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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 10:54

Par La rédaction
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    Les 16, 17, et 18 novembre dernier, se sont tenues les Semaines sociales de France (ICI). Organisée depuis les années 1990 en région parisienne, elles se sont tenues au CNIT La Défense, avec pour thème « Vivre autrement pour un développement durable et solidaire ».

Relayées par 17 antennes en Province, les « Semaines Sociales », d'inspiration cahtoliques, sont
sont présentes dans une quinzaine de pays en Europe et sont, en France, à l'origine de nombreuses mesures sociales gouvernementales, comme le rappelait le Maire Martine Aubry, lors de l'édition du centenaire à Lille en 2004 (assurance chômage, couverture maladie universelle...).


    Le Pape a adressé un message, comme il le fait traditionnellement,
aux 4.000 participants, qui a été lu lors de l'ouverture des Semaines sociales.

Pour le Saint Père, réfléchir au « développement durable » c’est déjà « susciter une nouvelle espérance » pour la planète et ceux qui la peuplent. Et Benoît XVI en appelle à un « sursaut en faveur de la terre » et à la conscience des pays riches.

« Vos réflexions sont appelées à susciter une nouvelle espérance pour que la planète puisse continuer à nourrir ceux qui y habitent ». En effet, les « maladies » de la terre qui préoccupent la communauté scientifique, mais aussi les peuples du fait de l’impact qu’elles ont sur la vie quotidienne et des éventuelles retombées sur les générations à venir, et le mode de production des pays industrialisés pénalise davantage les pays pauvres. Dans les économies émergentes elles aussi sont marquées par le style de vie occidental imprégné de consumérisme.

C’est pourquoi Benoît XVI en appelle à un « sursaut en faveur de la terre ». Le pape discerne, en effet, des « signaux d’alarme » dans « l’épuisement des ressources de la planète », la « fonte rapide des glaciers », « l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre », et « l’augmentation des catastrophes naturelles ».

Le pape déplore que ce soient « toujours les pays les plus pauvres qui subissent les conséquences les plus graves de ce qui est en grande partie provoqué par le comportement du monde industrialisé, et de la confiance, souvent excessive, dans le progrès scientifique et technologique ».

C’est pourquoi il a formé le vœu que les projets « permettent une meilleure répartition des ressources naturelles et des biens de la terre, une exploitation mesurée des forêts et des réserves biologiques ». Mais surtout, le Saint Père demande aux pays riches de ne pas « exploiter indûment les ressources des pays en voie de développement ». Il s’agit, insiste Benoît XVI, de « principes élémentaires de justice et d’équité et de la destination universelle des biens de la terre ».

7-CSS-112210.jpg     Le document final des Semaines sociales insiste sur l’éducation des nouvelles générations aux thèmes concernant l’environnement, sur les changements nécessaires des modes de production et de consommation alimentaire, la nécessité d’agir sur le style de vie des personnes, spécialement dans les centres urbains et sur la responsabilité écologique à réclamer aux entreprises.


Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France a expliqué à Radio Vatican que le développement durable demandera à la fois des « changements » et de la « solidarité » effective avec ceux que ces changements toucheront en premier : « Les Français sont prêts à un changement d’habitudes », mais « ce qu’il faut faire va très loin, cela prendra des décennies : dans le domaine du transport », et il faut donc « concevoir des villes et des campagnes qui demandent moins de déplacements individuels ».

« Vivre autrement s’impose au lieu d’être choisi, et en particulier aux agriculteurs, aux pécheurs ». Il s’agit donc de voir « comment on va partager le fardeau de changement de vie qui va être imposé ». Pour Jérôme Vignon, « c’est un enjeu de solidarité » car le développement durable implique un « problème de restructuration des activités ».

Mais il s’agit aussi pour l’humanité d’une « opportunité majeure » de retrouver une autre relation à la création car l’homme est placé dans la création comme un « bon gardien », un « jardinier » dont le rôle est de « permettre à la nature d’évoluer de façon équilibrée et harmonieuse ». Pour la tradition chrétienne, expliquait encore M. Vignon, il s’agit d’une « perspective active » : l’homme est un « maître-serviteur de la nature, ni dominateur ni fusionné ».

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Publié dans : Politique
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