Par La rédaction
Dans le rude conflit qui oppose l'Eglise à l'Etat viet-namien depuis plusieurs mois pour la restitution de
nombreux terrains appartenant à l'Eglise, une étape prometteuse vient peut-être d'être franchie. L'archevêché de Huê et les autorités de la province de Quang Tri viennent de conclure un accord de
principe, qui - même s'il n'est encore qu'oral à ce jour - pourrait revêtir une importance d'autant plus grande dans l'évolution des relations entre l'Eglise catholique et l'Etat.
Les autorités semblent, en effet, s'être engagées à restituer la quasi-totalité des terres confisquées au sancuaire de Notre-Dame de La Vang (lieu d'apparitions mariales), selon l'agence des
missions étrangères « Eglises d'Asie ». L'accord est ainsi d'autant plus important qu'il concerne les terres d'un centre vital de l'Eglise du Vietnam, à savoir, le Centre national de
pèlerinage marial de La Vang, qui, chaque année, accueille des centaines de milliers de pèlerins, notamment au moment des fêtes du 15 août.
Lors d'une récente rencontre entre une délégation du diocèse et les plus hautes autorités de la province, ces dernières ont laissé entendre que la quasi-totalité du terrain du centre de pèlerinage marial de La Vang, confisqué après le changement de régime de 1975, serait rendu à l'Eglise catholique. Avec la restitution de la Délégation apostolique à Hanoi et de l'ancien institut théologique de Dalat, la restitution des terres confisquées du centre marial faisait partie des revendications officielles la Conférence épiscopale auprès de l'Etat vietnamien.
Cette évolution favorable - bien que très progressive ! - de l'attitude du gouvernement viet-namien est encore illustrée par une autre bonne nouvelle. On vient, en effet, d'apprendre qu'après maintes demandes de la Conférence épiscopale catholique du Vietnam, le séminaire interdiocésain de Nha Trang avait obtenu du gouvernement l’autorisation de recruter annuellement des candidats, sans n'être plus astreint à un numerus clausus. Trois des sept grands séminaires du Vietnam fonctionnent donc désormais de cette manière.
Publié dans : L'Eglise qui souffre - Communauté : Chrétiens et heureux de croire

(Basilique Notre-Dame d'Afrique -
Alger)
Né en 1942, ordonné prêtre en 1965, Mgr Rahho est devenu archevêque chaldéen de Mossoul en janvier 2001. Il succédait à Mgr Raphaël Bidawid, alors devenu
patriarche de Babylone des chaldéens. Membre du Conseil des évêques de Ninive, lequel regroupe les évêques siégeant à Mossoul [à savoir : catholiques latins, chaldéens, syro-catholiques,
assyro-orthodoxes et arméniens apostoliques], Mgr Rahho appartenait à la communauté sacerdotale du Christ-Roi, qui rassemble, dans un esprit œcuménique, des prêtres des rites syriaque et
chaldéen.