Effets de la Communion expliqués par Jésus-Christ
1° Ce qu’est Jésus-Christ dans l’Eucharistie.
2° Ce qu’il vient faire dans notre âme.
3° Ce qu’il nous apporte avec lui.
4° Ce qu’il exige de nous.
1° Ce qu’il est
Le jour de la multiplication des pains, Jésus s’écria : « Je suis le pain vivant descendu du Ciel ».
Donc : c’est un Dieu vivant qui vient vivre chez moi, avec moi, en moi, car seul un Dieu peut descendre du Ciel.
2° Ce qu’il vient faire dans notre âme.
Jésus-Christ continue : « Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang un breuvage ; le pain que je vous donnerai, c’est ma chair ; le vin que je vous donnerai, c’est mon sang » : c’est-à-dire que Jésus-Christ vient opérer chez moi l’œuvre de nutrition, car il ajoute encore : « Celui qui me reçoit demeure en moi, et moi je demeure en lui ».
Ah ! c’est que si, dans les aliments, la nature la plus forte détruit la nature la plus faible, dans la Sainte Communion, la vie de mon Dieu étant plus forte que la mienne, il me change en lui et fait de moi un Christ vivant, si bien que les Anges, quand je descends de l’autel, s’agenouillent devant moi comme au Ciel devant Dieu ; que, le Père me voyant, peut s’écrier : « C’est ma fille bien-aimée en qui je me complais ».
Si Jésus-Christ dit encore : « Je demeure en celui qui me reçoit », c’est que moi seul je peux le chasser par le péché mortel.
3° Que nous apporte-t-il ?
« Celui qui me reçoit aura la vie, et je le ressusciterai glorieux au dernier jour », voilà ce que dit encore Jésus, et cela, parce qu’il nous apporte sa vie et, avec elle, la lumière divine pour nous éclairer dans l’accomplissement de nos devoirs. Mais aussi l’amour du bien et du beau, et la richesse de toutes les vertus, car, comme Dieu, Jésus-Christ est Lumière, Amour, Force et Puissance infinis. Plus encore, il est Eternel, c’est pour cela qu’il apportera à nos corps l’immortalité glorieuse : « Celui qui me reçoit aura la vie, et je le ressusciterai glorieux au dernier jour ».
4° Que nous demande Jésus-Christ en retour ?
« De même que je vis pour mon Père, celui qui me mange devra vivre pou Moi ; ce que veut mon Père, je le veux ; ce qu’il aime, je l’aime ; sa volonté et tout mon emploi et toute ma vie ».
Ainsi dois-je-être après les Communions.
Prière
Mon Jésus, gravez ces vérités jusque dans les profondeurs de mon être afin qu’elles réveillent ma foi en votre Eucharistie, qu’elles augmentent ma confiance, et me fassent regarder, la Sainte communion comme le plus grand de tous les biens ici-bas.
L'Eglise grecque nous donne pour ce jour ces pieuses stances sur le jeûne, que nous empruntons à son Triodion.
(Feria II Hebbdomadae IIae Jejuniorum.)
Le jeûne aidé de la prière est une armure admirable ; c'est lui qui fit de Moïse un législateur, et d'Elie un zélateur, au milieu des sacrifices. Observons-le avec fermeté, ô fidèles; crions au Sauveur : Nous avons péché contre toi seul, aie pitié de nous.
Jeûnons d'un jeûne spirituel , rompons les filets du tortueux serpent; éloignons-nous de la perversité du mauvais exemple; remettons à nos frères ce qu'ils nous doivent, afin que nos propres péchés nous soient remis ; c'est ainsi que nous pourrons dire : Seigneur, notre prière s'élève vers toi comme l'encens.
Agneau de Dieu, seul bon, source de miséricorde, qui par ton divin pouvoir ôtes es péchés du monde, je suis agité des tempêtes du péché, sauve-moi, et conduis-moi dans les sentiers de la pénitence.
Le vrai jeûne, c'est la fuite du péché, la rupture des affections perverses, la charité envers Dieu, le zèle de la prière, les larmes de la componction, le soin des pauvres, comme le Christ ordonne dans les Ecritures.
Bienfaisant médecin de nos âmes, guéris la mienne blessée du glaive du péché, mise en lambeaux par mes nombreux crimes; applique-moi le remède de tes sages commandements, Sauveur plein de clémence !
Le temps du jeûne convient à la componction : livrons-nous aux pleurs, gémissons, tendons nos mains vers l'unique Rédempteur, afin qu'il sauve nos âmes.
Qu'il me soit donné d'éteindre tous mes mauvais penchants, de concevoir ton amour, ô Christ ! de m'enrichir de tes dons divins, bon Jésus ! de me livrer à ton service.
Vois, mon âme, sois attentive, de peur que, tout en jeûnant, tu ne remplaces l'intempérance par les injures, les inimitiés, les rixes contre le prochain, et que tu ne te sépares de Dieu par ta négligence.
O mon Christ! comment soutiendrai-je ta colère , quand tu viendras pour juger ? que répondrai-je, ô Christ! moi qui n'ai pas accompli tes préceptes ? pardonne-moi avant ma sortie de ce monde.
Arrache mon âme, Seigneur, à la tyrannie des passions, afin que, rendu à la liberté, j'accomplisse ta volonté avec joie, et que je glorifie ta puissance dans les siècles.
Déteste, ô mon âme, l'intempérance d'Esau , imite les vertus de Jacob, remplace Bélial par l'abstinence, amasse un trésor divin et loue Dieu à jamais.
Accorde-nous, ô Christ miséricordieux!
de traverser sans aucune tempête la mer tranquille du jeûne , afin que nous arrivions au port de la Résurrection pour célébrer à jamais ta gloire.
Nous offrons, aujourd'hui et les jours suivants, (en raison de sa longueur), la belle Hymne de Prudence sur le Jeûne. Le Lundi de la semaine de la Passion utilise ce qui a rapport à la pénitence de Ninive. Cette Hymne, en usage autrefois, pour quelques-unes de ses strophes, dans plusieurs Eglises de la Liturgie Romaine, est employée tout entière au Bréviaire Mozarabe.
HYMNE de Prudence sur le Jeûne (1)
O Fils de Nazareth, astre de Bethléhem,Verbe du Père, toi qu'enfanta pour nous un sein virginal ; ô Christ ! agrée nos chastes abstinences. O Roi ! nous t'offrons la victime du jeûne : d'un œil serein regarde notre fête.
Rien de plus saint que ce rite mystérieux qui purifie la fibre vivante du cœur, qui dompte l'intempérance jusque dans son siège, de peur que la plénitude du corps n'étouffe l'ardeur de l'esprit.
Le jeûne subjugue la liberté des sens et la gourmandise honteuse ; l'assoupissement que produisent le vin et le sommeil, la licence qui souille, la mollesse impudente, tous les vices de notre nature paresseuse y ressentent le joug d'une étroite discipline.
Si l'homme se laisse aller sans frein au manger et au boire, s'il ne contient ses membres par le jeûne, la noble flamme de l'esprit s'attiédit bientôt ; elle s'amoindrit dans des jouissances qui la flétrissent ; l'âme s'endort dans la lâcheté du corps.
Réfrénons donc le désir de la chair ; que la prudence se ravive et brille au dedans de nous-mêmes ; la pointe de notre esprit s'aiguisera, l'âme aspirera d'un souffle plus libre, et sa prière s'adressera plus dignement à celui qui l'a créée.
En cette année sacerdotale consacrée au saint Curé d'Ars, il est peut-être un peu dérangeant de rappeler que la vie du saint prêtre fut aussi marquée par un redoutable combat contre celui qu'il appelait "le Grappin", et qui n'est autre que le Démon. Celui-ci s'est d'autant plus acharné sur l'humble curé qu'il y voyait davantage un modèle de prêtre. On lui prête d'ailleurs d'avoir dit que s'il ne se trouvait que cinq prêtres comme lui, c'en serait fini de son royaume.
Comment s'étonner, sur fond de crise de l'Eglise et des vocations, que le Diable soit si présent auprès des prêtres ? Si présent, apparemment, au point de convaincre un grand nombre d'entre eux... de son inexistence.
Le journal italien IL FOGLIO a récemment interrogé le
P. Gabriele AMORTH. Ce prêtre n'est pas n'importe qui. Né en 1925, il est exorciste principal de la Cité du Vatican et fondateur de l'Association internationale des exorcistes. Il affirme en sa
biographie ["Mémoires d’un Exorciste. Ma vie en lutte contre Satan, Memorie di un esorcista. La mia vita in lotta contro Satana” (Piemme)] avoir pratiqué plus de 50.000 exorcismes.
Le journaliste Paolo RODARI lui pose cette question a priori saugrenue : Y a-t-il des satanistes au Vatican ? Réponse : « Oui, même au Vatican il ya des membres de sectes sataniques. Il ya des prêtres, ajoute-t-il, des prélats et même des cardinaux. »
Le journaliste l'interroge alors : « Mais comment le savez-vous ? » Le P. AMORTH répond : « Je le sais par des personnes qui ont pu me le rapporter parce qu’ils ont eu la possibilité de le savoir directement. Et c’est une chose "confessée" à plusieurs reprises pas le Démon lui-même souvent au nom de l’obéissance, pendant les exorcismes ». Le Pape en a-t-il été informé ? « Certainement qu’il en a été informé ! Mais il fait ce qu’il peut. C’est une chose terrifiante, horrifiante. Et puis, n’oubliez pas que Benoît XVI est une Pape allemand, il vient d’une Nation résolument contraire à ces choses. En Allemagne, en effet, il n’y a pratiquement pas d’exorcistes ; et pourtant le Pape y croit : j’ai eu l’occasion de parler avec lui trois fois, quand il était encore Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Et comment qu’il y croit ! Et il en parlé publiquement, en public, à plusieurs reprises. Il nous a reçus, comme Association d’Exorcistes, il a fait aussi un beau discours, en nous encourageant et en louant notre Apostolat. Et n’oublions pas que, à propos du Diable et de l’exorcisme, Jean Paul II lui aussi en a parlé ».
Interrogé sur le fait de savoir si, comme l'a indiqué le Pape Paul VI - ainsi qu'il a été souvent rappelé sur Hermas, « les fumées de Satan sont entrées dans l'Eglise », le P. AMORTH répond : « C’est vrai, malheureusement, parce dans l’Eglise aussi, il y a des adeptes des sectes sataniques. Ces paroles du Pape "La fumée de Satan", Paul VI les a prononcées le 19 juin 1972. Puis, étant donné que cette phrase a créé un scandale énorme, le 15 novembre de cette même année 1972, il a consacré à ce thème tout un discours du mercredi (audience générale), avec des phrases très fortes. Certes, il a rompu la glace, en soulevant un voile de silence et de censure qui durait depuis trop longtemps, mais cela n’a pas eu de conséquences pratiques. Il fallait quelqu’un comme moi, qui ne valait rien, pour tirer la sonnette d'alarme, pour obtenir des conséquences pratiques ».
Ce prêtre témoigne encore : « Nous avons de très nombreux prêtres et de nombreux Evêques qui, malheureusement, ne croient pas à Satan ». Et, au sujet des exorcistes : « Il y a des Nations entières sans exorciste : l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, l’Espagne, le Portugal… de nombreux Evêques ne croient pas au Démon, et en arrivent même à le déclarer en public : l’Enfer n’existe pas, le Démon n’existe pas. Et pourtant, Jésus, dans l’Evangile, en parle abondamment ; c’est pourquoi on en viendrait à se dire : ou bien ils n’ont pas lu l’Evangile, ou alors, ils n’y croient pas du tout ! » Dès lors, précise le journaliste, le combat du P. AMORTH doit se faire non seulement contre l'Adversaire, mais aussi contre le silence et l'incrédulité, beaucoup d'évêques abandonnant le rôle d'exorciste, par incrédulité, à des prêtres sans expérience et sans grande formation, quand le Code de droit canique exige que cette charge soit confiée à des prêtres exceptionnels.
C'est le Cardinal Ugo Poletti qui a nommé le P. AMORTH, aux côtés du Père Candido Amantini, lequel était depuis
quarante ans exorciste à la "Scala Sancta". Le Père Candido lui a tout appris.
« Le Père Candido me racontait plusieurs épisodes, plusieurs exemples. Un jour, un prêtre lui dit clairement qu’il ne croyait à rien de tout cela : le Démon, les exorcismes, et ainsi de suite. Le Père Candido lui répondit : Venez une fois assister à ces exorcismes. Le Père Candido raconta que ce prêtre avait les mains dans les poches, et était debout. A la Scala Sancta, les exorcismes sont faits à la sacristie, et il était là présent, avec un air de quasi mépris. A un certain moment, le Démon s’est adressé à lui et lui a déclaré : toi, tu ne crois pas en moi, mais, aux femmes, tu y crois ; alors me voici, si tu crois aux femmes. Le prêtre, faisant marche arrière, tout honteux, a reculé vers la porte, et s’est enfui en hâte ».
Le Père AMORTH reçoit dans son bureau des centaines de personnes chaque année. Parmi elles, peu sont véritablement possédées. La plus grande partie a simplement de graves problèmes psychique et psychiatriques. Mais, des possédés, il y en a ! Ils se présentent au Père AMORTH pour être libérés. Ils le font spontanément, même si la « présence » de celui qui a pris possession de leur corps fait tout ce qu’il peut pour que les exorcismes n’aient aucun effet. Comment se produit la possession ? La plupart des gens reste possédés après avoir participé à des messes noires, ou à des rites sataniques.
Le Père AMORTH recourt souvent à l’eau bénite. Il en parle en racontant le cas d’une femme qui lui demanda d’être exorcisée. Il ne savait pas s’il s’agissait vraiment d’une possession. Aussi prépara-t-il deux verres sur la table, un avec de l’eau ordinaire, l'autre avec de l’eau bénite. « Je lui ai donné à boire l’eau ordinaire, elle me remercia, et la but. Quelques minutes plus tard, je lui ai présenté l’autre verre, avec l’eau bénite. Elle la but, mais, cette fois, son visage changea tout d’un coup : de gamine apeurée, en personne en colère. En scandant les paroles avec un timbre de voix bas et fort, comme si un homme parlait en elle, il me dit : ‘Tu te crois malin, prêtre !". Et c’est comme cela que commença la prière d’exorcisme, et une heure seulement plus tard, la cérémonie terminée, la libération s’est produite dans l’église »
Les ouvrages suivants du P. AMORTH ont été publiés en français :
* "Un exorciste raconte" (1992) (Ed. François-Xavier de Guibert)
* "Nouveaux récits d'un exorciste" (1993) (Ed. François-Xavier de Guibert)
* "Exorcisme et psychiatrie" (2002) (Ed. François-Xavier de Guibert)
11° jour 1° mars 2010 (lundi 1° mars 1915)
Institution de la Sainte Eucharistie
« Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang », « Faites ceci en mémoire de moi ».
Après avoir lavé les pieds à ses Apôtres, et être revenu à table lorsque Jean eut reposé sur son cœur, sur celui du Maître divin, Jésus-Christ prit le pain qui restait sur la table, il le rompit et le bénit, puis leur dit à chacun : « Prenez et mangez, ceci est mon Corps ». S’emparant de la coupe où se trouvait encore un peu de vin, après avoir rendu grâce à son Père, il leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon Sang ».
Et tous comprirent alors que Jésus-Christ était vraiment le Fils de Dieu, que sa chair donnait la vie, qu’elle était nourriture, et que son sang était breuvage.
Et ils mangent, et ils boivent : la Vie Divine les remplit si bien qu’ils sentent leur âme toute-puissante contre le mal, et leur corps tout-puissant contre la mort sans fin.
Ah ! C’est que le Maître leur avait dit autrefois : « Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang un breuvage ». Donc, la petite hostie, et le calice de nos autels, c’est son Corps et son Sang comme au Cénacle, puisqu’il a ajouté à ses Apôtres : « Faites ceci en mémoire de moi », et que les prêtres qui consacrent, sont les héritiers du pouvoir donné aux Apôtres, donc, à nous comme à eux, les bienfaits de son festin car il leur dit : « Mangez et buvez ».
Résolutions :
1° Je croirai en la parole de Jésus-Christ qui ne peut, puisqu’il est Dieu, ni se tromper ni nous tromper
2° Je le visiterai souvent dans son Tabernacle.
3° Je m’approcherai régulièrement de la Sainte Table ; mon âme a tant besoin de sa vie, et mon corps, de son immortalité glorieuse.
Prière
Mon Jésus, faites de moi une croyante inébranlable en la puissance de vos paroles, le miracle de la transsubstantiation eucharistique, afin que je puisse, en votre Sacrement, recevoir la vie pour mon âme et la résurrection glorieuse pour mon pauvre corps
Nous avions fait écho au procès qui a été intenté à M. Jean TREMBLAY, maire de la commune de SAGUENAY, au Québec, pour ce motif que cet élu catholique
faisait la prière suivante à l'hôtel de ville avant d'ouvrir les réunions du conseil municipal [cf. ICI]
:
« Dieu tout puissant, nous te remercions des nombreuses grâces que tu as accordées à
Saguenay et à ses citoyens, dont la liberté, les possibilités d’épanouissement et la paix. Guide-nous dans nos délibérations à titre de membres du conseil municipal et aide-nous à prendre bien
conscience de nos devoirs et responsabilités. »
Comme toujours en pareille circonstance, l'affaire émane d'un groupuscule antichrétien qui entend justifier sa démarche par des raisons tirées de ce bien singulier qu'on appelle la "laïcité" et
qui est en réalité du laïcisme agressif.
Nous savons que depuis lors la société civile a elle-même apporté sa sanction des faits : elle a réélu massivement M. TREMBLAY, supposé avoir violé ses droits publics, avec... 78 % des voix [cf.
ICI].
Voici que le procès qui a été intenté au maire courageux, qui veut pouvoir continuer de prier comme il l'a fait jusqu'ici, s'est terminé.
Nous vous invitons à le soutenir de votre prière, dans l'ordre spirituel, et à le soutenir plus matériellement dans l'ordre temporel.
Ceci nous pouvons tous le faire en lui apportant un soutien public en écrivant un message à la rédaction du journal local, le QUOTIDIEN, à l'adresse suivante : redaction@lequotidien.com
Merci d'avance à tous : c'est un tout petit geste, mais de grande portée.
Pour faire mieux connaissance, voir cette VIDEO.
ATTENDE DOMINE
R. Attende, Domine, et miserere, quia peccavimus tibi.
R. Écoutez-nous, Seigneur, et ayez pitié de nous, car nous avons péché contre Vous.
1. Ad te Rex summe, omnium redemptor,
oculos nostros sublevamus flentes ;
exaudi, Christe, supplicantum preces.
1. Vers Vous, souverain Roi, Rédempteur de tous les hommes,
nous élevons nos yeux pleins de larmes.
Écoutez, o Christ, nos prières suppliantes !
2. Dextera Patris, lapis angularis,
via salutis, ianua caelestis,
ablue nostri maculas delicti.
2. Droite du Père, pierre angulaire,
voie du salut, porte du ciel,
Lavez les souillures de notre péché.
3. Rogamus, Deus, tuam maiestatem ;
auribus sacris gemitus exaudi ;
crimina nostra placidus indulge.
3. Nous prions, ô Dieu, Votre Majesté ;
que Vos oreilles saintes entendent nos gémissements ;
Dans Votre bonté, pardonnez-nous de nos crimes.
4. Tibi fatemur crimina admissa ;
contrito corde pandimus occulta ;
tua Redemptor, pietas ignoscat.
4. Nous Vous avouons les fautes commises ;
d’un cœur contrit nous Vous dévoilons nos péchés ;
Ô Rédempteur, que Votre clémence pardonne.
5. Innocens captus, nec repugnans ductus,
testibus falsis pro impiis damnatus ;
quos redemisti, tu conserva, Christe.
5. Arrêté innocent et emmené sans résistance,
Vous avez été condamné pour les pécheurs par de faux témoins ;
Ô Christ, conservez ceux que Vous avez rachetés.
V. Converte nos Deus salutaris noster.
R. Et averte iram tuam a nobi
V. Renouvelez-nous, Dieu, notre Sauveur
R. Et détournez de nous Votre colère.
Oremus : Deus qui culpa offenderis, paenitentia placaris, + preces populi tui supplicantis propitius respice * et flagella tuae iracundiae quae pro peccatis nostris meremur averte. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Prions : Dieu que la faute offense, mais à qui la pénitence plaît, + regardez favorablement les prières de Votre peuple suppliant *, et éloignez le fouet de Votre colère que nous avons mérité par suite de nos péchés. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.
(Ce qui suit est pris dans l’Année Liturgique de Dom Guéranger)
PRIERES DU DEUXIEME DIMANCHE DE CAREME
Commençons cette journée en récitant cette belle Hymne composée par saint Grégoire le Grand, et que l'Eglise emploie, dans le Carême, à l'Office des Matines.
HYMNE
Ex more docti mystico,
Servemus hoc jejunium,
Deno dierum circulo
Ducto quater notissimo.
Lex et Prophetae primitus
Hoc praetulerunt, postmodum
Christus sacravit, omnium
Rex atque factor temporum.
Utamur ergo parcius
Verbis, cibis et potibus,
Somno, jocis, et arctius
Perstemus in custodia.
Vitemus autem noxia,
Quae subruunt mentes vagas :
Nullumque demus callidi
Hostis locum tyrannidi.
Flectamus iram vindicem,
Ploremus ante judicem,
Clamemus ore supplici,
Dicamus omnes cernui :
Nostris malis offendimus
Tuam , Deus , clementiam :
Effunde nobis desuper
Remissor indulgentiam.
Memento quod sumus tui,
Licet caduci, plasmatis :
Ne des honorem Nominis
Tui, precamur, alteri.
Laxa malum quod fecimus,
Auge bonum quod poscimus :
Placere quo tandem tibi
Possimus hic et perpetim.
Praesta, beata Trinitas.
Concede, simplex Unitas,
Ut fructuosa sint tuis
Jejuniorum munera.
Amen.
Fidèles à la tradition mystérieuse , gardons avec soin ce jeûne célèbre qui parcourt le cercle de quarante journées.
La Loi et les Prophètes l'inaugurèrent autrefois ; auteur et roi de toutes les choses créées, le Christ daigna lui-même le consacrer.
Il nous faut restreindre l'usage de la parole, du manger, du boire, du sommeil et des délassements; veillons plus strictement sur la garde de nous-mêmes.
Evitons ces périls où succombe l'âme inattentive ; gardons-nous de laisser la moindre entrée à notre tyran perfide.
Fléchissons la colère vengeresse; pleurons aux pieds de notre juge; poussons des cris suppliants, et, prosternés devant notre juge, disons-lui :
O Dieu! par nos péchés, nous avons offensé votre clémence, daignez étendre sur nous votre pardon.
Souvenez-vous que, malgré notre fragilité, nous sommes l'œuvre de vos mains; ne cédez pas à un autre l'honneur de votre Nom.
Pardonnez-nous le mal que nous avons fait; donnez-nous avec abondance la grâce que nous implorons, afin que nous puissions vous plaire ici-bas et dans l'éternité.
Trinité bienheureuse, Unité parfaite, rendez profitable à vos fidèles le bienfait du jeûne.
Amen.
PRECES (Prières)
Dominica II in Quadragesima (Deuxième dimanche de Carême)
Miserere et parce, clementissime Domine, populo tuo ;
Quia peccavimus tibi.
V/. Prostrati omnes lacrymas producimus :
pandentes tibi occulta quae admisimus, a te,
Deus, veniam deposcimus.
R/. Quia peccavimus tibi.
V/. Orationes sacerdotum accipe,
et qurcque postulant affluenter tribue :
ac tuas plebi miserere, Domine.
R/. Quia peccavimus tibi.
V/. Furorem tuum adduxisti super nos
nostra delicta dira curvaverunt nos :
et absque ulla spe defecimus.
R/.Quia peccavimus tibi.
V/. Traditi sumus malis quae nescimus,
et omne malum irruit super nos :
et invocamus : et non audivimus.
R/. Quia peccavimus tibi.
V/.Omnes clamamus : omnes te requirimus :
te pœnitentes lacrymis prosequimur :
cujusque iram ipsi provocavimus.
R/. Quia peccavimus tibi.
V/. Te deprecantes, te gementes poscimus :
te, Jesu Christe, prosternati petimus :
tua potestas jam sublevet miseros.
R/. Quia peccavimus tibi.
V/. Confessionem tua: plebisaccipe : quam lamentantes coram te ef-fundimus : et pro admissis corde ingemiscimus.
R/. Quia peccavimus tibi.
V/. Pacem rogamus , pacem nobis tribue :
amove bella et nos omnes erue :
humili prece postulamus, Domine.
R/. Quia peccavimus tibi.
V/.Inclina aurem, Deus clementissime ;
jam abluentur delictorum maculae :
et a periculis tu benignus exime.
R/. Miserere et parce.
Seigneur plein de miséricorde, ayez pitié de votre peuple et pardonnez-lui ;
Car nous avons péché contre vous.
V/. Prosternés, nous versons toutes nos larmes ; nous manifestons les péchés secrets que nous avons commis ; nous implorons votre pardon, ô Dieu !
R/. Car nous avons péché contre vous.
V/. Acceptez la prière des prêtres ; accordez abondamment tout ce qu'ils demandent ; ayez pitié de votre peuple, Seigneur !
R/. Car nous avons péché contre vous.
V/. Vous avez appesanti votre colère sur nous ; nos cruels péchés nous ont accablés ; nous sommes tombés en défaillance, privés d'espoir ;
R/. Car nous avons péché contre vous.
V/. Nous avons été livrés à des malheurs que nous ne connaissions pas, tous les maux ont fondu sur nous ; nous vous avons invoqué, et nous n'avons pas reçu de réponse ;
R/. Car nous avons péché contre vous.
V/. A cette heure nous crions tous, nous vous cherchons tous ; nous vous poursuivons avec les larmes de la pénitence, nous avons provoqué la colère de tout le monde ;
R/.Car nous avons péché contre vous.
V/. Jésus-Christ, nous vous implorons par nos prières et nos gémissements; prosternés, nousvoussupphons; par votre pouvoir, relevez enfin ces misérables;
R/. Car nous avons péché contre vous.
V/. Recevez la confession de votre peuple, nous la répandons devant vous avec des cris ; nous déplorons du tond du cœur nos iniquités;
R/. Car nous avons péché contre vous.
V/. Nous demandons la paix ; accordez-nous la paix ; écartez la guerre, délivrez-nous tous : nous vous le demandons d'une humble prière, Seigneur !
R/. Car nous avons péché contre vous.
V/. Dieu très clément, inclinez votre oreille ; effacez la tache de nos péchés ; dans votre bonté, sauvez-nous du péril !
R/. Ayez pitié et pardonnez.
Achevons cette Journée consacrée au Seigneur, en récitant cette belle prière que le Bréviaire Mozarabe nous fournit pour ce Dimanche :
CAPITULA
(Breviar. Gothicum. In II Dominica Quadragesimae.)
(Bréviaire gothique, Deuxième Dimanche de Carême)
Christe Deus, luminis perenne principium, qui septimum diei curriculum sanctificatione potius, quam operatione voluisti esse confitentium ;
quoerimus ecce faciem tuam, sed impedimur conscientiae nostrœ tenebra consueta :
Conamur adsurgere, sed relabimur in mœrorem; non ergo abjicias te quaerentes, qui non qurerentibus apparere dignatus es.
Ecce dierum nostrorum decimas sancto tuo Nomini annuis recursibus persolventes, septimum nunc ex ipsis decimis peregimus diem;
Da ergo nobis adjutorium in hujus laboriosi itineris via, quo inlibata tibi nostra dedicentur obsequia:
Ut labores nostros amoris tui desiderio releves, et socordiam sensus nostri fervida dilectionis tuae ubertate exsuscites: ut in te vita nostra non habeat casum, sed fides inveniat praemium.
O Christ! ô Dieu, source, principe éternel de la lumière!
Vous qui avez voulu que le septième jour fût consacré plutôt a la sanctification de nos âmes qu'au travail, nous cherchons aujourd'hui votre face; mais les ténèbres habituelles de notre conscience nous retiennent ;
Nous nous efforçons de nous relever, mais nous retombons dans la tristesse.
Ne rejetez pas cependant ceux qui vous cherchent, vous qui avez daigné apparaître à ceux qui ne vous cherchaient pas.
Nous voici en devoir de vous payer la dime de nos jours, dans cette saison de l'année, et déjà nous avons accompli la septième journée de cette dime;
Donnez-nous secours pour continuer cette route laborieuse, afin que nous puissions vous offrir un service sans tache. Soulagez nos fatigues par le sentiment de votre amour, et réveillez la lâcheté de nos sens par la ferveur de votre dilection;
Afin qu'en vous notre vie soit exempte de chute, et que notre foi trouve sa récompense.

En ce jour du Samedi, recourons à Marie, l'Avocate des pécheurs; et, plaçant sous sa protection maternelle les
faibles œuvres de notre pénitence, offrons-lui cette Prose « naïve » des anciens Missels de Cluny :
SEQUENCE
|
Salvatoris Mater pia, Mundi hujus spes Maria, Ave plena gratia.
Porta cœli, Templum Dei, Maris portus ad quem rei Currunt cum fiducia.
Summi Regis sponsa digna, Cunctis clemens et benigna, Operum suffragio.
Caecis lumen, Claudis via, Nudis Martha et Maria, Mentis desiderio.
Inter spinas flos fuisti: Sic flos flori patuisti, Pietatis gratia.
Verbum verbo concepisti, Regem regum peperisti, Virgo viri nescia.
Regi nato adhœsisti, Quem lactasti et pavisti, More matris debito.
Quae conjuncta nunc eidem, Et regina facta pridem, Operum pro merito. Reis ergo fac, Regina, Apud Regem ut ruina Relaxentur debita.
Et regnare fac renatos A reatu expurgatos, Pietate solita. Amen. |
Tendre Mère du Sauveur, Marie, espoir de ce monde : salut, ô pleine de grâce !
Porte du ciel, temple de Dieu, port assuré où les pécheurs se retirent avec confiance.
Digne Epouse du souverain Roi, clémente à tous et pleine de tendresse, tu nous aides par tes efforts.
Lumière pour l'aveugle, sentier sûr pour nos pas chancelants, Marthe et Marie pour nos besoins, ton affection est pour nous.
Entre les épines tu fus la fleur, fleur qui s'ouvrit pour la Fleur céleste, par ton grand amour.
Par ta parole tu conçus le Verbe, tu enfantas le Roi des rois, ô Vierge franche du joug de l'homme.
Fidèle au Roi né de ton sein, tu l'allaitas, tu le nourris, comme font les mères.
Dès longtemps à lui réunie, tu es devenue reine, pour prix de tes vertus.
O Reine! daigne auprès du Roi intercéder pour les coupables; qu'il leur accorde le pardon;
Qu'il daigne dans sa bonté les rendre à la vie, les purifier de leurs souillures. les faire régner avec toi. Amen. |
10° jour 27 février 2010 (samedi 27 février 1915)
« Jean repose sur le cœur de Jésus-Christ, afin de lui rester fidèle à tout jamais ».
Ils sont bien émus nos Apôtres par la révélation d’un traître parmi eux ; aussi, désireux de connaître le coupable, ils vont s’adresser à Jean pour découvrir le secret de la tristesse de Jésus. Pierre fait alors au Sauveur la promesse de mourir avec lui.
Quant à Jean, il est tremblant en face de ce que l’avenir leur réserve. Ne sachant qu’inventer pour ne jamais trahir l’amour de celui qui les a tant aimés, il se repose sur son cœur, apprend le nom du traître ; il puise dans ce cœur divin les grâces nécessaires pour le consacré fidèle à tout jamais.
A partir de cette heure, nous le trouvons seul au poste de l’amour.
-. Il suivra le Maître dans les tribunaux ;
-. Il l’attendra dans la route douloureuse pour lui montrer sa Mère ;
-. Il restera debout au pied de la Croix pour recevoir son dernier soupir ;
-. Après la Résurrection, c’est lui qui, le premier, arrivera au tombeau ;
-. Il acceptera le martyre de l’huile bouillante, auquel il restera insensible ;
-. Il supportera son exil dans l’île de Patmos où il écrira son apocalypse. Il écrira son Evangile qui rappellera son amour pour son Dieu, et l’amour de Dieu pour les hommes.
Enfin, il terminera sa vie toute pleine de charité ne pouvant plus que répéter : « Mes enfants, aimez le bien et aimez-vous les uns les autres ».
Et où Jean puisa-t-il son amour invincible ? Dans son repos sur le cœur de Jésus.
Prière
Mon Dieu, je le veux, et je vous en fais la promesse, en chacune de mes communions, je m’appuierai sur votre cœur divin, afin d’y puiser les grâces qui consacreront ma fidélité, et m’attacheront à vous jusqu’à mon dernier soupir.

Rendons hommage au céleste médecin de nos âmes, en lui exprimant nos vœux par ces strophes de l'Eglise grecque, dans son Triodion :
(Feria VI Hebdomadae Iae Jejuniorum.)
|
Qui passionibus tuis tradidisti omnibus vacuitatem a passionibus, effice, Domine, ut divina cruce carnis meae affectionibus exstinctis, sanctam pariter Resurrectionem tuam conspiciam. Puritatis fons, conserva nos, misericors, jejunii ope, respice ad nos ante te procidentes, attende elevationi manuum nostrarum, qui nianus tuas in ligno pro mortalibus omnibus crucifixus expandisti, Angelorum unus Dominus. lnimici fraudibus obtenebratum me illumina, Christe meus, qui cruci suspensus solem quondam obscurasti, et vero remissionis luminc fideles palam irradiasti, quo in mandatorum tuorum luce ambulans, purus ad salutifera; resurrectionis tuae splendorem perveniam. Salvator, vitis instar e ligno pendens, incorruptionis mero fines terra; irrigasti, o Christe! Unde exclamo : Mihi temulentia peccatorum miserum in modum semper obcaecéto dulcem verse compunctionis succum largitus, praebe nunc vires ut jejunare a voluptatibus valeam, utpote bonus, atque misericors. O crucis tunc potentiam ! hoc abstinentiae germen in Ecclesia efflorescere fecit, prisca in Eden Adami intemperantia radicitus evulsa; ex hac siquidem mors in homines derivavit, ex illa vero incorruptus immortalitatis latex mundo effluit, veluti ex alio paradisi fonte, vivifico sanguine tuo, atque aqua simul effusis, unde universa vitam receperunt; indeque dulces nobis effice jejunii delicias, Deus Israël, qui magnats habes misericordiam. |
Toi qui par tes souffrances as délivré l'homme des mauvaises passions, fais, Seigneur, que ta divine croix éloigne les penchants de ma chair, et que je contemple ta sainte Résurrection. Source de pureté. Seigneur miséricordieux, conserve-nous par le mérite de ce jeûne ; vois-nous prosternés à tes pieds, vois nos mains élevées vers toi qui as étendu les tiennes sur le bois pour tous les mortels, unique Seigneur des Anges. Les illusions de l'ennemi m'ont jeté dans les ténèbres; éclaire-moi, ô mon Christ! toi qui, suspendu à la croix, as obscurci la lumière du soleil et fait luire sur tes fidèles la lumière du pardon. Que je marche à la lueur de tes préceptes, et que j'arrive purifié aux splendeurs salutaires de ta Résurrection. O Sauveur! ô Christ! semblable à une vigne attachée au bois, tu as arrosé toute la terre du vin de l'immortalité. Je m'écrie: Déjà tu m'as versé, à moi aveuglé par mes péchés, le suc de la douce componction; maintenant donne-moi la force de jeûner des plaisirs coupables, toi qui es bon et miséricordieux. O puissance de ta croix! c'est elle qui a fait fleurir dans l'Eglise le germe de l'abstinence, en arrachant l'ancienne intempérance qui, dans Eden, fit tomber Adam ; celle-ci a été une source de mort pour les hommes; celle-là est pour le monde un fleuve d'immortalité toujours pur, qui coule comme d'un autre paradis dans ton sang vivifiant uni avec l'eau ; c'est de là que tout a repris la vie; par ce fleuve , fais-nous goûter des délices dans le jeûne, ô Dieu d'Israël ! toi dont la miséricorde est si grande. |
9° jour 26 février 2010 (vendredi 26 février 1915)
Dispositions prochaines, nécessité d’une bonne confession :
« Mon âme est triste jusqu’à la mort, car l’un de vous me trahira, et pour celui-là, il eût mieux valu pour lui qu’il ne fût jamais né ».
« Ce que je viens de faire, faites-vous le les uns aux autres. Après avoir mangé l’agneau pascal, Jésus-Christ s’agenouille devant chacun des Apôtres pour leur laver les pieds ; après cela il leur donne l’ordre de se le faire les uns aux autres. Au moment où le Sauveur approche de Judas il est envahi d’une profonde tristesse ; quant à Judas, sa physionomie ne trahit aucun trouble.
« Mon âme est triste jusqu’à la mort… ». A cette heure solennelle, Jésus-Christ voit en la personne de Judas toutes les âmes qui oseront le recevoir sans être purifiées par une bonne confession et auxquelles sa visite, au lieu d’y apporter la vie, les condamnera à la mort éternelle. La parole du Maître, qu’il adresse à Judas, est le cri de conscience que Dieu fait entendre à toute âme coupable avant la Confession. Judas refuse cette parole ; Jésus tâche de provoquer l’aveu de son crime, et Judas continue à garder le silence.
Il évite même de regarder son Maître, tant il craint d’être obligé de renoncer à l’argent qu’il aime et qu’il convoite.
De même l’âme, qui avant de se confesser rejette les remords, a peur de rentrer en elle-même pour connaître ses fautes, garde le silence en ne les avouant pas, ou en les avouant mal, et surtout n’a pas le courage de prendre de bonnes résolutions, renouvelle le crime de Judas, et cause à Jésus la même tristesse que celle que lui a causée le traître.
« Malheur à elle, répète Jésus en la considérant ; il eût mieux valu pour elle qu’elle ne fût jamais née ».
Prière
Mon Jésus, je vous offre toutes mes actions d’aujourd’hui, pour obtenir la grâce de mourir plutôt que de renouveler l’action du traître.
En chacune de mes Confessions, ouvrez mes yeux pour que je voie le mal que j’ai fait, déliez ma langue pour que je l’accuse sans détours, broyez mon cœur pour que je le pleure au pied de votre Croix, et que chacune de mes absolutions m’apporte la résurrection et la vie.