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Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /2007 15:18

Par La rédaction

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gr Pietro Parolin, sous-secrétaire de la secrétairerie d’Etat, a pris la parole au nom du Vatican le 24 septembre à New-York, lors de la 62e session de l’Assemblée générale de l’ONU, dans le cadre du sommet sur les changements climatiques, sur le thème : « L’avenir est entre nos mains : affronter le défi du changement climatique ». Ses propos doivent trouver un écho chez tout homme et tout particulièrement chez les chrétiens.

Il a ainsi affirmé que le Saint-Siège entendait « mettre l’accent sur l’impératif moral que tous, sans exception, ont une grave responsabilité à protéger l’environnement ». Car le changement climatique est une « préoccupation sérieuse », il met en jeu la « responsabilité inévitable des chercheurs scientifiques et des autres experts, des responsables politiques et gouvernementaux, des administrateurs locaux et des organisations internationales, ainsi que pour tout secteur de la société humaine, et de toute personne humaine ».

Appelant à une action collective des Etats, qui ne peuvent résoudre ce problème seul, et à la mise en place d’une stratégie collective, il a rappelé que « les Etats ont une ‘responsabilité’ partagée ‘à protéger’ le climat du monde par l’adaptation et avant tout une ‘responsabilité’ partagée à ‘protéger’ notre planète et à assurer que les générations présentes et à venir puissent vivre dans un environnement sain et sûr ».

Mgr Parolin a encore déclaré que « les Etats sont libres d’adopter des conventions et des traités internationaux, mais si nos paroles ne s’accordent pas avec une action effective et une fiabilité, (...) nous nous retrouverons bientôt à nous lamenter d’un nouvel échec collectif. Nous espérons que les Etats vont saisir l’occasion qui va leur être bientôt présentée à la prochaine conférence de Bali sur la convention cadre sur le changement climatique ».

Appelant à la mesure, il a constaté que si « les meilleurs rapports scientifiques disponibles ont établi un lien entre l’activité humaine et le changement climatique », ces résultats ne doivent être « ni exagérés ni minimisés » pour des raisons « politiques » ou « idéologiques », ou « des intérêts particuliers », mais être « étudiés de près de façon à donner une base solide pour augmenter la prise de conscience et prendre des décisions pour une politique efficace ».

Conscient des obstacles, non seulement techniques, mais aussi de nature sociale et en particulier pour ce qui est du comportement des consommateurs, et de « nature politique » comme les politiques gouvernementales, Mgr Parolin a insisté sur l’éducation des jeunes pour combattre des attitudes égoïstes de consommation et d’exploitation des ressources naturelles. Il a également recommandé que des aides gouvernementales en faveur des technologies « amies de l’environnement » soit accordées par les Etats, de façon à donner un signal positif au secteur privé, en particulier dans le domaine des énergies.

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Au-delà de l’échec d’une écologie politique condamnée par ces options idéologiques extra-écologiques, et même si l’on s’aperçoit aujourd’hui que tous les partis semblent avoir pris conscience de l’importance de l’écologie, qui n’est plus l’apanage de quelques-uns, force est de constater qu’un changement de nos comportements individuels est indispensable à la lutte pour préserver la planète (surtout en l’état de la mollesse des Etats) : trier ses déchets, imprimer recto-verso et moins, acheter des produits avec un moindre emballage, économiser l’eau, ne pas laisser tourner un moteur inutilement, éviter de prendre systématiquement sa voiture quand c’est possible… autant de comportements simples pour chacun, qui contribuent, fût-ce modestement, à la cause la plus déterminante de notre avenir sur terre.

 
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