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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 15:23

Par La rédaction

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    Les 350 jeunes vainqueurs du concours scolaire organisé par le Mouvement italien pour la vie (MpV) et par le Forum des associations familiales sur le thème « Moi jeune et la famille », ont été officiellement récompensés jeudi 13 décembre, au siège du parlement européen à Strasbourg,


Ce concours, lancé par le MpV en1987, est né au terme d'une grande manifestation organisée à Florence en 1986, avec la participation de Carlo Casini, président du Mouvement italien pour la Vie, et de Mère Teresa de Calcutta. Arrivé à sa vingtième édition, il a aujourd'hui pris de l'ampleur, accueillant plus de 20.000 participants chaque année.


Cette année, les jeunes étudiants étaient appelés à réfléchir et à disserter sur le thème « Moi jeune et la famille ». L'année prochaine, le thème proposé sera : « l'Europe et les droits de l'homme. Nous jeunes protagonistes ».


La veille de la remise des prix, les vainqueurs du concours ont débattu sur le thème proposé, comme s'il s'agissait d'un débat parlementaire : proposition de texte, demande d'amendements, discussions, émission et vote d'un document final.


Ces élèves, entre 14 et 19 ans, provenaient de toutes les régions d'Italie. Ils ont discuté de façon animée des vertus qui devraient donner de la force aux valeurs européennes ; ils ont parlé du rôle et de la conception qu'ils ont de la vie et de la famille.


Se rapportant à la tradition humaniste et civile du Vieux Continent, les jeunes ont écrit et voté à la majorité que « la cohabitation civile de l'Europe ne peut se réaliser que si les droits fondamentaux de l'homme sont respectés ». Pour ces jeunes, le tout premier de ces droits est « le droit à la vie et la valorisation de la famille ». Un droit incontournable qui, ont-ils précisé, est « le premier lieu d'accueil pour l'être humain ».
« De cela, ont-ils expliqué, dépendent les droits à la dignité, à la justice sociale et à la défense : chaque individu doit être préservé de toute offense, des inégalités économiques et des abus ».


Dans l'article 2 du document qu'ils ont approuvé, les jeunes refusent d'être considérés une génération « privée d'idéaux et de valeurs », comme il est souvent dit dans les médias. Ils s'estiment « capables d'une générosité inattendue face aux défis les plus grands ».
« Les jeunes sont encore capables de suivre de hauts idéaux et de croire en l'amour et en la famille, cellule de la société, ressource pour l'avenir, réponse à de nombreuses exigences de l'homme » écrivent-ils.  


En conclusion, les jeunes ont lancé un appel « aux parlementaires, aux représentants de la volonté et des besoins des peuples » afin qu'ils œuvrent « au service de la famille et du bien commun, de manière à garantir, sans distinction de nature ethnique, culturelle, l'harmonie et l'égalité sociale, la cohabitation pacifique et la solidarité entre les populations européennes ».
 


La remise des prix s'est déroulée en présence du président du groupe parlementaire du Parti populaire européen, Joseph Daul, du vice-président du parlement européen, Mario Mauro, et des députés au parlement européens Gabriele Albertini et Carlo Casini.

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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 09:00

Par La rédaction
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       L'Eglise catholique australienne a acheté des écrans publicitaires dans les salles de cinéma ce Noël pour rappeler l'origine religieuse de cette fête.

Le spot, diffusé notamment avant le film d'animation "Bee Movie", demande, notamment, aux spectateurs s'ils ont déjà "voulu savoir en quoi les catholiques croient", en incitant les spectateurs à composer un numéro de téléphone où on leur communiquera les informations utiles sur le catholicisme.

Le centre d'enquête catholique explique que le déclin de la lecture des journaux l'a conduit à imaginer de nouveaux supports publicitaires pour toucher le grand public, alors que les fêtes de fin d'année correspondent à une période de très forte fréquentation des cinémas.

 

Avec 5,1 millions d'adeptes, l'Eglise catholique reste la principale religion en Australie (les anglicans sont 3,7 millions). Mais comme dans d'autres nations industrialisées, les croyances religieuses sont en recul. (Source Reuters/Yahoo).

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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 17:44

Par La rédaction

    Nous vous signalons deux articles intéressants parus sur le blog "Catholique de l'UMP" :

- l'un concernant la question du pardon dans les rapports entre la France et l'Algérie, au regard d'un texte du Pape Jean-Paul II (ICI) ;
- l'autre concernant le téléthon, les auteurs de ce blog ayant interrogé les responsables du téléthon sur une (im)possible affectation des dons (ICI).

Très intéressant.

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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 17:26

Par La rédaction
    Nous relayons bien volontiers une lettre-circulaire reçue du délégué général du site Liberté politique.com (ICI) et vous invitons à y répondre si vous êtes concernés ; car l'attitude de certains membres de l'éducation nationale à l'égard de la foi catholique est teintée d'une idéologie bien peu tolérante et même radicalement sectaire, qu'il est nécessaire de dénoncer et de combattre.
____
"Chère amie,
Cher ami,

Lors d'une enquête récente de la Fondation de Service politique consacrée à la liberté scolaire, 20% de nos correspondants nous ont informés qu'un de leurs enfants avait subi des torts à l'école publique, à cause de sa foi catholique !

Ce chiffre est considérable, quand on sait combien les enfants sont pudiques sur ces questions.

Auriez-vous connaissance d'un exemple de tels préjudices subis par un de vos enfants ?

Si oui, merci de nous le raconter.

Nous vous garantissons la confidentialité absolue sur les personnes, les lieux ou circonstances où auraient pu se dérouler ces faits (injustices, vexations, brimades, etc.).

C'est en faisant connaître des histoires vraies que nous pourrons alerter les instances concernées et faire progresser la liberté de l'éducation en France, dans toutes les écoles.

Merci (d'envoyer un courriel à l'adresse : temoignage@clasis.fr) pour nous faire connaître votre témoignage.


Je vous remercie d'avance pour votre coopération.

Merci pour votre aide."
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 10:36

Par La rédaction
images3.jpeg (Source AFP Yahoo) - On savait le divorce dangereux pour les enfants, pour la famille et la société. Mais une étude américaine nous apporte un argument à n'en pas douter le plus déterminant par les temps qui courent : le divorce est aussi mauvais pour ... l'environnement !

Car "le divorce provoque généralement le déménagement d'un des ex-époux et la création d'un nouveau foyer, d'où une augmentation des terrains et des équipements dédiés à l'habitation", indique cette étude émanant de l'Université de l'Etat du Michigan, de sorte que les taux plus élevés de divorce "ont conduit à une augmentation du nombre de foyers", ce qui entraîne davantage de gaspillage énergétique. CQFD.

Aux Etats-Unis, la proportion de foyers composés de divorcés a bondi de 5% en 1970 à 15% en 2000, et une progression a été constatée aussi en Chine, où le divorce n'est pas aussi fréquent, note l'étude. Or, en 2005, les ménages de divorcés américains ont dépensé 56% de plus d'électricité et d'eau par personne que chez les couples mariés, et utilisé 61% de plus de ressources énergétiques par personne qu'avant leur séparation. "Plus de 73 milliards de kilowatts/heure d'électricité et 2.373 milliards de litres d'eau auraient pu être économisées aux Etats-Unis", ajoute l'étude publiée dans les Annales de l'Académie nationale des Sciences américaine (PNAS).

"En raison d'une plus grande consommation par personne, une personne dans un ménage de divorcés est supposée également générer plus de déchets (solides, liquides et gazeux, comme les gaz à effet de serre) qui contribuent aux transformations de l'environnement mondial, comme le changement climatique et la perte de la biodiversité", précise cette étude (faite sur 3.283 foyers américains entre 2001 et 2005).

Les verts vont-ils prendre une position progressiste et revoir leur traditionnel "libéralisme" en matière de moeurs en essayant d'encourager le mariage et de favoriser sa stabilité, plutôt que de tendre à en faire un contrat de consommation ? On peut toujours rêver...

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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 16:13

Par La rédaction
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    On a l'habitude de voir certains médias railler gratuitement et souvent par ignorance l'Eglise et les catholiques. Cela nous agace, d'autant que l'on sait que nous sommes à peu près les seuls contre qui les prétendus libre-penseurs impertinents se permettent un telle agressivité frisant l'insulte. Le "politiquement correct" si en vogue actuellement tient de la dictature de la pensée, et les chrétiens en sont souvent les victimes faciles. Pourtant, nous - laïcs comme clercs... - faisons le dos rond, au nom d'une tolérance mal comprise. A tort.

C'est pourquoi, nous relayons le message du blog Ichtus (ICI - blog ouvert et sympa que l'on ne peut assurément pas suspecter de sectarisme ou d'intolérance !), et l'agacement de certains auditeurs de SUD RADIO (cf. article et les commentaires), dont les propos
à l'égard de la foi catholique et de l'Eglise deviennent - depuis peu - intolérables.

    Un mot d'ordre : boycottons cette station et adressons des messages à sa direction et à ses animateurs !
Si chaque lecteur de ce blog écrivait, le ton de l'antenne changerait à n'en pas douter. Ce n'est qu'en réagissant ensemble que l'on pourra obtenir un respect légitime (que l'Etat de droit devrait protéger, s'il assumait son rôle) !
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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 09:54

Par La rédaction
 
images2-copie-1.jpeg (Sigle du réseau jésuites africains contre le sida)
    Le 28 novembre 2007, en la salle Paul VI du Vatican et devant quelque 8.000 visiteurs du monde entier, le pape  Benoît XVI a lancé un appel à s’opposer au mépris dont sont victimes les malades du sida et demander un effort supplémentaire pour le traitement des malades, en particulier les enfants.

« La Journée mondiale contre le sida sera célébrée le 1er décembre prochain, a rappelé le pape en italien. Je suis spirituellement proche de ceux qui souffrent de cette terrible maladie et de leurs familles, en particulier celles qui sont frappées par la perte d’un conjoint. Je les assure tous de ma prière » a-t-il affirmé, avant d'ajouter immédiatement : « Je désire en outre exhorter toutes les personnes de bonne volonté à multiplier les efforts pour arrêter la diffusion du virus HIV, à combattre le mépris qui frappe souvent ceux qui en sont affectés, et à prendre soin des malades spécialement lorsqu’ils sont encore enfants ».

Chaque année, pour le 1er décembre, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé publie un message disponible en plusieurs langues sur la page internet de ce dicastère, sur le portail du Vatican (cf. ICI). Dans son intervention à l’ONU, à New York le vendredi 2 juin 2006, le cardinal Barragan indiquait en effet que Benoît XVI « éprouve une profonde préoccupation face à l'extension de la pandémie et assure de la continuité et de l'approfondissement du travail que l'Eglise catholique accomplit pour freiner cette catastrophe ».

    Cette journée est l'occasion de remettre en cause quelques idées reçues - ici encore - l'Eglise étant accusée par les idéologues du "politiquement correct" d'être,
a minima, indifférente à ce fléau et à ses victimes. Certes, on a pu constater que les membres des associations  "officielles" de lutte contre le sida, ayant pignon sur caméra, sont le plus souvent plus préoccupées de promouvoir le communautarisme homosexuel et les revendications de ses militants que de la lutte concrète contre la maladie. Leur accrimonie face à l'Eglise, quel qu'en soit le prétexte, tient du combat de lobby plus que de la raison.

Or, s'il en était encore besoin, les chiffres du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé démontrent encore le mal fondé des attaques portées contre l'Eglise en la matière, qui indiquent que plus d’un quart des structures soignant les malades du sida dans le monde sont des structures catholiques.

Le cardinal
Barragan avait révélé à l'ONU que « depuis le début de la pandémie du sida, l'Eglise catholique l'a combattue aux niveaux médical, social et spirituel : 26,7% des centres présents dans le monde pour soigner les malades du HIV/SIDA appartiennent à l'Eglise catholique », indiquant que leur travail « porte sur la formation des professionnels de la santé, la prévention, les soins, l'assistance et l'accompagnement des malades, ainsi que de leurs familles ».

Le cardinal Barragan rendait hommage à des Congrégations et Associations internationales catholiques engagées dans la lutte contre le sida aux côtés du personnel local, laïc et religieux : l'Oeuvre Saint-Vincent, la Caritas internationale, la Communauté de Sant'Egidio, les Camilliens, les « Juanitos », les Jésuites, les religieuses de Mère Teresa, l'Hôpital « Bambino Gesù » du Saint-Siège et les pharmaciens catholiques.

« L'action du Saint-Siège et de l'Eglise catholique ne se renferme jamais sur elle-même, mais est orientée en vue de promouvoir et de renforcer le sentiment indispensable d'adhésion et de responsabilité que chaque pays doit fortement développer à chaque phase de la réponse à la pandémie », insistait le cardinal Barragan.

Il soulignait en outre l’effort de « formation » non seulement de professionnels de la santé, mais aussi des prêtres, des religieux et religieuses, et des malades eux-mêmes et leurs familles et des jeunes.

L’Eglise insiste également, rappelait-il, sur la prévention grâce à la formation et à « l'éducation à des comportements visant à éviter la pandémie », en particulier par l’éducation en famille, à la fois « indispensable et efficace », mais également grâce à « des documents, des conférences et des échanges d'expériences et de méthodes pratiques ».

« Nous combattons, insistait le cardinal Barragan, la stigmatisation, nous facilitons le diagnostic, le "counselling" et la réconciliation. Nous fournissons les antirétroviraux, les médicaments pour éviter la transmission verticale de la mère à l'enfant et la contamination par le sang ». « Nous évitons que des contagions aient lieu, nous nous occupons des orphelins et des veuves, des détenus, nous aidons à la réinsertion sociale de ces malades et nous collaborons avec les gouvernements et les autres institutions qui s'occupent de la pandémie, aussi bien au niveau oecuménique que civil ».

Enfin, le cardinal Barragan évoquait la fondation « Le Bon Samaritain » voulue par le pape Jean-Paul II pour s'occuper des malades les plus démunis, et à présent de manière particulière des malades du sida.

Le cardinal Barragan citait encore des chiffres de l’engagement de l’Eglise : « Jusqu'à présent, nous avons fourni des antirétroviraux à 18 pays: 13 d'Afrique, 3 d'Amérique et 2 d'Asie. Dans ces pays, nous avons distribué l'argent reçu des catholiques de 19 pays, tant de l'Afrique elle-même, que d'Amérique, d'Asie et d'Europe ». Un exemple de cet engagement de l’Eglise auprès des enfants malades du sida est l’orphelinat de « Pattaya », fondé par un prêtre Rédemptoriste en Thaïlande. Les enfants y sont soignés de façon à vaincre les multiples pathologies, notamment la tuberculose, que la déficience immunitaire provoque, et à suivre leur scolarité le mieux possible (cf. ICI). Voir aussi, par exemple, le réseau jésuites africains contre le sida (ICI).

    Pendant que certains, sous couvert de lutte contre le sida, agressent des prêtres à Paris, tentent d'imposer une dictature de la pensée ou courrent les médias et les cocktails pour revendiquer le "mariage" homosexuel, d'autres luttent concrètement en engageant toute leur vie contre ce fléau et secourent, non une idéologie égoïste, mais des êtres humains, tous, sans discrimination.

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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 17:08

Par La rédaction

    Nous venons de découvrir un moteur de recherche d'un genre nouveau, que l'on nous a signalé sur le site de l'Association des anciens du Lycée Saint Louis de Gonzague à Paris (dont est membre l'un des fondateurs) : veosearch.com (ICI).

Si à chaque recherche, vous obtenez les résultats de Yahoo, Exalead, Google ou Ask,
ce moteur présente la particularité que 50% des revenus publicitaires générés par vos recherches sont reversés à des projets associatifs de développement durable de votre choix.

Quand le business rejoint la charité !

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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 09:05

Par La rédaction
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    Selon le site Americatho (ICI), un nouvel exemple de ce que la nouvelle évangélisation voulue par le Saint-Père et avant lui par le Pape Jean-Paul II est en marche un peu partout dans le monde nous vient des Etats-Unis.

    En raison d’un très important effort de mobilisation, impliquant des diocèses, des paroisses, les Knights of Columbus, des mouvements de laïcs, des donateurs et des techniciens que la Catholic Radio Association (fondée en 1999 - voir ICI) - qui offrait déjà ses services aux 150 radios catholiques des États-Unis - a déposé avec succès plus de 220 candidatures de nouvelles stations de radios catholiques dans tout le pays d’Anchorage (Alaska) à Key West (Floride). « C’est pour le bien du travail d’évangélisation de l’Église » a déclaré Stephen Gajdosik, le président de l’association, car « l’Église a vraiment besoin de ces outils pour proclamer Jésus-Christ. Nous n’existons que pour le lui permettre ».
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Publié dans : Société
Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 08:58

Par La rédaction
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On a appris que le maire de Rouen, M. Pierre Albertini, avait décidé, avec l'accord du conseil municipal de la ville, de restituer une tête de guerrier maori, qui était conservée depuis 1875 au Museum des sciences naturelles de la ville, à la Nouvelle-Zélande. Malgré l'opposition du ministre de la culture et l'exercice d'un recours devant le tribunal administratif, il a organisé hier matin (23/10) une cérémonie au cours de laquelle il a remis la tête à Sarah Dennis, ambassadeur de la Nouvelle-Zélande en France.

Au-dela de l'anecdote, cet épisode pose plusieurs problèmes qui méritent d'être évoqués.

En premier lieu, on doit pouvoir se demander de quel droit un maire - fût-il un de ces potentats locaux, dont la décentralisation a peuplé nos bonnes provinces, en son fief - peut décider de donner à un pays étranger des biens qui ne lui appartiennent pas, mais appartiennent au patrimoine de la nation ? En autorisant ce genre de comportement, on peut craindre le pire d'un Delanoë ou d'un Frèche...

En deuxième lieu, les arguments qui sont opposés retiennent l'attention. Si le ministère de la Culture s'est opposé mardi à la restitution par la ville de Rouen d'une tête de guerrier maori à la Nouvelle-Zélande,
c'est que la tête conservée au Museum des sciences naturelles de Rouen fait partie des collections des musées  qui sont protégées, à l'évidence, "par un régime juridique particulier, destiné à garantir l'intégrité du patrimoine de la Nation qui est en principe inaliénable". Le minstre fait valoir également, à raison mais un peu tard, qu'une décision de cette nature suppose de recueillir au préalable l'avis d'une commission scientifique, ce qui n'a pas été fait ici.

Même si le comportement autocratique de la mairie est inadmissible dans un Etat de droit et n'est explicable que par la déliquescence de l'Etat, ce qui rend le débat intéressant, est la raison invoquée pour procéder à cette restitution.
Pierre Albertini explique que Rouen est la première ville française à procéder à une telle restitution de "restes humains", alors que les autres pays le font "sans aucun problème". Et le gouvernement néo-zélandais demandait depuis longtemps restitution de ces têtes, en ce qu'elles ont, pour le peuple maori, un caractère sacré.

La nature humaine et sacrée de ce qui est devenu un élément du patrimoine national impose-t-elle cette restitution ? On peut le croire et en débattre sérieusement : mais alors, si tel est le cas, pourquoi cette tête sera-t-elle... exposée dans un musée de Wellington, et non dignement enterrée selon les rites sacrés de la tribu dont elle émane (ou rendue à cette tribu) ? 


En dernier lieu
, se pose la question de l'efficacité des services du ministère de la culture, bien prompts à se mobiliser pour sauver l'esprit des cocktails mondains à travers la planète, mais incapables de déposer un recours administratif et de saisir le tribunal administratif en référé - dont l'efficacité n'est aujourd'hui plus à démontrer - en temps utile !

Car en l'absence de décision du juge, le maire n'a pas cru devoir attendre pour restituer la tête. Une action de l'Etat à son encontre est-elle envisagée ? Il faudrait un peu plus de courage et d'efficacité pour faire respecter la légalité en période préélectorale, même envers un ami politique.

 

 

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