Le bien commun - S. Ramirez

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Seigneur, donnez-nous des prêtres.
Donnez-nous d'accueillir les vocations que vous ne cessez jamais de susciter.
Donnez-nous des prêtres saints. 
Des prêtres humbles devant la grandeur de leur sacerdoce.
Des prêtres oublieux d'eux-mêmes et dociles au Magistère de votre Eglise.
Des prêtres qui soient dans le monde sans en être.
Des prêtres qui oeuvrent pour servir et non pour être servis.
Des prêtres missionnaires, sans agitation.
Des prêtres qui prient et qui adorent.
Des prêtres, enfin, qui donnent le goût de les suivre parce qu'ils vous ressemblent.


LE SITE HERMAS VOUS EST PROPOSE

[en construction - dernière mise à jour : 04-07-2009]
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Jeudi 5 juin 2008
Patrice de Plunkett vient de publier un nouvel ouvrage intitulé L'écologie de la Bible à nos jours pour, d'une part, inciter les chrétiens, selon le voeux du Saint Père d'ailleurs, dont l'engagement pour l'écologie est connu, à évangéliser l'écologie sans complexe, et, d'autre part, en finir avec certaines vieilles lunes anti-chrétiennes qui animent certains courants de l'écologie politique. Un livre à lire et à offrir !


Voici le texte d'une interview de l'auteur par Zenit.org.

Zenit - Patrice de Plunkett , comment est né le projet de « L'écologie, de la Bible à nos jours » ?

P. de Plunkett - De deux urgences : la crise mondiale de l'environnement, qui pousse à un nouvel art de vivre. Et l'urgence de faire connaître à tous - notamment aux écologistes - la pensée chrétienne dans ce domaine ! D'où ce livre : c'est une enquête sur hier et aujourd'hui. Vis-à-vis de l'homme dans la nature, que s'est-il passé avec la naissance du christianisme, avec le Moyen Âge, avec Descartes, avec les Lumières, avec le capitalisme industriel ? Et aujourd'hui : pourquoi la situation au XXe siècle a rendu nécessaire l'apparition de l'écologie, pourquoi la question va dominer le XXIe siècle, pourquoi elle nous concerne tous... La crise alimentaire, les crises du pétrole, de la biodiversité, du climat, de la déforestation, des OGM : quelles en sont les causes ? Quel est leur impact sur le politique et sur les idées ? Le sujet de cette enquête est vital ; il commande l'avenir de la planète, donc celui de l'humanité. J'ai découvert des choses que je tiens à partager avec tous.

Zenit - Justement : on croyait que l'écologie, c'est de nos jours et pas biblique ! Mais vous posez la question: « la Bible a-t-elle pollué le monde ? » Pourquoi ?

P. de Plunkett - Cette question imprègne les esprits. Je suis journaliste : mon métier est d'être attentif à l'air du temps, aux impressions des gens, aux idées du grand public. Si vous parlez environnement avec un collègue de bureau, au bout de deux minutes il vous dira : « Est-ce que le saccage de la nature ne vient pas de la Bible, avec son ‘dominez la terre' ? » C'est une accusation très répandue. Elle vient d'intellectuels antichrétiens, qui l'ont infusée dans une partie du mouvement écologiste. Et elle est aggravée par des chrétiens, qui croient devoir être « anti-écologie » parce que certains écologistes sont anti-chrétiens, etc. Il faut sortir de ce cercle vicieux ! J'ai donc repris les textes de la Bible juive et chrétienne : la Genèse, le Deutéronome, les prophètes, les psaumes, le Cantique, les évangiles, les épîtres, l'Apocalypse, et j'ai étudié leur message sur l'homme et la nature. Il est frappant : Dieu crée l'homme pour le rendre jardinier, berger et « prêtre » du reste de la Création. Non pour qu'il la saccage. Et Paul nous dit que toute la Création - pas seulement l'homme - est appelée au salut en Jésus-Christ ! C'est une promesse inouïe et une responsabilité pour l'humanité ! L'esprit profond de l'écologie, c'est la Révélation judéo-chrétienne. Voilà le début de mon livre.

Zenit - Un autre préjugé tombe : celui des siècles « obscurs » du Moyen Age. On y voit plutôt le travail des moines. Qui sont les chantres de l'écologie au temps des cathédrales ?

P. de Plunkett - L'esprit « écologique » de la Bible irrigue le Moyen Age. Le monde des moines est celui des psaumes : au rythme du cosmos. Le monde architectural des cathédrales est une fabuleuse éclosion du végétal, du forestier. Le retable de l'Agneau mystique (van Eyck) est un hymne à la nature transfigurée. Les théologiens les plus rigoureux (Alain de Lille, Hugues de Saint-Victor, Hildegarde de Bingen) ont des accents incroyablement écologiques pour parler de la nature. Le symbole du jardin verdoie dans toute la pensée religieuse médiévale. Quant au mouvement franciscain du XIIIe siècle, il est étonnamment proche de l'écologie chrétienne d'aujourd'hui : solidarité de l'homme et du reste de la Création (« mon frère le soleil », « ma sœur l'eau »), et nouvelle évangélisation dans les villes en pleine révolution économique ! Le parallèle avec notre temps saute aux yeux. C'est pourquoi Jean-Paul II a nommé saint François patron des écologistes...


Zenit - Le progrès chanté par l'âge moderne est-il contre la « nature » ?

P. de Plunkett - « Progrès » est un mot ambigu. Les conquêtes de la science sont bonnes si l'on en fait bon usage ! Or on a vu apparaître aux XVIIe-XVIIIe siècles l'idée d'une « science-pouvoir » et d'une nature « machine », livrée à l'homme (« machine » lui aussi) pour qu'il l'exploite sans limites. Cette conception du progrès était celle des Lumières, et s'est imposée contre la vision chrétienne. Elle a été ensuite la vision du XIXe siècle et de la révolution industrielle, qui a transformé les travailleurs en esclaves et la nature en chantier. Au XXIe siècle, on voit le butoir de ce processus : la nature est tellement exploitée que ses ressources faiblissent et que ses équilibres se dérèglent. Certains veulent croire que le technologique va remplacer le naturel, mais c'est une utopie ; l'homme ne peut se passer de la biosphère dont il fait partie. Il doit donc changer de façon de vivre et de vision de la vie : le vrai progrès sera de ramener l'activité économique à une dimension humaine, de se libérer de la tyrannie du profit, de renoncer au mythe de la croissance productiviste indéfinie - condamnée de toute façon par l'épuisement du pétrole. Cette tyrannie et ce mythe sont par ailleurs contraires aux leçons de la Bible !


Zenit - A partir de quand peut-on parler d'écologie ?

P. de Plunkett - Il y a des précurseurs : le réchauffement climatique est prédit dès 1880 par l'abbé Stoppani (géologue de l'Académie royale des sciences de Milan) et en 1900 par Arrhenius (Suédois, prix Nobel de chimie). Mais l'écologie naît à la fin des années 1960, quand l'opinion prend conscience des effets du productivisme industriel sans frein. Vers 1970, on voit naître l'écologie « politique », qui veut amener les gouvernements à prendre en compte la responsabilité de l'homme envers la nature. C'est bien plus qu'un « souci de l'environnement » : il s'agit de réinventer le politique pour qu'il soit à la hauteur des défis de l'avenir.


Zenit - A la fin du XXe siècle, d'aucuns mettaient encore en doute le réchauffement climatique et différentes séquelles du bond en avant des techniques sur les continents et les océans. On en a fini avec ces doutes sur le diagnostic ?

P. de Plunkett - Une rumeur a circulé selon laquelle « la communauté scientifique était divisée au sujet du réchauffement ». C'est faux. Les climatologues sont seuls compétents jusqu'à nouvel ordre, et ils sont formels : le climat s'échauffe depuis le début du XXe siècle, et de façon exponentielle depuis les années 1980. Ceux qui le nient ne sont pas des climatologues ! Et la climatologie (science fiable, science du long terme) n'est pas aléatoire comme la météo...

Ce qui est faux également, c'est de dire que les climatologues « doutent du rôle de l'activité économique dans le réchauffement ». Sans ce rôle, l'accélération du réchauffement n'existerait pas. Elle correspond à la mondialisation du productivisme industriel ! Certes il y a des petits groupes qui militent pour nier tout cela ; mais, sans vouloir polémiquer, je signale que Newsweek et le Sénat américain, en 2007, ont identifié ces groupes comme appointés par des multinationales pétrolières. Si vous entendez dire que « les scientifiques sont divisés sur la question climatique », vous savez d'où cela vient.


Zenit - Même chez les catholiques, on s'est parfois montré frileux par peur de la politisation de l'écologie, ou de l'idéologie... Or vous parlez des « papes verts » ! On a tout dit sur Jean-Paul II, mais pas forcément cela ! Pourquoi ?

P. de Plunkett - Les catholiques sont divisés sur la question. Certains sont attentifs aux directives écologiques (fermes et argumentées) qui viennent de Rome et des évêques depuis vingt ans : souvenez-vous du flamboyant message de Jean-Paul II pour la Journée de la paix du 1er janvier 1990. Ou du discours de Benoît XVI aux jeunes, à Lorette, le 2 septembre 2007. Ou du document de l'épiscopat français en 2000. Mais d'autres catholiques font la sourde oreille... Paradoxalement, on les trouve parmi ceux qui se disent les plus «classiques » : mais c'est du libre service, ils prennent ce qui les arrange et n'écoutent pas le reste. Or il faut se laisser interpeller par le Magistère : et si son enseignement contredit nos petites opinions séculières (informées comment, d'ailleurs ?), n'hésitons pas à changer nos opinions. En témoigne - excusez-moi - ma propre évolution sur la question écologique... J'y étais peu sensible naguère. J'ai évolué à l'écoute de l'Eglise. Par exemple en découvrant la lettre du cardinal Ratzinger à la revue « L'Ecologiste », et l'article de cette même revue en 2005 : « Habemus papam ecologistum » ! Vous trouvez tout cela raconté dans mon livre.


Zenit - Des Bénédictins à Benoît XVI il y a une affinité, dans le domaine de l'écologie aussi. On ne l'attendait pas forcément sur ce terrain... Oubliait-on qu'il vient des montagnes bavaroises ?

P. de Plunkett - On oubliait aussi qu'il n'est pas nécessaire d'être un grand sportif comme Karol Wojtyla pour comprendre et aimer la nature. Elle est la Création. On ne peut pas être théologien sans aimer ce que Dieu crée. J'avais senti cette profonde affection de Josef Ratzinger envers le monde créé, lorsque j'avais eu l'honneur d'être reçu par lui et d'être son interlocuteur lors d'une de ses venues à Paris dans les années 1990. Je crois aussi, et comme vous le dites, que ce sens « cosmique » est plus spontané chez un Allemand que chez un Français : question de tropismes culturels...


Zenit - L'écologie est donc inséparable du social : en gros, de « l'humain » ?

P. de Plunkett - L'écologie « radicale » (« allant à la racine ») ne sépare pas les domaines. Le social et l'environnement sont liés au modèle économique, et l'ensemble définit la société humaine ; si l'on veut remédier aux nuisances envers l'homme et la nature, il faut modifier le modèle économique, comme Benoît XVI l'a demandé le 12 novembre 2006. Seul le politique peut y parvenir. Mais le politique dépend de la vision de la vie, de la philosophie sociale : et elles-mêmes appartiennent au monde de l'esprit, qui touche au spirituel ! Tout est lié. C'est pourquoi l'écologie fait partie de la doctrine sociale de l'Eglise, que tous les catholiques devraient étudier...


Zenit - Pour la Journée mondiale de l'environnement, ce 5 juin, MM. Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, et Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE, ont appelé à « réfléchir aux actions que chacun peut mettre en œuvre ». Y compris les catholiques ?

P. de Plunkett - Il y a deux milliards de chrétiens sur la planète, dont plus d'un milliard de catholiques. Si cette masse d'humanité se plaçait à l'avant-garde du nouvel art de vivre écologique, ce serait une révolution mondiale. Ouvrons nos fenêtres d'Européens sur le reste du monde ! Ce sera salubre, et pour nous, et pour lui. Les appels de l'Eglise à la solidarité de la planète chrétienne pour le bien commun de l'humanité sont exaltants, si on les écoute avec l'esprit clair et le cœur ouvert. C'est aussi pour les faire connaître du grand public que j'ai écrit ce livre. Ecrire est ma contribution professionnelle à cette mobilisation.


Patrice de Plunkett : L'écologie, de la Bible à nos jours - Pour en finir avec les idées reçues. (Editions de L'Oeuvre, 20 euros).


Par La rédaction - Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 5 juin 2008
Rarement a-t-on vu la classe politique française aussi unanime que dans la condamnation du jugement du tribunal de grande instance de Lille ayant annulé le mariage d'une femme ayant menti sur sa virginité. Et cette unanimité pleine de suffisance traduit une confusion mentale, une absence d'analyse grégaire véritablement effroyables.

Les faits -  Deux personnes veulent se marier. L'époux considère comme essentiel que sa femme soit vierge. Sa femme en est consciente et lui affirme l'être. Après le mariage, l'époux découvre qu'elle lui a menti. Sa femme l'admet. Il demande l'annulation d'un mariage souscrit sur une tromperie. L'épouse y consent.

Le droit et la raison - Le mariage, qui est un contrat, doit être souscrit librement et sans tromperie sur les éléments essentiels de l'engagement. L'article 180 du Code civil prévoit ainsi que "s'il y a erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage". Celui qui a été trompé sur une facette qu'il considère comme essentielle de la personnalité de son conjoint peut en tirer les conséquences qui s'imposent en droit : l'annulation du contrat, puisqu'est nul un contrat auquel on a souscrit avec un consentement vicié (il y a ainsi lieu d'annuler un mariage, si l'autre époux le demande, lorsque l'autre époux entretien une relation avec un tiers qu'il n'entend pas rompre - TGI Le Mans, 7 déc. 1981 ; lorsque l'époux ignorait que son conjoint était divorcé - Cass. 1ère civ., 2 déc. 1997 ;  lorsque l'époux a été condamné pénalement sans que son conjoint en soit informé, TGI Paris, 13 févr. 2001 ; lorsqu'un des époux est dans l'incapacité d'avoir des relations sexuelles normales, CA Paris, 26 Mars 1982 ; lorsque l'autre époux n'entend pas s'engager durablement, ni assumer les conséquences de son engagement, TGI Paris, 7 Mai 1996; etc.).

En bref, lorsque l'un des époux a été trompé par son conjoint sur une qualité essentielle de ce dernier. Comme pour tout contrat, lorsqu'on a été trompé sur un élément déterminant pour signer, on peut obtenir l'annulation du contrat. Et cet élément déterminant est heureusement subjectif et dépend de chaque personne, qui a le droit de voir respecter sa personnalité et les raisons de son engagement (pourvu qu'elles soient légales).

Dans l'affaire lilloise, le tribunal a simplement constaté que, pour l'époux, la virginité de son épouse était un élément déterminant de son consentement : il ne se serait pas marié s'il avait su qu'elle n'était pas vierge. On peut discuter l'opportunité de ce choix, mais il est légal qu'un individu veuille épouser une femme vierge. C'est son droit, en l'état de conviction ou de goût personnels qui ne regarde que lui et auquel son épouse a souscrit. Et il n'existe aucun texte prohibant la discrimination dans le choix d'un époux selon l'état de son hymen. Et la même condition peut être exigée par l'époux ou par l'épouse.

Le tribunal a donc tiré les conséquences légales de la constatation - admise par l'épouse - selon laquelle l'époux considérait cette condition comme déterminante de son engagement. Ayant constaté qu'il avait été trompé, il a annulé le jugement.

C'est une affaire privée, qui ne concerne que les époux, et qui a été légalement tranchée.

Le délire médiatique - Depuis, on assiste à un délire verbal de la classe politique, qui se laisse aller à une surenchère douteuse. Or, toutes les réactions, outre qu'elles sont excessives, sont totalement hors de propos : elles se placent sur le terrain de la liberté sexuelle des femmes et de l'égalité des sexes. M. Hervé Favre, journaliste de La Voix du Nord, explicite ainsi ce qui est le présupposé de tous les Indignés :
« Il faut dire que quarante ans après Mai 68 et sa révolution sexuelle, le jugement lillois nous fait faire un sacré bond en arrière avec ses relents de répudiation sur fond d'interdits religieux.» OR, CE N'EST PAS LE PROBLEME !

L'épouse n'a pas été condamnée, ni "sanctionnée" (comme dit Mme Aubry), ni jugée pour avoir eu des relations sexuelles avant le mariage. DE CELA ON N'A CURE ! Le tribunal a constaté qu'elle avait menti et trompé son conjoint pour l'amener à se marier. Or, puisqu'il faut exprimer les choses ainsi, mentir ce n'est pas bien ; tromper quelqu'un pour l'amener à contracter, ce n'est pas bien (toutes ces belles âmes auraient été choquées qu'un VRP vendent des encyclopédies à cette épouse en lui cachant leur coût réel, en raison de ce qu'elle aurait été trompée. Pourquoi en irait-il différemment pour l'engagement autrement plus déterminant qu'est le mariage ?).

L'épouse pouvait faire ce qu'elle voulait avant le mariage : mais elle ne peut en plus, en mentant, imposer le mariage à quelqu'un.

Les inquiétudes pour l'Etat de droit - Or, ces réactions horrifiées de la classe politique suscitent l'effroi. Car une décision rendue en droit par un tribunal est critiquée à tort et à travers, sans mesure ni argumentation sérieuse (puisque les arguments sont sans lien avec le problème), par des élus qui remettent en cause l'autorité d'une décision judiciaire, l'intégrité des juges, la valeur même de la loi, par des propos outranciers. Bien plus, on a forcé le parquet à faire appel d'un jugement qui était admis par la seule personne concernée, à savoir l'épouse ! Là n'est pas le moindre paradoxe de cette affaire délirante, qui ne fait qu'accentuer son caractère purement idéologique. Me Mauger, l'avocat de cette dernière, a confié à l'A.F.P. que sa cliente, qui risque fort de se retrouver mariée contre son gré,
se sentait « très, très mal » à la suite de cette polémique parce que l'annulation de son mariage lui avait apporté... « du soulagement ». « Je ne suis pas d'accord avec l'appel parce que j'ai ma vie à reconstruire », a-t-elle indiqué à son avocat. « Je n'ai pas à être victime du système politique. » Grâce aux ulcères de Mme Badinter et consorts, cette femme risque de se retrouver mariée de force...

Et tout cela pour quoi ? Pour des postures médiatiques... C'est inquiétant car tous les délires, avec toutes les conséquences sur le cours de la justice et même sur l'état du droit peuvent résulter d'une surenchère politicienne parfaitement artificielle.

Où sont les défenseurs patentés de l'indépendance de la justice ? Où sont les défenseurs officiels de l'indépendance du ministère public ? Où sont les écorchés vifs de la protection du plus faible, celui qui, dans un contrat, est victime d'un mensonge ? Où sont les pourfendeurs des menaces sur la vie privée ? Ils crient avec les loups, le plus fort possible de peur d'être en reste dans un débat où n'importe qui dit n'importe quoi sans avoir à rendre compte de la justesse de ses propos.

Tout ce débat est minable, car ceux qui braillent, dont on pourrait normalement attendre une certaine mesure, le font sans raison ni mesure.

Une personnalité sort malgré tout du lot. Mme Dati. Même si elle a fini par céder à la meute, elle a cependant eu le courage, face à une avalanche unanime de déraison agressive, d'appeler au respect des décisions de justice et au bon sens sur le bien fondé de la décision.

Que le mari ou l'épouse de tel moralisateur ait pu accepter de l'épouser malgré une vie sexuelle débridée, un casier judiciaire ou une morale douteuse, ne lui permet pas de dicter aux autres les critères selon lesquels ils doivent choisir la personne avec laquelle ils souhaitent fonder une famille. M. X de Lille a le droit de choisir qui il veut épouser, comme toute femme politique ou tout journaliste... Mais, il est vrai que M. X. n'est pas un paragon de la morale officielle et qu'il  peut
donc paraitre impudent à prétendre aux mêmes licences et libertés.

PS : il est d'ailleurs très symptomatique que, dans la foule des révoltés qui se scandalisent de cette annulation, ceux qui ont envisagé une alternative, prônent... le divorce. Est-il plus légitime d'annuler un mariage auquel une partie a consenti après avoir été trompée que de rompre un mariage pour la même raison, le mensonge de l'épouse ? On en doute. La seule différence est que l'épouse pourrait prétendre en cas de divorce à une prestation compensatoire, rémunération d'un mensonge. La fraude devient alors source d'enrichissement, ce qui, à n'en pas douter est parfaitement moral et conforme à l'ordre public républicain...

Par La rédaction - Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mercredi 4 juin 2008
A NE PAS RATER :


Conférence à la crypte de l'église Sainte Jeanne d'Arc, Place Elisabeth Brasseur à Versailles
Entrée libre
Renseignements au 06.24.64.12.33
V. aussi http://laffairevanneste.hautetfort.com
www.protection-enfance.fr

Par La rédaction - Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mercredi 4 juin 2008
L’euthanasie bientôt légalisée en France ?

Une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie circule parmi les parlementaires. Les députés et sénateurs subissent, depuis plusieurs semaines, de très lourdes pressions de la part du lobby de l’euthanasie. Des situations dramatiques sont montrées aux Français pour les convaincre que l’euthanasie est la seule solution humaine en fin de vie. Ces drames ont beau être manipulés, ils contribuent à intensifier la pression.

Une mission d'évaluation de la loi Léonetti sur la fin de vie a été lancée par le Président de la République à l’occasion de l’affaire Sébire. Aboutira-t-elle à la légalisation de l’euthanasie ?

La plupart des élus sont à l'heure actuelle  favorables au maintien de la loi « Leonetti » sur la fin de vie qui mérite d’être mieux appliquée. Cela nécessite un effort d’information et des moyens supplémentaires pour les soins palliatifs à l’hôpital comme à domicile.

Si nous ne faisons rien, les parlementaires ne recevront que des courriers réclamants l’euthanasie.

Il faut réagir vite et dire haut et fort  :
NON à l’acharnement thérapeutique, NON à l’euthanasie.

Il faut construire l’avenir de notre société et affirmer : OUI aux soins palliatifs !

Les soins palliatifs accueillent, soulagent et accompagnent des patients en phase avancée de leur maladie. Tout peut être fait pour assurer confort et dignité de la personne malade et pour lui assurer, ainsi qu’à sa famille, la meilleure qualité de vie possible.

Cette médecine palliative et de fin de vie est aujourd’hui fragilisée.

Il est urgent de réagir à la vague pro-euthanasie qui pourrait triompher à l’automne. Pour alerter les décideurs, l’Alliance pour les Droits de la Vie vient d’organiser le lundi 2 juin une opération de sensibilisation contre l’acharnement thérapeutique, contre l’euthanasie et pour les soins palliatifs devant une vingtaine d’hôpitaux français.

Une campagne de signature de plusieurs centaines de milliers de cartes est engagée dans toute la France. Soutenez la campagne de l’Alliance pour les Droits de la Vie pour interpeller les parlementaires : signez personnellement une carte “NON à l’acharnement thérapeutique, NON à l’euthanasie, OUI aux soins palliatifs” pour chacun des parlementaires de votre département.

Commandez dès maintenant gratuitement ces cartes sur www.adv.org Avec vous, envoyons 400 000 cartes postales à nos députés et sénateurs. Nous vous proposons d'envoyer une carte à chaque député et chaque sénateur de votre département, puisque les décisions pour les soins palliatifs se prennent au niveau départemental. Ces cartes peuvent avoir un rôle déterminant : nos parlementaires en ont besoin pour mesurer le degré de nos attentes et résister à la terrible pression qu’ils subissent de la part des promoteurs de l’euthanasie. Pour cela, chacun d’entre nous doit se mobiliser et mobiliser le plus largement possible son entourage.

Il s’agit d’un geste simple mais vital : signer et adresser des cartes à vos élus pour signifier votre soutien aux soins palliatifs et votre opposition à l’euthanasie.


C’est le moment d’agir.


Par La rédaction - Publié dans : Ethique médicale/euthanasie - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mercredi 4 juin 2008
On en apprend tout les jours - grâce à plusieurs de nos lecteurs que nous remercions vivement ! - sur cette mairie d'arrondissement qui a décidé de célébrer les PACS en mairie, brouillant ainsi un peu plus les repères entre PACS et mariage, dont les obligations et les implications sociales ne sont pas les mêmes, au plus grand bénéfice des lobbies qui luttent pour affaiblir la famille au profit de leurs intérêts particuliers.

On sait ainsi que le texte qui a été adopté - et dont les termes suffisent à démontrer l'influence idéologiques v.
ICI - l'a été à l'instigation des élus de gauche du conseil d'arrondissement... et qu'il a été voté après que Mme Kuster a déclaré y être favorable...

Ô électeurs UMP du 17e ! Mais non, mais non, vous n'avez pas été trompés... Mais l'analyse faite dans nos précédents articles apparait plus pertinente encore et la responsabilité de la majorité d'arrondissement claire.

A ce stade, on pourrait manifester deux voeux : d'une part, que l'UMP parisien réagisse officiellement. Et, d'autre part, que l'on puisse connaître les noms des élus ayant voté en faveur de cette délibération. Car, en démocratie, les élus doivent assumer publiquement leurs choix et sans pouvoir espérer se complaire longtemps dans le confort qu'apporte le caractère collégial de l'institution ou les intérêts politiciens bien compris d'un groupe politique... A suivre.


Par La rédaction - Publié dans : Politique - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mercredi 4 juin 2008

Le site Le Figaro.fr nous apprend qu'un tribunal correctionnel du sud-ouest de l'Algérie vient de condamner quatre Algériens convertis au christianisme à des peines allant de six à deux mois de prison avec sursis. Leur faute : la « pratique illégale d'un culte non musulman ».


Début mai, un groupe de six hommes avait été interpellé à Tiaret à la sortie du domicile d'un deux et accusés d'avoir participé à une messe dans ce lieu qui n'est pas prévu à cet effet, selon les forces de sécurité. En effet, en Algérie, le culte chrétien (catholique et protestant) est théoriquement autorisé, mais l'exercice de toutes les religions est strictement encadré, depuis la loi controversée de février 2006 réglementant le culte en Algérie, qui prévoit notamment que le lieu de culte et son servant doivent être agréés par le ministère des affaires religieuses, ce qui a conduit à la fermeture de dizaine d'églises (pour seulement quelques mosquées).


Les quatre condamnés ont reconnu s'être convertis au christianisme, mais nié devant le tribunal qu'ils participaient à une messe le jour de leur interpellation, le 9 mai.


Deux autres hommes appartenant au même groupe ont été relaxés, après avoir nié s'être convertis et affirmé qu'ils participaient simplement à un déjeuner. Leur avocate a annoncé son intention de faire appel du jugement en raison de la différence des peines infligés à ceux qui ont nié s'être convertis et les autres.

 

Sous couvert de « lutte contre les sectes », les procès anti-chrétien se multiplient dans l'Ouest algérien depuis le début de l'année. Comme les militants d'opposition de la dictature du parti unique, les néoconvertis sont contraints de vivre leur foi dans la clandestinité. C'en est une preuve supplémentaire.

Par La rédaction - Publié dans : L'Eglise qui souffre - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 3 juin 2008
1.- Qu’y a-t-il à l’ordinaire de plus important pour un homme, pour une femme, dans la vie sociale, que la décision à prendre pour se marier ? Evidemment, pour être entendue, cette question suppose que l’on s’adresse à des personnes susceptibles de l’entendre. On ne parle pas musique avec un pot de chambre, ni même, à dire vrai, avec un cornet à piston. Supposons donc que ce soit le cas, et que nous parlions à des lecteurs pour qui le mariage engage bien une vie, constitue un cadre nouveau d’épanouissement de leur personnalité, à deux, homme et femme, pour constituer une famille.

C’est de toute évidence un engagement sérieux, grave même. On ne choisit pas de poursuivre une telle aventure, « pour le meilleur et pour le pire », avec le premier dindon ou la première cocotte venus. Enfin, en principe. On réfléchit, on parle, on échange, on fait des projets, on s’évalue, on cherche à se connaître comme “personnes”, au mieux aussi on prie. Puis enfin on s’engage.

Le mariage est un engagement personnel, en principe raisonné, et libre. Une expression de la liberté, de la libre détermination de soi pour inscrire désormais sa vie dans un “nous”, avec ce que cela suppose d’accueil et de don. Il n’y a dès lors rien d’étonnant à ce que le mariage procède d’abord d’un choix. Un choix porté sur l’engagement, bien sûr, mais aussi un choix porté sur la personne même avec laquelle on entend s’engager, sur ce qu’elle est.


2.- De là vient que le droit, qui protège – en principe – l’institution même du mariage, en raison de sa dimension évidemment sociale, intervient directement pour protéger le consentement libre des époux, en indiquant que le mariage ne peut pas être contracté sans lui (art. 180 du code civil). Il s’agit donc de le protéger également. Contre la violence, bien sûr, afin que le papa corse, par exemple, ou l’employeur, cela s’est vu dans les deux cas, n’oblige pas le séducteur de sa fille à l’épouser. Contre la tromperie, beaucoup moins. Un vieil adage du droit français dit qu’en matière de mariage, « trompe qui peut ». Un Labiche en tirerait des généralités sur les mécanismes de l’institution. Mais il s’agit en fait, en l’occurrence, de ne pas entrer dans les logiques parfois tortueuses de la séduction et d’éviter surtout que l’on puisse obtenir l’annulation d’un mariage pour des fadaises, parce que, par exemple, Gaston a fait croire à Claudette, pour l’épouser, qu’il était le riche héritier d’un capitaine d’industrie alimentaire alors qu’il vend des merguez à la Porte de Bagnolet. Après tout, le droit, austère et sérieux, est là pour protéger l’institution. Pas la sottise.

En revanche, la loi admet, comme cause de nullité « l’erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne » (même texte). En 1981 encore (ô vieilles lunes…), le tribunal de grande instance du Mans avait admis qu’il en était ainsi d’un époux qui ignorait que l’autre entretenait encore une liaison (il y a de ces esprits étroits, je vous jure…). Celui de Paris, en 2001 encore, en jugeait de même à propos d’une charmante qui n’avait caché qu’un détail à l’élu de son cœur, savoir sa pratique du plus vieux métier du monde. On jugerait peut-être cela un peu intolérant aujourd’hui. Le même tribunal, en 1996, et non sans humour, en jugeait encore ainsi à propos d’un époux qui n’avait pas la volonté de se marier durablement… Au taux actuel des divorces, si cette décision avait fait jurisprudence, les avocats spécialisés en cette matière seraient sur la paille. Plus sérieusement, les tribunaux ont également jugé qu’il y avait une telle erreur lorsqu’un conjoint s’était trompé sur la nationalité de l’autre. Il est vrai que c’était en 1918. Aujourd’hui, ce serait sapiens discriminationem…


3.- Le débat, rare sur cette matière, en raison des commodités de plus en plus larges offertes par le divorce, a été rouvert récemment, et de quelle manière ! Le tribunal de grande instance de Lille a décidé de prononcer l’annulation du mariage des époux X, musulmans français. Motif : il y a eu erreur sur la personne, le mari croyant, sur les dires de sa femme, que celle-ci était « célibataire et chaste » au moment du mariage, et toute la famille étant elle-même convaincue de ce qu’elle n’avait eu aucune relation sexuelle avant le mariage, célébré comme il se doit. Se sentant déshonoré et jugeant dès lors ne plus pouvoir faire confiance à son épouse ni pouvoir fonder une famille sur ce mensonge, reconnu par son auteur, le mari a demandé et obtenu l’annulation.

De soi, il ne s’agit là que d’un épisode purement privé, réglé selon le droit par le juge, en vertu d’une décision définitive. Privé ? Voire ! C’est sans compter sur les Censeurs publics, pour lesquels morale publique et morale privée ne connaissent pas de frontière. « La mariée n’était pas vierge. Le mariage a été annulé. Et c’est arrivé près de chez vous », titrait dramatiquement, sans rire, le journal Libération.

Mme BADINTER en a attrapé un ulcère, enfin presque : « Je suis ulcérée par la décision du tribunal d'accepter de juger ça parce que la sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France, absolument libre ». On appréciera le « en France… », dans le contexte de notre affaire. Si privée et si libre que cela ne regarde pas le mari, naturellement, et n’a rien à voir avec le consentement au mariage. Avec un grand sens de la mesure, elle a ajouté : « Ca aboutit tout simplement à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l'hymen. Et par conséquent au lieu pour un tribunal de défendre les femmes, de défendre ces jeunes femmes, au contraire il accentue la pression sur elles ». Pour conclure enfin : « Et je vous dis franchement, je pense à cette malheureuse jeune fille, humiliée, publiquement humiliée, revenant dans sa famille, ce qu'elle a dû vivre a dû être épouvantable. J'ai honte (sic) que la justice française n'ait pas pris à cœur de défendre toutes ces jeunes filles ». M. X. n’a qu’à bien se tenir car pour un peu il risquerait d’être poursuivi !

« Considérer que la virginité est une qualité essentielle de la personne pour une femme et pas pour un homme, c’est le signal d’une régression très forte pour toutes les femmes d’aujourd’hui. On nous invente une belle jurisprudence », a aussi pesté Mme ROYAL. Où a-t-elle vu que le tribunal ait fait une telle distinction ? Où a-t-elle vu, ainsi que les autres indignés, que le tribunal ait avalisé de quelque manière la possibilité exclusive de l'homme de présenter une telle demande d'annulation et de la refuser à la femme, même s'il est assez évident que, dans le milieu concerné, l'exigence de virginité pour la femme n'existe pas pour le mari ? Il n'a rien jugé de tel, n'étant pas appelé à trancher un débat de société ou à porter une appréciation sur les coutumes d'un milieu musulman, mais dame ROYAL le fait pour lui, c’est plus “terrifiant” comme ça !

« Choqué en tant que citoyen » (sic) par cette décision, le ministre de l’Immigration, M. Brice HORTEFEUX s’est enflammé, estimant que la Cour de cassation devait impérativement être saisie ! « Je comprends qu’on puisse être choqué à notre époque que pour trouver un mari il faut faire la preuve de sa virginité ». Toujours beaucoup d’intelligence, y compris dans la grammaire ; et que ce « à notre époque » est décisif !

Même des catholiques bien-pensants font procès au tribunal d’avoir
« jugé selon la charia »  !

La secrétaire d'Etat au droit des femmes, Mme Valérie LETARD, dont nous découvrons l’indispensable existence, s'est dite « consternée de voir qu'aujourd'hui en France [rebelotte] certaines dispositions du code civil conduisent, par l'interprétation qui peut en être faite, à une régression du statut de la femme », une décision « d'autant plus choquante que le gouvernement multiplie les mesures en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes ».
 
M. Jacques MYARD, député UMP, généralement bien mieux inspiré, s’est indigné de cette décision « choquante (qui) avalise un intégrisme archaïque ». On pourrait continuer longuement cette liste de discours et de prises de position en tous genres, pour ce qui est devenu, en une traînée de poudre, une Affaire nationale. Il ne faut pas oublier Mme DATI, ministre de la Justice qui, elle, face à cette vague d’hystérie collective, a courageusement tenu bon en défendant la décision rendue... avant de changer d'avis et de demander au procureur général de Douai d'interjeter appel du jugement.



4.- Osons quelques remarques dissidentes. Contrairement aux habitudes convenues, les commentaires insistent ici lourdement pour faire observer que les personnes concernées sont des musulmans. Pire, il s’agit d’un homme musulman. Un homme, c’est forcément la quintessence d’un fanatique. En général, ce n’est pas très politiquement correct de relever tout ça. C’est même franchement mal vu, y compris lorsqu’il s’agit de critiquer le fait que certains musulmans cherchent à imposer leurs habitudes alimentaires dans des collectivités, des soupes populaires, ou d’autres pratiques qui sont les leurs dans des lieux publics, piscines, ou autres. Mais ici on y va franco, au point de dire ou de suggérer que les magistrats auraient appliqué la charia. Pourquoi, dans le fond ? Parce que c’est ici la sacro-sainte liberté des mœurs, souveraine conquête de la soixante-huitardise qui est mise en cause, et que devant cette Haute et Sainte Cause, la liberté religieuse, le respect des convictions, des “différences”, la Tolérance et tout le tintouin que l’on nous sert à satiété pour notre ordinaire démocratique, franchement, on n’en a rien à battre ! C’est le « statut de la femme » qui est ici menacé, cette Image moderne de la Femme libérée que l’on voit partout étalée, tellement valorisée, tellement valorisante… C’est en réalité d’un conflit de valeurs dont il est débattu, pas d’une question de droit, et là l’idéologie doit avoir le dernier mot.

Le raccourci est ainsi fait : chasteté, islam, donc fanatisme ! L’islam tombe ici fort bien, parce qu’il permet de faire le lien entre l’estime de la chasteté et le fanatisme. Ah si ce Monsieur X. qui a agi en justice, pouvait nous rendre l'insigne service d’avoir une grande barbe, un chapelet de 12,7 autour du cou, un couteau entre les dents, et plein de visas afghans sur son passeport !

La réalité est plus ordinaire : un homme, pour fonder un foyer, entendait épouser une femme qui fût vierge. Et alors ? Il était en cela inspiré par son éducation, sa morale, sa religion. Et alors ? Mme MORANOa eu l’intelligence de rappeler que « ce qui a été jugé par le TGI de Lille ne porte pas sur la virginité ou non mais sur le vice du consentement du conjoint », qui « porte sur le mensonge, la dissimulation et donc sur la qualité essentielle de la personne ». Elle a surtout relevé « qu’il ne faut pas qu'il y ait un mélange avec les religions (…). Là on dit (que) c'est une famille musulmane, mais je connais aussi beaucoup de familles catholiques pratiquantes où cet élément reste quelque chose, pour l'un et pour l'autre d'ailleurs, l'homme et la femme, une qualité essentielle, un atout ». Rappelons en passant cette magnifique définition de la chasteté que donne le Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique : « La chasteté est l’intégration réussie de la sexualité dans la personne. La sexualité devient vraiment humaine quand elle est intégrée de manière juste dans la relation de personne à personne. La chasteté est une vertu morale, un don de Dieu, une grâce, un fruit de l’Esprit » (n° 488).

Oui, Messieurs et Mesdames les Censeurs de tous bords. Au risque de conter avec vous musique que vous ne pouvez entendre, la virginité peut à bon droit être considérée comme une qualité essentielle d’une union, une très belle et très noble qualité, même si cela vous échappe, et pour les deux conjoints comme il est ici justement relevé. C'est uniquement là-dessus qu'a porté le débat soumis au juge. A lui d’apprécier si, dans une circonstance déterminée, la virginité a été pour l’un d’eux un élément déterminant de son engagement, et s’il y a eu mensonge sur ce point, parce que la société lui confie le soin, lorsqu’il en est sollicité, de vérifier la liberté des consentements. Qui sont donc Mme BADINTER, Mme ROYAL, MM. DEVEDJIAN et HORTEFEUX et tant d’autres pour s’ériger en juges de ce qu’une personne croit essentiel dans le choix de l’épouse ou de l’époux qui doit accompagner sa vie ? Qui leur a donné mandat de censure sur les magistrats qui ont décidé, en l’espèce, par application souveraine du droit français, que le consentement de M. X avait été vicié sur un élément déterminant de son engagement ?

Le tribunal de grande instance de Lille était parfaitement en son rôle en se prononçant comme il l’a fait, selon le droit. Il aurait pu également en décider ainsi pour un couple catholique, ou pour un couple juif. On nous objectera que Mme X a menti à son mari de crainte que le mariage n’ait pas lieu, sous la pression morale qu’elle aurait subie. Mais cette objection est inopérante, car elle ne sort pas de la problématique du consentement, et ne fait que mettre en lumière cette possible réalité : que son propre consentement ait été lui-même vicié. C’est pourquoi, en toute hypothèse, Mme DATI a pu dire que le jugement rendu « était aussi un moyen de protéger (cette) personne », laquelle, rappelons-le, n'a pas fait appel de la décision rendue.
Par La rédaction - Publié dans : Famille,mariage,enfants - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Lundi 2 juin 2008
Voici le texte que la CFTC a adressé aux 570 députés :

« Monsieur le Député,

Vous allez prochainement avoir à vous prononcer sur le travail du dimanche.

Ce que la CFTC et beaucoup d'autres défendent avec le repos dominical, ce n'est pas un simple et nécessaire temps de repos, c'est une civilisation au sens premier du terme, c'est-à-dire faire passer une collectivité à un état social plus évolué, plus humain.

Déjà au XVIIe siècle, certains beaux esprits prônaient le travail sept jours sur sept afin, disaient-ils, «d'enrichir la société». Aujourd'hui, on voudrait nous faire croire que la France irait mieux si l'on pouvait pousser le Caddie tous les jours.

En 1906, la chambre laïque de la séparation de l'Église et de l'État fixa dans la loi le principe du repos dominical. Principe non figé, puisque, en un peu plus d'un siècle, nombre d'exceptions de bon sens sont venues confirmer la règle.

Aujourd'hui, l'enjeu c'est l'ouverture des grandes surfaces le dimanche, les partisans de la déréglementation s'appuyant principalement sur l'idée de liberté et du fait accompli. Or, il n'y a pas de véritable liberté sans la diversité et la généralisation de l'ouverture des grandes surfaces le dimanche, c'est la destruction du commerce de proximité, les grandes surfaces «cannibalisant» les parts de marché.

Adieu les marchés traditionnels du dimanche matin quand la grande distribution pourra ouvrir le jour du Seigneur. Adieu aussi la diversité des sources d'approvisionnement; l'exemple de l'édition devrait nous alerter: au fur et à mesure que disparaissent nos libraires de quartier, les maisons d'édition indépendantes s'éteignent. L'artisan ou le petit commerçant peuvent-ils ouvrir sans interruption, sept jours sur sept? N'ont-ils pas droit, eux aussi, à une vie de famille, à une vraie vie sociale? Comment peuvent-ils résister à la formidable pression marketing des grandes surfaces? Comme cette publicité diffusée en décembre, dans le Val-d'Oise, promettant moins 50% sur les jouets achetés le dimanche et uniquement le dimanche dans les magasins Leclerc.

Qu'en sera-t-il de la libre concurrence, quand il n'y aura plus de concurrence? Faudra-t-il un nouvel impôt pour payer les minibus qui devront amener les personnes âgées faire leurs emplettes dans les centres commerciaux, quand nos centres-villes, nos bourgs et nos villages seront complètement désertifiés ? Socialement, comme le déclarait Renaud Dutreil quand il était ministre des PME, l'ouverture des commerces le dimanche entraînerait «la destruction de centaines de milliers d'emplois», destruction non compensée par des créations de postes dans la grande distribution.

Quant à la liberté de choix du salarié, elle est imaginaire. Le demandeur d'emploi a-t-il le choix si on lui propose un contrat de travail avec une clause stipulant, qu'à la demande, il devra travailler le dimanche? Le salarié du commerce a-t-il le choix quand il sait que son refus aura pour conséquence de mettre en péril son emploi ou de se retrouver le plus mal placé pour la prise de congés et les augmentations de salaire?

Le gros des troupes de la grande distribution est constitué de mères de famille, employées à temps partiel (salaire net moyen mensuel: 750 €). Dans ces conditions, a-t-on la liberté de dire oui ou non pour travailler le dimanche ? Il est à noter que ceux qui ont légalement le droit de travailler le dimanche, et les moyens financiers d’exercer ce droit, font très largement le choix du repos dominical. Combien de cabinets médicaux sont ouverts le septième jour?

Enfin, le fait que de grandes enseignes ouvrent illégalement depuis des années démontrerait que cela est «une évolution sociétale inéluctable». Mais c'est la volonté, le courage ou la lâcheté des hommes qui fait la société et non un hypothétique sens de l'histoire. Quant à cette légitimation de la violation de la loi, elle est moralement irrecevable. Le grand groupe qui ne respecte pas la règle républicaine au prétexte que cela permet de faire du chiffre n'est pas plus justifiable que le pickpocket qui, lui, vole aussi pour faire du chiffre.

Les sondages indiquent qu'un grand nombre de nos concitoyens serait favorable à l'ouverture des commerces le dimanche. Mais, outre que personne ne s'oppose à l'achat du croissant le dimanche matin avant de faire son marché, la vraie question est: voulez-vous personnellement travailler le dimanche? Et là, une écrasante majorité répond non! Doit-on souhaiter aux autres ce que l'on ne désire pas pour soi-même?

L'équilibre entre bien commun et pulsion individuelle mérite que l'on refrène des mécanismes économiques aveugles ou des désirs de consommation immédiats, pour laisser s'épanouir la vie familiale, les liens sociaux et la vie spirituelle. Le respect du repos dominical permet de briser l'enchaînement qui réduit l'homme à sa dimension matérielle.

Monsieur le Député, nous comptons sur vous pour préserver cette liberté essentielle et vous prions de recevoir nos sentiments les meilleurs. »
 
Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint CFTC
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Lundi 2 juin 2008
Face aux nombreuses réactions suscitées par notre précédent article sur la nouvelle maire du 17e arrondissement (ICI), nous avons pu nous procurer le texte de la délibération qu'elle a fait voter en conseil d'arrondissement. Les termes de la délibération suffisent à démontrer l'objectif poursuivi et les options idéologiques de la mairie, bien éloignées tant de la ligne affichée par l'UMP, dont la majorité municipale est pourtant issue, que des électeurs de l'arrondissement, comme les échos qui nous parviennent le démontrent.

Voici le texte de ce qui est qualifié pudiquement de "voeux" - l'idée étant qu'un voeu, même aussi manifestement illégal que celui-ci, n'est pas en principe une décision faisant grief et ne peut donc a priori pas être déféré au juge administratif : partant, la sanction doit être politique.


"Considérant que la loi n° 99-944 du 15 novembre 1999 a instauré un Pacte Civil de Solidarité ;

Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article 515-1 du Code civil, "un pacte civil de solidarité est un contrat conclu par deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe pour organiser leur vie commune" ;

Considérant que le PACS a été institué pour répondre à une demande sociale légitime permettant à tous les couples de formaliser leur union ;

Considérant que la célébration du PACS en mairie correspond à une attente de nombreux couples et famille du 17e arrondissement ;

Considérant que le PACS est actuellement enregistré par le greffe du tribunal d'instance ;

Le conseil d'arrondissement émet le voeu que des célébrations de PACS puissent être organisées en mairie, en présence des élus qui le souhaitent, quand les conditions humaines et matérielles, imposées par l'organisation interne des mairies d'arrondissement, sont réunies.
"

C'est du Noël Mamère dans le texte ! Rappelons que c'est à dessein que le législateur, par delà les clivages politiques, a fait en sorte que le PACS, contrat d'intendance, ne soit pas traité comme le mariage et n'en suive pas les formes, pour n'en avoir
pas la fonction, afin d'éviter qu'il ne devienne ainsi un  mariage bis a minima.

On ne reviendra pas sur le hold up électoral que constitue l'élection de Mme Kuster aux fonctions de Maire de l'arrondissement. Mais en faisant formuler un tel "voeu", sans mandat, ni électoral, ni politique, et en manifestant ouvertement l'intention de méconnaitre tant la lettre que l'esprit de la loi - expression démocratique de la souveraineté nationale - Mme Kuster démontre son peu de respect, non seulement pour ses électeurs, mais aussi pour la démocratie, qu'elle sacrifie aux exigences d'une idéologie dont les électeurs auraient aimé être avertis avant !

Et les réactions des électeurs de l'arrondissement qui nous sont parvenues démontrent à cet égard clairement qu'ils ont vraiment l'impression de s'être fait duper ! Il serait peut-être temps de commencer à se mobiliser en manifestant votre mécontentement par écrit ou par téléphone à la mairie et à l'UMP du 17e arrondissement. Car c'est la crédibilité même de cette formation politique qui est atteinte, à un moment où ce crédit s'effondre dans l'opinion...

Par La rédaction - Publié dans : Politique - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Lundi 2 juin 2008


PRESENTATION



"La dévotion au Coeur de Jésus est la synthèse de toute la religion catholique", affirmait le Pape Pie XII. Tout nous vient du Coeur de Jésus : l'Eglise, le Pardon, l'Eucharistie et la Vierge Marie.

Jésus, debout dans le Temple, s'écria : "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, celui qui croit en moi", selon le mot de l'Ecriture : "De son sein couleront des fleuves d'eau vive". (Jean 7, 37-39)

Le Coeur de Jésus a été ouvert sur la croix par la lance du soldat et depuis ce temps, il en sort des fleuves d'amour, de tendresse et de miséricorde. Jésus, en montrant son Coeur à sainte Marguerite-Marie, a fait des promesses à ceux qui auront une dévotion envers son Coeur, c'est-à-dire à "ceux qui regarderont vers Celui qu'ils ont transpercé". Retenons celle-ci : "Les âmes tièdes deviendront ferventes et les ferventes progresseront rapidement dans la sainteté".

"Par son sacrifice unique, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté". (Hébreux 10, 14)

Le Coeur de Jésus est fournaise ardente, et Il nous invite à nous en approcher pour être remplis de son Amour.

Le Pape Jean XXIII, dans son "Journal de l'Ame", livre le secret de la fécondité de sa vie : "Aujourd'hui, tout ce qui concerne le Sacré-Coeur de Jésus m'est devenu familier et très cher ; ma vie semble destinée à se dépenser sous la lumière qui émane du tabernacle et c'est au Coeur de Jésus que je dois recourir pour trouver la solution de tous mes troubles. J'ai la conviction que je serais prêt à verser mon sang pour la cause du Sacré-Coeur. Je veux que la dévotion au Sacré-Coeur, enracinée dans le sacrement d'Amour, soit la mesure de tout mon progrès spirituel".






DISCOURS DU PAPE JEAN PAUL II AU MONASTÈRE DE LA VISITATION
Paray le Monial (France), 5 octobre 1986

“Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son Amour”.

Avec émotion, je voudrais rendre grâce pour ce message reçu et transmis ici par sainte Marguerite-Marie Alacoque. Auprès de son tombeau, je lui demande d’aider sans cesse les hommes à découvrir l’amour du Sauveur et à s’en laisser pénétrer.

Rendons grâce pour le rayonnement de ce Monastère, nous souvenant de ce que disait déjà saint François de Sales des Filles de la Visitation: “Elles auront le Cœur de Jésus, leur époux crucifié, pour demeure et séjour en ce monde...” Je sais que toute une pléiade de moniale ont été ici des âmes données au Cœur de Jésus.

Rendons grâce pour l’expérience mystique de sainte Marguerite Marie. Il lui a été donné, avec un éclat particulier mais dans une existence cachée, de connaître la puissance et la beauté de l’amour du Christ. Dans l’adoration eucharistique, elle a contemplé le Cœur transpercé pour le salut du monde, blessé par le péché des hommes, mais aussi “source vive” comme en témoigne la lumière qui rayonne des plaies de son corps ressuscité.

Rendons grâce pour l’intimité de l’humble religieuse avec le Sauveur. La souffrance, qui l’a atteinte sous bien des formes, elle l’a généreusement offerte en union avec la Passion du Christ, en réparation pour le péché du monde. Elle s’est reconnue à la fois témoin du salut opéré par le Fils de Dieu, et appelée à s’associer par l’offrande d’elle-même à l’œuvre de sa miséricorde.

Rendons grâce pour la rencontre privilégiée de la sainte religieuse avec le Bienheureux Claude La Colombière. Le soutien de ce fidèle disciple de saint Ignace a permis à Marguerite-Marie de surmonter ses doutes et de discerner l’authentique inspiration de son extraordinaire expérience. Leurs échanges sont un modèle d’équilibre dans le conseil spirituel. Le Père La Colombière, dans de grandes épreuves, a lui-même reçu les avis éclairés de celle qu’il conseillait.

Rendons grâce pour le vaste développement de l’adoration et de la communion eucharistiques qui ont pris d’ici un nouvel essor, grâce au culte du Sacré-Cœur favorisé notamment par la Visitation et les Pères jésuites, approuvé ensuite par les Papes. La dévotion particulière des premiers vendredis du mois a porté beaucoup de fruits, à la suite des messages pressants reçus par Marguerite-Marie. Et je ne puis oublier que les évêques de Pologne avaient obtenu de Clément XIII l’office et la messe du Sacré-Cœur près d’un siècle (1765) avant que la fête soit étendue à l’Eglise universelle (1856).

Rendons grâce pour tant d’initiatives pastorales et de fondations religieuses qui ont trouvé ici une source d’inspiration décisive.

Avec vous qui m’accueillez dans cette Chapelle des Apparitions, les Sœurs de la Visitation unies aux autres religieuses contemplatives du diocèse, avec Monseigneur Gaidon et les chapelains des sanctuaires, invoquons pour toute l’humanité, consacrée au Sacré-Cœur par mon prédécesseur Léon XIII; la grâce inépuisable de l’amour rédempteur qui découle du Cœur de Jésus.



MESSAGE DU PAPE JEAN PAUL II A MGR LOUIS-MARIE BILLÉ
(4 juin 1999)

À MONSEIGNEUR LOUIS-MARIE BILLÉ, ARCHEVÊQUE DE LYON, PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

Au moment où de nombreux pèlerins s’apprêtent à célébrer solennellement à Paray-le-Monial la fête du Sacré-Cœur et à faire mémoire de la consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus, faite par le Pape Léon XIII il y a cent ans, je suis heureux, à travers vous, de leur adresser mes cordiales salutations et de m’unir par la prière à leur démarche spirituelle, ainsi qu’à celle de toutes les personnes qui font en ce jour un acte d’offrande au Sacré-Coeur.

A la suite de saint Jean Eudes, qui nous a appris à contempler Jésus lui-même, le cœur des coeurs, dans le cœur de Marie et à les faire aimer tous les deux, le culte rendu au Sacré-Cœur s’est répandu, notamment grâce à sainte Marguerite-Marie, religieuse de la Visitation à Paray-le-Monial. Le 11 Juin 1899, invitant tous les évêques à s’associer à sa démarche, Léon XII demandait au Seigneur d’être le Roi de tous les fidèles, ainsi que des hommes qui l’ont abandonné ou de ceux qui ne le connaissent pas, le suppliant de les amener à la Vérité et de les conduire vers Celui qui est la Vie. Dans l’Encyclique Annum sacrum, il avait exprimé sa compassion pour les hommes qui sont loin de Dieu et son désir de les confier au Christ Rédempteur.

L’Église ne cesse de contempler l’amour de Dieu, manifesté de manière sublime et particulière sur le Calvaire, lors de la passion du Christ, sacrifice qui est rendu sacramentellement présent à chaque Eucharistie. Du cœur très aimant de Jésus procèdent tous les sacrements, mais surtout le plus grand de tous, le sacrement d’amour, par lequel Jésus voulut être le compagnon de notre vie, la nourriture de nos âmes, sacrifice d’une valeur infinie " (Saint Alphonse de Liguori, Méditation II sur le cœur aimant de Jésus à l’occasion de la neuvaine en préparation de la fête du Sacré-Cœur). Le Christ est un foyer brûlant d’amour qui appelle et qui apaise: "Venez à moi […] car je suis doux et humble de cœur" (Mathieu 11, 28-29).

Le cœur du Verbe incarné est le signe de l’amour par excellence; aussi ai-je personnellement souligné l’importance pour les fidèles de pénétrer le mystère de ce cœur débordant d’amour pour les hommes, qui contient un message d’une extraordinaire actualité (cf. Encyclique Redemptor hominis, 8). Comme l’écrivait saint Claude La Colombière: "Voici le Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et à se consumer afin de témoigner son amour" (Écrits spirituels, 9).

À l’approche du troisième millénaire, "l’amour du Christ nous presse" (2 Corinthiens 5, 14), pour que nous fassions connaître et aimer le Sauveur, qui a versé son sang pour les hommes. "Pour eux, je me consacre moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, consacrés dans la vérité" (Jean 17, 19). J’encourage donc vivement les fidèles à adorer le Christ, présent dans le Saint Sacrement de l’autel, le laissant guérir nos consciences, nous purifier, nous illuminer et nous unifier. Dans la rencontre avec Lui, les chrétiens puiseront la force pour leur vie spirituelle et pour leur mission dans le monde. En effet, dans le cœur à cœur avec le divin Maître, découvrant l’amour infini du Père, ils seront de vrais adorateurs en esprit et en vérité. Leur foi en sera ravivée; ils entreront dans le mystère de Dieu et seront profondément transformés par le Christ. Dans les épreuves et dans les joies, ils conformeront leur vie au mystère de la Croix et de la Résurrection du Sauveur (cf. Concile oecuménique Vatican II, Gaudium et spes, 10). Ils deviendront chaque jour davantage des fils dans le Fils. Alors, par eux, l’amour se répandra dans le cœur des hommes, pour que se construise le Corps du Christ qui est l’Église et que s’édifie aussi une société de justice, de paix et de fraternité. Ils seront des intercesseurs de l’humanité tout entière, car toute âme qui s’élève vers Dieu élève aussi le monde et contribue mystérieusement au salut gratuitement offert par notre Père des cieux.

J’invite donc tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Cœur de Jésus, en l’adaptant à notre temps, pour qu’ils ne cessent d’accueillir ses insondables richesses, qu’ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints (cL Litanies du Sacré-Cœur). Il convient aussi de transmettre aux générations futures le désir de rencontrer le Seigneur, de fixer leur regard sur Lui, pour répondre à l’appel à la sainteté et pour découvrir leur mission spécifique dans l’Église et dans le monde, réalisant ainsi leur vocation baptismale (cf. Concile oecuménique Vatican Il, Lumen gentium, 10). En effet, la "charité divine, don très précieux du Cœur du Christ et de son Esprit", se communique aux hommes, pour qu’ils soient, à leur tour, des témoins de l’amour de Dieu (Pie XII, Encycl. Haurietis aquas, III).

Invoquant l’intercession de la Vierge Marie, Mère du Christ et de l’Église, à laquelle j’ai consacré les hommes et les nations le 13 mai 1982, je vous accorde bien volontiers la Bénédiction apostolique, ainsi qu’à tous les fidèles qui, à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur, se rendront en pèlerinage à Paray-le-Monial ou qui participeront avec dévotion à une célébration liturgique ou à un autre moment de prière au Sacré-Cœur.
Jean Paul II, du Vatican, le 4 juin 1999.





LETTRE DU PAPE BENOIT XVI

POUR LES 50 ANS DE “HAURIETIS AQUAS" DU PAPE PIE XII


Au Révérend Père Peter-Hans KOLVENBACH, S.J.
Préposé général de la Compagnie de Jésus

Les paroles du prophète Isaïe - "Dans l'allégresse, vous puiserez de l'eau aux sources du salut" (Is 12, 3) - qui ouvrent l'Encyclique par laquelle Pie XII rappelait le premier centenaire de l'extension à toute l'Eglise de la Fête du Sacré-Coeur de Jésus, n'ont aujourd'hui, 50 ans plus tard, rien perdu de leur signification. En promouvant le culte du Sacré-Coeur de Jésus, l'Encyclique Haurietis aquas exhortait les croyants à s'ouvrir au mystère de Dieu et de son amour, en se laissant transformer par celui-ci. Cinquante ans plus tard, cela demeure un devoir toujours actuel pour les chrétiens que de continuer à approfondir leur relation avec le Coeur de Jésus de manière à raviver en eux-mêmes la foi en l'amour salvifique de Dieu, en l'accueillant toujours mieux dans leur propre vie.

Le côté transpercé du Rédempteur est la source à laquelle nous renvoie l'Encyclique Haurietis aquas: c'est à cette source que nous devons puiser pour atteindre la véritable connaissance de Jésus Christ et pour faire plus pleinement l'expérience de son amour. Nous pourrons ainsi mieux comprendre ce que signifie connaître en Jésus Christ l'amour de Dieu, en faire l'expérience en fixant notre regard sur Lui, jusqu'à vivre pleinement de l'expérience de son amour, pour pouvoir ensuite en témoigner aux autres. En effet, pour reprendre une expression de mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, "auprès du Coeur du Christ, le coeur de l'homme apprend à connaître le sens véritable et unique de sa vie et de son destin, à comprendre la valeur d'une vie authentiquement chrétienne, à se garder de certaines perversions du coeur humain, à joindre l'amour filial envers Dieu à l'amour du prochain. Ainsi - et c'est la véritable réparation demandée par le coeur du Sauveur - sur les ruines accumulées par la haine et la violence, pourra être bâtie la civilisation du coeur du Christ" (Insegnamenti, vol. IX/2, 1986, p. 84).

Connaître l'amour de Dieu en Jésus Christ

Dans l'Encyclique Deus caritas est, j'ai cité l'affirmation de la première Epître de saint Jean: "Nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est parmi nous", pour souligner qu'à l'origine de l'existence chrétienne, il y a la rencontre avec une Personne (cf. n. 1). Puisque Dieu s'est manifesté de la manière la plus profonde à travers l'incarnation de son Fils, en se rendant "visible" en Lui, c'est dans la relation avec le Christ que nous pouvons reconnaître qui est véritablement Dieu (cf. Enc. Haurietis aquas, nn. 29-41; Enc. Deus caritas est, nn. 12-15). Plus encore, puisque l'amour de Dieu a trouvé son expression la plus profonde dans le don que le Christ a fait de sa vie pour nous sur la Croix, c'est avant tout en regardant ses souffrances et sa mort que nous pouvons reconnaître de façon toujours plus claire l'amour sans limites que Dieu a pour nous: "Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais ait la vie éternelle" (Jn 3, 16).

Par ailleurs, ce mystère de l'amour de Dieu pour nous ne constitue pas seulement le contenu du culte et de la dévotion au Coeur de Jésus: il est, de la même manière, le contenu de toute véritable spiritualité et dévotion chrétienne. Il est donc important de souligner que le fondement de cette dévotion est ancien comme le christianisme lui-même. En effet, être chrétien n'est possible qu'en tenant le regard tourné vers la Croix de notre Rédempteur, vers "celui qu'ils ont transpercé" (Jn 19, 37; cf. Za 12, 10). C'est à juste titre que l'Encyclique Haurietis aquas rappelle que la blessure au côté et celles laissées par les clous ont été pour d'innombrables âmes les signes d'un amour qui a façonné leur vie de manière toujours plus incisive (cf. n. 52). Reconnaître l'amour de Dieu dans le Crucifié est devenu pour eux une expérience intérieure qui leur a fait confesser, avec Thomas: "Mon Seigneur et mon Dieu!" (Jn 20, 28), en leur permettant d'atteindre une foi plus profonde dans l'accueil sans réserve de l'amour de Dieu (cf. Enc. Haurietis aquas, n. 49).

Faire l'expérience de l'amour de Dieu en tournant le regard vers le Coeur de Jésus Christ

La signification la plus profonde de ce culte à l'amour de Dieu se manifeste seulement lorsque l'on considère plus attentivement sa contribution non seulement à la connaissance, mais également et surtout à l'expérience personnelle de cet amour dans un dévouement empli de confiance à son service (cf. Enc. Haurietis aquas, n. 62). Bien sûr, expérience et connaissance ne peuvent être séparées l'une de l'autre : l'une fait référence à l'autre. Il faut par ailleurs souligner qu'une véritable connaissance de l'amour de Dieu n'est possible que dans le cadre d'une attitude de prière humble et de disponibilité généreuse. A partir d'une telle attitude intérieure, le regard posé sur le côté transpercé par la lance se transforme en adoration silencieuse. Le regard sur le côté transpercé du Seigneur, d'où coulent "du sang et de l'eau" (cf. Jn 19, 34), nous aide à reconnaître la multitude des dons de grâce qui en proviennent (cf. Enc Haurietis aquas, nn. 34-41) et nous ouvre à toutes les autres formes de dévotion chrétienne qui sont comprises dans le culte au Coeur de Jésus.
 
La foi entendue comme fruit de l'amour de Dieu dont on a fait l'expérience, est une grâce, un don de Dieu. Mais l'homme ne pourra faire l'expérience de la foi comme d'une grâce que dans la mesure où il l'accepte en lui-même comme un don, à partir duquel il cherche à vivre. Le culte de l'amour de Dieu, auquel l'Encyclique Haurietis aquas invitait les fidèles (cf. ibid. n. 72), doit nous aider à nous rappeler sans cesse qu'il a pris sur lui cette souffrance volontairement "pour nous", "pour moi". Lorsque nous pratiquons ce culte, non seulement nous reconnaissons avec gratitude l'amour de Dieu, mais nous continuons à nous ouvrir à cet amour, afin que notre vie soit toujours davantage modelée par celui-ci. Dieu, qui a déversé son amour "dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous fut donné" (cf. Rm 5, 5), nous invite inlassablement à accueillir son amour. L'invitation à nous donner entièrement à l'amour salvifique du Christ et à se vouer à celui-ci (cf. ibid., n. 4) a donc comme premier objectif la relation avec Dieu. Voilà pourquoi ce culte, totalement voué à l'amour de Dieu qui se sacrifie pour nous, est d'une importance véritablement indispensable pour notre foi et pour notre vie dans l'amour.

Vivre et témoigner de l'amour dont on fait l'expérience

Qui accepte l'amour de Dieu intérieurement, est façonné par lui. L'amour de Dieu dont l'homme fait l'expérience est vécu par lui comme un "appel" auquel il doit répondre. Le regard tourné vers le Seigneur, qui "a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies" (Mt 8, 17), nous aide à devenir plus attentifs à la souffrance et aux besoins des autres. La contemplation pleine d'adoration du côté transpercé par la lance nous rend sensibles à la volonté salvifique de Dieu. Elle nous rend capables de nous en remettre à son amour salvifique et miséricordieux et, dans le même temps, elle nous renforce dans le désir de participer à son oeuvre de salut en devenant ses instruments. Les dons reçus du côté ouvert, duquel coulent "sang et eau" (cf. Jn 19, 34), font en sorte que notre vie devienne également pour les autres une source d'où proviennent "des fleuves d'eau vive" (cf. Jn 7, 38) (cf. Enc. Deus caritas est, n. 7). L'expérience de l'amour puisée au culte du côté transpercé du Rédempteur nous protège du risque du repli sur nous-mêmes et nous rend plus disponible à une vie pour les autres. "A ceci nous avons connu l'amour: celui-là a donné sa vie pour nous. Et nous devons nous aussi donner nos vies pour nos frères" (1 Jn 3, 16) (cf. Enc. Haurietis aquas, n. 38).

La réponse au commandement de l'amour n'est rendue possible que par l'expérience que cet amour nous a déjà d'abord été donné par Dieu (cf. Enc. Deus caritas est, n. 14). Le culte de l'amour qui se rend visible dans le mystère de la Croix, présenté à nouveau lors de chaque Célébration eucharistique, constitue donc le fondement sur lequel nous pouvons devenir des personnes capables d'aimer et de nous donner (cf. Enc. Haurietis aquas, n. 69), en devenant un instrument entre les mains du Christ: ce n'est qu'ainsi que l'on peut être des messagers crédibles de son amour. Toutefois, cette ouverture à la volonté de Dieu doit se renouveler à tout moment: "l'amour n'est jamais "achevé" ni complet" (cf. Deus caritas est, n. 17). Le regard au "côté transpercé par la lance", dans lequel resplendit la volonté sans limites de salut de la part de Dieu, ne peut donc être considéré comme une forme passagère de culte ou de dévotion: l'adoration de l'amour de Dieu, qui a trouvé dans le symbole du "coeur transpercé" son expression historique et dévotionnelle, demeure inséparable d'un rapport vivant avec Dieu (cf. Enc. Haurietis aquas, n. 62).

En formant le voeu que l'anniversaire de ces cinquante ans puisse stimuler dans de nombreux coeurs une réponse toujours plus fervente à l'amour du Coeur du Christ, je vous donne, Révérend Père, ainsi qu'à tous les religieux de la Compagnie de Jésus, toujours très actifs dans la promotion de cette dévotion fondamentale, une Bénédiction apostolique particulière.

Du Vatican, le 15 mai 2006





    Nous nous proposons de présenter ensuite, dans des articles ultérieurs, les thèmes suivants :


- « Un soldat lui perça le côté, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau »

- Prières au Sacré-Coeur de Jésus

- Institution de la fête du Sacré-Coeur

- Sainte Marguerite-Marie Alacoque

- Le Sacré-Coeur, le roi de France, et la France

Mgr Jacques MASSON

Par La rédaction - Publié dans : Les Catéchèses d'Hermas - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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« Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi.
Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde. » (Jn 16,33)
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Pétition contre la propagande
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Pétition contre le travail le dimanche
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Soutien au Grand Duc du Luxembourg
contre l'euthanasie



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Citations

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G. Bernanos

"A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique.
A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement.
Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus."
Maréchal J. de Lattre de Tassigny

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