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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 11:25

Par La rédaction

Lors d'un colloque sur la nouvelle Evangélisation le 29 mars dernier, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, et le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie, ont insisté sur la nécessité urgente de sortir l'Europe de sa crise actuelle.

 


« L'Europe qui a dit trois fois non à son avenir » a souligné le cardinal Schönborn : « en 1968, lorsqu'elle a réfuté l'Humanae Vitae, de même 20 ans après, avec la légalisation de l'avortement et, actuellement, avec le mariage homosexuel ».

 

Et cela s'inscrit dans « la crise morale profonde de l'Europe, non seulement au niveau de l'individu mais également au niveau institutionnel » a relevé pour sa part le cardinal Dziwisz.

Convaincu que la crise de l'Europe est suscitée par la crise de la famille et que « c'est en rénovant la vie de la famille, que l'on peut rénover l'Europe », l'archevêque de Cracovie a relevé l'importance d'une réunion de réflexions comme celle qui vient de s'achever au Mont des Béatitudes, et l'importance d'une proposition comme celle du Chemin Néocathécuménal qui va dans ce se sens.

 

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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 08:50

Par La rédaction

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QUI SAIT SI L'INCONNU QUI DORT SOUS L'ARCHE IMMENSE
MÊLANT SA GLOIRE EPIQUE AUX ORGUEILS DU PASSE
N'EST PAS CET INCONNU DEVENU FILS DE FRANCE
NON PAR LE SANG RECU MAIS PAR LE SANG VERSÉ


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A Lazare Ponticelli, dernier de la "dère des dères"

MERCI
Requiescat in pace


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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 09:16

Par La rédaction
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    Suite à la réaction du blog Ichtus quant à certains propos et blagues insidieusement anti-catho tenus sur les antennes de Sud Radio, que nous avons relayé (ICI) et d'autres avec nous, Ichtus a été contacté par la direction de la radio qui s'est inquiété de cette réaction et entendait manifester sa bonne foi et l'absence de préjugés envers les catholiques. Voilà le commentaire qu'en fait Ichtus (ICI) :

J'ai été aujourd'hui invité à visiter les nouveaux studios flambants neufs de SUD RADIO à Labège. Accueil très cordial et sympathique du directeur des programmes (que je remercie quand il lira sans doute ces lignes !) Explications franches et réciproques. En vis à vis, il est vrai que le dialogue et l'échange sont plus intéressants et enrichissants : j'ai découvert une équipe de journalistes, animateurs qui ont le souci de leurs auditeurs. Sur le fond, je demande à voir : maintenant que le dialogue direct est établi, je me permettrai de réagir auprès des responsables de programme pour donner des exemples concrets d'émissions, de remarques qui me blessent ou m'agacent sur l'antenne. Je suis bien conscient, encore plus après cette visite et ces rencontres, que SUD RADIO est une radio généraliste qui s'adresse à tous. Mais, ne peut-on pas chercher des sujets et une manière de les aborder qui fasse honneur à l'info et donne un regard positif et bienveillant sur l'actu, sans risquer de tomber dans la banalité ou la médiocrité ? Je souhaite que nos échanges de ce jour contribuent bien humblement à ce travail, difficile et riche. Que cet effort et les perspectives d'élargissement d'audience de Sud radio vers Marseille soient couronnés de succès !

Force est de reconnaître que la réaction de Sud Radio lui fait honneur. Nous ne demandons qu'à croire en sa bonne foi et nous réjouissons qu'un contact direct ait été établi qui puisse éviter que des propos dénigrant les catholiques - directement ou insidieusement - ne soit diffusés sans obstacle, au mépris du respect du à la religion d'une grande majorité de français, quand bien même ils seraient dans l'air du temps médiatico-correct.

MORALITE : au lieu de se morfondre face à des agressions, gratuites ou intéressées idéologiquement, qui prospèrent grâce à l'apparente indifférence sociale et à la caution de lobbies, il faut réagir - comme l'a fait Ichtus, sans agressivité, mais systématiquement - en faisant connaitre notre mécontentement, pour donner l'occasion aux gens de bonne foi de corriger le tir et aux autres d'apparaître en pleine lumière comme étant de mauvaise foi ! Merci à Ichtus !

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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 10:26

Par La rédaction
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Pourquoi « dissimuler la dimension dramatique » de l'avortement ? s'interroge l'Alliance pour les Droits de la Vie (ADV) qui propose une « contre-campagne de résistance » à une initiative financée [300.000 euros !] par la région Ile de France (v. son site, ICI).
Pour la première fois en France en effet, une campagne publicitaire fait la promotion de l'avortement. Cette campagne dans le métro et le Réseau Express Régional (RER), du 18 au 27 janvier 2008, est signée du Planning Familial et financée par la région Ile de France.

On peut d'ailleurs se demander s'il relève des attributions de la région de financer ce genre de campagnes publicitaires, ne serait-ce qu'en l'état des perspectives d'avenir du système de retraite (!), d'autant que ne constitue certainement pas une priorité d'utilisation de nos impôts locaux - en pleine expansion depuis plusieurs années - pour subvenir au besoin d'une association privée - le planning familial - dont l'idéologie ne se confond pas avec l'intérêt général et ne bénéficie d'aucune légitimité démocratique.


Les 11 évêques catholiques de la région ont protesté à l'encontre de cette initiativeen déclarant que « promouvoir l'avortement, c'est renoncer à nos responsabilités ». L'ADV déplore « le parti pris idéologique du Planning Familial » qui « appelle un droit de réponse et un véritable débat » : « Si l'on affiche l'avortement, on doit aussi afficher qu'il peut faire mal ».

L'Alliance pour les Droits de la Vie rend ainsi publique, aujourd'hui sur son site internet (ICI) la contre-campagne de résistance à ce qui se développe dans le métro parisien, en faisant trois observations sur l'opportunité de cette campagne pro-avortement, sur le support visuel et sur le slogan :

- Tout d'abord, « cette publicité est inopportune, puisque même les pouvoirs publics reconnaissent aujourd'hui qu'il y a trop d'avortements en France ? » alors que l'on pourrait les éviter.

- Ensuite, cette affiche est équivoque, qui fait un dangereux amalgame entre avortement et contraception. Le site régional de promotion de cette campagne

- Enfin, pour ce qui est du slogan « Un droit, mon choix, notre liberté », l'ADV déplore qu'il soit « réducteur » et s'interroge : « Pourquoi ce silence sur le besoin d'aide aux femmes enceintes en détresse et sur les souffrances provoquées par l'IVG ? » Et l'ADV de faire observer que « promouvoir et traiter ainsi l'avortement, c'est dissimuler toute sa dimension intime et dramatique ».

L'association s'exprime sur fond de son expérience de terrain : « Depuis plus de dix ans, l'Alliance pour les Droits de la Vie anime des services d'écoute et d'aide aux femmes enceintes ou ayant déjà l'expérience de l'avortement. Beaucoup évoquent la douleur d'une absence, des larmes, voire des remords que, parfois, des hommes expriment également ». Pour Tugdual  Derville, délégué de l'Alliance pour les Droits de  la Vie, « cette campagne officialise un nouveau discours du Planning Familial : ses responsables affirment désormais qu'il faut banaliser l'avortement. Avec cette radicalisation, nous recevons de plus en plus de femmes en souffrance qui ont été systématiquement orientées vers l'avortement sans que le Planning leur ait proposé la moindre alternative. » « Porte-parole des femmes qui lui confient leur témoignage, l'Alliance pour les Droits de la Vie » annonce qu'elle « continuera à mettre en lumière les initiatives qui parlent de la réalité de l'avortement ».

Il ne faut pas perdre de vue que l'action du planning familial et de la région repose sur  une idéologie pure et dure, à laquelle l'humain doit se plier pour son bien, dont les détracteurs sont forcément des rétrogrades moralisateurs et liberticides et qui est nécessairement la voie incontestable du seul bonheur qui compte, le bonheur matériel. Penser à la souffrance des femmes, c'est comme s'interroger sur la société du toujours plus de consommation : nuisible au business.

Il faut donc relayer la campagne de l'AVD, qui ne bénéficiera certainement pas du secours bienveillant des pouvoirs publics (ICI). Diffusons ce lien autour de nous !



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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 09:19

Par La rédaction

Voici des extraits d'un texte inédit de Mgr Martini - évêque de Milan - pour l'Unesco (ICI et ICI). Des rappels salutaires pour un monde dont les répères, même les plus évidents et traditionnels, semblent s'effacer pour laisser la place à l'égoïsme, au désarroi et à une déshumanisation progressive des sociétés.
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images-copie-2.jpeg "La Déclaration universelle des droits de l’homme contient une affirmation qui pourrait sembler ne rien avoir à faire là, car elle ne concerne pas directement la personne en soi, sujet de ces droits, mais une réalité sociale, à savoir la famille, première réalité sociale. Cette affirmation, la voici : « La famille est l’élément naturel et fondamental de la société, elle a droit à la protection de la société et de l’État » (art.16.3). Ces termes soulignent – particulièrement en précisant que la famille est « l’élément naturel et fondamental de la société » – que la famille appartient au patrimoine originel le plus sacré de l’humanité, de telle sorte que ce qui menace la famille menace en réalité l’homme. D’où l’on tire la conséquence que pour une sauvegarde et un soutien réels des droits de l’homme, il est nécessaire de respecter, sauvegarder et soutenir les droits de la famille. C’est ce que rappelait aussi Jean Paul II, le 19 mars 1994, en écrivant une Lettre aux chefs d’État du monde à propos de la Conférence internationale sur la population et le développement, qui allait se dérouler au Caire au mois de septembre suivant, lettre dans laquelle il souhaitait que l’Année internationale de la famille, que l’on célébrait alors, constituât « l’occasion privilégiée pour que la famille reçoive, de la part de la société et de l’État, la protection qui doit lui être garantie selon la Déclaration universelle. Ne pas le faire serait trahir les plus nobles idéaux des Nations Unies ».

Rappeler le caractère imprescriptible de la famille à propos des droits de l’homme se conçoit mieux si l’on envisage l’importance et le caractère central de la famille elle-même pour la personne et pour la société. La famille, avant tout, est importante et centrale par rapport à la personne : c’est en elle, par la procréation, que naît l’homme et que la société reçoit le don d’une personne nouvelle, fruit et signe, à son tour, du don réciproque et total entre les époux ; c’est en elle, par l’éducation, que croît l’homme en tant que personne, appelé de l’intimité de soi à la communion avec autrui et au don de soi aux autres ; elle est le lieu premier d’humanisation, où la personne, toute personne, est reconnue et aimée comme telle. La famille, en second lieu, est centrale et importante par rapport à la société ; elle est le fondement de la société, sa cellule primaire et originelle ; elle possède un devoir social original, irremplaçable et inaliénable ; du fait qu’en elle les rapports sont fondés sur l’amour et guidés par l’amour, la famille est une école fondamentale de sociabilité, exemple et stimulus des rapports communautaires plus larges, à l’enseigne du respect, de la justice, du dialogue, de l’amour. On peut et on doit aussi répéter, à cet égard, avec le concile Vatican II, que « le bien de la personne et de la société humaine et chrétienne est étroitement lié à une situation heureuse de la communauté conjugale et familiale » (Gaudium et spes, n. 47).

 

En d’autres termes, on peut dire – comme on peut le lire dans le Préambule de la Charte des droits de la famille publiée par le Saint-Siège le 22 octobre 1983 – que « les droits de la personne, même exprimés en tant que droits de l’individu, ont une dimension sociale fondamentale, qui trouve dans la famille son expression native et vitale » et que « la famille et la société, qui sont mutuellement liées par des liens vitaux et organiques, ont une fonction complémentaire dans la défense et le progrès du bien de l’humanité et de toute personne ».

 

Il en découle que la société, et en elle les États, est appelée à reconnaître la dimension sociale native, originelle et antérieure de la famille. Ne pas le faire serait une attitude « suicidaire » pour la société elle-même et, plus encore, « homicide » à l’égard de chaque personne, de sa dignité et de ses droits. De ce fait, dans la logique du principe de subsidiarité, la société et les États ne peuvent ni absorber, ni remplacer, ni réduire la dimension sociale de la famille même ; ils doivent plutôt se sentir responsables face à la famille, l’aider et la stimuler à vivre ses responsabilités pour le bien de la personne et de la société. Comme l’écrit Jean Paul II dans Familiaris consortio, « la famille et la société ont certainement une fonction complémentaire dans la défense et la promotion du bien de tous les hommes et de tout homme. Mais la société et plus spécifiquement l’État doivent reconnaître que la famille est “ une société qui jouit d’un droit propre et primordial ” (Dignitatis humanæ, n. 5), et donc, dans leurs relations avec la famille, sont fortement obligés d’appliquer le principe de subsidiarité. En vertu de ce principe, l’État ne peut ni ne doit retirer aux familles les devoirs qu’elles peuvent tout aussi bien accomplir seules ou librement associées, mais doit favoriser positivement et solliciter au maximum l’initiative responsable des familles. Convaincues que le bien de la famille constitue une valeur indispensable et incessible de la communauté civile, les autorités publiques doivent faire leur possible pour assurer aux familles toutes les aides – économiques, sociales, éducatives, politiques, culturelles – dont elles ont besoin pour assumer de manière humaine toutes leurs responsabilités »
(n. 45).

 

Il est donc urgent de reconnaître, sauvegarder et soutenir les droits propres et primordiaux de la famille, exprimés dans la conscience de l’être humain et dans les valeurs communes à l’humanité entière. Ils sont ainsi énumérés et précisés dans la Charte des droits de la famille que nous avons déjà citée : 1) le droit de toute personne au libre choix de son mode de vie ; 2) le droit à un mariage libre, c’est-à-dire contracté en vertu du consentement libre et total des époux dûment exprimé ; 3) le droit à la procréation responsable ; 4) le droit-devoir de respecter et protéger la vie humaine de manière absolue dès l’instant de la conception ; 5) le droit d’éduquer ses enfants dans le libre choix des écoles et des différents moyens d’éducation ; 6) le droit d’exister et de progresser en tant que famille, garantie dans son unité et de sa stabilité ; 7) le droit à la liberté religieuse ; 8) le droit d’exercer sa fonction sociale et politique ; 9) le droit de pouvoir compter sur une politique familiale appropriée de la part des autorités publiques ; 10) le droit à une organisation du travail qui ne détruise pas la famille ; 11) le droit à une habitation décente ; 12) le droit des familles migrantes à la même protection que celle accordée aux autres familles.

 

Il s’agit certainement, entre autres, de trouver les voies et les procédures concrètes pour donner à ces droits une traduction juridico-législative toujours plus précise et rigoureuse et, avant cela, pour en faire un véritable point de référence dans l’élaboration des législations et des politiques de la famille. Le fait qu’en décrivant ces droits la Charte renvoie, entre les sources et les références, au moins neuf fois à la Déclaration universelle des droits de l’homme – ainsi qu’à la Déclaration des droits de l’enfant, la Convention internationale sur les droits civils et politiques, la Convention internationale sur les devoirs économiques, sociaux et culturels, la Charte sociale européenne – peut être de bon augure pour que les droits de la famille soient reconnus universellement, au-delà des divergences religieuses, sociales, juridiques et culturelles.
Je voudrais pour ma part mettre en lumière certaines conditions qui peuvent représenter les prémisses indispensables à la reconnaissance, à la sauvegarde et au soutien de ces droits de la famille.

 

Il est urgent, avant tout, de mettre en œuvre une action culturelle complète et profonde, comprenant aussi les « coutumes », et donc les modes de vie, et pas seulement les manières de pensée. Il est nécessaire, surtout dans une situation pluraliste et complexe comme la nôtre, d’opérer un soutien des mentalités et des sentiments communs qui puisse, par de bonnes raisons et des exemples persuasifs, convaincre de l’importance et de la valeur de la famille. Il s’agit, par exemple, de s’acheminer vers une mentalité qui, recouvrant l’éthique de la liberté et du don, considère la famille non pas comme une relation générique, mais comme une réalité qui, de par sa nature, requiert un pacte entre un homme et une femme, sur la base d’un choix libre et réciproque, et une relation génératrice, au moins en tant que projet. Ce qui est en jeu, c’est la capacité de donner vie à une authentique médiation anthropo-éthique, d’atteindre un consensus social quant au modèle de la bonne famille.


Toujours d’un point de vue culturel, il est indispensable de reconnaître, respecter, sauvegarder, valoriser et soutenir l’identité de la famille comme société naturelle fondée sur le mariage. Ceci est d’autant plus nécessaire et urgent aujourd’hui, dans un contexte où bien souvent c’est l’idée même de famille qui est discutée et dénaturée. Il s’agit donc de tracer une ligne de démarcation aussi nette que possible entre la famille proprement dite et les autres vies communes – plus ou moins stables et diversement motivées – qui ne peuvent mériter, de par leur nature, ni le nom ni le statut de famille, et de lui réserver une sauvegarde spécifique et une voie préférentielle dans les interventions sociales et de solidarité, afin de la mettre en condition d’exercer efficacement ses fonctions propres.

 

"Il faut, en outre, redécouvrir et soutenir la subjectivité de la société civile. C’est-à-dire qu’il s’agit d’encourager et de soutenir la « responsabilité » des personnes, seules ou associées, pour qu’elles « construisent » la société sous ses formes les plus diverses. Toutefois, il importe de fuir toute exaltation naïve ou simpliste, toute surévaluation ironique de cette même société civile. Il est vrai, en fait, qu’elle est le lieu unique dans lequel les valeurs puissent être cultivées. Mais cela ne se produit pas automatiquement. Même la société civile est soumise à des dynamiques négatives de destruction des valeurs. Il s’agit alors d’opérer également à ce niveau pour une « récupération de moralité » qui franchisse l’éthos courant. A ce propos, il est nécessaire et urgent de retourner aux valeurs, et on ne peut permettre, au nom d’une fausse et présumée « laïcité », de transformer les « valeurs » en simples « goûts » ; il est nécessaire et urgent de laisser libre cours à la volonté et à la capacité de penser et de projeter (culturellement et politiquement) le modèle de la bonne société ou du bien commun. Dans ce cadre – à partir de la compréhension de la réalité sociale effective et, inséparablement, du partage des valeurs morales –, on réussira à déterminer aussi le modèle de la bonne famille et l’on pourra réaliser cette profonde opération culturelle à laquelle nous venons de faire allusion.

 

Il faut ensuite préserver la subjectivité sociale de la famille en tant que telle. Ce qui signifie reconnaître effectivement que la famille est la cellule originelle de la société, titulaire et source de droits inaliénables et, comme telle, reconnue dans son identité, acceptée dans sa subjectivité et dans ses droits de citoyenneté et sauvegardée selon le principe de subsidiarité. Il s’agit, par conséquent, d’appliquer avec courage et clairvoyance ce principe, par exemple, aux problèmes de la maison, à la liberté dans la transmission de la vie, à l’organisation du travail et aux rapports entre temps de travail et temps de la famille, aux questions d’éducation. Tout cela, par ailleurs, interpelle et responsabilise non seulement la société, les institutions et les États, mais aussi les familles elles-mêmes, qui doivent avant tout être conscientes de leur subjectivité et s’engager à la vivre.


Enfin et surtout, il faut reconnaître que la famille constitue, en quelque sorte, le carrefour où se rencontrent, se mesurent, se décident et se construisent les rapports interpersonnels les plus divers. Il faut, en d’autres termes, dépasser une vision purement individualiste de la réalité et s’habituer à considérer les réflexes et les possibles implications familiales de tous les problèmes de la personne et de la société. Il s’agit, en fait, de récupérer et développer avec force et décision la dimension sociale propre et inaliénable de la famille et la dimension familiale de tous les problèmes de l’individu et de la société.
 

Il s’ensuit, en conclusion, que droits de la famille et droits de l’homme iront de pair, grâce à un entrelacement inextricable et profitable, grâce à un renvoi réciproque, qui permettront un soutien plus réel de la dignité de chaque personne et une vie sociale plus juste et meilleure."

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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 08:56

Par La rédaction

 

    Voici la suite (et la fin) du remarquable discours prononcé par le Père Tomas Rosica à l'adresse des participants du rassemblement « Rise Up » du « Catholic Christian Outreach » (CCO), le 30 décembre 2007, à Calgary (Alberta).

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Quelle révolution pour ramener Dieu dans la société canadienne ? (suite)

Bienheureux Franz Jägerstätter: martyre pour la Vérité

 

Un troisième modèle fort pour nous est le fermier et laïc autrichien Franz Jägerstätter. Né en 1907 en Autriche, Franz était un jeune qui aimait s'amuser. Il draguait les filles, conduisait une motocyclette et a conçu un enfant alors qu'il n'était pas marié. Toutefois, sa foi devint plus profonde et il devint plus religieux après s'être marié. Jägerstätter est devenu l'une des figures-clés de la résistance chrétienne au Socialisme national et à l'Anschluss, l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne en mars 1938. Franz s'était marié et vivait comme un paysan typique. Outre ses tâches à la ferme et autour de la maison, il était devenu sacristain à la paroisse Saint-Radegonde et était reconnu pour sa diligence et son dévouement.

 

 

En 1940, alors qu'il avait 33 ans, il fut conscrit dans les forces allemandes et suivit l'entraînement de soldat. De retour chez lui en 1941, exempté du service parce qu'il était fermier, il commença à examiner de près les motifs religieux pour refuser le service militaire forcé. En 1943, il dut se rapporter à sa base militaire et affirma son refus de servir. Un tribunal militaire rejeta son assertion qu'il ne pouvait à la fois être nazi et catholique, et le condamna à mort au motif de miner la morale militaire. On ignora son offre de servir de servir en tant qu'ambulancier. Son refus de servir l'armée nazie ne trouva l'appui ni de son curé, de son évêque ou de la plupart de ses amis catholiques. Parce qu'il avait une femme et trois filles, beaucoup lui conseillèrent de penser à sa famille et de laisser de côté ses objections de conscience à la machine de guerre nazie.

 

Tôt le 9 août 1943, Franz Jägerstätter fut amené de Berlin au camp de concentration de Brandebourg/Havel. À la mi-journée, on lui dit que sa condamnation à mort était confirmée et aurait lieu le même jour, à 16h. Juste avait son exécution Franz écrit : « Je suis convaincu qu'il vaut mieux dire la vérité, même si je dois payer au prix de ma vie. » Cet après-midi-là, à 16h, Franz fut décapité, le premier de 16 victimes, pour son refus de servir le Troisième Reich. Il fut martyrisé le jour du premier anniversaire de l'exécution de Sainte Edith Stein à Auschwitz. Trois ans plus tard, ses restes furent ramenés dans sa terre natale et il fut enterré près de son église paroissiale de Sainte-Radegonde.

 

Sa vie est une histoire remarquable, spécialement en ces temps où la guerre et la violence font rage dans plusieurs parties du monde. Franz, l'humble sacristain de Sainte-Radegonde, montre comment vivre la foi chrétienne dans toute sa totalité et sa radicalité, même lorsque des conséquences extrêmes s'ensuivent. « Il est un brillant exemple, dans sa fidélité aux appels de sa conscience, un avocat de la non-violence et de la paix, » affirmaient les évêques autrichiens, louant Jägerstätter de s'être tenu debout devant « le système inhumain et sans Dieu qu'était le nazisme. » Le 26 octobre 2007, en présence de sa femme âgée de 94 ans, de ses trois filles et de 5000 autres personnes réunies à la cathédrale de Linz en Autriche, Franz Jägerstätter fut béatifié en tant que martyre, ce qui signifie qu'il fut tué à cause de la haine envers la foi. Qu'il nous donne le courage et l'honnêteté alors que nous cherchons à vivre une sainteté.

 

Bienheureuse Teresa de Calcutta: l'une des nôtres après tout

Le dernier exemple que je vous présente est la vie de l'Albanaise Agnes Gonxha Bojaxhiu, connue à travers le monde comme Mère Teresa de Calcutta. La vie de Mère Teresa n'était pas qu'un simple grand titre sensationnel. Sa vie était une métaphore de dévouement désintéressé et de sainteté. C'est pourquoi tant de jeunes, femmes et hommes, de presque tous les coins du monde, continuent d'entrer chez les Missionnaires de la Charité. Mère Teresa a fondé la communauté des Missionnaires de la Charité qui compte plus de 4500 femmes qui servent dans plus de 100 pays. Elles dirigent plus de 500 maisons, hospices et abris pour des milliers de mourants et de déshérités, en plus de centaines d'écoles, de cliniques mobiles, de maisons pour lépreux et sidéens.

 

 

Il existe des critiques au sein de l'Église qui affirment que Mère Teresa personnifiait une vision pré-Vatican II de la foi et ignorait de parler des maux systémiques comme les dépenses militaires. Ils la critiquent, de mêmes que ceux et celles qui la suivent, de condamner sans relâche l'avortement. Je connais des religieux et religieuses dans notre pays et ailleurs qui affirment qu'il n'y avait aucun élément de critique prophétique dans les enseignements et le style de vie de Mère Teresa. Certains affirment qu'elle était un modèle ‘sûr', allant aussi loin que d'affirmer que chaque prêtre ou évêque pouvait la mettre sur un piédestal et dire aux femmes : « Soyez dociles, faites vos affaires de femmes, mais n'allez pas critiquer quoi que ce soit. »

 

Lorsque Mère Teresa parle de ‘partager la pauvreté', elle défie la logique des institutions qui préfèrent des plans stratégiques pour les pauvres à la communion avec les personnes qui sont pauvres. La communion ignore les approches conventionnelles. Elle ne trouvera peut-être jamais un emploi à quelqu'un, encore moins le remettra-t-elle sur ses deux pieds. C'est pourquoi les agents de communion sont qualifiés de non pertinent. Ou bien finiront-ils, comme Mère Teresa, par être qualifiés de ‘saints'. Alors qu'un journaliste lui demanda directement comment elle se sentait était qualifiée de sainte à travers le monde, la petite religieuse frêle répondit sans broncher : « La sainteté n'est pas un luxe, mais une nécessité. »

 

Bien qu'elle ait quitté ce monde il y a dix ans en août dernier, cette petite sœur a fait la nouvelle mille fois plutôt qu'une l'automne dernier lors de la publication de ses lettres. Plusieurs journalistes, éditeurs de magazine et lecteurs de nouvelles ont raté leur cible avec leurs manchettes sensationnelles : «La vie secrète de Mère Teresa : crise et ténèbres,» ou «La sainte de Calcutta était une athée,» ou même «Mère Teresa et le Grand Absent.» Certains commentateurs ont écrit : «Elle a perdu la foi et l'Église l'a récompensée pour cela.» Tous ces gens semblent ignorer que ceux qui ont préparé la béatification de Mère Teresa en 2003 ont cité ces lettres comme preuve de sa foi exceptionnelle et non de l'absence de foi.

 

L'Église ne recherche pas simplement de bonnes œuvres chez les saints, il a Prix Nobel pour cela, mais une évidence solide que le candidat pour béatification ou canonisation a été transformé, en dedans et au dehors, par la grâce de Dieu. Nous pouvons dire à partir de ses lettres que Mère Teresa était d'une race de saints spéciale : elle était une authentique mystique. Dans ses messages bouleversants, Mère Teresa nous dit qu'elle a déjà senti la présence de Dieu et entendu la voix de Jésus qui lui parlait. Puis Dieu s'est retiré et Jésus s'est tu. Mère Teresa a par la suite fait l'expérience de la foi exempte de toute consolation émotive. À la fin, Mère Teresa dut s'appuyer sur la foi crue, l'espérance et la charité. Ce sont-là les vertus de tous les chrétiens, et pas seulement des élites spirituelles. Elle était l'une des nôtres après tout.

 

Il y a plusieurs années, j'ai rencontré pour la première fois Mère Teresa après une célébration à Rome, j'ai pu rencontré Mère Teresa. Elle posa fermement dans mes mains une carte d'affaire comme je n'en n'avais jamais vue. On pouvait y lire:

 

« Le fruit du silence est la PRIÈRE ; le fruit de la prière est la FOI; le fruit de la foi est l'AMOUR; le fruit de l'amour est le SERVICE; le fruit du service est la PAIX. Que Dieu vous bénisse. - Mère Teresa ». 

 

J'ai toujours cette carte avec moi. Il n'y avait pas d'adresse postale, pas numéro de téléphone ou de courriel sur la carte. Mère Teresa n'avait pas besoin d'une adresse à ce moment. Et nous n'avons pas besoin d'adresse pour la rejoindre. Chacun sait où elle se trouve et comment la rejoindre : elle est là pour nous tous dans la communion des Saints.

 
Conclusion

Permettez-moi de retourner à ma question d'origine : Y a-t-il de la place pour Dieu dans notre monde aujourd'hui ? Y a-t-il de la place pour des révolutionnaires de la sainteté dans notre culture? La réponse est un ‘oui' fort! Jeunes de CCO, laissez-moi vous demander : Pourquoi les chrétiens et les catholiques de ce pays devraient-ils être réticents à se déclarer chrétiens, catholiques, ou révolutionnaires de la sainteté ? Pourquoi devrions-nous nous comporter comme si notre message pouvait être dangereux ou comme si nous avions une Parole et une histoire mais ne savions pas comment l'annoncer? Avons-nous peur de l'indifférence, de l'hostilité ou d'être ridiculisé? Si tel est le cas, laissez-moi vous rappeler la réponse de la jeune Bernadette Soubirous au commissaire de police de Lourdes qui lui disait qu'elle ne l'avait pas convaincu des événements qui avaient eu lieu à la grotte près de la rivière. Bernadette lui dit : « La Dame ne m'a pas dit de vous convaincre, mais de vous dire ses paroles. »

 

 

L'espérance était toujours au cœur de la proclamation des saints et bienheureux, même au milieu des périodes les plus sombres de l'histoire. Le cœur de notre propre annonce doit aussi être l'espérance. «Spe salvi », dans l'espérance nous sommes sauvés, dit saint Paul aux Romains, et aussi à nous (Rom 8, 24). Lorsque l'Église se trouvent dans des périodes creuses, Dieu élève des saints extraordinaires pour ramener l'Église à sa véritable mission, comme si la lumière du Christ était encore plus brillante en ces périodes de noirceurs. Nous vivons l'une de ces périodes, et le Seigneur accepte toujours des candidats pour prendre cette forme extrême de sainteté. Et j'ai le fort sentiment que le Seigneur était rayonnant de joie au cours des 28 dernières années, alors qu'Il regardait les foules de jeunes réunies à Rome, Buenos Aires, Saint-Jacques de Compostelle, Czestochowa, Denver, Manille, Paris, encore à Rome, puis Toronto, Cologne et bientôt à Sydney. « Ha, ha, dit le Seigneur, les Journées mondiales de la jeunesse sont des bureaux d'emploi pour la sainteté extrême. Il y a là des candidats qui peuvent travailler pour moi. »

 

Et le Seigneur s'est réjoui en grand au Canada alors qu'Il était aux conférences Rise Up des 8 dernières années, et qu'Il fait partie de CCO depuis 19 ans. « Ha, ha, je trouverai parmi ces jeunes Canadiens des successeurs de Saints Jean de Brébeuf, Noël Chabanel, Antoine Daniel, Charles Garnier, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, René Goupil and Jean de Lalande. Je vois de nouveaux agents qui prendront la vision et le travail de Saintes Marguerite d'Youville et Marguerite Bourgeoys, et leur équipe gagnante de bienheureux: André Grasset, Kateri Tekakwitha, Marie de l'Incarnation, François de Laval, Marie-Rose Durocher, André Bessette, Marie-Léonie Paradis, Louis-Zéphirin Moreau, Frédéric Janssoone, Catherine de Saint-Augustin, Dina Bélanger, Marie-Anne Blondin, Émilie Tavernier Gamelin, Nykyta Budka, Basil Velychkovsky. » À cela le Seigneur ajouterait sûrement : « Il y a beaucoup de francophones sur cette liste. Je veux que des jeunes du Canada anglais postulent pour ces emplois! »

 

Nous devons aujourd'hui rendre grâce au Seigneur pour avoir donné à l'Église au Canada des fondateurs et des modèles aussi impressionnants. Ces modèles nous mettent au défi d'entreprendre aujourd'hui une nouvelle évangélisation. Ils nous encouragent par leur dévouement au Christ, et aussi par leur zèle et leur prière tout au long de l'autoroute qui mène vers le ciel. Ces martyres, saints et bienheureux nous rappellent que nous sommes seulement et toujours en chemin sur cette route. Lorsque nous pensons la sainteté en ces termes, comme une direction, un chemin, et non comme une destination, nous sentons que ce qui nous unit aux saints, nos compagnons de voyage, est beaucoup plus profond que ce qui nous sépare.

 

Lors de la messe de minuit au Vatican, le pape Benoît XVI a partagé au monde cette magnifique réflexion : « Le ciel n'appartient pas à la géographie de l'espace, mais à la géographie du cœur. Et le cœur de Dieu, dans cette Nuit très sainte, s'est penché jusque dans l'étable : l'humilité de Dieu est le ciel. Et si nous entrons dans cette humilité, alors, nous toucherons le ciel. Alors, la terre deviendra aussi nouvelle. Avec l'humilité des bergers, mettons-nous en route, en cette Nuit très sainte, vers l'Enfant dans l'étable ! Touchons l'humilité de Dieu, le cœur de Dieu ! Alors, sa joie nous touchera et elle rendra le monde plus lumineux. »

 

Il n'y a pas de meilleurs mots pour résumer la mission de révolutionnaires extrêmes de la sainteté que ces paroles du pape. Notre mission première relève de la géographie du cœur. Être citoyens aux côtés des saints nous garanti des bénéfices qui ne sont pas de sont pas de ce monde, mais aussi l'assurance que nous aurons un goût du ciel ici-bas! Dieu s'est abaissé pour nous embrasser à travers un petit enfant dans une étable. Puissions-nous accepter l'invitation de Dieu et embrasser cette grande humilité. Engageons-nous dans cette mission avec paix, joie et courage. Alors le monde aura un aperçu et un avant-goût du ciel à travers nous. Telle est la mission et la vocation des saints, des bienheureux et des quelque 500 révolutionnaires extrêmes de la sainteté rassemblés ici à Calgary pour « Rise Up 2007 ».

 
Merci.

 

 

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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 00:00

Par La rédaction

    Le P. Thomas Rosica, basilien, directeur de la télévision catholique « Sel et Lumière », et ancien coordinateur canadien des JMJ de Toronto en 2002, a adressé un discours sur la sainteté et les jeunes aux participants du rassemblement « Rise Up » du « Catholic Christian Outreach » (CCO), le 30 décembre 2007, à Calgary, dans l'Etat de l'Alberta. Même s'il est adressé à des canadiens, le thème de ce très beau texte nous parait intéresser l'Eglise universelle et l'ensemble du monde occidental, qui doit être préoccupé de la place à réserver à Dieu. S'il est un peu long, ce texte mérite vraiment d'être lu in extenso !

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Excellences, Mgrs Miller et Prendergast,
Confrères prêtres, frères et soeurs,
Chers amis de Catholic Christian Outreach,

Au cours de notre première session aujourd'hui le professeur Reginal Bibby a abordé l'état de la religion et de la pratique de la foi dans notre pays avec des statistiques sociologiques surprenantes peut-être pour certains et consolantes pour d'autres. La foi, la religion et la spiritualité restent un sujet brûlant au Canada ! L'année qui tire maintenant à sa fin a vu émerger une question importante dans le monde et spécialement dans notre vaste « terre natale » ; Y a-t-il une place pour Dieu dans notre monde d'aujourd'hui ? Le débat sur les accommodements raisonnables au Québec porte sur ses racines ancestrales et sur l'immigration, l'histoire et la culture, mais il porte aussi beaucoup sur la place de la religion et de la foi au Québec et au Canada. Dieu merci, le cardinal Marc Ouellet a remis la religion et la foi au premier plan au cours des derniers mois, non seulement au Québec, mais aussi au Canada.

Y a-t-il de la place pour Dieu et pour la sainteté dans le Canada d'aujourd'hui ? Quelle sorte de révolution est nécessaire pour ramener Dieu dans notre société ? Comment pouvons-nous redécouvrir les révolutionnaires de la sainteté qui ont traversé l'histoire du Canada et l'histoire de notre Église ? Est-ce le lieu pour de nouveaux révolutionnaires de la sainteté au Canada et dans le monde aujourd'hui ? Chaque crise que traverse l'Église, chaque crise que traverse le monde, est une crise de la sainteté et une crise des saints. La sainteté est cruciale parce qu'elle est le visage de l'Église.

Il y a bien longtemps, dans sa lettre à la communauté d'Éphèse, saint Paul écrit : « Vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu. » (Éphésiens 2, 19-22)

Quel est le « temple saint » que nous sommes appelés à construire ? Quelle est cette nouvelle révolution ? Comment pouvons-nous devenir des citoyens avec les saints ? Au cours de ma présentation, j'aimerais considérer cette révolution extrême de la sainteté et vous donner un aperçu de cette seconde citoyenneté que nous avons tous !


La vie dans le Christ est une vie de sainteté

L'histoire de la fondation du christianisme est la vie du Christ. La religion chrétienne demeure la réponse de l'humanité à la venue du Christ comme la révélation de l'amour de Dieu ; par l'attention à sa Parole, la contemplation de sa vie, de sa mort et sa résurrection ; et par l'obéissance à sa volonté que son amour soit exprimé à tous les êtres humains : personne ne doit être exclu du cercle de son amour.

La liturgie de l'Église catholique fait revivre sur un an les événements de la vie du Christ, l'un après l'autre, et rappelle constamment la vie de ceux et celles qui ont prêté attention à la vie du Christ, héroïquement. Le cycle liturgique que nous vivons cette semaine en est un parfait exemple, il nous fait revivre les évènements de la vie du Christ : la naissance de Jésus à Bethléem est immédiatement suivie par la fête du martyre d'Étienne, la fête de Jean l'évangéliste, le martyre des Saints Innocents, la fête d'un autre grand martyre - saint Thomas Becket, et aujourd'hui, la fête de la sainte famille. L'Église nous enseigne que nous ne pouvons pas demeurer à l'étable de Bethléem mais que nous devons nous rendre en Galilée, puis à la colline du Calvaire, à Jérusalem, là où l'histoire entière atteint son sommet. Comme nous passons de fêtes en fêtes, nous passons d'admirateurs à imitateurs de Jésus, nous devenons plus disciples et nous grandissons en sainteté.


Les Béatitudes: un tracé pour la sainteté

Les béatitudes du Sermon sur la Montagne (Mt 5, 1-12) sont une recette pour cette sainteté radicale. La sainteté est un mode de vie qui implique l'engagement et l'activité. Elle n'est pas un effort passif, mais plutôt un choix continu pour approfondir sa relation personnelle avec Dieu et ensuite pour permettre à cette relation d'orienter toutes nos actions dans le monde. La sainteté exige un changement radical de mentalité et d'attitude. Le fait d'accepter l'appel à la sainteté place Dieu comme notre objectif final dans tous les aspects de nos vies. Cette orientation fondamentale vers Dieu lui-même enveloppe et soutient nos relations avec les autres êtres humains. Soutenue par une vie vertueuse et enrichie par les dons de l'Esprit Saint, notre vie en Dieu nous attire toujours plus proche de lui-même, jusqu'au jour où nous le verrons face à face dans le Ciel et où nous atteindrons l'union totale avec Lui.

Un saint est un ami de Dieu qui prend au sérieux les béatitudes dans sa vie. Chacun de nous est appelé à devenir un ami de Dieu. Nous faisons grandir notre amitié avec Dieu comme avec les autres en devenant présent à Dieu, en parlant avec Dieu, en étant généreux avec Dieu. Ici et maintenant, nous pouvons trouver la sainteté dans notre expérience personnelle en persévérant dans l'effort sur notre lieu de travail, en élevant patiemment nos enfants, en construisant de bonnes relations à la maison, à l'école et au travail. Si nous faisons de toutes ces choses une partie de notre réponse aimante à Dieu, nous sommes sur la voie de la sainteté. Cette nécessité de bons exemples est aussi importante dans le domaine de la vie chrétienne. Dans ce but, l'Église encourage la dévotion aux saints. Un saint est quelqu'un qui « a vécu (ou vit) dans la pratique des vertus selon son état, de manière fidèle, constante, et jusqu'à l'héroïsme. »

Beaucoup pensent que la sainteté est un privilège réservé seulement à une élite. En fait, devenir un saint est le devoir de chaque chrétien, et même plus, nous pourrions même dire que c'est la tâche de tout le monde ! Combien de fois avons-nous pensé que les saints n'étaient que des « excentriques » que l'Église exalte pour notre admiration ; des gens qui n'étaient pas représentatifs et en décalage avec la réalité humaine ? C'est certainement vrai de tous ces hommes et femmes qui étaient « excentriques » littéralement : Ils déviaient du centre, de la pratique habituelle, de la manière ordinaire de faire les choses, les méthodes établies. On peut toutefois voir les saints d'une autre façon, en considérant qu'ils se situent « radicalement au centre ».

Nous avons besoin de l'exemple de ces saints, femmes et hommes, qui n'avaient pas de modération mais seulement de l'exubérance ! Il s'agissait de gens avec des affections ordinaires, qui ont pris Dieu au sérieux et étaient donc libres d'agir avec exubérance. La réponse du saint à l'amour extravagant de Dieu est également immodéré, marqué par la fidélité et l'engagement total. G. K. Chesterton disait : « [Ces] personnes ont exagéré ce que le monde et l'Église avaient oublié ».

Les « saints » comme le disent les catholiques d'aujourd'hui, sont ceux qui, dans l'opinion des autres gens, ont réussit dans cette entreprise. L'Église catholique romaine « canonise » certains saints, en les plaçant sur la liste (canon) de ceux qui ont reçus le sceau de son approbation après une longue étude et un processus de discernement. Les saints qui ne sont pas dans le canon sont beaucoup plus nombreux que ceux qui y sont ; et parfois un saint qui est dans le canon ne reçoit pas ou peu de vénération des hommes d'aujourd'hui. Ce sont toujours les gens qui décident si quelqu'un est pour eux un héros. Et s'il y a une époque où les jeunes hommes et femmes ont besoin d'authentiques héros, c'est bien la nôtre. L'Église comprend que les saints, leurs prières et leurs vies, sont pour les hommes sur la terre, et que la sainteté, à titre d'honneur terrestre, n'est pas convoitée par les saints eux-mêmes. Une vie de saint est toujours nouvelle et surprenante, mais aussi toujours la même. Les vies de saints sont racontées encore et encores pour ceux qui les entendent, dans le but de clarifier pour eux des enjeux, de les inspirer et de les confronter à des choix qu'eux seuls peuvent faire par eux-mêmes.


Le pape Jean-Paul II : pape de la sainteté

La beauté du christianisme c'est que quelqu'un peut atteindre la grandeur sans renommée ou sans aventure lointaine. L'Église reconnaît la vaillante endurance des hommes et des femmes qui témoignent de l'Évangile chaque jour dans un monde qui devient ouvertement plus hostile aux chrétiens. En près de 27 années de pontificat, le pape Jean-Paul II a donné à l'Église 1338 bienheureux et 482 saints. Certains à l'intérieur de l'Église reprochent à Jean-Paul II d'avoir créé une « inflation » des saints de et des bienheureux. Je suis en désaccord avec ces voix, surtout après plusieurs années de travail avec des jeunes comme vous dans cette salle. Vous avez désespérément besoin de vrais héros et héroïnes, modèles et témoins de foi et de vertu que le monde du sport, du cinéma, de la science et de la musique ne peut pas apporter.

Jean-Paul II nous a rappelé que les héros et les héroïnes que le monde offre aux jeunes d'aujourd'hui sont terriblement imparfaits. Ils nous laissent vides. Les véritables « stars » du pontificat de Jean-Paul II sont les saints et les bienheureux qui n'ont pas essayé d'être regardé comme des héros, de choquer ou de provoquer. Pour croire que la grandeur est à notre portée, nous avons besoin de modèles de réussite à imiter.

Karol Wojtyla était lui-même un témoin extraordinaire qui, par son dévouement, ses efforts héroïques, sa longue souffrance et sa mort, a communiqué le puissant message de l'Évangile aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui. Une grande part du succès de son message tient au fait qu'il a été entouré d'une immense nuée de témoins qui se tenait près de lui et le soutenait tout au long de sa vie. Pour Jean-Paul II, l'appel à la sainteté n'exclut personne; elle n'est pas le privilège d'une élite spirituelle.

Le serviteur de Dieu Jean-Paul II a beaucoup parlé aux jeunes de l'appel à la sainteté et de la vocation à devenir des saints. Rappelez vous son message pour les Journées Mondiales de la Jeunesse de l'an 2000 à Rome. Il a écrit à ses chers jeunes amis du monde entier ces paroles inoubliables qui sont devenue le cri de ralliement de la plus grande célébration du Jubilé :

« Jeunes de tous les continents, n'ayez pas peur d'être les saints du nouveau millénaire! Soyez contemplatifs et aimant de la prière, cohérent avec votre foi et généreux au service de vos frères, membres actifs de l'Eglise et artisans de paix. Pour réaliser cet engageant projet de vie, restez à l'écoute de sa Parole, prenez des forces dans les Sacrements, spécialement de l'Eucharistie et de la Pénitence. Le Seigneur vous veut apôtres intrépides de son Evangile et constructeurs d'une nouvelle humanité. »

Deux ans plus tard, pour nos Journées Mondiales de la Jeunesse au Canada, Jean-Paul II a abordé une nouvelle fois le thème de la sainteté et des saints, dans le message qu'il nous a adressé :

« De même que le sel donne de la saveur aux aliments et que la lumière éclaire les ténèbres, de même la sainteté donne le sens plénier à la vie, en en faisant un reflet de la gloire de Dieu. Combien de saints, même parmi les jeunes, compte l'histoire de l'Église ! Dans leur amour pour Dieu, ils ont fait resplendir leurs vertus héroïques à la face du monde, devenant des modèles de vie que l'Église a présentés en vue de leur imitation par tous. Parmi eux, il suffit de rappeler: Agnès de Rome, André de Phú Yên, Pedro Calungsod, Joséphine Bakhita, Thérèse de Lisieux, Pier Giorgio Frassati, Marcel Callo, Francisco Castelló Aleu ou encore Kateri Tekakwitha, la jeune Iroquoise appelée "le lys des Mohawks". Chers jeunes, par l'intercession de cette foule immense de témoins, je prie le Dieu trois fois saint de vous rendre saints, les saints du troisième millénaire. »

À la messe de clôture au parc Downsview, le dimanche 28 juillet 2002, le pape Jean-Paul II a lancé ce défi:

« Et si, au plus profond de votre coeur, vous entendez résonner le même appel au sacerdoce ou à la vie consacrée, n'ayez pas peur de suivre le Christ sur la voie royale de la Croix! Dans les moments difficiles de l'histoire de l'Eglise, le devoir de la sainteté devient encore plus urgent. Et la sainteté n'est pas une question d'âge. La sainteté, c'est vivre dans l'Esprit Saint, comme l'ont fait Kateri Tekakwitha, ici en Amérique, et de nombreux autres jeunes. »

Le pape Benoît XVI a poursuivi dans la dynamique des invitations de Jean-Paul II, à exhorter à la sainteté lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Cologne en Allemagne. Lors de la célébration d'ouverture le 18 août 2005, Benoît XVI s'est adressé ainsi à la foule de jeunes du monde entier :

« Chers jeunes, l'Église a besoin de témoins authentiques pour la nouvelle évangélisation: des hommes et des femmes dont la vie a été transformée par la rencontre avec Jésus; des hommes et des femmes capables de communiquer cette expérience aux autres. L'Église a besoin de saints. Nous sommes tous appelés à la sainteté et seuls les saints peuvent rénover l'humanité. Beaucoup nous ont précédés sur ce chemin d'héroïsme évangélique et je vous exhorte à recourir souvent à leur intercession. »

Le Saint-Père a poursuivit sur ce thème à la grande veillée du samedi soir, le 10 août 2005, à Marienfeld :

« C'est le grand cortège des saints - connus ou inconnus -, par lesquels le Seigneur, tout au long de l'histoire, a ouvert devant nous l'Evangile et en a fait défiler les pages; c'est la même chose qu'il est en train de faire maintenant. Dans leur vie, comme dans un grand livre illustré, se dévoile la richesse de l'Evangile. Ils sont le sillon lumineux de Dieu, que Lui-même, au long de l'histoire, a tracé et trace encore. »

Peu après, le pape Benoît XVI s'est exclamé au cours de cette assemblée apocalyptique de plus d'un million de jeunes pèlerins rassemblés en prières à Marienfeld:

« Les saints, avons-nous dit, sont les vrais réformateurs. Je voudrais maintenant l'exprimer de manière plus radicale encore: c'est seulement des saints, c'est seulement de Dieu que vient la véritable révolution, le changement décisif du monde. »

Quelle révolution pour ramener Dieu dans la société canadienne ?

Peu avant Noël cette année, le pape Benoît XVI s'est adressé aux mouvements d'action catholique en Italie. Il parla de la jeune Italienne Antonia Meo, dont les vertus héroïques viennent d'être reconnues par la congrégation pour les causes des saints. Antonia, surnommée affectueusement Nennolina, est morte du cancer des os en 1937, peu avant son septième anniversaire. Le Saint-Père a rappelé combien pendant sa brève vie, elle « montra une foi, une espérance et une charité toute spéciale » et, la présentant comme un modèle pour les jeunes, il affirma que « son existence si simple, mais si importante, prouve que la sainteté est pour tous les âges : pour les bébés, les jeunes, les adultes et les personnes âgées. »

Benoît XVI affirmait : « Elle a parcouru rapidement l'autoroute qui conduit à Jésus... Qui est en fait le vrai « chemin » qui conduit au Père, et vers sa demeure et notre demeure définitive qui est le ciel. (...) Jésus est le chemin qui conduit à la vraie vie, la vie qui ne finit jamais. Il s'agit souvent d'un chemin raide et étroit, mais si nous nous laissons attirer par Lui, il est toujours splendide, comme sur un sentier de montagne : plus on monte, plus il devient facile de contempler en bas de nouveaux panoramas, toujours plus beaux et plus vastes. Le voyage est fatigant, mais nous ne sommes pas seuls. ... L'important, c'est de ne pas quitter notre chemin, sinon nous risquons de tomber dans un abysse ou de nous perdre dans les bois. »

Les mots du Pape pour décrire la sainteté et la sont clairs, simples et immanquables: voyager rapidement : « L'autoroute qui conduit à Jésus est une voie qui est toujours splendide, comme sur un sentier de montagne : plus on monte, plus il devient facile de contempler en bas de nouveaux panoramas, toujours plus beaux et plus vastes. Le voyage est fatigant mais nous ne sommes pas seuls. »


CCO et la nouvelle révolution

Jeunes hommes et femmes du CCO, vous êtes des amis des saints ! J'ai pu accompagner bon nombre d'entre vous pour notre grand pèlerinage historique sur les pas des saints et bienheureux en août 2005. Qui peut oublier notre rencontre avec la communauté carmélite cloîtrée à Cologne où vécu Édith Stein, née juive, là où l'une des grandes saintes du dernier siècle a commencé un voyage qui l'amena finalement au camp de la mort d'Auschwitz. Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix nous apprend à chercher la vérité en toute chose, et à aimer Jésus, l'homme de la Croix. Elle partagea le destin de ses frères et soeurs juifs à Auschwitz, plutôt que d'utiliser son baptême pour échapper à la réalité de l'Holocauste.

À Munich, nous avons réfléchi sur les saints et bienheureux de la seconde guerre mondiale et de la période nazie. Le bienheureux Rupert Mayer, S.J., était un prêtre jésuite allemand, mieux connu pour ses prédications et ses efforts apostoliques à Munich entre les premières et secondes guerres mondiales. Le père Mayer a allumé le feu de l'amour de Dieu dans la ville de Munich.

Quand nous avons visité la fameuse université de Munich, nous y sommes allés comme pèlerins et chercheurs, désirant professer notre foi chrétienne à la façon des « martyrs de la rose blanche » : Kurt Huber, Hans et Sophie Scholl et leurs pairs. Ils étaient des jeunes riches de foi et avaient une vision œcuménique profonde. Bien qu'ils aient vécu à un moment différent, ils sont d'une importance énorme. Plusieurs de leurs jeunes amis se sont associés au groupe et ont également perdu leurs vies en résistant à la machine de guerre et à l'idéologie nazies. Les étudiants de la "Rose blanche" sont des exemples qui montrent que tous les Allemands n'ont pas suivi aveuglément Hitler.

Quand nous avons franchi la frontière en Italie du Nord, nous avons été les invités de la famille du bienheureux Pier Giorgio Frassati, ce jeune homme sportif décédé à l'âge de 24 ans à Turin en 1925. À son époque, le jeune Frassati incarnait l'activisme politique, la solidarité, le travail pour la justice sociale et les pauvres, la piété authentique et la dévotion, l'humanité et la bonté, la sainteté, la simplicité, la foi et la charité. Pas étonnant qu'à sa béatification en 1990, le pape Jean Paul II l'appela : « L'homme des huit béatitudes. »

Dans la ville de Mesero en Lombardie près de Milan, nous avons réfléchi pendant deux jours sur la vie et le témoignage de Gianna Beretta Molla. La décision finale de la jeune mère pour la vie de sa fille Gianna Emmanuela fut la fleuraison naturelle et le point culminant d'une vie extraordinaire de vertus et de sainteté, de désintéressement et de joie tranquille. Qui ne peut oublier la véritable communion des saints qui nous fut partagée par le mari de sainte Gianna, Pietro Molla, et ses enfants !

Continuant vers Assise, nous avons réfléchi sur les vies de deux saints bien-aimés d'Ombrie, François et Claire. Pour François, la norme était toujours le Christ et seulement le Christ. Dans la petite église de San Damiano qui était alors en ruine, François entendit ces mots qui lui était adressés de la croix : « Vas, répare ma maison, comme tu peux le voir, elle est en ruines. » Benoît XVI résuma bien la mission de François : « Cette maison" était d'abord sa propre vie, qui devait être "réparé" à travers une conversion authentique : c'était l'Église, non pas celle faite de briques, mais de personnes vivantes, qui ont toujours besoin de purification. »

Alors que nous entendions l'histoire de Claire, l'amie bien-aimée de François, nous avons réalisé que partout où les franciscains se sont établis dans l'ensemble de l'Europe, là également sont allés les Pauvres Clarisses, dépendant seulement de l'aumône et obligées d'avoir une foi complète en Dieu pour recevoir grâce d'autrui. Claire et François nous enseignent la signification de l'amitié,  de la pureté et de la dévotion saintes.

Arrivant dans la ville éternelle de Rome pour la partie finale du voyage, nous avons passé quatre jours au Vatican. C'est là que la génération de Vatican II a découvert la vie de l'architecte et de celui qui a rêvé du Second Concile du Vatican, Angelo Roncalli - le bienheureux Jean XXIII. Dès le début, « Papa Giovanni » s'est fait aimer par des millions de personnes de partout par sa chaleur et sa vision contagieuse. Il a souligné la pertinence de l'Église dans une société qui change rapidement et il a fait ressortir les vérités les plus profondes de l'Église au sein du monde moderne.


Quatre autres citoyens du Royaume de Dieu

Aujourd'hui, je voudrais vous offrir quatre saintes femmes et saints hommes pour votre face book CCO qui nous montrent la voie sur la route nous menant au ciel. Nous avons besoin de leur vie, de leur vision et de leur exemple pour nous soutenir, nous encourager, et nous aider à devenir des révolutionnaires de sainteté en notre époque.


Marie : Notre-Dame de Lourdes et l'Immaculée conception

On dit de la bienheureuse Mère de Dieu que l'amour lui a donné des milliers de noms et titres. L'un des titres et dogmes importants par lesquels nous connaissons Marie est  « l'Immaculée conception ». Le 11 février 1858, une jeune fille de 14 ans, Bernadette Soubirous, affirma qu'une belle dame lui était apparue dans la grotte isolée de Massabielle à l'extérieur de la ville de Lourdes dans la région sud-ouest de la France. La dame s'identifia plus tard comme « l'Immaculée conception » et apparu à Bernadette 18 fois.

Même le scepticisme initial des autorités locales de l'Église servit de moment de purification au grand message de Lourdes qui continue de résonner dans le monde entier. Il y a très peu de lieux de pèlerinage sur terre où l'on peut éprouver le mystère de la croix et la signification de la douleur rédemptrice qui sont au cœur de la vie chrétienne.

Beaucoup de gens supposent toujours incorrectement que l'Immaculée conception se rapporte à la conception du Christ. En fait, elle se rapporte à la foi que Marie, par faveur divine spéciale, était sans péché dès le moment où elle fut conçue. Sans la conscience du péché originel, l'Immaculée conception n'a pas de sens. Par le dogme de l'Immaculée conception, Dieu était présent et vivant chez Marie dès les premiers moments de sa vie. La grâce de Dieu est plus grande que le péché; elle vainc le péché et la mort.

Quand nous honorons la Mère de Dieu sous le vocable « Immaculée conception », nous reconnaissons en elle un modèle de pureté, innocence, confiance, curiosité enfantine, révérence, respect, vivant paisiblement à côté d'une conscience mature que cette vie n'est pas simple. Il est rare de trouver la révérence et la sophistication, l'idéalisme et le réalisme, la pureté, l'innocence et la passion, à l'intérieur de la même personne comme nous le trouvons en Marie. Quelque chose à l'intérieur de nous aspire toujours à l'innocence, la pureté, la fraîcheur et la confiance. Si nous perdons ces derniers, nous nous trouvons cyniques et désillusionnés avec un mécontentement qui nous vient précisément d'avoir vécu, d'avoir ouvert nos yeux, d'avoir la connaissance sans innocence. Nous devons tenir cette innocence et expérience avec une tension appropriée. Par l'Immaculée conception et Notre-Dame de Lourdes, nous avons une image de l'humanité et de la divinité chez nous. Dieu est en effet à l'aise en notre présence et nous dans la sienne.

Récemment, le pape Benoît XVI a autorisé des indulgences spéciales pour marquer le 150ième anniversaire des apparitions de Lourdes que nous célébrons cette année. Aujourd'hui, je demande à notre Notre-Dame de Lourdes de continuer d'inonder de simplicité, de révérence, d'idéalisme, de réalisme, de pureté, d'innocence, de passion et de conviction CCO; ces mêmes cadeaux ont été par le passé offerts à  une jeune paysanne de Lourdes qui a eu une vision et un dialogue incroyable avec la Mère même de Dieu. Cette vision et ce dialogue continuent à apporter au monde souffrant soulagement et d'espoir.

Saint Joseph : patron de l'Église universelle et du Canada, modèle de masculinité et de paternité

Le deuxième grand exemple et modèle pour nous en est un que nous prenons souvent pour acquis à ce moment de l'année. Saint Joseph est souvent éclipsé par la gloire du Christ et la pureté de Marie. Mais il a, lui aussi, attendu que Dieu lui parle et il lui a répondu avec obéissance. On nous dit que Joseph était un menuisier, (plus probablement un constructeur), un homme qui travaillait pour sa famille. Saint Joseph a révélé dans son humanité le rôle unique des pères pour proclamer la vérité de Dieu par les mots et l'action. Les défis présents de la paternité et de la masculinité ne peuvent pas être compris en isolation de la culture dans laquelle nous vivons. L'effet du père absent sur les enfants est profondément alarmant. Combien d'entre nous ont été affecté par la crise de la paternité? Combien de nous ont été privés d'un père ou d'un grand-père dans nos vies ?

Saint Joseph est un grand exemple de virilité, de masculinité et de paternité. Sa situation paradoxale de « père adoptif de Jésus » nous amène à découvrir la vérité au sujet de la paternité. D'abord, parce qu'il s'est tenu comme un père face à un garçon qui était son fils seulement dans le sens légal, il se rendait bien compte, comme chaque père devrait le sentir, qu'il a servi comme représentant de Dieu le Père. En second lieu, saint Joseph a compris que lui, un simple homme conçu et né dans le péché, avait reçu la mission de diriger cette famille de Nazareth. Il n'a pas négligé cette autorité et ne l'a pas utilisé pour un gain égoïste. Au contraire, il a exercé sa responsabilité dans une parfaite humilité, au service de sa famille. Troisièmement, Joseph protégeait et pourvoyait aux besoins de Jésus et Marie. Il lui donna le nom de Jésus, lui enseigna comment prier, comment travailler, comment être un homme. Même si aucun mot ou texte ne lui sont attribués, nous sommes sûrs que Joseph a prononcé deux des mots les plus important qui pouvaient être dits lorsqu'il nomma son fils « Jésus » et qu'il l'appela « Emmanuel ».

Joseph, le « père nourricier » du Seigneur révèle que la paternité est plus que le simple fait biologique de la génération. Un homme est plus un père quand il s'investit lui-même dans la formation morale et spirituelle de ses enfants. Les vrais pères et les vrais hommes sont ceux qui communiquent la puissance paternelle et la compassion. Ils sont les hommes de la raison au milieu des passions conflictuelles ; hommes de conviction qui restent toujours ouvert à un véritable dialogue sur les différences ; des hommes qui ne demandent rien qu'ils ne risqueraient pas eux-mêmes. Joseph est un homme chaste, fidèle, travailleur, simple et juste. Il nous rappelle qu'un foyer, une communauté ou une aumônerie universitaire ne sont pas construits sur le pouvoir et les possessions, mais sur la bonté, non pas sur la richesse et les biens, mais sur la foi, la fidélité, la pureté et l'amour mutuel."

A SUIVRE
 
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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 15:22

Par La rédaction
undefined     Lors de l'audience qu'il a accordée samedi aux participants au congrès international sur « Femme et homme, l'humanum dans son intégralité », organisé du 7 au 9 février par le Conseil pontifical pour les laïcs, à l'occasion du vingtième anniversaire de la Lettre apostolique de Jean-Paul II « Mulieris dignitatem », le pape Benoît XVI a dénoncé les anciennes et les nouvelles discriminations contre la femme qui vont des abus machistes à l'utilisation dans la publicité de la femme objet. Benoît XVI a par ailleurs encouragé une recherche anthropologique renouvelée sur la femme - mais aussi sur l'homme - qui d'une part tienne compte de la tradition chrétienne et de l'autre intègre les progrès de la science et la sensibilité culturelle. Dans son discours aux participants, en majorité des femmes, le pape a condamné la discrimination envers les femmes et reconnu qu'une « mentalité machiste, qui ignore la nouveauté du christianisme qui reconnaît et proclame l'égale dignité et responsabilité de la femme par rapport à l'homme » persiste encore.

Ceci nous renvoie d'ailleurs notamment au discours du représentant du Saint Siège à l'ONU en mars dernier appelant à une mobilisation contre les violences faites aux femmes (ICI).


    Voici le texte du discours du Pape.

« Chers frères et sœurs,

Je suis très heureux de vous accueillir et de vous saluer, vous qui participez au congrès international sur le thème : « Femme et homme, l'humanum dans son intégralité », organisé à l'occasion du XXe anniversaire de la publication de la Lettre apostolique Mulieris dignitatem. Je salue le cardinal Stanislaw Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, et je le remercie de s'être fait l'interprète des sentiments de tous. Je salue le secrétaire, Mgr Josef Clemens, les membres et les collaborateurs du dicastère. Je salue de manière particulière les femmes qui sont ici en majorité, et qui ont enrichi les travaux du congrès de leur expérience et de leurs compétences.

Le thème sur lequel vous réfléchissez est d'une grande actualité : depuis la deuxième moitié du XXe siècle jusqu'à nos jours, le mouvement de valorisation de la femme dans les différentes instances de la vie sociale a suscité d'innombrables réflexions et débats, et a vu se multiplier les initiatives que l'Eglise catholique a suivies et souvent accompagnées avec un grand intérêt. La relation homme-femme dans leur spécificité, réciprocité et complémentarité respective, constitue sans aucun doute un point central de la « question anthropologique », particulièrement décisive dans la culture contemporaine. De nombreuses interventions et documents pontificaux ont abordé la réalité naissante de la question de la femme. Je me limite à rappeler ceux de mon bien-aimé prédécesseur Jean-Paul II qui, en juin 1995, voulut écrire une Lettre aux femmes, et qui le 15 août 1988, il y a exactement vingt ans, publia la Lettre apostolique Mulieris dignitatem. Ce texte sur la vocation et la dignité de la femme, d'une grande richesse théologique, spirituelle et culturelle, a, à son tour, inspiré la Lettre aux évêques de l'Eglise catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'Eglise et dans le monde, de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Dans Mulieris dignitatem, Jean-Paul II a voulu approfondir les vérités anthropologiques fondamentales de l'homme et de la femme, l'égale dignité et l'unité des deux, la diversité enracinée et profonde entre l'homme et la femme et leur vocation à la réciprocité et à la complémentarité, à la collaboration et à la communion (cf. n. 6). Cette unité-dualité de l'homme et de la femme se base sur le fondement de la dignité de toute personne, créée à l'image et à la ressemblance de Dieu qui « les créa homme et femme » (cf. Gn 1, 27), évitant aussi bien une uniformité indistincte et une égalité aplatie et appauvrie qu'une différence abyssale et conflictuelle (cf. Jean-Paul II, Lettre aux femmes, 8). Cette unité-dualité porte en elle, inscrite dans les corps et dans les âmes, la relation avec l'autre, l'amour pour l'autre, la communion interpersonnelle qui indique « dans la création de l'homme a été inscrite aussi une certaine ressemblance de la communion divine » (n. 7). Par conséquent, lorsque l'homme et la femme prétendent être autonomes et entièrement autosuffisants, ils risquent de s'enfermer dans une autoréalisation qui considère comme une conquête de liberté le dépassement de tout lien naturel, social ou religieux, mais qui de fait les réduit à une solitude opprimante. Pour favoriser et soutenir la réelle promotion de la femme et de l'homme, on ne peut pas ne pas tenir compte de cette réalité.

Nous avons assurément besoin d'une recherche anthropologique renouvelée qui, sur la base de la grande tradition chrétienne intègre les nouveaux progrès de la science et les données concernant les sensibilités culturelles d'aujourd'hui, contribuant ainsi à approfondir non seulement l'identité féminine mais aussi masculine qui est également souvent l'objet de réflexions partiales et idéologiques. Face à des courants culturels et politiques qui cherchent à éliminer ou au moins à voiler et confondre les différences sexuelles inscrites dans la nature humaine, les considérant une construction culturelle, il est nécessaire de rappeler le dessein de Dieu qui a créé l'être humain homme et femme, avec une unité et dans le même temps une différence originelle et complémentaire. La nature humaine et la dimension culturelle s'intègrent dans un processus ample et complexe qui constitue la formation de l'identité, où les deux dimensions, la dimension féminine et la dimension masculine, correspondent l'une à l'autre et se complètent.

En ouvrant les travaux de la Ve Conférence générale de l'épiscopat latino américain et des Caraïbes, en mai dernier au Brésil, j'ai eu l'occasion de rappeler combien persiste encore une mentalité machiste, qui ignore la nouveauté du christianisme qui reconnaît et proclame l'égale dignité et responsabilité de la femme par rapport à l'homme. Il y a des lieux et des cultures où la femme est discriminée et sous-évaluée pour le seul fait d'être femme, où l'on a même recours à des arguments religieux et à des pressions familiales, sociales et culturelles pour soutenir la disparité des sexes, où sont perpétrés des actes de violence à l'égard de la femme, faisant d'elle un objet de mauvais traitements et d'exploitation dans la publicité et dans l'industrie de la consommation et du divertissement. Face à des phénomènes aussi graves et persistants, l'engagement des chrétiens apparaît encore plus urgent, afin qu'ils deviennent partout les promoteurs d'une culture qui reconnaisse à la femme, dans le droit et dans la réalité des faits, la dignité qui lui revient.

Dieu confie à la femme et à l'homme, selon leurs spécificités, une vocation et une mission particulière dans l'Eglise et dans le monde. Je pense ici à la famille, communauté d'amour ouverte à la vie, cellule fondamentale de la société. Dans la famille, la femme et l'homme, grâce au don de la maternité et de la paternité, jouent ensemble un rôle irremplaçable à l'égard de la vie. Dès le moment de leur conception, les enfants ont le droit de pouvoir compter sur le père et la mère qui prennent soin d'eux et les accompagnent dans leur croissance. L'Etat, quant à lui, doit soutenir, par des politiques sociales appropriées, tout ce qui promeut la stabilité et l'unité du mariage, la dignité et la responsabilité des conjoints, leur droit et leur devoir irremplaçable d'éducateurs de leurs enfants. Par ailleurs, il est nécessaire que la femme ait également la possibilité de collaborer à la construction de la société, en valorisant son « génie féminin » caractéristique. 

Chers frères et soeurs, je vous remercie encore une fois de votre visite et, tout en souhaitant beaucoup de succès aux travaux du congrès, je vous assure de mon souvenir dans la prière, invoquant l'intercession maternelle de Marie, afin qu'elle aide les femmes de notre temps à réaliser leur vocation et leur mission dans la communauté ecclésiale et civile. Avec ces vœux, je vous donne à vous ici présents et à ceux qui vous sont chers, une bénédiction apostolique spéciale. »




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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 15:07

Par La rédaction
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    A l'occasion du carême, nous tenions à présenter, à ceux qui ne la connaitrait pas encore, l'association Fidesco. C'est une ONG catholique, dont l'action pour le développement et au service des plus pauvres, menée par de jeunes volontaires engagés pour des missions de deux ans aux quatre coins du monde, est tout simplement  admirable.

A découvrir ICI et, plus spécifiquement à l'occasion du carême, ICI !


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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 21:36

Par La rédaction
    Dans le champ très, très large sur lequel le chrétien est appelé désormais à combattre figure la défense du dimanche. La défense du repos dominical.

Instauré par l'empereur Constantin (731), supprimé par la Révolution française, restauré comme jour de repos en 1906 seulement, le dimanche est légalement le jour où est "donné" le repos hebdomadaire (article L. 221-5 du code du travail), un employeur ne pouvant occuper un salarié plus de 6 jours par semaine.

Des dérogations sont cependant prévues à ce principe. Des dérogations permanentes, qui permettent à certaines entreprises [fabrication de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate, hôtels, restaurants et débits de boissons, hôpitaux, hospices, asiles, hôpitaux psychiatriques, maisons de retraite, dispensaires, maisons de santé, pharmacies, etc.] d'avoir une activité ce jour-là tout au long de l'année, et des dérogations temporaires, autorisées ponctuellement par le préfet ou le maire. 

Comme on le sait, ce principe et ces dérogations encadrées sont l'objet de coups de boutoir réguliers pour permettre de faire sauter ces verrous, avec l'oreille complaisante du Président de la République.

    Parmi d'autres, des chrétiens se mobilisent, avec des motivations évidemment spécifiques, tirées du caractère du jour du dimanche, sur le fondement de l'Ecriture et de la Tradition. Tel est le cas de ce blog, que nous vous recommandons de visiter, qui s'intitule, sans surprise : "Le repos dominical" [Ici].

"Ce blog se fonde sur le texte magnifique, très riche, de la Lettre apostolique Dies Domini [le jour du Seigneur] du pape Jean-Paul II, texte qui est impérativement à découvrir ou à redécouvrir. Il propose une pétition, que nous invitons à signer, pour la défense de cette cause, qui a déjà réuni plus de 5.000 signatures. Sa perspective n'est cependant pas purement religieuse, dans la mesure où ce blog défend aussi l'idée que le respect de ce jour est une nécessité sociale. Voici ce qu'en écrivent leurs auteurs :

 

Les signataires, de la présente pétition estiment que le repos dominical, au-delà du temps de repos, juste et nécessaire, est un élément fondamental de la vie familiale, sportive, culturelle, associative, et spirituelle. Il permet à la société toute entière de se donner un temps de respiration, où production et consommation sont mis entre parenthèses, un moment collectif permettant l'ouverture de l'humain à sa dimension spirituelle.

Face aux tenants d'un monde transformé en une immense galerie marchande aseptisée, où la culture est en tête de gondole, la nourriture en fast-food, la pensée code barrée, le salarié aux horaires décalés, la caissière sous-payée, la famille explosée, nous affirmons que l'homme ne vit pas seulement de pain, et que nous voulons une société respectueuse de toutes les dimensions de l'être humain".

Longue vie à ce blog. Enfin... pas trop. Sa durée est - hélas - proportionnée aux menaces qui pèsent sur ce saint jour !





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