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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 10:36

Par La rédaction
images3.jpeg (Source AFP Yahoo) - On savait le divorce dangereux pour les enfants, pour la famille et la société. Mais une étude américaine nous apporte un argument à n'en pas douter le plus déterminant par les temps qui courent : le divorce est aussi mauvais pour ... l'environnement !

Car "le divorce provoque généralement le déménagement d'un des ex-époux et la création d'un nouveau foyer, d'où une augmentation des terrains et des équipements dédiés à l'habitation", indique cette étude émanant de l'Université de l'Etat du Michigan, de sorte que les taux plus élevés de divorce "ont conduit à une augmentation du nombre de foyers", ce qui entraîne davantage de gaspillage énergétique. CQFD.

Aux Etats-Unis, la proportion de foyers composés de divorcés a bondi de 5% en 1970 à 15% en 2000, et une progression a été constatée aussi en Chine, où le divorce n'est pas aussi fréquent, note l'étude. Or, en 2005, les ménages de divorcés américains ont dépensé 56% de plus d'électricité et d'eau par personne que chez les couples mariés, et utilisé 61% de plus de ressources énergétiques par personne qu'avant leur séparation. "Plus de 73 milliards de kilowatts/heure d'électricité et 2.373 milliards de litres d'eau auraient pu être économisées aux Etats-Unis", ajoute l'étude publiée dans les Annales de l'Académie nationale des Sciences américaine (PNAS).

"En raison d'une plus grande consommation par personne, une personne dans un ménage de divorcés est supposée également générer plus de déchets (solides, liquides et gazeux, comme les gaz à effet de serre) qui contribuent aux transformations de l'environnement mondial, comme le changement climatique et la perte de la biodiversité", précise cette étude (faite sur 3.283 foyers américains entre 2001 et 2005).

Les verts vont-ils prendre une position progressiste et revoir leur traditionnel "libéralisme" en matière de moeurs en essayant d'encourager le mariage et de favoriser sa stabilité, plutôt que de tendre à en faire un contrat de consommation ? On peut toujours rêver...

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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 16:13

Par La rédaction
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    On a l'habitude de voir certains médias railler gratuitement et souvent par ignorance l'Eglise et les catholiques. Cela nous agace, d'autant que l'on sait que nous sommes à peu près les seuls contre qui les prétendus libre-penseurs impertinents se permettent un telle agressivité frisant l'insulte. Le "politiquement correct" si en vogue actuellement tient de la dictature de la pensée, et les chrétiens en sont souvent les victimes faciles. Pourtant, nous - laïcs comme clercs... - faisons le dos rond, au nom d'une tolérance mal comprise. A tort.

C'est pourquoi, nous relayons le message du blog Ichtus (ICI - blog ouvert et sympa que l'on ne peut assurément pas suspecter de sectarisme ou d'intolérance !), et l'agacement de certains auditeurs de SUD RADIO (cf. article et les commentaires), dont les propos
à l'égard de la foi catholique et de l'Eglise deviennent - depuis peu - intolérables.

    Un mot d'ordre : boycottons cette station et adressons des messages à sa direction et à ses animateurs !
Si chaque lecteur de ce blog écrivait, le ton de l'antenne changerait à n'en pas douter. Ce n'est qu'en réagissant ensemble que l'on pourra obtenir un respect légitime (que l'Etat de droit devrait protéger, s'il assumait son rôle) !
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 09:54

Par La rédaction
 
images2-copie-1.jpeg (Sigle du réseau jésuites africains contre le sida)
    Le 28 novembre 2007, en la salle Paul VI du Vatican et devant quelque 8.000 visiteurs du monde entier, le pape  Benoît XVI a lancé un appel à s’opposer au mépris dont sont victimes les malades du sida et demander un effort supplémentaire pour le traitement des malades, en particulier les enfants.

« La Journée mondiale contre le sida sera célébrée le 1er décembre prochain, a rappelé le pape en italien. Je suis spirituellement proche de ceux qui souffrent de cette terrible maladie et de leurs familles, en particulier celles qui sont frappées par la perte d’un conjoint. Je les assure tous de ma prière » a-t-il affirmé, avant d'ajouter immédiatement : « Je désire en outre exhorter toutes les personnes de bonne volonté à multiplier les efforts pour arrêter la diffusion du virus HIV, à combattre le mépris qui frappe souvent ceux qui en sont affectés, et à prendre soin des malades spécialement lorsqu’ils sont encore enfants ».

Chaque année, pour le 1er décembre, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé publie un message disponible en plusieurs langues sur la page internet de ce dicastère, sur le portail du Vatican (cf. ICI). Dans son intervention à l’ONU, à New York le vendredi 2 juin 2006, le cardinal Barragan indiquait en effet que Benoît XVI « éprouve une profonde préoccupation face à l'extension de la pandémie et assure de la continuité et de l'approfondissement du travail que l'Eglise catholique accomplit pour freiner cette catastrophe ».

    Cette journée est l'occasion de remettre en cause quelques idées reçues - ici encore - l'Eglise étant accusée par les idéologues du "politiquement correct" d'être,
a minima, indifférente à ce fléau et à ses victimes. Certes, on a pu constater que les membres des associations  "officielles" de lutte contre le sida, ayant pignon sur caméra, sont le plus souvent plus préoccupées de promouvoir le communautarisme homosexuel et les revendications de ses militants que de la lutte concrète contre la maladie. Leur accrimonie face à l'Eglise, quel qu'en soit le prétexte, tient du combat de lobby plus que de la raison.

Or, s'il en était encore besoin, les chiffres du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé démontrent encore le mal fondé des attaques portées contre l'Eglise en la matière, qui indiquent que plus d’un quart des structures soignant les malades du sida dans le monde sont des structures catholiques.

Le cardinal
Barragan avait révélé à l'ONU que « depuis le début de la pandémie du sida, l'Eglise catholique l'a combattue aux niveaux médical, social et spirituel : 26,7% des centres présents dans le monde pour soigner les malades du HIV/SIDA appartiennent à l'Eglise catholique », indiquant que leur travail « porte sur la formation des professionnels de la santé, la prévention, les soins, l'assistance et l'accompagnement des malades, ainsi que de leurs familles ».

Le cardinal Barragan rendait hommage à des Congrégations et Associations internationales catholiques engagées dans la lutte contre le sida aux côtés du personnel local, laïc et religieux : l'Oeuvre Saint-Vincent, la Caritas internationale, la Communauté de Sant'Egidio, les Camilliens, les « Juanitos », les Jésuites, les religieuses de Mère Teresa, l'Hôpital « Bambino Gesù » du Saint-Siège et les pharmaciens catholiques.

« L'action du Saint-Siège et de l'Eglise catholique ne se renferme jamais sur elle-même, mais est orientée en vue de promouvoir et de renforcer le sentiment indispensable d'adhésion et de responsabilité que chaque pays doit fortement développer à chaque phase de la réponse à la pandémie », insistait le cardinal Barragan.

Il soulignait en outre l’effort de « formation » non seulement de professionnels de la santé, mais aussi des prêtres, des religieux et religieuses, et des malades eux-mêmes et leurs familles et des jeunes.

L’Eglise insiste également, rappelait-il, sur la prévention grâce à la formation et à « l'éducation à des comportements visant à éviter la pandémie », en particulier par l’éducation en famille, à la fois « indispensable et efficace », mais également grâce à « des documents, des conférences et des échanges d'expériences et de méthodes pratiques ».

« Nous combattons, insistait le cardinal Barragan, la stigmatisation, nous facilitons le diagnostic, le "counselling" et la réconciliation. Nous fournissons les antirétroviraux, les médicaments pour éviter la transmission verticale de la mère à l'enfant et la contamination par le sang ». « Nous évitons que des contagions aient lieu, nous nous occupons des orphelins et des veuves, des détenus, nous aidons à la réinsertion sociale de ces malades et nous collaborons avec les gouvernements et les autres institutions qui s'occupent de la pandémie, aussi bien au niveau oecuménique que civil ».

Enfin, le cardinal Barragan évoquait la fondation « Le Bon Samaritain » voulue par le pape Jean-Paul II pour s'occuper des malades les plus démunis, et à présent de manière particulière des malades du sida.

Le cardinal Barragan citait encore des chiffres de l’engagement de l’Eglise : « Jusqu'à présent, nous avons fourni des antirétroviraux à 18 pays: 13 d'Afrique, 3 d'Amérique et 2 d'Asie. Dans ces pays, nous avons distribué l'argent reçu des catholiques de 19 pays, tant de l'Afrique elle-même, que d'Amérique, d'Asie et d'Europe ». Un exemple de cet engagement de l’Eglise auprès des enfants malades du sida est l’orphelinat de « Pattaya », fondé par un prêtre Rédemptoriste en Thaïlande. Les enfants y sont soignés de façon à vaincre les multiples pathologies, notamment la tuberculose, que la déficience immunitaire provoque, et à suivre leur scolarité le mieux possible (cf. ICI). Voir aussi, par exemple, le réseau jésuites africains contre le sida (ICI).

    Pendant que certains, sous couvert de lutte contre le sida, agressent des prêtres à Paris, tentent d'imposer une dictature de la pensée ou courrent les médias et les cocktails pour revendiquer le "mariage" homosexuel, d'autres luttent concrètement en engageant toute leur vie contre ce fléau et secourent, non une idéologie égoïste, mais des êtres humains, tous, sans discrimination.

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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /2007 17:08

Par La rédaction

    Nous venons de découvrir un moteur de recherche d'un genre nouveau, que l'on nous a signalé sur le site de l'Association des anciens du Lycée Saint Louis de Gonzague à Paris (dont est membre l'un des fondateurs) : veosearch.com (ICI).

Si à chaque recherche, vous obtenez les résultats de Yahoo, Exalead, Google ou Ask,
ce moteur présente la particularité que 50% des revenus publicitaires générés par vos recherches sont reversés à des projets associatifs de développement durable de votre choix.

Quand le business rejoint la charité !

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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 09:05

Par La rédaction
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    Selon le site Americatho (ICI), un nouvel exemple de ce que la nouvelle évangélisation voulue par le Saint-Père et avant lui par le Pape Jean-Paul II est en marche un peu partout dans le monde nous vient des Etats-Unis.

    En raison d’un très important effort de mobilisation, impliquant des diocèses, des paroisses, les Knights of Columbus, des mouvements de laïcs, des donateurs et des techniciens que la Catholic Radio Association (fondée en 1999 - voir ICI) - qui offrait déjà ses services aux 150 radios catholiques des États-Unis - a déposé avec succès plus de 220 candidatures de nouvelles stations de radios catholiques dans tout le pays d’Anchorage (Alaska) à Key West (Floride). « C’est pour le bien du travail d’évangélisation de l’Église » a déclaré Stephen Gajdosik, le président de l’association, car « l’Église a vraiment besoin de ces outils pour proclamer Jésus-Christ. Nous n’existons que pour le lui permettre ».
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /2007 08:58

Par La rédaction
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On a appris que le maire de Rouen, M. Pierre Albertini, avait décidé, avec l'accord du conseil municipal de la ville, de restituer une tête de guerrier maori, qui était conservée depuis 1875 au Museum des sciences naturelles de la ville, à la Nouvelle-Zélande. Malgré l'opposition du ministre de la culture et l'exercice d'un recours devant le tribunal administratif, il a organisé hier matin (23/10) une cérémonie au cours de laquelle il a remis la tête à Sarah Dennis, ambassadeur de la Nouvelle-Zélande en France.

Au-dela de l'anecdote, cet épisode pose plusieurs problèmes qui méritent d'être évoqués.

En premier lieu, on doit pouvoir se demander de quel droit un maire - fût-il un de ces potentats locaux, dont la décentralisation a peuplé nos bonnes provinces, en son fief - peut décider de donner à un pays étranger des biens qui ne lui appartiennent pas, mais appartiennent au patrimoine de la nation ? En autorisant ce genre de comportement, on peut craindre le pire d'un Delanoë ou d'un Frèche...

En deuxième lieu, les arguments qui sont opposés retiennent l'attention. Si le ministère de la Culture s'est opposé mardi à la restitution par la ville de Rouen d'une tête de guerrier maori à la Nouvelle-Zélande,
c'est que la tête conservée au Museum des sciences naturelles de Rouen fait partie des collections des musées  qui sont protégées, à l'évidence, "par un régime juridique particulier, destiné à garantir l'intégrité du patrimoine de la Nation qui est en principe inaliénable". Le minstre fait valoir également, à raison mais un peu tard, qu'une décision de cette nature suppose de recueillir au préalable l'avis d'une commission scientifique, ce qui n'a pas été fait ici.

Même si le comportement autocratique de la mairie est inadmissible dans un Etat de droit et n'est explicable que par la déliquescence de l'Etat, ce qui rend le débat intéressant, est la raison invoquée pour procéder à cette restitution.
Pierre Albertini explique que Rouen est la première ville française à procéder à une telle restitution de "restes humains", alors que les autres pays le font "sans aucun problème". Et le gouvernement néo-zélandais demandait depuis longtemps restitution de ces têtes, en ce qu'elles ont, pour le peuple maori, un caractère sacré.

La nature humaine et sacrée de ce qui est devenu un élément du patrimoine national impose-t-elle cette restitution ? On peut le croire et en débattre sérieusement : mais alors, si tel est le cas, pourquoi cette tête sera-t-elle... exposée dans un musée de Wellington, et non dignement enterrée selon les rites sacrés de la tribu dont elle émane (ou rendue à cette tribu) ? 


En dernier lieu
, se pose la question de l'efficacité des services du ministère de la culture, bien prompts à se mobiliser pour sauver l'esprit des cocktails mondains à travers la planète, mais incapables de déposer un recours administratif et de saisir le tribunal administratif en référé - dont l'efficacité n'est aujourd'hui plus à démontrer - en temps utile !

Car en l'absence de décision du juge, le maire n'a pas cru devoir attendre pour restituer la tête. Une action de l'Etat à son encontre est-elle envisagée ? Il faudrait un peu plus de courage et d'efficacité pour faire respecter la légalité en période préélectorale, même envers un ami politique.

 

 

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Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /2007 15:18

Par La rédaction

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M
gr Pietro Parolin, sous-secrétaire de la secrétairerie d’Etat, a pris la parole au nom du Vatican le 24 septembre à New-York, lors de la 62e session de l’Assemblée générale de l’ONU, dans le cadre du sommet sur les changements climatiques, sur le thème : « L’avenir est entre nos mains : affronter le défi du changement climatique ». Ses propos doivent trouver un écho chez tout homme et tout particulièrement chez les chrétiens.

Il a ainsi affirmé que le Saint-Siège entendait « mettre l’accent sur l’impératif moral que tous, sans exception, ont une grave responsabilité à protéger l’environnement ». Car le changement climatique est une « préoccupation sérieuse », il met en jeu la « responsabilité inévitable des chercheurs scientifiques et des autres experts, des responsables politiques et gouvernementaux, des administrateurs locaux et des organisations internationales, ainsi que pour tout secteur de la société humaine, et de toute personne humaine ».

Appelant à une action collective des Etats, qui ne peuvent résoudre ce problème seul, et à la mise en place d’une stratégie collective, il a rappelé que « les Etats ont une ‘responsabilité’ partagée ‘à protéger’ le climat du monde par l’adaptation et avant tout une ‘responsabilité’ partagée à ‘protéger’ notre planète et à assurer que les générations présentes et à venir puissent vivre dans un environnement sain et sûr ».

Mgr Parolin a encore déclaré que « les Etats sont libres d’adopter des conventions et des traités internationaux, mais si nos paroles ne s’accordent pas avec une action effective et une fiabilité, (...) nous nous retrouverons bientôt à nous lamenter d’un nouvel échec collectif. Nous espérons que les Etats vont saisir l’occasion qui va leur être bientôt présentée à la prochaine conférence de Bali sur la convention cadre sur le changement climatique ».

Appelant à la mesure, il a constaté que si « les meilleurs rapports scientifiques disponibles ont établi un lien entre l’activité humaine et le changement climatique », ces résultats ne doivent être « ni exagérés ni minimisés » pour des raisons « politiques » ou « idéologiques », ou « des intérêts particuliers », mais être « étudiés de près de façon à donner une base solide pour augmenter la prise de conscience et prendre des décisions pour une politique efficace ».

Conscient des obstacles, non seulement techniques, mais aussi de nature sociale et en particulier pour ce qui est du comportement des consommateurs, et de « nature politique » comme les politiques gouvernementales, Mgr Parolin a insisté sur l’éducation des jeunes pour combattre des attitudes égoïstes de consommation et d’exploitation des ressources naturelles. Il a également recommandé que des aides gouvernementales en faveur des technologies « amies de l’environnement » soit accordées par les Etats, de façon à donner un signal positif au secteur privé, en particulier dans le domaine des énergies.

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Au-delà de l’échec d’une écologie politique condamnée par ces options idéologiques extra-écologiques, et même si l’on s’aperçoit aujourd’hui que tous les partis semblent avoir pris conscience de l’importance de l’écologie, qui n’est plus l’apanage de quelques-uns, force est de constater qu’un changement de nos comportements individuels est indispensable à la lutte pour préserver la planète (surtout en l’état de la mollesse des Etats) : trier ses déchets, imprimer recto-verso et moins, acheter des produits avec un moindre emballage, économiser l’eau, ne pas laisser tourner un moteur inutilement, éviter de prendre systématiquement sa voiture quand c’est possible… autant de comportements simples pour chacun, qui contribuent, fût-ce modestement, à la cause la plus déterminante de notre avenir sur terre.

 
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /2007 10:54

Par La rédaction
       Les actes ignobles de pédophilie commis cet été par un récidiviste tout juste sorti de prison donnent à la classe politique française et aux médias l'occasion de créer une vertueuse polémique au coeur du morne mois d'août. Qu'il nous soit permis ici, sans prétendre avoir une solution miracle, d'apporter notre grain de sel dans le débat, où le clivage partisan et idéologique paraît aujourd'hui malheureusement s'imposer sur la réflexion tendant au bien commun.

    En premier lieu, on ne s'attardera pas sur la question, remise régulièrement sur la place publique lorsque des crimes sont commis, de la peine de mort. La gravité du crime ne justifie pas qu'il soit fait exception à l'interdiction de la peine de mort. N'oublions pas que si celle-ci a montré son illégitimité dans une société démocratique politiquement et philosophiquement c'est parce qu'elle méconnaît en son principe le respect nécessaire de la vie, quelle qu'elle soit, mais aussi parce qu'elle rend impossible tant le rachat éventuel et éventuellement acceptable par la société de l'individu, ainsi que la possibilité de racheter une erreur judiciaire. Ce n'est pas parce que le crime commis est horrible, qu'il n'est possible de condamner par erreur un innocent et de s'en apercevoir plus tard après sa condamnation... Outreau n'est pas bien loin !

     En deuxième lieu, se pose la question du traitement thérapeutique des criminels  sexuels. Au-delà du débat strictement médical, sur lequel nous n'avons aucune compétence technique, on doit remarquer que l'emprisonnement est conçu - au moins en théorie - dans un double objectif : sanctionner en privant un délinquant de ce bien si précieux qu'est la liberté ; mais aussi tenter d'éviter la récidive, ce qui suppose notamment d'aider le délinquant à se réinsérer dans la société. Ceci est plus difficile, d'où les formations et activités dispensées en prison ; d'où, éventuellement, des aménagements de peine. Car celui qui a commis une infraction et a été sanctionné doit avoir la possibilité de repartir du bon pied, dans son intérêt et dans celui de la société.

    Si l'on peut concevoir qu'un voleur ait moins la tentation de récidiver s'il trouve un travail qui le fait vivre et lui donne un cadre relationnel et social normal, tel n'est pas forcément le cas pour tous les délinquants, ni pour tous les délits, dont la cause peut être un trouble psychique : la récidive n'est donc pas traitable uniquement socialement et doit être prévenue par une action thérapeutique. Tel est le cas de la plupart des crimes dits sexuels (mais pas uniquement). Ces crimes pathologiques doivent trouver une réponse appropriée et le traitement de ces délinquants ne peut pas être - ni pour eux, ni pour la société - celui des délinquants ordinaires. Il ne s'agit aucunement d'une atteinte au concept ("tarte à la crème") aujourd'hui dénaturé par le discours ambiant de "non-discrimination" : car la discrimination suppose un traitement inégal de personnes étant dans la même situation ; tel n'est pas le cas des délinquants "pathologiques" et des délinquants "sociaux".

   
Dès lors, un suivi médical et une thérapie doivent pouvoir être mis en œuvre pour les délinquants sexuels. Mais pas uniquement à eux : à tous ceux qui en ont besoin. Une telle faculté existe d’ailleurs déjà. Ainsi l’article 132-45-3° du code pénal dispose, dans le cadre du régime de la mise à l’épreuve, que la « juridiction de condamnation ou le juge de l’application des peines peut imposer spécialement au condamné (de) se soumettre à des mesures d’examen médical, de traitement ou de soins, même sous le régime de l’hospitalisation », à peine de révocation du sursis. Cependant, peut-on imposer un traitement au condamné, dès lors que la société peut (et doit) refuser la libération d'un psychopathe ? La question concerne à la fois le bien commun, la liberté de la personne et l’efficacité même du traitement. En échange d'une libération à terme, on ne voit pas ce qui peut s’y opposer si le traitement, consenti, permet d’éliminer la dangerosité du condamné avant sa sortie - une fois la détention-sanction effectuée. Mais, si le condamné refuse le traitement et accepte de rester en prison ? La réponse est plus incertaine, ne serait-ce que parce qu'une thérapie aura certainement du mal à porter ses fruits sans le consentement du patient.


    Rappelons ces mots du pape Pie XII : 

    « Le droit actuel des États ne donne guère d’importance à la libre réparation. Il se contente, par le moyen de la souffrance attachée à la peine, de plier la volonté du coupable au fort vouloir de l’autorité publique, et de le réadapter ainsi au travail, aux relations sociales, à une conduite honnête. Que cette manière de procéder puisse conduire, en vertu des lois psychologiques immanentes, à un redressement intérieur et, par là, à une libération intime de la faute, il n’y a pas lieu de le mettre en doute. Cependant, que cela doive arriver ou arrive régulièrement, ce serait encore à prouver. De toute façon, ne pas prendre en considération, par principe, la volonté du coupable de satisfaire à ce que réclament le vrai sens juridique et la justice violée, c’est là un manque et une lacune ; l’intérêt de la doctrine et de la fidélité aux principes fondamentaux du droit pénal invite vivement à les combler » (Discours aux juristes catholiques d'Italie,  5 décembre 1954).

    En outre, le véritable problème ne se situe pas sur cet aspect intellectuel, mais sur la mise en oeuvre pratique de ces mesures.

       Or, en troisième lieu, pratiquement, cela veut dire qu'il est nécessaire de former les magistrats et de recruter des médecins spécialisés pour traiter les délinquants en cause et les payer suffisamment pour que de bons candidats se présentent, qui soit intéressés par leur mission et puissent s'y consacrer.

    Il faut aussi accepter de traiter différemment les condamnés et donc rompre avec l'idée en vogue dans les travées de l'Assemblée qu'il faut tout faire pour vider les prisons (et qui a conduit, par exemple, à multiplier les chausse-trappe arbitraires permettant une remise en liberté automatique au stade de l'instruction : il faut qu'au jour de la décision de détention préventive le magistrat ait suffisamment d'éléments probants pour attenter à la liberté d'un individu et non pas permettre une sortie automatique en cas d'erreur du greffe quel que soit le dossier et l'infraction en cause) : ainsi la liberté conditionnelle ne peut être accordée de la même façon à un délinquant thérapeutique et aux autres.
Et il est impossible d'accepter qu'un délinquant - sexuel ou pas - bénéficie d'une libération conditionnelle lorsqu'il promet de récidiver, comme c'est le cas aujourd'hui apparemment à Caen (cf. blog de P. de Plunkett, ICI).

    Se pose alors le problème de la durée de la mesure. Une peine, même thérapeutique, doit avoir un terme prévu par la loi à moins de condamner le délinquant à une sanction à vie. En cas de récidive cela ne fait aucun doute et ne devrait pas choquer les anciens ministres qui pourtant s'en sont apparemment offusqués - pourvu que la procès et la condamnation reposent sur des éléments solides et une procédure équitable.

    Est-ce envisageable dans le cas d'une première infraction ? Plus difficilement. Mais si une thérapie peut permettre à celui qui se soignerait et dont on pourrait raisonnablement penser qu'il est guéri de bénéficier d'un aménagement de peine, on peut envisager des sanctions à deux vitesses selon  que le condamné accepte ou non le traitement. Quid également d'un suivi médical après la période d'incarcération ? La solution doit en tout cas pouvoir être adaptée à la pathologie.

    Une fois de plus, il ne sert à rien de gesticuler comme un cabris devant les caméras pour promettre plus de sanctions, si on ne se donne pas la peine de rendre cette nécessaire fermeté véritablement efficace ; de la même façon, il n'est plus possible d'admettre des discours offusqués dès que l'on prône un renforcement des mesures contre des actes qui sont gravissimes et définitivement destructeurs pour ceux que l'on doit protéger plus encore que le délinquant, les enfants. Une fois de plus, il faudrait abandonner l'idéologie pour un pragmatisme respectueux de l'intérêt commun : protéger les personnes, sanctionner les coupables, donner humainement une chance au délinquant de se soigner, ne pas laisser les autres
en liberté.



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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 08:31

Par La rédaction

    On doit mentionner la parution d'un ouvrage peu banal par son thème. "Comment je suis redevenu chrétien" est le témoignage d'un journaliste, J-C Guillebaud, qui raconte son cheminement personnel.

Malgré certaines prises de position contestables, il nous paraît intéressant de lire cet ouvrage. On peut se reporter au commentaire qu’en a fait la rédactrice en chef de la Revue Etudes ICI

On mentionnera enfin ce commentaire journalistique : "
Clair, lumineux même, sans ostentation mais sans gêne, cet essai à la fois sobre et brillant est un réconfort pour les chrétiens engagés, souvent blessés par les rieurs, et une leçon pour les modernes oublieux" (L. Cornellier, Le devoir, 28-29 avril 2007).


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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /2007 08:32

Par La rédaction

    Avant les départs en vacances, tout conducteur - aussi sûr de lui, de la justesse de son comportement et de la légitimité de ses réactions au volant soit-il (comme tout conducteur qui se respecte !) - devrait accorder quelques minutes au texte de 36 pages que vient de publier le Vatican, avant de se ruer sur la route ensoleillée des vacances avec plusieurs millions de ses congénères.

 

Un simple examen de conscience personnel, permettra très certainement à tout conducteur - hormis peut-être celui de la papamobile - de reconnaître la pertinence de l'analyse qui sert de fondement à la publication de ce texte : même s'il est évident que l'on conduit parfaitement et que ce sont les autres qui devraient apprendre, que cette évidence justifie bien qu'on leur manifeste la nécessité pour eux de se faire plus discrets dans l'occupation de la route, au moyen d'un vocabulaire et éventuellement de gestes aussi évocateurs qu'inutiles et qui permettent, avec des enfants à l'arrière, de ruiner en quelques minutes des années d'éducation... L'exaspération en résultant justifie un comportement routier dérogatoire aux exigences du code de la route, adaptés aux inaptes qui nous entourent, mais mesquines s'agissant de nous (qui savons conduire...).

 

Le Vatican invite les conducteurs à être de dignes représentants de l'espèce humaine, même au volant (c'est fou, je sais !). Le textes des "dix commandements" pour les automobilistes les invite, en particulier, à se montrer charitables envers les autres conducteurs et à s'abstenir de boire avant de prendre la route. Il met en garde contre les accès de colère au volant, qui peuvent conduire à un comportement "primitif", qui va de l'impolitesse, aux gestes grossiers, en passant par les jurons, blasphèmes, perte du sens de la responsabilité et autres violations délibérées du code de la route. Le texte exhorte les automobilistes à obéir à la réglementation routière et à faire preuve de sens moral, même au volant...

 

Le document du Vatican invite les conducteurs à respecter les limitations de vitesse et à faire preuve de vertus chrétiennes au volant. Il recommande également de faire le signe de croix avant d'entamer un voyage pour se placer "sous la protection de la Sainte Trinité", (dont, effectivement, le conducteur ordinaire a bien besoin, et qui n'est pas au bout de ses peines NDLR).

 

Ce document, qui émane du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, part du constat que "les transgressions et la négligence (au volant) sont à l'origine de 1,2 million de morts chaque année sur les routes", a déclaré le cardinal Renato Martino, qui dirige le Conseil. "C'est une triste réalité et en même temps un grand défi pour la société et l'Eglise."


    Les dix commandements, à coller sur le klaxon de tout véhicule, sont les suivants :

1. Tu ne tueras pas ;

2. Que la route soit un moyen de communion entre les personnes, non de dommage mortel ;

3. Que la courtoisie, la correction et la prudence t'aident à faire face aux imprévus ;

4. Sois charitable et aide ton prochain dans le besoin, notamment les victimes d'accidents ;

5. Que l'automobile ne soit pas pour toi un moyen d'exprimer le pouvoir, la domination et une occasion de péché ;

6. Persuade charitablement les jeunes et les moins jeunes de ne pas conduire lorsqu'ils ne sont pas en état de le faire ;

7. Soutiens les familles des victimes d'accidents ;

8. Organise la rencontre entre l'automobiliste coupable et la victime au moment approprié pour qu'ils puissent connaître l'expérience libératrice du pardon ;

9. Sur la route, protège le plus faible ;

10. Sens-toi responsable vis-à-vis des autres.

    Bref être chrétien, même sur la route, ce qui devrait être d'autant plus simple qu'il y a bien rarement de circonstances qui puisse justifier vraiment un comportement discordant.

Peut-être aurait-il fallu mentionner la vertue de patience, qui fait bien souvent défaut aux conducteurs, ne pas conduire en état d'énervement, écouter de la musique classique ou relaxante, ne pas prendre la route après avoir reçu une lettre des services fiscaux ou pour revenir d'un déjeuner chez sa belle-mère, ou... inviter à prendre le train, seule véritable garantie de sécurité.


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