Catéchèse de Mgr Masson

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« Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi.
Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde » (Jn 16,33)

 

Hymne des JMJ - Sydney 2008

Le thème de la “culture” occupe, dans une vie humaine comme dans une vie sociale, une position centrale. Au moins implicitement chacun sait, ou expérimente, qu’il est un être évolutif. Le mot célèbre, attribué à Herriot, selon lequel la culture serait ce qui reste quand on a tout oublié présuppose des acquisitions, des labeurs, des apprentissages et des perfectionnements. Avant d’être un homme “de culture”, chacun a besoin d’être “cultivé”, par analogie avec le travail de la terre. Cela suppose l’intervention de tiers, de “sachants” là où nous sommes encore des “ignorants”, et donc d’une vie sociale. Cela suppose aussi une rectitude de l’art chez ceux qui enseignent, car on ne cultive pas en dépit du bon sens, et une docilité intelligente et ouverte chez ceux qui sont “cultivés” par leur intervention. Il importe ainsi à l’homme “cultivé” d’être avant toutes choses un disciple. L’homme “discipliné”, pour saint Thomas, c’est l’homme bien formé (in Ethic. lib. 1, l. 3, n. 5). L’homme “cultivé” est en ce sens un homme “discipliné”. Mais il l’est à proportion que la formation reçue est complète et ordonnée, pour l’esprit, l’âme, le corps, pour la vie individuelle et pour la vie sociale, pour la vie naturelle et pour la vie surnaturelle.

 

Hors des âges barbares, la culture a toujours été traitée révérentiellement, comme “l’homme de culture”, en qui ceux qui sont dépourvus d’instruction comme ceux qui en sont riches reconnaissent un achèvement, une excellence humaine. La nature a ainsi ses sujets d'admiration ; la surnature aussi. Hors des âges barbares : car pour être l’objet d’une telle reconnaissance, la culture nécessite un cadre, qui soit en quelque sorte son humus, et que l’on peut appeler “l’humanisme”. Cet humanisme suppose une perception juste de l’homme, de son rapport à l’univers, fait pour lui, et de la hiérarchie de ses savoirs, mesurée elle-même par celle de ses fins. Le monde moderne, par glissements successifs et accélérés, tend à résorber et à morceler le savoir dans les sciences positives, ou dans les maîtrises techniques des biens utiles, en les déconnectant des savoirs proprement humains. Il dégage ainsi un modèle de civilisation essentiellement ordonné au “vivre bien” matériel, en divorce de plus en plus profond avec une civilisation du “bien vivre”, où l’éducation à la vertu, individuelle et sociale, serait première sans être exclusive, et où l’humanisme, par conséquent, serait également premier.

 

La disparition de ce qu’on appelait jadis les “humanités” n’est pas l’effet d’un hasard malheureux, pas plus que celle, concomitante, des disciples et des maîtres et de leur relation faite d’autorité, de compétence et de respect. Le discrédit et la faillite de l’enseignement public qui l’ont accompagnée n’en sont pas davantage. Ce sont les effets consentis ou provoqués de cette rupture de civilisation, pour laquelle l’avoir doit désormais prendre définitivement le pas sur l’être et ses exigences normatives objectives, et il n’y a pas à s’étonner que l’éducation dite “nationale” ait été elle-même prise pour un champ d’expérimentations et de manipulations techniques. Sur les ruines provoquées ou consenties de l’humanisme et de la culture des savoirs intégrés, hiérarchisés et structurants, autour desquelles le soixante-huitarisme embourgeoisé danse encore, se sont édifiées des pseudo-cultures éclatées : culture du corps, culture de l’entreprise, culture des loisirs, culture du ballon rond, etc., jusqu’à cette antinomique culture de masse, terme que, faute de mieux, les sociologues ont inventé pour décrire le fond commun de crétinerie abyssale dans lequel la télévision, les magazines, le cinéma ou la publicité, engluent le plus grand nombre - ce qui n’est pas sans rappeler qu’il est d’usage, aussi,  de parler de culture microbienne

 

Au plérome de ces savoirs éclatés trône désormais la Science. Dès l’école, le scientifique est déjà roi. S’il poursuit en cette voie, et s’y spécialise, jusqu’à être en mesure, à l’âge adulte, de lire chaque jour autre chose que l’Equipe, le Canard Enchaîné ou Titeuf, il deviendra peut-être même prophète, philosophe et prêtre. Car la science est tout. Elle, et ce qui n’est pas elle. Si elle ne peut pas être Dieu, c’est, non par impuissance, mais parce qu’elle a de longtemps conclu qu’il n’existait pas. Quand on parle de la science, naturellement, on parle de la science moderne, et de la science expérimentale. Car il y a longtemps aussi que les scientifiques ont décidé, avec le lâche consentement de la plupart des philosophes et des théologiens, qu’il n’y avait plus de science qu’en leurs lunettes et éprouvettes. Pourquoi dès lors la science aurait-elle besoin de la culture, puisque soit elle est elle-même la Culture par antonomase, qui permet de déterminer désormais le possible et l’impossible, y compris dans le domaine moral, ainsi que chaque débat scientifique qui touche à “l’éthique” le manifeste, soit elle est autre chose que la culture, auquel cas celle-ci ne peut rien lui apporter qu’elle ne sache et mieux qu’elle, sur l'Olympe où elle s'est établie de haute lutte contre les superstitions et les savoirs aléatoires ? La culture n’est bonne que pour ces humanoïdes qu’on appelle des littéraires, ou des artistes, ceux du moins que ne satisfont, aussi incroyable cela puisse paraître, ni la télé, ni le Canard enchaîné, ni l’Equipe, ni même Titeuf.

 

Ainsi naissent des débats qui n’auraient jamais dû naître. La science est-elle la culture ? Est-elle autre chose que la culture ? Est-elle contre la culture ? Ou est-elle une partie de la culture, une partie dans un tout où elle doive elle-même se situer pour être humaine, ou pour le rester ? L’enjeu de ces questions n’est pas anodin quand on réalise à quel degré l’homme lui-même est devenu un objet central de certaines sciences, à quel degré il paraît être devenu étranger à certaines autres et à quel point, aussi, la réalité totale et objective de l’homme paraît être méconnue en certains débats relatifs à la manipulation du vivant, quelles qu’en soient les formes.

 

Pour nous aider à réfléchir à cette question, nous accueillons à nouveau ici un article rédigé par Mgr Derisi, intitulé tout simplement “Science et culture”. Ce texte a paru dans le numéro 59 revue Sapientia (année 16), pour l’édition de janvier-mars 1961 (pp. 3-6). La traduction est faite par nos soins ©.


Mardi 29 avril 2008
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La généalogie de la famille de Marie et de Joseph

 

Je vais m’efforcer d’être clair :

 

L’ancêtre, c’est David. Un de ses descendants, qui sera le dernier roi régnant de cette famille, est Jéchonias emmené en exil à Babylone en 597 avant Jésus-Christ, qui eut un fils Salathiel. Un descendant de Salathiel est Elioud qui eut notamment deux enfants : Eléazar, et Naoum.


Un lointain descendant de ELEAZAR, du nom de Matthan épousa une femme du nom de Estha, dont il eut Jacob, ANNE (épouse de Joachim), Sobé (épouse du lévite Mathan, père d’ELIZABETH épouse de ZACHARIE descendant d’Aaron, et mère de Jean Baptiste), et Jacob qui épousa une femme dont ne connaît pas le nom (Ne.) et dont il n’eut pas d’enfants ; ce qui obligea cette veuve à épouser, selon la loi dite du lévirat (pour assurer une descendance au défunt) à épouser un proche parent (HELI) que nous allons retrouver.


Un descendant de NAOUM, (frère d’Eleazar), fut Lévi, père de Matthat et de Panther.


Ce Matthat épousa alors Estha, que nous avons comme épouse de Matthan qui venait de décéder, et qui eut pour fils Héli qui, épousant Ne restée veuve sans enfant, en eut JOSEPH (Saint Joseph) et tout d’abord Cléophas que j’ai simplement mentionné sur la tableau sans donner ses enfants.


Panther, de son côté, fils de Lévi eut comme fils Barpanther qui fut père de JOACHIM qui épousa ANNE, et dont la fille fut MARIE, la Sainte Vierge.

 

C’est compliqué… Je vais essayer de vous faire un schéma récapitulatif, ce qui n’est pas facile à réaliser. Essayons :

 


















Comme on le voit, Joachim et Anne étaient cousins, comme descendants de Elioud ; Anne était la tante de Saint Joseph ; Joseph et Joachim étaient cousins issus de germain, et Marie cousine de saint Joseph (4 générations, 3 générations, donc plus jeune que lui).

 

Marie était aussi cousine germaine de Sainte Elizabeth, puisque Sobé sa Mère était la sœur de Anne la Mère de Marie : mais il y avait une différence d’une génération, ce qui explique qu’il y avait au moins 30 ans entre Marie et Elizabeth ; et à cette époque, à 45 ans une femme ne pouvait pas concevoir ; de plus Elizabeth était stérile.

 

Et Jésus était ainsi cousin germain de saint Jean-Baptiste.

 

Et de la sorte, puisque Joseph n’est pas le père physique de Jésus, toute la nature humaine de Jésus lui vient de sa Mère, la Sainte Vierge, descendante de David ; il est donc bien du sang de David comme l’avaient dit les prophètes. Mais il est appelé « Fils de David » par son père « adoptif » ou « nourricier », et qui descendait de David directement en ligne masculine. Car, pour les gens, Joseph était bien son père charnel. Mais, même selon la loi, étant père nourricier, ou adoptif, du fait qu’il prenait Jésus dans sa famille, ce dernier devenait son fils, et donc devenait « Fils de David », comme l’avaient annoncé les prophètes. D’ailleurs, les gens de l’époque pensaient que Joseph avait conçu Jésus de Marie, alors qu’ils étaient « fiancés », c’est-à-dire « mariés » déjà mais sans qu’il y ait de rapports physiques entre eux et de vie en commun. Ce qui fait que Marie et Joseph étaient considérés comme pécheurs, ayant enfreint la loi… Et dans un petit village… Ce fut une souffrance pour Marie, comme le montrent les Evangiles, qui indiquent comment les gens parlaient d’elle : « Cette Marie-là. »

 

C’est compliqué, mais il faut tenir compte de la loi juive de l’époque. Et Jésus est ainsi descendant de David par sa Mère et « Fils de David » par Joseph, héritier donc des promesses messianiques, le Messie, le Christ annoncé par les prophètes et attendu par le peuple. Mais ils attendaient un Roi temporel pour libérer Israël. Et arrive un Roi dont le Royaume n’est pas de ce monde, comme le dit Jésus à Pilate… Etant ainsi Roi, « tu l’as dit », répond-il encore à Pilate, et étant Dieu, son Royaume est éternel, comme le prophète Nathan l’avait annoncé à David, qui n’avait pu comprendre la signification de ces paroles. La réalité dépasse l’espérance.

 

Le tableau récapitulatif ci-dessus, simplifié, permet d’avoir un aperçu de la famille de Marie et de Joseph, et de comprendre comment Jésus, descendant de David, est bien le « Fils de David » annoncé par le prophètes.

 

Je m’arrête pour cette fois-ci. Après avoir présenté la Vierge Marie, nous en parlerons plus longuement dans des textes consacrés à son rôle dans le mystère de la Rédemption, et à ses privilèges.

(à suivre)


Mgr Jacques Masson



Lundi 28 avril 2008
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On parle beaucoup de la Sainte Vierge dans l’Eglise, beaucoup plus que dans les Evangiles et le Nouveau Testament. La liturgie lui consacre de nombreuses fêtes, et deux mois dans l’année : le Mois de Marie (mai), le Mois du Rosaire (octobre). Et tous les Papes recommandent la récitation personnelle du chapelet tous les jours, personnellement ou en famille, comme étant une prière puissante.


Réciter le chapelet, seul, est une source de grâces et de bénédictions, de sanctification et de réparation des dégâts causés par le péché. Le réciter en famille, notamment le dimanche, Jour du Seigneur, fait gagner l’Indulgence Plénière, c’est-à-dire l’Indulgence accordée par exemple lors des Jubilés tous les 25 ans, ou en certaines occasions, comme les Bénédictions « urbi et Orbi » à Noël et à Pâques.


De plus le chapelet est divisé en quatre formes de mystères : joyeux, douloureux et glorieux, et les mystères de la lumière ajoutés par le Pape Jean-Paul II, que l’on peut alterner selon les jours de la semaine… ou même réciter en entier en un seul jour. On peut aussi réciter le chapelet en le répartissant dizaine par dizaine, tout au long de la journée. Ce qui fait que, en quatre jours, on peut passer en revue toute la vie de Jésus, tous les Evangiles.


Pourquoi cette grande dévotion que les Protestants nous reprochent et n’acceptent pas ?


Il est vrai que le Nouveau testament parle peu de la Sainte Vierge. Mais ce qu’il en dit est tellement riche que l’on peut en déduire beaucoup de choses, sur Marie d’abord, sur son rôle dans la l’Incarnation et dans la Rédemption, et dans son rôle de Mère des hommes. Et que personne n’ait de scrupules : prier Marie, ce n’est pas oublier Dieu : le Chapelet commence par le Notre Père et finit par l’acclamation trinitaire « gloire au Père…. ». Le « Je vous salue » nous rappelle l’Incarnation, la Visitation, donc des paroles de l’Ange et des paroles inspirées par le Saint-Esprit, et il nous parle de Jésus. Marie conduit à Jésus de la manière la plus certaine. Quelqu’un a dit, je ne me souviens plus qui : « on peut se sauver sans prier Marie et sans dire le chapelet ; mais ceux qui prient Marie et récitent le chapelet se sauvent sans qu’on puisse en douter ».


La famille de Marie

 

On connaît peu sur la famille de Marie, c’est vrai, mais suffisamment pour nous permettre de comprendre un certain nombre de choses. Ces données nous sont fournies par la tradition qui s’est transmise au cours des premières générations puis des premiers siècles.

 

Le Père de Marie s’appelait Joachim, et sa Mère Anne, cousins éloignés, comme nous allons le voir, de la famille de David. Marie, contrairement à ce que l’on peut penser avait une sœur aînée : « Au pied de la Croix se tenaient sa Mère, la soeur de sa Mère Marie femme de Cléophas, et Marie de Magdala » (nous dit Saint Jean)

 

Cette Marie, d’après ce que l’on peut déduire d’une étude généalogique dont je vous épargne les détails, avait au moins quinze ans de plus que la Sainte Vierge. Elle avait été mariée une première fois avec Alphée, un Lévite, ( un prêtre juif, descendant de la tribu de Lévi, un des douze fils de Jacob, dont un descendant, Aaron était l’ancêtre des Grands-prêtres qui pouvaient entrer dans le Temple de Jérusalem, là où se trouvait l’Arche d’Alliance, comme Zacharie, par exemple le père de Jean Baptiste).

 

De son mariage avec Alphée, Marie avait eu deux enfants, Jacques et José (ou Joset), donc cousins du Christ. Alphée étant mort relativement jeune, Marie s’était remariée avec un certain Cléophas, frère de Saint Joseph, dont elle avait eu deux autres enfants, Simon et Jude.

           

Ce Cléophas est certainement un des deux disciples d’Emmaüs, qui reconnaissent Jésus à la fraction du pain, le soir de Pâques, après que Jésus, qu’ils n’avaient pas reconnu, leur a expliqué tout ce qui parlait de Lui dans les Ecritures.

           

Jacques (dit le Mineur, pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère aîné de Jean l’évangéliste) et José, Simon et Jude sont donc les cousins de Jésus ; ces deux derniers toutefois d’une manière spéciale, aux yeux de la loi, puisque Jésus n’est pas engendré par Joseph. Mais ils sont ses cousins par légitime mariage de Joseph avec la Vierge Marie qui a pris Jésus comme son fils, ce qu’il était aux yeux des gens.

 

En parlant d’eux, la Bible dit « ses frères ». Ce qui surprend souvent et donne des arguments spécieux notamment aux Témoins de Jéhovah. Il faut savoir que, en hébreu, il n’y a qu’une parole pour indiquer oncle, neveu, cousin et frère : « ah » (prononcé à l’allemande ach). Jésus n’a donc point de frères et de sœurs, mais des cousins et des cousines. On a la même chose en italien actuellement : pour dire neveu ou petit-fils, il n’y a qu’un seul mot « nipote » (que l’on traduirait plutôt spontanément par « neveu », ou encore « figli » pour indiquer les enfants (garçons et filles), ou les garçons.

 

Après la naissance de la première Marie, Anne et Joachim n’ont pu avoir d’autres enfants, Anne étant frappée de stérilité. Jusqu’au jour où elle conçut en son sein celle qui allait s’appeler elle aussi Marie et qui deviendra la Sainte Vierge.

           

La tradition raconte que, pour remercier le Seigneur de sa grossesse, Anne avait consacré son enfant à venir, garçon ou fille, au Seigneur. Et la petite Marie fut élevée en ce sens. A l’âge de trois ou quatre ans, elle fut conduite au Temple pour être élevée et se former à une vie religieuse : elle embrassa ses parents, puis monta les escaliers du Temple en haut desquels se trouvaient le Grand-Prêtre qui l’attendait, sans se retourner pour saluer de nouveau ses parents. Elle y recevra toute sa formation religieuse, y apprendra à lire et à écrire et à connaître la Bible par cœur. Elle y fera aussi vœu de chasteté perpétuelle en se consacrant corps et âme à Dieu.

           

Avant l’âge de 12 ans, avant qu’elle n’ait eu ce qu’ont à cet âge les jeunes filles, elle dut quitter le Temple et rentrer chez ses parents. La coutume était de marier les filles vers l’âge de 15 ans ; et, comme Marie était fille héritière, n’ayant pas eu de frère, la loi voulait que, pour que l’héritage de ses parents ne passât point dans une autre tribu, elle épousât un de ses plus proches parents. Le choix tomba sur Joseph, un de ses cousins issus de germain, trois générations d’un côté, deux générations de l’autre pour arriver à un ancêtre commun. Et ainsi Joseph n’est pas le vieillard que l’on imagine. Il était plus âgé que Marie d’une demi-génération. Ce qui fait que Marie, étant née, selon les calculs les plus stricts vers l’an 20-21 avant l’ère chrétienne, et ayant alors 15 ans environ, Joseph n’avait pas plus de 30 ans, de 28 à 30 ans. De la sorte, la loi était respectée, et l’héritage restait dans la maison de David, dans le clan de la Maison de David auquel appartenaient Marie et Joseph.

           

Mais Joseph accepta Marie comme fiancée, en sachant très bien qu’elle s’était consacrée à Dieu, et qu’il devait respecter sa virginité. D’où sa surprise quand il découvrit que Marie était enceinte… Nous verrons cela plus tard car c’est très important. Mais il faut comprendre Joseph…

 

(à suivre)

 

Mgr Jacques MASSON


Lundi 28 avril 2008
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Vous priez Marie, la Sainte Vierge ? Oui ? pourquoi ? Non ? pourquoi ?


Il est vrai que l’Eglise, dans sa liturgie donne une grande place à Marie, appelée la Sainte Vierge : deux mois lui sont consacrés, le mois de Mai, appelé mois de Marie, et le mois d’octobre appelé Mois du Rosaire. Beaucoup de fêtes de la Sainte Vierge la célèbrent aussi dans l’année. Et puis les Papes ne cessent de répéter qu’il  faut réciter le Chapelet chaque jour. Une ritournelle pour beaucoup de catholiques… Et, quand elle apparaît, à Lourdes, à Fatima, par exemple, la Sainte Vierge demande la récitation du Chapelet tous les jours… Comme si elle demandait qu’on chante ses louanges… Ne serait-ce pas de l’orgueil ? Elle dont l’Eglise chante l'humilité...


Les protestants nous reprochent d’avoir fait de Marie une sorte d’idole, et de lui donner plus de place qu’à Jésus : une idolâtrie, qu’ils appellent mariolâtrie. Auraient-ils raison ?

 

Les Evangiles, en fait, nous disent très peu de choses sur Marie. L’Eglise n'a-t-elle pas forcé les Evangiles pour en tirer des tas de conclusions qui vont au-delà des données bibliques ?


Un ami d’enfance, ancien militaire, combattant à Dien Bien Phu (pour les plus jeunes, la défaite de la France en Indochine) me disait que, sur le champ de bataille, les blessés et les mourants appelaient leur Mère et la Sainte Vierge. Ne voulant pas du prêtre, car il voulait mourir comme un chien, pouvant à peine parler, car il avait un cancer aux poumons, il m’a raconté cela… Puis, il s’est confessé. Je lui ai donné comme pénitence un « je vous salue Marie » en lui demandant de ne pas le réciter, mais de s’unir à moi qui le réciterais à sa place « et à l’heure de notre mort »…Au prix de mille souffrances et d’étouffements, il a voulu le réciter avec moi, lentement, ainsi que l’acte de contrition.

Je lui ai donné l’absolution. Vingt minutes plus tard, il fermait les yeux sur ce monde. Et je ne doute pas que la Sainte Vierge soit venue l’accueillir !

 

Mais, au fait, que savons-nous de Marie ?  Que savez-vous de Marie ? Pas grand-chose, peut-être.


De quelle famille était-elle ? Si Jésus est appelé Fils de David, il ne peut l’être par Joseph, qui était descendant de David, puisque Saint Joseph n’est pas son père ! Alors, Fils de David ou pas Fils de David ? Et les prophéties de l’Ancien Testament qui annonçaient le Fils de David comme Messie !


Et si Marie, comme on le dit, avait fait vœu de virginité, pourquoi s’était-elle fiancée (c’est-à-dire déjà mariée, sans vivre ensemble… les temps ont bien changé : on ne se fiance plus, mais on vit en concubinage) avec Joseph ? Avec un « vieux », qui plus est, puisque l’on représente Joseph comme un vieillard. Mariage factice, invention de l’Eglise, de ceux qui ont écrit les Evangiles ?


Et pourquoi répond-elle à l’ange qui lui apparaît (les anges, au fait, ça existe ?) et qui lui annonce qu’elle sera la Mère du Fils de Dieu : "JE NE CONNAIS PAS D’HOMME" ? C’est le comble… Elle était déjà "mariée" à Joseph !


Et puis l’Evangile parle des FRERES ET SŒURS DE JESUS. Et alors, la Virginité de Marie ?


Et Jésus, quand est-il né ? On ne connaît  même pas la date de sa naissance. Les évangélistes auraient pu faire un effort, tout de même ! De très mauvais journalistes... De très mauvais historiens...


Comment l’Eglise, à partir de ces quelques rares données, a-t-elle pu faire de Marie une personne si importante pour elle, lui accorder un tel culte ? Si vous pouvez répondre à toutes ces questions, ne lisez pas les textes qui vont suivre.


Dans le cas contraire, je crois que, malgré son aspect un peu  « technique » et « savant », vous pourrez découvrir bien des choses dont vous ne soupçonniez pas l’existence ni l'importance. Vous connaîtrez aussi des textes de la Bible, que vous ne connaissiez peut-être pas, ou pas bien, et que vous n’auriez pas songé à rapprocher pour comprendre


LE MYSTERE DE DIEU FAIT HOMME DANS LE SEIN DE LA VIERGE MARIE

POUR NOTRE SALUT …


(à suivre)

Mgr Jacques MASSON


Lundi 28 avril 2008
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Nous vous avions annoncé (ICI) qu'une chaine nationale russe allait - c'était une première - diffuser un documentaire sur Benoit XVI et un message d'amitié du Pape au peuple russe. Ce fut fait.

Et le message de Benoît XVI au peuple russe a reçu un écho positif dans le public russe ainsi que dans la presse internationale, selon le directeur ecclésiastique international et président désigné de l'Œuvre internationale catholique de bienfaisance « Aide à l'Église en Détresse », le Père Joaquín Alliende cité par Zenit.org (ICI).

Les salutations du Pape ont été bien accueillies non seulement par les catholiques de Russie, mais aussi dans les milieux orthodoxes et non religieux. Selon le Père Alliende, le discours du Pape « prend racine dans le désir le plus profond du cœur du Saint Père d'encourager la croissance de l'amour entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe », comme on a déjà pu le remarquer depuis le début de son pontificat.


Cité par Zenit.org, Peter Humeniuk, expert de la Russie de « l'Aide à l'Église en Détresse » a déclaré que ce documentaire avec le discours du Pape avait permis de rapprocher le Saint Père de nombreux Russes. Les téléspectateurs ont ressenti le Pape comme « une personnalité respectable et en même temps aimable et chaleureuse ». De nombreuses personnes ont été surprises de constater que le Pape était « humainement si sympathique ». Il a été particulièrement agréable à beaucoup que le Saint Père fasse une partie de son discours en Russe.


Tout aussi encourageante est la déclaration de ce prêtre catholique de Sibérie orientale faite à l'AED et selon laquelle le film avec le discours du Pape avait été d'après lui « une véritable brèche » et produirait certainement « du fruit pour l'Église de Dieu à l'ouest comme à l'est ». Les catholiques se sont réjouis d'apprendre que le projet de film avait également été approuvé par l'Église orthodoxe. Cela prouve ce que l'on peut atteindre quand nos Églises se rapprochent.

 


Samedi 26 avril 2008
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Pour un compte-rendu vidéo de la journée de jeudi à San Giovanni di Rotondo, consacrée à l'exposition de la dépouille de San Pio et qui a suscité l'accueil populaire attendu, voir un extrait du journal de la chaine italienne TG24 (ICI).

Samedi 26 avril 2008
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Nous vous avions annoncé la visite du Saint Père en septembre à Paris et à Lourdes. Grâce à La Croix.fr (ICI), on sait aujourd'hui quel devrait être le programme de la viste du Pape - sous réserve de ratification par le Saint Père. Le voici !



VENDREDI 12/09

- Le pape devrait arriver à Paris le vendredi dans la matinée. Accueilli à Orly par le premier ministre et le cardinal André Vingt-Trois, il sera d’abord reçu par le président de la République, rendant ainsi à Nicolas Sarkozy sa visite officielle de décembre dernier.

- Puis Benoît XVI gagnera la nonciature apostolique, sa résidence parisienne, où il pourrait rencontrer des représentants de la communauté juive.

- L’après-midi, il s’adressera au monde de la culture, dans le nouveau et fameux centre diocésain des Bernardins, devant quelque 800 personnes (membres de l’Académie des sciences morales et politiques, dont est membre le Cardinal Joseph Ratzinger…)

- Puis il se rendra à Notre-Dame pour la prière des vêpres avec les prêtres, religieux et religieuses de l’Île-de-France. Au terme de cet office, il s’adressera aux jeunes rassemblés sur le parvis de la cathédrale.

SAMEDI 13/09

- Le samedi matin aurait lieu une messe en plein air, concélébrée avec les évêques d’Île-de-France, au cœur de Paris, sur la grande esplanade des Invalides (l’archevêché de Paris attend 200 000 personnes).

- Le samedi après-midi, Benoît XVI devrait rejoindre Lourdes.

- À son arrivée, il devrait effectuer une partie du « chemin de Jubilé » sur les pas de Bernadette, puis, le soir, il présidera une veillée mariale dans les sanctuaires, avec procession aux flambeaux.

DIMANCHE 14/09

- Le dimanche matin, il concélébrera une grand-messe avec les évêques de France, sur la prairie en face de la Grotte de Massabielle.

- L’après-midi, il rencontrera la Conférence épiscopale pour une séance de travail (qui, soit dit en passant, a lieu à la demande de Rome).

LUNDI 15/09

- Le lundi matin, enfin, le pape devrait célébrer une messe pour la fête de Notre-Dame des Douleurs, en présence de malades,

- Puis départ en fin de matinée pour Rome.

Bienvenu, Saint Père !


Vendredi 25 avril 2008
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A garder à l'esprit

wyd08datelogo.gifUn immense évènement à faire connaître autour de vous !
Site des Journées Mondiales de la Jeunesse (ICI)
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Citation

"A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique.
A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement.
Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus".

Mal Jean de Lattre de Tassigny

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    On vient d'apprendre le décès, lundi dernier à Varsovie, à l'âge de 98 ans d'Irena Sendler. Cette infirmière polonaise avait sauvé 2.500 enfants juifs du ghetto de Varsovie durant la 2nde guerre mondiale. Elle avait réussi à en faire sortir un certain nombre, notamment, dans des...
  • Pélerinage de Popenguine (Sénégal)
    Nous tenons à saluer les dizaines de milliers de personnes (apparemment jusqu'à 60.000) qui, comme chaque lundi de Pentecôte, ont fait cette année le pélerinage de Popenguine, au Sénégal, pour honorer la très Sainte Vierge noire du sanctuaire marial de la Ville (v. pour info, ICI)....
  • Sondages et interrogations sociologiques
    On a appris la semaine dernière, sur le site de La Croix, que selon un sondage, si 7% des catholiques français allaient chaque semaine à la messe, 25% d'entre de ces mêmes catholiques se considèrent comme des catholiques pratiquants. Est-ce le concept de "catholique pratiquant"...
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