Vendredi 19 octobre 2007
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Par La rédaction
Dans la foulée de notre précédent article, nous devons faire état d'un article publié par l'Aide à l'Eglise en
Détresse (AED) consultable sur le site de l'association (ICI):
"Irak : Restera-t-il encore des chrétiens ?
«Les chrétiens sont pris pour cible car
ils refusent le recours à la violence : ils n’ont pas de milice pour se défendre ou se venger et représentent donc des proies faciles » a déclaré Marc Fromager, directeur de l’Aide à l’Eglise
en Détresse (AED), réagissant à l’enlèvement de deux prêtres Irakiens le 13 octobre à Mossoul.
«Dans le même temps, nous recevons une lettre
de 138 dignitaires musulmans qui assurent que “les musulmans et l'Islam ne sont en aucune manière contre les chrétiens”. Nous nous en réjouissons et espérons que ces autorités condamneront
également et sans réserve ce genre d’actes anti-chrétiens» poursuit-il.
Le 13 octobre dernier, le Père Mazer Ishoa Mattoka et le Père Pios Affas ont été
enlevés dans le district de Faisaliya, dans le Nord de Mossoul, alors qu’ils étaient en route pour l’église Notre-Dame de Fatima, où ils allaient assister à des funérailles.
Mgr Andreas Abouna, évêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, a immédiatement appelé tous les chrétiens à prier pour la libération de ces deux prêtres, en
insistant sur le caractère anti-chrétien de leur enlèvement. Dans un entretien à l’AED il a ajouté que les chrétiens d’Irak, et particulièrement ceux de Mossoul, «sont prisonniers d’une lutte
pour le pouvoir sans merci entre différentes factions d’extrémistes. Nous ne sommes ni des marionnettes qu’on manipule à l’envie, ni du bois de chauffage dont on se débarrasse en le jetant au
feu» a-t-il poursuivit.
Mgr Basilios Georges Casmoussa, évêque syrien catholique de Mossoul –lui-même enlevé le 17 janvier 2005- a pour sa
part dénoncé la politique de la communauté internationale «qui sacrifie [les chrétiens d’Irak] sur l’autel de ses intérêts politiques et économiques».
La ville de Mossoul est le dramatique théâtre de violences anti-chrétiennes. De nombreuses églises y ont été attaquées et
profanées. En octobre 2006, un prêtre de l’Eglise orthodoxe syriaque a été décapité. Le 3 juin 2007, le Père Ragheed Ganni, et trois diacres, y ont été assassinés. Les chrétiens n’ont
aujourd’hui pas d’autre solution pour échapper à la mort que de fuir en Jordanie ou en Syrie."
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Publié dans : L'Eglise qui souffre
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