jusqu'à son décès naturel, et elle montrera comme chemin et comme orientation pour la société comment on viole cette exigence suprême et fondamentale de l'homme par l'avortement, l'euthanasie, la manipulation des embryons humains ou le terrorisme. Et pour cela, elle proclamera sans cesse et revendiquera en toute circonstance la dignité et l'inviolabilité de tout être humain et les droits fondamentaux qui correspondent à l'homme, y compris ceux de la liberté de conscience et de la liberté religieuse dans toute leur extension, ainsi que tous ceux qui concernent la liberté de l'éducation. Et par la même occasion, elle proclamera à temps et à contretemps l'Evangile et la vérité de la famille, et elle demandera à tous de travailler pour la famille, parce que travailler pour elle c’est travailler pour l'homme et ne pas le faire c’est aller contre l'homme, chemin de l'Église, comme l'est le Christ. L’homme importe à l’Eglise de manière fondamentale, comme au Christ, parce Dieu lui importe par-dessus tout, et que Dieu, dans son Fils, a aimé l'homme jusqu'à l'extrémité et veut son bonheur. Là est la racine de son activité, même si ceci lui apporte des ennuis, des insultes, des mépris, et même si elle est ainsi soumise à des jugements faux et injustes qui disqualifient – j’ai le regret de le dire – ceux-là qui les font. Tel est le chemin des béatitudes, de la belle et véritable aventure qu'a parcourue le Christ, véritable autoportrait du sien ».
« (…) Les béatitudes sont le chemin de réalisation de l'homme qui marche dans la vérité de l’être et qui vit comme étant de Dieu, en appartenant à Dieu, en s'appuyant sur Dieu, en se confiant en Lui ; elles nous montrent le chemin de la liberté, laquelle n'est pas dans l’avoir et dans l’accumulation mais dans l'être homme, créature de Dieu ; elles nous montrent le chemin de l’espérance : il y a un avenir pour l'homme, la vie a un sens. Dieu et l’homme, la vérité de Dieu et la vérité de l'homme, inséparables, l'union de Dieu et de l'homme chemin et objectif de bonheur, de liberté, d'amour, de miséricorde, de justice, de réconfort, de véritable richesse humaine, de paix, de pureté de vues et de vérité et de bonheur qui devient éternel ».
« (…) Les béatitudes, pour cette raison, ne sont pas réservées à quelques privilégiés. C’est l'enseignement moral adressé à tous ceux qui suivent Jésus-Christ, un enseignement, d’ailleurs, qui assume ce qu’affirme la raison humaine, en l’élevant et en l’élargissant. Les béatitudes ne sont pas un chemin conduisant au repli sur soi ; elles sont là pour être vues dans le monde et y être traduites dans les comportements humains. Elles sont comme l’autre face des dix commandements, exprimant avec eux la volonté de Dieu, le vouloir de Dieu et l’accomplissement de sa volonté. Rien n’est étranger à ce chemin (…) ».
A lire, et à faire lire – de toute urgence, sur le blog du Petit Placide [Ici]. Le texte espagnol peut être lu Ici.
Et à pratiquer. Nous voyons ainsi comment le message de l’Evangile – qui peut paraître ici si abstrait – peut profondément et réellement pénétrer l’ordre temporel, et comment il est appelé à s’y réaliser.
Un grand merci, Monsieur le Cardinal !
Alors oui on a envie d'être bienheureux et on répond tout simplement ad sum .....
à la grâce de Dieu
malgré nos misères et nos infirmités,
ad sum
bonne soirée ! bisous !