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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /Nov /2007 00:00

Par La rédaction

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   Voici la lettre adressée au premier ministre anglais qu'a publiée le Cardinal Cormac Murphy-O'Connor, Archevêque de Westminster (dont vous avez déjà eu l'occasion de lire certains écrits sur Hermas), dans The Times du 19 Novembre 2007. Au-delà du calendrier britannique, ses propos nous concernent tous, qui s'opposent en particulier à ce que la fécondation in vitro soit facilitée pour les couples lesbiens et que l'on accepte de réflechir concrètement à une façon de faire basser le nombre des avortements.

 
_____

"Sir,

La loi sur la fécondation et l'embryologie, qui passe en seconde lecture à la Chambre des Lords aujourd'hui, posent trois problèmes de particulière importance.

Le premier est la qualité de la régulation. Les nouvelles techniques de recherches et plus récemment les autorisations de recherches sur des hybrides humains/animaaux ont été développées avec une attention insuffisante aux problèmes éthiques qu'elles posent à long terme. La loi n'apporte aucun remède à cela. Elle devrait être utilisée pour créer une commission nationale rassemblant un large panel d'experts avec un mandat clair et un rôle indépendant. Seule un organe indépendant et ayant autorité peut assurer qu'une sérieuse analyse éthique ne sera plus seulement une réflexion après-coup, mais un préalable à de telles recherches.

 

Deuxièmement, la loi propose de supprimer la nécessité, pour pouvoir recourir à une fécondation in vitro, que soit prise en compte le besoin pour l'enfant d'avoir un père, et de conférer l'autorité parentale à des personnes qui n'ont pas de relations biologiques avec l'enfant né d'une fécondation in vitro. Cela sape radicalement la place du père dans la vie d'un enfant et subordonne les droits naturels de l'enfant aux désirs du couple. Cela est profondément mauvais.

Troisièmement, cette loi peut et sera utilisée de toutes parts pour rechercher une modification de la loi sur l'avortement. Les débats sur ce point vont provoqué plus d'échauffement que de lumière, sauf si les deux camps concentrent leur énergie sur la bonne question : Etant donné que 200.000 avortements par an est un chiffre beaucoup trop élevé, comment un changement dans la loi peut-il réduire plus efficacement ce nombre ? Bien sûr, la loi n'est qu'un aspect de ce qu'il faut changer pour réduire significativement ce chiffre. Mais le Parlement enverrait un puissant et nécessaire message s'il amendait la loi sur l'avortement avec la claire intention de ne pas rendre l'avortement plus simple, mais, dans un premier temps, de le rendre plus rare.

Les nombreux sérieux problèmes posés par ce texte requièrent que les membres des deux chambres disposent d'une liberté de vote en accord avec leur conscience, pas uniquement sur la question de l'avortement, mais sur le texte en son entier. Les parties d'opposition l'ont déjà autorisé et  je presse le gouvernement d'en faire autant."

+ Cardinal Cormac Murphy-O'Connor,
Archevêque de Westminster


 
 
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Publié dans : Paroles d'évêque et de prêtre
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Commentaires

je viens d'apprendre que l'évêque d'Edimbourg et l'Archevêque de Glasgow avaient également pris leur plume pour condamner ce texte, mais je n'ai pas trouvé leur lettre. Peut-être l'avez vous lu ? Si oui, pourriez vous les publier. Merci.
Commentaire n°1 posté par Bob51 le 22/11/2007 à 14h45
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