Communautés

Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /Déc /2007 14:26

Par La rédaction
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(Source Agence Fides et CNA) - Sur le lieu il ne reste plus rien, sinon des décombres. L’attaque d’environ 150 extrémistes hindous survenue le 5 décembre dernier sur le site où était en construction l’église de la Divine miséricorde, dans l’Archidiocèse de Delhi, a laissé l’Eglise locale surprise, amère et déconcertée. L’Eglise catholique, située dans la localité de Pitampura (au Nord de Delhi), avait toutes les autorisations civiles et les permis nécessaires pour l’édification, obtenus après l’acquisition du terrain et une longue démarche bureaucratique. Les travaux avançaient rapidement et la communauté locale, sous la direction du curé désigné, le p. Alphonse D’Cruz, travaillait avec ardeur pour construire l’édifice, qui devait comprendre l’église et quelques locaux pour les exigences pastorales et caritatives.

Mais le matin du 5 décembre, vers 7 heures, un groupe dense d’extrémistes hindous a menacé les ouvriers, les obligeant à abandonner le chantier. Puis le groupe s’est déchaîné avec une violence inouïe en détruisant les machines (scrapeurs, générateurs, grues) et en rasant au sol les murs déjà construits. Selon les témoins oculaires, les extrémistes avaient l’esprit surchauffé, criaient et disaient ne pas vouloir d’église catholique sur ce territoire, parce qu’ils “ne toléraient pas le prosélytisme chrétien”. Après l’attaque, ils ont aussi averti les ouvriers de ne pas recommencer à travailler en ce lieu, sous peine d’agression physique contre eux.

La communauté catholique de Delhi a été surprise par cet épisode désagréable, vu que sur le territoire de Delhi l’extrémisme hindou n’est pas diffusé et que la communauté catholique est très estimée et appréciée par la population. “C’est certes un fait isolé dans le territoire de l’archidiocèse - disent à Fides des sources de l’Eglise locale - mais cette attaque inquiétante et sans motif reste réelle”. L’Eglise a prévenu la police qui mène une enquête sur ce qui s’est passé. Dans les environs du site, se trouve un temple hindou, et selon certains observateurs, les extrémistes pourraient avoir cherché des adeptes pour l’agression parmi ceux qui fréquentent le temple. “Nous espérons que les forces de l’ordre feront la lumière sur les faits et que cet épisode ne restera pas impuni. L’Eglise indienne agit dans la plus totale transparence et légalité et il ne doit pas être permis aux extrémistes de violer les libertés et les droits constitutionnellement garantis”, conclut la source de Fides.

Selon un récent rapport présenté aux autorités indiennes, les chrétiens dans toute l’Inde ont subi au total plus de 500 cas de violences dans les 23 derniers mois (cf. conférence des évêques d'Inde ICI), à cause de la croissance de l’extrémisme religieux, surtout dans des états comme Bihar, Karnataka, Gujarat, mais moins, jusqu'alors, dans la région de la capitale. Voir un site dédié (ICI).

Ne les oublions pas dans nos prières et nos dons.
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Publié dans : L'Eglise qui souffre
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Commentaires

Bien difficile de ne pas voir là la main du diable, comme dans tant et tant de récits hagiographiques !
Commentaire n°1 posté par Bertrand T. le 14/12/2007 à 15h40
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