Partager l'article ! Réflexions de Benoit XVI sur l'Evangile de la guérison des lépreux: Dimanche dernier, le Saint Père a ...
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Dimanche dernier, le Saint Père a commenté avant l’Angélus la parabole évangélique de Jésus qui guérit dix lépreux, dont un seul revient le remercier, proclamée pendant la messe du XXVIIIe dimanche du Temps ordinaire, 14 octobre.
Tout d’abord, le pape a mis en évidence les « deux niveaux de guérison » auxquels nous fait penser la parabole : « l’un, plus superficiel, concerne le corps ; l’autre, plus profond, touche l’intimité de la personne, celle que la Bible appelle le ‘cœur’, et qui de là irradie toute l’existence. La guérison complète et radicale est le ‘salut’… le salut est bien plus que la santé : c’est en effet une vie nouvelle, pleine, définitive ».
Le pape, évoquant l’expression employée par Jésus, « Ta foi t’a sauvé », a ensuite rappelé que : « c’est la foi qui sauve l’homme, le rétablissant dans sa relation profonde avec Dieu, avec lui-même et avec les autres ; et la foi s’exprime dans la reconnaissance. Celui qui, comme le samaritain guéri, sait remercier, montre qu’il ne considère pas tout comme un dû, mais comme un don qui, même quand il arrive à travers les hommes ou la nature, vient en dernier de Dieu. La foi comporte alors l’ouverture de l’homme à la grâce du Seigneur ; reconnaître que tout est don, tout est grâce ».
Si à l’époque de Jésus la lèpre était « considérée comme une ‘impureté contagieuse’ qui exigeait une purification rituelle », le Saint-Père a réaffirmé que « la lèpre qui défigure réellement l’homme et la société est le péché ; ce sont l’orgueil et l’égoïsme qui génèrent dans l’âme humaine l’indifférence, la haine et la violence. Cette lèpre de l’esprit, qui défigure le visage de l’humanité, personne ne peut la guérir sinon Dieu, qui est Amour. En ouvrant son cœur à Dieu, la personne qui se convertit est guérie intérieurement du mal ».