Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 08:14
- Par L'Equipe d'Hermas

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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 07:00
- Par L'Equipe d'Hermas

SECTION VI : LE MARTYRE DES CHRETIENS DE SCILLIUM (180)


Sous le consulat de Praesens, consul pour la seconde fois, et de Claudianus, le seize des calendes d'août, à Carthage, dans le secretarium (salle d'audience), comparurent Speratus, Nartzalus et Cittinus, Donata, Secunda, Vestia.


pc-copie-1.jpg - Le proconsul Saturninus : «Vous pouvez obtenir le pardon de notre seigneur l'Empereur, si vous revenez à la raison ».

- Speratus : « Jamais, nous n'avons rien fait de mal, ni participé à aucune iniquité. Jamais, nous n'avons rien dit de mal. Au contraire, quand on nous maltraitait, nous avons rendu grâces, parce que nous honorons notre Empereur ».

- Le proconsul Saturninus : « Nous aussi, nous sommes religieux, et notre religion est simple ; nous jurons par le génie de notre seigneur l'Empereur, nous prions pour son salut. Vous aussi, vous devez le faire ».

- Speratus : « Si tu veux m'écouter tranquillement, je vais t'expliquer le mystère de la simplicité ».

- Le proconsul Saturninus : « Tu vas attaquer notre religion; je ne t'écouterai pas. Jurez plutôt par le génie de notre seigneur l'Empereur.»

- Speratus : « Moi, je ne connais pas l'empire de ce monde ; mais plutôt je sers ce Dieu qu'aucun homme n'a vu ni ne peut voir avec ses yeux. Je n'ai pas commis de vol ; si j'achète quelque chose, je paie l'impôt. C'est que je connais mon Seigneur, l'Empereur des rois de toutes les nations. »

- Le proconsul Saturninus dit à tous les autres : « Abandonnez cette croyance ».

- Speratus dit : « La croyance mauvaise, c'est de commettre l'homicide, de rendre un faux témoignage ».

- Le proconsul Saturninus : « Ne vous associez pas à cette folie. »

martyrs-de-Scillium.jpg- Cittinus dit : « Nous ne craignons personne, si ce n'est le Seigneur notre Dieu qui est au ciel ».

- Donata dit : « Nous honorons César en tant que César, mais nous ne craignons que Dieu ».

- Vestia dit : « Je suis chrétienne ».

- Secunda dit : « Je le suis, je veux l'être ».

- Le proconsul Saturninus à Speratus : « Tu persistes à te dire chrétien ? »

- Speratus : « Je suis chrétien ». Et tous firent la même déclaration.

- Le proconsul Saturninus dit : « Est-ce que vous voulez un sursis pour réfléchir ? »

- Speratus dit : « Dans une chose si claire, il n'y a pas à réfléchir ».

- Le proconsul Saturninus : « Qu'y a-t-il dans votre boîte ? »

- Speratus : « Les Livres sacrés et les Epîtres de Paul, homme juste ».

- Le proconsul Saturninus dit : « Profitez d'un ajournement à trente jours, et souvenez-vous. »

- Speratus répéta : « Je suis chrétien. » Et tous firent de même.

- Alors le proconsul Saturninus lut sa sentence sur la tablette : « Speratus, Nartzalus, Cittinus, Donata, Vestia, Secunda, et tous les autres, ont confessé qu'ils vivaient suivant le rite chrétien. Attendu qu'on leur a offert la faculté de revenir à la religion traditionnelle des Romains, et qu'ils ont refusé avec obstination, nous les condamnons à périr par le glaive. »

- Speratus dit : « Nous rendons grâces à Dieu ».

- Nartzalus dit : « Aujourd'hui, martyrs, nous sommes au ciel. Grâces à Dieu ! »

- Le proconsul Saturninus fit faire par le héraut la proclamation suivante : « Speratus, Nartzalus, Cittinus, Veturius, Felix, Aquilinus, Laetantius, Januaria, Generosa, Vestia, Donata, Secunda, sont conduits au supplice par mon ordre ».

- Tous les martyrs s'écrièrent : « Grâces à Dieu ! »

Et ils furent aussitôt décapités pour le nom du Christ.

______________

Paul Monceaux, «La vraie Légende dorée», Ed. Payot, Paris 1928.

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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 12:03
- Par L'Equipe d'Hermas

Immaculee-copie-1.jpg

 

 

 

Prière d'un enfant à Marie

pour les prêtres

 

en union avec les enfants du monde

 

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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 14:16
- Par L'Equipe d'Hermas

Lumignon.jpg La « fête des lumières » lyonnaise a pour lointaine origine un vœu, dit “vœu des échevins” fait par les autorités de la ville, en 1643, à la suite de la protection de la sainte Vierge contre la peste. La procession annuelle qui en est résultée avait cependant lieu le 8 septembre.

 

La tradition des lumières apposées sur les fenêtres remonte proprement à l’année 1852, où, par un providentiel concours de circonstances, la date de l’inauguration de la statue de la Vierge à Fourvière, qui devait en être l’occasion, fut reportée du 8 septembre, date anniversaire du traditionnel vœu des échevins, au 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, dont le culte était déjà bien établi avant sa définition dogmatique (8 décembre 1854).

 

Depuis lors, on le sait, cette fête des lumières, qui est une fête de l’Immaculée, a été dénaturée pour entrer à Lyon dans l’arsenal de la société festive. 

 

Cependant, pour nous, catholiques, cela ne change rien : nous avons naturellement vocation à transmettre. Transmettons donc aussi cette tradition, et cette fois où que nous soyons.

 

Vous habitez Lyon, Paris, Bayonne, Québec, Pagny-sur-Moselle, Hazmieh ou Barcelone ? Qu’importe ! Achetez des petits lumignons, faites ce soir une petite cérémonie en famille avec vos enfants, mettez à chacune de vos fenêtres au moins un de ces lumignons, et que votre lumière brille dans la nuit, en l’honneur de notre Dame.

 

Qui sait ? Peut-être vous en interrogera-t-on. Ce sera alors l’occasion de communiquer autrement la Lumière - celle dont nous célébrons la venue en ce temps de l'Avent.

 


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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 07:00
- Par primeroscristianos.com - Trad. française : Hermas.info

3.- L’origine de la fête


pc-copie-1.jpg L'ancienne fête de la Conception de Marie (Conception de sainte Anne), qui prit naissance dans les monastères de Palestine à la fin du septième siècle, et la fête moderne de l'Immaculée Conception ne sont pas identiques à l'origine, bien que la fête de la Conception de sainte Anne soit devenue, au fil du temps, celle de l'Immaculée Conception.


Pour déterminer l'origine de cette fête, il faut tenir compte des documents authentiques que nous possédons. Le plus ancien est le canon de la fête, composé par saint André de Crète, qui a écrit son hymne liturgique dans la seconde moitié du septième siècle. Dans l'Eglise d'Orient, la solennité, issue de communautés monastiques, entra dans les cathédrales, fut glorifiée par les prédicateurs et les poètes, et entra finalement comme fête dans le calendrier de Basile II, avec l'approbation de l'Église et de l'Etat.


Dans l'Eglise d'Occident, la fête apparaît alors que son développement en Orient s'est arrêté. Le timide commencement de la nouvelle fête dans certains monastères anglo-saxons, au onzième siècle, en partie noyé par la conquête normande, a été suivi par sa réception dans certains chapitres et diocèses du clergé anglo-normand. La connaissance définitive et fiable de la fête en Occident est venue d'Angleterre. On la  trouve dans le calendrier de Old Minster, Winchester, vers l’an 1030, et dans un autre calendrier de New Minster, Winchester, écrit entre 1035 et 1056. Cela démontre que la fête était reconnue par l’autorité et observée par les moines saxons avec une remarquable solennité.


Immaculee.jpg Après l'invasion normande, en 1066, l’arrivée récente du clergé normand abolit la fête dans certains monastères d’'Angleterre où il avait été établi par les moines anglo-saxons. Mais vers la fin du onzième siècle, grâce aux efforts d'Anselme le Jeune, elle fut reprise dans de nombreux établissements anglo-normands. Au Moyen Âge, la fête de la Conception de Marie fut communément appellée la “fête de la nation normande”, ce qui montre qu’elle était célébrée en Normandie avec une grande splendeur et qu’elle s’étendit à travers toute l'Europe occidentale.


Par un décret du 28 Février 1476, Sixte IV étendit finalement la fête à toute l'Eglise latine et accorda une indulgence à tous ceux qui assisteraient aux offices divins de la solennité. Pour mettre un terme à toute discussion, Alexandre VII promulgua, le 8 Décembre 1661, la fameuse constitution "Sollicitudo omnium Ecclesiarum", dans laquelle il déclara que l'immunité de Marie du péché originel au premier moment de la création de son âme et de son infusion dans le corps était objet de foi.


De l'époque d'Alexandre VII jusqu’à la période qui a précédé la définition finale, aucun doute ne subsistait chez les théologiens quant au fait que le privilège de Marie faisait partie des vérités révélées par Dieu. Enfin, Pie IX, entouré d'une foule splendide de cardinaux et d'évêques, promulgua le dogme le 8 Décembre 1854.

(fin)

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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 13:44
- Par L'Equipe d'Hermas

2010-12-06_134427.jpg

 

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et à la Retraite de l'Avent

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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 07:00
- Par primeroscristianos.com - Trad. française : Hermas.info
pc-copie-1.jpg Dans la Constitution Ineffabilis Deus du 8 Décembre 1854, Pie IX a prononcé et défini que la très sainte Vierge Marie "au premier instant de sa conception, par un privilège et une grâce singuliers accordés par Dieu, en vue des mérites de Jésus-Christ, le Sauveur du genre humain, a été préservée de toute souillure du péché originel". Ainsi, il proclamait comme un dogme de la foi, d'une manière définitive, ce que la tradition populaire avait soutenu depuis les premiers temps de l'Église.

1.- La sainte Ecriture

immaculee_conception.jpgDans l'Ecriture Sainte, nous trouvons quelques références (mais pas directement) à la Vierge. Le premier passage scripturaire qui contient la promesse de la rédemption, mentionne également la Mère du Rédempteur : “Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Il t'écrasera la tête et tu l'atteindras au talon" (Genèse 3,15).

En outre, dans l'Evangile de saint Luc, la salutation de l'ange Gabriel (cf. Luc 1, 28) "Dieu te salue, pleine de grâce”, “chaire kecharitomene”, exprime une louange à l'abondance de la grâce, un état surnaturel de l’âme agréable à Dieu, qui ne s’explique que par l'Immaculée Conception de Marie. Des références à la Vierge Marie ont également été trouvées dans le livre des Proverbes, l'Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques (cf. 4,7).


2.- Les Pères de l’Eglise

En ce qui concerne l'impeccabilité de Marie, les anciens Pères sont très prudents, bien qu’ils insistent sur deux points essentiels : la pureté absolue de Marie et son statut de seconde Eve (cf. 1 Corinthiens, 15,22). Cette comparaison marquée entre Eve, qui fut un temps immaculée, sans corruption aucune - alors qu’elle n’était pas soumise au péché originel - et la Sainte Vierge est développée par plusieurs Pères de l'Eglise : saint Justin, saint Irénée de Lyon, Tertullien, Cyrille de Jérusalem, Sédulius et d'autres.

Les écrits patristiques sur la pureté absolue de Marie sont très abondants : Origène l’appelle “digne de Dieu, immaculée de l’immaculé, la sainteté la plus complète, la justice parfaite, ni trompée par la persuasion du serpent, ni infectée par son souffle empoisonné." Saint Ambroise dit qu’elle “est incorrompue, une vierge préservée par la grâce de toute tache de péché." Saint Augustin a déclaré que tous les justes ont vraiment connu le péché, “sauf la Sainte Vierge Marie, au sujet de laquelle, pour l'honneur du Seigneur, je ne mettrais rien en question qui soit relatif au péché."

Les Pères syriens ne se sont jamais lassés de louer l'impeccabilité de Marie. Saint Ephrem décrit l'excellence de sa grâce et de sa sainteté : "La très sainte Dame, Mère de Dieu, l’unique pure en son âme et en son corps, la seule qui excède toute perfection de pureté, l’unique demeure de toutes les grâces de l’Esprit Saint Très-Haut (...), ma Dame très sainte, très pure, sans corruption, la seule immaculée".

(à suivre)
 

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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 07:00
- Par primeroscristianos.com - Trad. française : Hermas.info

Une double attente


pc-copie-1.jpg La signification du sens originel de l'Avent a donné lieu à des interprétations différentes. Certains auteurs considèrent que, sous l'influence de la prédication de Pierre Chrysologue (5ème siècle), la liturgie de l'Avent, préparait simplement à la célébration liturgique annuelle de la naissance du Christ et que c’est seulement plus tard - à partir de la considération de l'accomplissement parfait de sa seconde venue - que sa signification s’est dédoublée, jusqu’à inclure également la joyeuse attente de la Parousie du Seigneur.


Cependant, les partisans de la thèse contraire ne manquent pas : l'Avent aurait été dès l’origine un temps orienté vers la Parousie, c’est-à-dire vers le jour où le Rédempteur couronnera définitivement son oeuvre. Quoi qu’il en soit, la superposition des deux dimensions est devenue si intime qu'il est difficile d'attribuer l’un ou l'autre aspect aux lectures scripturaires ou euchologiques de ce temps liturgique.


Le calendrier romain actuellement en vigueur conserve la double dimension théologique qui fait de l'Avent un temps de joyeuse espérance : "l’Avent a une double nature : c’est le temps de préparation aux solennités de Noël, où l’on commémore la premier venue du Fils de Dieu parmi les hommes, et c’est à la fois le temps où, à cette mémoire, les esprits se tournent vers l'attente de la seconde venue du Christ, à la fin des temps. Pour ces deux raisons, l'Avent nous est manifesté comme un temps d'attente priante et joyeuse (Calendrier romain, Normes universelles sur l'année liturgique et sur le calendrier, 39).

 

fin

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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 12:00
- Par primeroscristianos.com - Trad. française : Hermas.info

Un temps de pénitence


pc-copie-1.jpg Plus tard, les conciles de Tours (563) et de Mâcon (année 581) parleront, de manière plus précise, des observances existant "depuis les temps anciens" avant Noël. En effet, à près d'un siècle de distance, saint Grégoire de Tours (mort en 490) offrait le même témoignage, par une simple référence. Nous lisons dans le canon 17 du concile de Tours que les moines "doivent jeûner pendant le mois de décembre jusqu'à Noël, tous les jours."


Le canon 9 du concile de Mâcon a ordonné au clergé, et probablement aussi à tous les fidèles, de « jeûner trois jours par semaine : le lundi, le mercredi et le vendredi, de la Saint-Martin à Noël, et de réciter en ces jours l’Office divin, comme cela se fait en carême » (Mansi, IX, 796 et 933). Bien que l'interprétation historique de ces textes soit difficile, il semble, selon eux, qu’à ses origines le temps de l'Avent ait été introduit en prenant un caractère pénitentiel, ascétique, avec une participation au culte plus fréquente.


Cependant, les premières informations sur la célébration du temps liturgique de l'Avent, apparaissent au milieu du sixième siècle, dans l'église de Rome.


Il semble que cet Avent romain comprenait au début six semaines, bien que, très vite, sous le pontificat de Grégoire le Grand (590-604) - il ait été réduit aux quatre semaines actuelles.

 

(à suivre)

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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 07:00
- Par primeroscristianos.com - Trad. française : Hermas.info

 

La venue du Fils de Dieu sur la terre est un événement si immense que Dieu a voulu le préparer pendant des siècles. (...) En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Église actualise cette attente du Messie : en communiant à la longue préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent l’ardent désir de son second Avènement (cf. Ap 22, 17). Par la célébration de la nativité et du martyre du Précurseur, l’Église s’unit à son désir : "Il faut que Lui grandisse et que moi je décroisse" (Jn 3, 30).

(Catéchisme de l'Eglise catholique, nn. 522-524).

 

Avec le temps de l'Avent, l'Eglise romaine commence une nouvelle année liturgique. Le temps de l'Avent gravite autour de la célébration du mystère de la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

A PARTIR DU 4ÈME SIECLE

 

pc-copie-1.jpg L'origine et la signification de l'Avent sont un peu obscures ; cependant, le terme “adventus” était déjà connu dans la littérature chrétienne des premiers siècles de la vie de l'Eglise, et a probablement été inventé à partir de son utilisation dans la langue latine classique.


La traduction latine de la Bible, dite la Vulgate (4ème siècle), désignait par le terme “adventus” la venue du Fils de Dieu au monde, dans sa double dimension d’avènement dans la chair - l'incarnation -  et d’avènement glorieux - la parousie.


La tension entre ces deux significations est présente tout au long de l'histoire du temps liturgique de l'Avent, bien que le sens de “venue” ait laissé place à celui de “temps de préparation à la venue”.

 

Il est possible que l’amplitude même des réalités contenues sous le terme Avent ait rendu difficile l’organisation d’un temps liturgique déterminé faisant apparaître la richesse de sa signification. Quoi qu’il en soit, le cycle de l’Avent fut l'un des derniers éléments intégrés dans l'année liturgique (5ème siècle).

 

Il semble qu’à la fin du quatrième siècle et pendant le cinquième siècle, alors que Noël et l'Épiphanie prenaient une importance croissante dans les églises d’Hispanie et des Gaules, en particulier, le besoin ait commencé à se faire sentir de consacrer quelques jours à la préparation de ces célébrations.


Mis à part un texte ambigu attribué à saint Hilaire de Poitiers, la première mention de la mise en œuvre de ce désir se trouve dans le canon 4 du Concile de Saragosse, en 380 : "Pendant vingt et un jours, à compter des 16èmes calendes de janvier (17 décembre), Il n’est permis à personne de s’absenter de l'église, et chacun doit s’y rendre chaque jour" (H. Bruns, Canones Apostolorum et Conciliorum II, Berlin, 1893, 13-14). L’assiduité au culte durant les jours correspondant, en partie, à notre actuel temps de l’Avent, est prescrit, par conséquent, d'une manière imprécise.
(à suivre)

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