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Spiritualité

Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 05:00

Par Mgr Jacques MASSON

21° jour 12 mars 2010 (vendredi 12 mars 1915)


Dès le lever du soleil, on retire Jésus du cachot pour le conduire à Ponce Pilate, gouverneur romain de la Judée : c’est là qu’il va se donner un autre titre, celui de Roi, vis-à-vis de nous qui serons désormais ses sujets.

« Avez-vous dit que vous étiez le Roi des Juifs ? », dit Pilate. « Oui, répond Jésus, mais mon royaume n’est pas de ce monde, car je règne sur les intelligences, les cœurs et les volontés ».

C’est ce que Jésus veut être pour moi, et pour répondre à son désir, il faut que je le rende Roi de mon intelligence en cherchant à connaître sa doctrine, sa vie, les exemples qu’il m’a donnés, afin qu’il dirige ma vie sur le chemin du ciel.

Pour qu’il soit le Roi de mon cœur, je devrai lui rendre amour pour amour, aimer ce qu’il a aimé lui-même, le beau, le bien, le vertu, et haïr ce qu’il a haï au point de mourir pour le réparer ; enfin, pour qu’il soit le Roi de ma volonté , il faut que ma vie n’ait plus qu’un but, accomplir mon devoir en le rendant conforme aux commandements de Dieu, de l’Eglise, des préceptes évangéliques qui sont : humilité, simplicité, mortification, charité et pureté.

Je serai alors vis-à-vis de mon Dieu comme un sujet fidèle, affectueux, dévoué au Roi auquel il appartient, et tous mes efforts devront tendre à devenir le sujet le pus dévoué de tous les sujets.


Prière

Mon Jésus, régnez sur mon esprit avec votre lumière ; régnez sur mon cœur en me donnant votre amour du bien, du beau, de la pureté ; surtout, régnez sur toutes les puissances de mon être, en me donnant la force de vous obéir, en toutes choses, que je mérite, de régner avec vous pendant l’éternité.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Nos amis les saints
Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 05:00

Par Mgr Jacques MASSON

20° jour 11 mars 2010 (jeudi 11 mars 1915)


Jésus au cachot des condamnés

Il est défendu de juger les criminels la nuit ; c’est pourquoi Jésus est conduit dans un cachot et mis au x mains de deux gardiens auxquels on a eu soin de dire : « Faites-en ce que vous voudrez ». Aussi se firent-ils un jeu de lui cracher au visage, de l’accabler de soufflets, d’injures, de mépris, de le lancer d’un point à l’autre du cachot, si bien que, le matin, quand on vint l’y chercher pour le conduire à Pilate, on le trouva sans mouvements, et blotti comme une masse dans un coin.

Et ce supplice nouveau, c’est encore Jésus-Christ qui l’a voulu pour expier l’ingratitude des âmes qui, après l’avoir reçu dans la Sainte Communion, retombent dans le péché, dans ces péchés d’habitude qui, sans donner la mort à leur Dieu, lui font du chagrin, l’insultent, lui infligent toutes sortes de tortures, et font de leur cœur, au lieu d’un tabernacle immaculé, un endroit malsain où le Divin Prisonnier ne peut trouver un instant de repos.


Prière

Mon pauvre Jésus, si quelquefois je vous ai fait souffrir dans mon cœur après mes Communions en vous livrant à mes mauvaises habitudes, je vous en demande bien pardon, et je vous fais la promesse de mieux les suivre désormais ces Communions, afin que mon cœur reste longtemps pour vous le tabernacle pur où chacune de mes actions bien faites sera une nourriture délicieuse pour votre cœur qui m’a tant aimée.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 12:38

Par Mgr Jacques MASSON
La Liturgie grecque nous présente ces accents de pénitence, pour les offrir à Dieu aujourd'hui. Elle nous présente cette Hymne de saint André de Crète :

Le Prophète ayant appris votre futur avènement, Seigneur : que vous deviez naître d'une Vierge et vous montrer au monde, fut saisi de crainte, et il dit : J'ai entendu le bruit de votre arrivée, et je me suis effrayé. Gloire soit à votre puissance, Seigneur !

Juste Juge, ne méprisez pas l'ouvrage de vos mains ; ne dédaignez pas votre œuvre. Quoique j'aie moi seul péché, vous, ô Dieu clément, supérieur à tous les hommes dans votre humanité, vous avez encore le pouvoir de remettre les péchés, étant le Seigneur de tous.

La fin s'approche, ô mon âme ! elle est tout près, et tu ne t'inquiètes pas ? tu ne te prépares pas r Le temps presse, lève-toi : le juge est a la porte. La vie passe comme un songe, se flétrit comme une fleur : pourquoi donc nos vaines agitations ?

Rentre en toi-même, ô mon âme ! repasse tes œuvres, remets-les devant tes veux, verse d'abondantes larmes. Raconte au Christ tes actions et tes pensées, et deviens juste.

 

O Sauveur ! il n'est point dans la vie de l'homme de péchés, d'actions mauvaises que je n'aie commises, dans la pensée du moins et dans l'intention ; personne n'a été plus coupable que moi dans l'affection au mal, dans les jugements de l'esprit et dans les œuvres.

 

C'est pourquoi j'ai encouru la damnation ; c'est pourquoi, malheureux, je suis tombé avec justice, et ma conscience est pour moi un juge plus terrible que tout ce que renferme le monde. O juge ! ô rédempteur ! tu me connais ; pardonne, délivre et sauve ton serviteur.

 

Le temps de ma vie est court, plein de fatigues et d'ennuis ; reçois en moi un vrai pénitent ; rappelle près de toi celui qui te reconnaît. Que je ne sois point la possession et la proie de l'étranger ; tu es mon Sauveur, aie pitié de moi.

 

Je suis encore trop parleur, trop audacieux dans la témérité de mon cœur ; ne me condamne pas avec le Pharisien, toi qui seul es miséricordieux ; donne-moi l'humilité du Publicain. Juste juge, place-moi avec lui.

 

J'ai été ma propre idole ; j'ai corrompu mon âme par le péché ; reçois en moi un vrai pénitent ; rappelle près de toi celui qui te reconnaît; que je ne sois point la possession et la proie de l'étranger : tu es encore mon Sauveur, aie pitié de moi.

 

Le premier des Sept Psaumes la Pénitence : Imploration dans l’épreuve : un malade implore son Dieu 

 

Psaume 6°

1.  Du maître de chant. Sur les instruments à cordes. Sur l'octacorde. Psaume. De David.

6:2 Yahvé, ne me châtie point dans ta colère, ne me reprends point dans ta fureur.

2.  6:3 Pitié pour moi, Yahvé, je suis à bout de force, guéris-moi, Yahvé, mes os sont bouleversés,

3.  6:4 mon âme est toute bouleversée. Mais toi, Yahvé, jusques à quand?

4.  6:5 Reviens, Yahvé, délivre mon âme, sauve-moi, en raison de ton amour.

5.  6:6 Car, dans la mort, nul souvenir de toi dans le shéol, qui te louerait?

6.  6:7 Je me suis épuisé en gémissements, chaque nuit, je baigne ma couche; de mes larmes j'arrose mon lit,

7.  6:8 mon œil est rongé de pleurs. Insolence chez tous mes oppresseurs;

8.  6:9 loin de moi, tous les malfaisants! Car Yahvé entend la voix de mes sanglots;

9.  6:10 Yahvé entend ma supplication, Yahvé accueillera ma prière.

10.  6:11 Tous mes ennemis, confondus, bouleversés, qu'ils reculent, soudain confondus!

 

 


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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 05:23

Par Mgr J. MASSON
19° jour 10 mars 2010 (mercredi 10 mars 1915)
Reniement de Saint Pierre
Il a été présomptueux notre Apôtre, mais il serait parfait dans son repentir.
Pierre avait suivi le Maître de loin : ne lui avait-il pas promis de mourir avec lui ? A la porte de la cour du Grand Prêtre, Jean dit un mot à la portière qui le laisse passer avec Pierre.
Jean entre vite dans la salle du jugement ; Pierre reste dans la cour pour se chauffer et se mêler avec les hommes de garde.
Après avoir répondu par deux fois à une servante : « Je ne connais pas cet homme », il affirme à toute la valetaille qui le guette, qu’il n’a jamais été des siens.
C’est alors que le coq, par son chant, accomplit la prophétie du Divin Maître. A ce moment, la parole expire sur les lèvres de l’Apôtre renégat, le souffle lui manque, le vertige l’aveugle, il lui semble que la terre va s’entrouvrir pour l’engloutir.
Est-ce que le Sauveur va abandonner celui qui, après avoir été le plus ardent dans ses promesses, vient d’être le plus lâche dans sa trahison ?
Non, car Pierre espéra malgré tout en la bonté miséricordieuse de l’Homme Dieu, dans cette bonté qui brille jusqu’au fond de son âme malheureuse.
En quittant Caïphe, Jésus repasse dans la cour maudite, puis se retourne vers son Apôtre, non seulement avec la douleur d’un trahi, mais surtout avec l’appel au repentir.
Et c’est ce regard divin qui a brisé l’âme de Pierre ; aussi va-t-il s’enfuir dans la nuit pour inonder les chemins de ses larmes brûlantes qui seront son salut.
Jamais le Maître Divin ne lui reprochera son triple reniement : il se contentera de lui demander en retour un triple témoignage d’amour.
C’est parce que Pierre n’a su ni veiller ni prier, ni rester uni à son Dieu, qu’il s’est conduit en véritable traître.
Moi aussi, c’est le manque de vigilance, de prière, uni à l’oubli de mes Communions, et à la recherche de mes plaisirs qui me feront trahir les promesses que j’aurai faites à mon Dieu.

Prière
Mon Bon Jésus, quand j’aurai commis une faute grave, donnez-moi la grâce de vous regarder avec la même confiance que Pierre, afin que votre regard pénètre jusqu’au fond de mon cœur et lui inspire le ferme propos, un amour d’autant plus fort  que mon infidélité aura été lâche.
Et puis, pour éviter la rechute, faites que je sois plus vigilante, plus pieuse, plus mortifiée, plus unie à vous.
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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Nos amis les saints
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 05:00

Par Mgr Jacques MASSON

zzz18° jour 9 mars 2010 (mardi 9 mars 1915)

Jésus chez Caïphe

« Je suis le Christ le Fils du Dieu Vivant, et vous me verrez descendre sur les nuées pour juger tous les hommes ».

Les soldats conduisirent Jésus chez Anne le Grand Prêtre où on l’interrogea sur ses disciples et sa doctrine. Un valet le soufflette. Puis, Anne ordonne qu’on le conduise chez Caïphe, son gendre, où s’étaient réunis les Princes des Prêtres, les Scribes et les Anciens du peuple.

« Je t’adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu es le Christ et le Fils de Dieu », lui dit Caïphe.

« Je le suis, répondit Jésus, et vous me verrez descendre sur les nuées du Ciel pour juger tous les hommes ».

Ici, Jésus nous rappelle ses titres de Fils de Dieu, de Christ, et de Juge, afin que nous lui rendions le culte qui lui est dû comme tel, et que nous ayons peur de sa justice éternelle.

Comme Fis de Dieu, je l’adorerai et aussi comme Prophète, Prêtre et Roi.

Comme prophète, nous ayant prédit les choses du Ciel.

Comme Prêtre, parce qu’il s’est offert pour nous sur la Croix, et qu’il continue de s’offrir à son Père pour nous sur les autels.

Comme Roi, parce qu’il nous a conquis ses sujets au prix de son Sang, que depuis, c’est à lui que nous appartenons, et que c’est lui qui nous récompensera ou nous punira avec une justice infinie qui sonde les reins et les cœurs.

 

Prière

Mon Jésus, je crois en vous puisque vous êtes Dieu, puisque, comme Dieu, vous avez la vertu éternelle.

J’ai confiance en vous puisque vous êtes notre victime divine. J’obéirai à toutes vos volontés comme un sujet à son roi, parce que je veux que la sentence que vous prononcerez à ma mort soit pour moi celle du bonheur éternel.

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Nos amis les saints
Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 05:00

Par Mgr Jacques MASSON

17° jour 8 mars 2010 (lundi 8 mars 1915)

Arrestation de Jésus :

« Qui cherchez-vous ? »

« Jésus de Nazareth ! »

« C’est moi », leur dit Jésus, et il le leur répète par trois fois.

Aussitôt que Jésus dit qu’il était le Sauveur de nos âmes, les meneurs tombent à terre foudroyés. Jésus les touche pour les ramener à la vie, et leur dire de nouveau que c’est lui le Jésus qu’ils cherchent, notre Sauveur.

Puis, il se livre à eux en leur recommandant de ne faire aucun mal à ses Apôtres.

Avant de mourir, Jésus veut nous rappeler ce qu’il est pour nous, et il commence par le titre qui lui est le plus cher, celui de Sauveur des âmes. Il le sera volontairement puisqu’il redonne la vie aux soldats pour qu’ils puissent le prendre et le livrer à la mort.

Puis il défend aux siens de venger sa mort, guérit le serviteur du Grand Prêtre à qui Pierre a coupé l’oreille, et affirme que s’il souffre et meurt, c’est qu’il le veut bien.

« Ne croyez-vous pas, leur dit Jésus, que mon Père, si je le voulais, ne pourrait pas m’envoyer plus de douze légions d’Anges pour me sauver ? »Tout cela prouve que si Jésus s’est fait notre Sauveur, c’est qu’il l’a bien voulu. Je l’adorerai comme mon vrai Sauveur. Je l’aimerai de tout mn cœur. Je l’appellerai à mon secours avec confiance surtout aux heures de mes tentations, lui demandant qu’il accomplisse à cette heure difficile sa Mission de Sauveur.

 

Prière

Mon Jésus, faites que je comprenne que vous êtes le Sauveur de mon âme ; je veux vous adorer comme tel ; je veux vous aimer tendrement et aller à vous avec des sentiments  de confiance et de reconnaissance que vous méritez comme Sauveur.

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 09:16

Par Mgr Jacques MASSON

zzz16°jour 6 mars 2010 (samedi 6 mars 1915)

Trahison de Judas

Le Sauveur a voulu, éprouver une douleur particulière pour expier chacun de nos péchés qui lui inspirent le plus d’horreur ; c’est pour cela qu’il accepte le baiser du traître, qui représente à ses yeux les âmes qui le trahiront par une communion sacrilège.

« Mon ami, dit Jésus à Judas en se laissant embrasser par lui : comment ? C’est par un baiser que tu trahis le Fils de l’Homme ? »

Judas, sans se laisser toucher, le livre aux bourreaux, il a été payé pour cela par trente pièces.

Mais que va-t-il devenir, le misérable ? Bouleversé par les remords, il reporte l’argent aux Grands prêtres, car cet argent lui fait peur ; puis il passe la nuit à courir vers les endroits où le Sauveur lui a surtout prouvé son amour. Enfin, fou de désespoir, il s’enfuit dans un lieu sauvage, prend sa ceinture, la noue à son cou et se pend au seul arbre mort qui se dresse devant lui.

La branche cède sous le pesanteur de son corps qui tombe à terre comme une masse, son ventre s’ouvre et les corbeaux et les chiens dévorent ses entrailles et la sa chair, la terre refusant de garder en son sein celui qui fut cause de la mort de son Dieu

-. Toute âme qui communie en état de péché mortel donne à Jésus, comme Judas, le baiser du traître ; soumise aux mêmes remords, elle s’expose à mourir comme lui dans l’impénitence finale.

C’est de tous les crimes le plus hypocrite, le plus noir d’ingratitude, parce qu’il se cache sous les apparences du recueillement, de la sainteté, de l’amour de Dieu. Et pourtant Judas eut été pardonné s’il avait jeté vers le Maître Divin la prière du regret et de la confiance en sa miséricorde.

Si jamais, un jour, après une communion, je suis tourmentée, je ne penserai qu’à la bonté infinie et miséricordieuse de mon Dieu ; puis j’irai sans crainte m’agenouiller devant son représentant pour lui avouer mes misères, mon repentir, et, avec l’absolution, je retrouverai l’amitié de Dieu, que j’ai trompée, la paix de l’âme, et mes droits à l’héritage céleste.

 

Prière

Mon Jésus, c’est parce que vous nous aimez infiniment que vous avez voulu expier dans le baiser du traître toutes les mauvaises communions.

Faites que je meure plutôt que de renouveler en vous une si cruelle douleur. Et puis, faites aussi que quelle que soit l’énormité de mes péchés, je n’oublie jamais que votre miséricorde les surpasse tous pour me les pardonner.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Catholique
Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 05:35

Par Mgr Jacques MASSON

zzz15° jour 5 mars 2010 (vendredi 5 mars 1915)


Agonie de Jésus

A cette heure, Jésus-Christ est notre modèle.

Trois paroles surtout seront pour nous les trois grandes leçons de l’acceptation de nos souffrances.

Il s’éloigne de ses trois Apôtres à la distance d’un jet de pierre. Puis, la face contre terre, il se mit en prières. Que se passa-t-il dans son âme ?

Il se voit coupable des crimes de tous les hommes, et soumis à la justice de son Père, irrité ; il voit déjà la trahison de Judas, le reniement de Saint Pierre, les injures des juifs, les horreurs de sa Passion et de sa Mort violence ; plus encore, la Divinité semble s’être retirée de lui pour le laisser abandonné à toutes les faiblesses humaines et le faire tomber en agonie.

La première prière exprime la plainte : « Mon Père, que ce calice s’éloigne de moi ». Après être revenu de près de ses Apôtres qu’il a trouvés endormis, il songe aux promesses qu’il a faites à son Père de nous racheter, et, en face de ce devoir à accomplir, il reprend ses sens pour témoigner à son Père le désir qu’il a de Lui rester fidèle. Ce désir, il l’exprime dans sa seconde prière : « Père, si c’est votre volonté ».

Il va vers ses Apôtres qu’il retrouve endormis, et après les avoir réveillés, il se remet en prières.

Cette fois, c’est à nous qu’il pensera, nous qu’il aime au point de nous donner tout son être en acceptant héroïquement son sacrifice.

Cette acceptation, il la formule à son Père par cette parole résignée : « Mon Père, non pas ma volonté, mais que la vôtre soit faite comme vous le voulez ».

L’effort a été si grand que son visage est couvert de sang, et qu’il a fallu qu’un Ange vienne pour le soutenir.

Alors, à partir de ce moment, il ira vaillamment de la trahison à la souffrance, de la souffrance à la mort sans qu’aucune plainte ne sorte plus de ses lèvres.

Voilà mon modèle à mes heures douloureuses.

Si Jésus-Christ s’est plaint à son Père, je pourrai comme lui me plaindre à mon Dieu ; il me faudra aussi évoquer mon devoir que le Bon Dieu me tracera, en lui redisant : « mon Dieu, si c’est votre volonté ! ».

Et puis, il faudra me rappeler que la souffrance expie le péché, procure la gloire de Dieu, et acquiert des mérites ; que Dieu m’a tant aimé, que je dois souffrir par amour pour lui, et, en face de toutes ces pensées, que je me résigne en disant : « Mon Dieu, que votre volonté soit faite et non la mienne ». Jésus-Christ m’enverra le courage nécessaire de souffrir jusqu’au bout, et la grâce de le suivre avec ses amis dans la route du Calvaire.


Prière


Mon Jésus, faites que je me plaigne à vous aux heures douloureuses, mais qu’après, je comprenne que ma souffrance acceptée est un devoir. Que j’aie alors le courage de répéter après vous : que votre volonté soit faite et non la mienne.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Nos amis les saints
Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 08:38

Par Mgr Jacques MASSON

zzz14° jour 4 mars 2010 (jeudi 4 mars1915)

Moyens de bien suivre mes Communions :
« Si vous ne me restez pas unis comme cette branche est attachée au cep, vous ne produire pas de bons fruits ».
Jésus se lève de table pour conduire ses Apôtres jusqu’au Jardin des Oliviers, prenant la route de la campagne en passant devant une propriété dont les murs étaient garnis d’une vigne superbe et de raisins magnifiques. Le Maître Divin s’arrête et montre du doigt cette vigne à ses Apôtres. Il leur dit : « si maintenant vous me restez attaché comme cette branche est attachée au cep, vous produirez du fruit au centuple ». Par ces paroles, Jésus-Christ nos apprend que, pour suivre nos communions, nous devons lui rester attachés :
1° par le souvenir de sa présence
2° par l’amour de notre cœur
3° par la fidélité à répondre à toutes ses inspirations, tout en exerçant sur moi la plus grande vigilance, afin d’éviter les plus petites fautes, et encore, en priant plus et pieux que d’habitude, car Jésus-Christ a eu soin d’ajouter à ses trois amis, après les avoir fait entrer avec lui au Jardin : « Veillez et priez, car l’esprit est prompt et la chair est faible »

Prière
Mon Jésus, je suivrai mes Communions en vous restant unie par le souvenir, par mon amour, par mon désir de vous faire plaisir, enfin, par une vigilance incessante et des prières bien ardentes ; il le faut, c’est vous qui m’avez révélé le secret de ce que je dois faire pour que vous agissiez en moi avec toutes vos énergies divines .

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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 05:00

Par Mgr Jacques MASSON
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12° jour 2 mars 2010 (mardi 2 mars 1915)

 

Effets de la Communion expliqués par Jésus-Christ

1° Ce qu’est Jésus-Christ dans l’Eucharistie.

2° Ce qu’il vient faire dans notre âme.

3° Ce qu’il nous apporte avec lui.

4° Ce qu’il exige de nous.

 

1° Ce qu’il est

Le jour de la multiplication des pains, Jésus s’écria : « Je suis le pain vivant descendu du Ciel ».

Donc : c’est un Dieu vivant qui vient vivre chez moi, avec moi, en moi, car seul un Dieu peut descendre du Ciel.

 

2° Ce qu’il vient faire dans notre âme.

Jésus-Christ continue : « Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang un breuvage ; le pain que je vous donnerai, c’est ma chair ; le vin que je vous donnerai, c’est mon sang » : c’est-à-dire que Jésus-Christ vient opérer chez moi l’œuvre de nutrition, car il ajoute encore : « Celui qui me reçoit demeure en moi, et moi je demeure en lui ».

Ah ! c’est que si, dans les aliments, la nature la plus forte détruit la nature la plus faible, dans la Sainte Communion, la vie de mon Dieu étant plus forte que la mienne, il me change en lui et fait de moi un Christ vivant, si bien que les Anges, quand je descends de l’autel, s’agenouillent devant moi comme au Ciel devant Dieu ; que, le Père me voyant, peut s’écrier : « C’est ma fille bien-aimée en qui je me complais ».

Si Jésus-Christ dit encore : « Je demeure en celui qui me reçoit », c’est que moi seul je peux le chasser par le péché mortel.

 

3° Que nous apporte-t-il ?

« Celui qui me reçoit aura la vie, et je le ressusciterai glorieux au dernier jour », voilà ce que dit encore Jésus, et cela, parce qu’il nous apporte sa vie et, avec elle, la lumière divine pour nous éclairer dans l’accomplissement de nos devoirs. Mais aussi l’amour du bien et du beau, et la richesse de toutes les vertus, car, comme Dieu, Jésus-Christ est Lumière, Amour, Force et Puissance infinis. Plus encore, il est Eternel, c’est pour cela qu’il apportera à nos corps l’immortalité glorieuse : « Celui qui me reçoit aura la vie, et je le ressusciterai glorieux au dernier jour ».

 

4° Que nous demande Jésus-Christ en retour ?

« De même que je vis pour mon Père, celui qui me mange devra vivre pou Moi ; ce que veut mon Père, je le veux ; ce qu’il aime, je l’aime ; sa volonté et tout mon emploi et toute ma vie ».

Ainsi dois-je-être après les Communions.

 

Prière

Mon Jésus, gravez ces vérités jusque dans les profondeurs de mon être afin qu’elles réveillent ma foi en votre Eucharistie, qu’elles augmentent ma confiance, et me fassent regarder, la Sainte communion comme le plus grand de tous les biens ici-bas.

 

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