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Eglise universelle

Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 15:37

Par La rédaction
g_foto400-copie-1.jpg img_gm.gif Alors que nous nous apprêtons à célébrer le 150ème anniversaire des apparitions de Lourdes, nous apprenons la mort de S. A. E. Fr. Andrew Bertie, Grand Maître de l'Ordre souverain de Malte, si présent en ce lieu marial.

Nous nous associons de tout coeur au deuil et à la prière de cette Oeuvre qui, depuis 900 ans, a rendu d'irremplaçables services à l'Eglise, dans les pauvres et les malades.

Nous empruntons cette nécrologie et cette magnifique photo au site de l'Ordre [Ici] :


"Son Altesse Eminentissime le 78ème Grand Maître de l'Ordre Souverain Militaire Hospitalier de St. Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte, Fra' Andrew Willoughby Ninian Bertie, est décédé à Rome le 7 février 2008. Le Grand Commandeur de l’Ordre de Malte, Son Excellence le Vénérable Bailli Fra' Giacomo della Torre del Tempio di Sanguinetto, a assuré les fonctions du Lieutenant intérimaire de l’Ordre, et restera à la tête de l’Ordre Souverain jusqu’à l’élection du nouveau Grand Maître.

"Andrew Willoughby Ninian Bertie fut le premier britannique à être élu au poste de Grand Maître au cours des 900 ans d’histoire de l’Ordre. Né le 15 mai 1929, il a étudié dans l’école bénédictine de Ampleforth College dans le Yorkshire, a été diplômé en histoire moderne à Christ Church - Oxford et a étudié à l’Ecole d’Etudes Orientales et Africaines de l’Université de Londres. Après son service militaire dans les Scots Guards, il a travaillé comme journaliste financier à la City de Londres, avant de se dédier à l’enseignement des langues modernes (français et espagnol) à la Worth School dans le Sussex. Admis dans l’Ordre en 1956, il prit ses voeux en 1981 et fit partie du Souverain Conseil (le gouvernement de l’Ordre) pendant les sept ans suivant avant d’être élu Grand Maître le 8 avril 1988.

"Son Altesse Fra' Andrew Bertie, qui parlait couramment cinq langues, a été témoin de multiples changements au sein de l'Ordre de Malte, contribuant à la modernisation de ses programmes humanitaires, la croissance du nombre de ses membres et l’extension de l’aide aux pauvres et aux nécessiteux dans les pays en difficulté. Il a augmenté de 49 à 100 le nombre des missions diplomatiques bilatérales de l’Ordre dont la délicate mission est aussi d'offrir assistance aux pays touchés par des catastrophes naturelles ou des guerres. Il a contribué à l’organisation d’importantes conférences internationales lors desquelles les membres étaient invités à participer à la stratégie humanitaire de l’Ordre et a toujours encouragé un fort engagement de l’Ordre dans sa mission spirituelle d’aide aux pauvres et aux malades en offrant un exemple de vie fidèle aux principes chrétiens. Il a, de plus, modernisé la structure et l’administration interne de l’Ordre.

"Homme de réflexion et aux nombreux intérêts, et bien qu’ayant une certaine réserve britannique, Fra' Andrew était très aimé par tous ceux qui travaillaient avec lui sur ses multiples projets. Il appréciait beaucoup la compagnie des jeunes, et ses ex-étudiants lui rendaient souvent visite au Palais Magistral à Rome. Il aimait particulièrement recevoir et parler avec les personnes engagées dans les oeuvres de l’Ordre, qu’il rencontrait pour la plupart lors de ses voyages à travers le monde pour visiter les activités humanitaires de l’Ordre et échanger avec les associations nationales. Quand cela était possible il passait ses vacances dans sa maison de Malte, où il aimait enseigner le judo aux enfants ainsi que cultiver ses orangers dont les quatre variétés étaient pour lui une source de fierté, ou d’angoisse par mauvais temps.

"Les nombreux honneurs lui ayant été accordés témoignent de la haute considération en laquelle Son Altesse Eminentissime était tenue:

"Citoyen honoraire de Rapallo (1992), de Veroli (1993), Lourdes (1999), Magione (2002), Birgu (2003) et Santa Severina (2003). En 2002 en Bolivie il fut nommé Huesped Ilustre (La Paz, El Alto et Santa Cruz).

"Docteur honoris causa: Médecine et chirurgie, Université de Bologne (1992); Jurisprudence, Université de Malte (1993); Sciences Humaines, Université de Saint Domingue (1995); Universidad Catolica Boliviana San Pablo, Bolivie (2002); Droit, St. John’s University, Minnesota (2003).

"Prix Path to Peace 2005, Prix Matteo Ricci 2006.

"Son Altesse a aussi reçu les distinctions suivantes:

"Collier de l’Ordre Piano (Saint Siège), Collier de la République Italienne, Grand Croix de la Légion d’Honneur, et plus de 50 décorations d’autres pays.
"
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 16:09

Par La rédaction
Nous ne vous en disons pas plus.

Rendez-vous sur le blog "Le petit Placide" [Ici]
et vous pourrez  vous y délecter de beauté.

Rassurez-vous, rien qui soit incompatible avec le Carême.
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 09:28

Par La rédaction
thanksgivin_03.gif    
Nul n'ignore que se tient actuellement à Rome la 35e congrégation générale des jésuites, évènement majeur de la vie de cette communauté et qui a vu l'élection d'un nouveau général en la personne du Père  Adolpho Nicolas (V. photo).

    Pour ceux qui le souhaiterait, nous vous signalons un site permettant de
suivre au quotidien le déroulement de la congrégation et des réflexions qui y sont menées (ICI).

    Hermas s'associe en prière à ce moment fort de la vie d'une communauté qui donne tant à l'Eglise et au monde.
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 13:54

Par La rédaction

    Le carême, on le sait, est une préparation à la sainte fête de Pâques, par la pénitence et la prière. Il marque de façon plus particulière le “combat”, selon le terme utilisé par les Ecritures, la tradition spirituelle et la liturgie, que les fidèles – mais aussi tous les hommes – doivent mener sur eux-mêmes, contre le péché, pour se tourner vers Dieu pour recevoir sa miséricorde : « Seigneur, tu aimes tout ce qui existe, et tu n´as de répulsion pour aucune de tes œuvres ; tu fermes les yeux sur les péchés des hommes: tu les invites à la pénitence, et tu leur pardonnes, car tu es le Seigneur notre Dieu » (Sag. 11, 24-25.27).

Cette pénitence est ouverte et symbolisée par le rituel des cendres, par lequel le prêtre, marquant sur le front des fidèles le signe de la croix rédemptrice avec des cendres, leur rappelle qu’ils sont poussière et retourneront à la poussière.

Ce rappel a, de tous temps, été très cruel à l’orgueil humain et à ses songes. Il l’est plus encore dans une société tournée sur l’avoir, la possession, la richesse, la consommation, la poursuite forcenée de l’intérêt personnel, vivant dans l’illusion d’un monde sans fin et d’une éternité matérielle. Il s’agit pourtant d’un rappel salutaire. L’Eglise ne le fait pas pour jouer les rabat-joie. Elle exerce sa pédagogie réaliste. Non, tout cela, qu'on le veuille ou non, ne durera pas : vous amassez, vous thésaurisez, vous construisez d’invraisemblables bulles financières, vous calculez sans fin vos bénéfices, vos profits, vos avoirs, vos carrières et vos retraites, et tout cela fort souvent aux dépens d’autrui, mais au bout du compte, vous partirez sans rien, comme vous êtes venus. Viendra pour vous ce qu’il advient pour chacun : l’accident, ou la maladie, plus ou moins dégradante, la terrible solitude des derniers jours, et la mort, et la poussière.

Est-ce cruel de le dire ? En un sens oui, pour ceux et celles qui déploient tant d’efforts et d’argent pour essayer de paraître éternellement jeunes, ou qui se distraient perpétuellement de la considération de la fin à laquelle ils s’acheminent pourtant, comme s’ils marchaient à l’envers sur un tapis roulant. La douche est très froide. Mais il est mille fois, cent mille fois plus cruel de le taire. Quel est le père, ou la mère, qui serait assez insensé pour ne pas essayer de mettre en garde ses enfants contre une situation dont ils savent qu’elle constitue pour eux une menace certaine ? Cela fait des siècles et des siècles qu’il y a des gens pour ricaner de ce genre de discours, on le sait bien. Mais cela fait des siècles et des siècles aussi que ces ricanements, inexorablement, s'éteignent dans des tombes froides. Des siècles aussi où grâces à Dieu, d’autres, mieux inspirés, prenant au sérieux cette histoire nécessaire, y trouvent une porte vers la vie.

    Dans le message qu’il a adressé à l’occasion de l’ouverture prochaine du carême, le 6 février, le pape Benoît XVI a rappelé ceci : « C'est l'amour et non la richesse matérielle qui dicte les lois de l'existence ». Ce message ne s’adresse pas seulement aux fidèles ; il vaut pour tout homme et toute femme, pour toute existence humaine, puisqu'il fait appel à des
« lois » qui sont spécifiques à la nature humaine, qui est celle d'êtres capables de connaissance et d'amour.

En disant cela, le pape exprime que les hommes doivent réapprendre à orienter leurs vies, leurs professions, leurs organisations sociales, leurs projets personnels, politiques, économiques ou écologiques, selon le critère de l’amour des autres et non pas selon celui exclusif de l'enrichissement, quitte à y sacrifier quelque chose ou à se limer quelque peu les dents.

Mais il indique aussi qu'intrinsèquement la loi de l’existence, c’est l’amour. Autrement dit, une existence humaine ne "fonctionne" comme telle que si elle est menée dans une logique de l'amour, du don, du pardon, du partage. Si ce n'est pas le cas, elle est autre chose qu'une existence humaine ; au mieux, elle n'en est qu'une atrophie, un nanisme moral. La sociologie le confirme d'ailleurs, qui manifeste que l'économisme ambiant conduit souvent les hommes à une multiplication de clones, chosifiés dans leurs emplois, massifiés dans leurs pensées réduites, leur façon de s'habiller, de se divertir, de s'abrutir.

    La richesse matérielle conduit à la richesse matérielle, comme un pas conduit à un autre, selon sa logique matérielle propre, mais elle n’assure elle-même rien d’humain. Elle ne détermine rien qui soit proprement humain. Elle peut même engendrer l’inhumain, et c’est d’ailleurs ce dont elle est ordinairement le plus capable. C’est pourquoi l’Evangile avertit qu’il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume des cieux. Cela paraît énorme comme affirmation, mais c’est tout de même le Christ qui le dit, et il connaît bien le seuil de ce Royaume, lui qui est voie, vérité et vie.

Qu'on observe bien l'image qu'il donne : il s'agit de faire passer quelque chose dans quelque chose, ce qui réclame mouvement, et surtout tension et attention [tous ceux qui ont dû faire passer un fil dans une aiguille savent de quoi je parle !]. En réalité, ce n'est pas la taille du paisible camélidé qui est directement en cause ici, c'est "l'in-tension" et la préoccupation du riche : elles sont telles, par rapport aux vraies fins de l'homme, figurées par le chas de l'aiguille, qu'elles rendent le passage rigoureusement impossible. Là où es ton trésor, est-il dit ailleurs, là est ton coeur. Si notre coeur n'est pas en Dieu, Dieu ne sera jamais notre trésor.

Seul donc l’amour peut faire la différence, en ce monde, pour modifier des rapports humains qui peuvent devenir invivables, et qui le sont souvent déjà d'ailleurs à bien des égards, et seul il le fait aussi pour l’autre : « Au dernier jour, disait saint Jean de la Croix – Docteur en la matière – nous serons jugés sur l’amour ».

« Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière »
. A l’entrée de l’Enfer de Dante, le visiteur est averti qu’il doit laisser là toute espérance. A l’entrée en carême, le fidèle est averti qu’au soir de sa vie il ne sera revêtu que de mort ou d’amour. Il ne restera rien d’autre que poussière. Mort éternelle ou amour éternel. On entre donc en carême en prenant de l’espérance, si on l’a jusque-là laissé tomber, pour regarder à l’inéluctable. Non pas comme à un mur où toute existence est appelée à se fracasser, mais comme à une rencontre à laquelle se préparer, et qui est éclairée de toutes les fulgurantes promesses de la Résurrection. L’étreinte à venir demande des mains, elle demande des bras, elle demande un cœur aimant. C’est ici, c’est maintenant qu’ils se forgent. C’est à cela que le carême nous invite à penser et à travailler pour opérer, par la prière et la pénitence, une réorientation de notre vie où l’amour de Dieu et des autres puisse être, avec sa grâce miséricordieuse, le premier et le dernier de nos mots.

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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 10:00

Par La rédaction
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(Source ZENIT.org) – Le site web « You Tube » est une mine d’or pour la communauté sans but lucratif, car il permet la diffusion immédiate des vidéos à travers le monde entier, affirme le producteur Colin Mason,
directeur de la production médiatique du Population Research Institute (PRI) de Front Royal, en Virginie.

Le PRI a lancé sa première vidéo en juin pour présenter son travail et ses activités de recherche. Son efficacité a porté à une nouvelle initiative appelée « Viral Video Campaign ». La première vidéo de la campagne, un film en faveur de la vie, de 51 secondes et intitulé « The Human race » soulève une question : « L’humanité avance rapidement vers l’avenir. Mais où allons-nous ? ».

« Nous avons eu beaucoup de succès avec YouTube, qui couvre une bonne partie de notre trafic sur le site web. Les utilisateurs ont exprimé leur soutien à nos vidéos, pour leur qualité, leur message, etc. » a dit Colin Mason. « Nous pensons que ces vidéos, brèves, énergiques, sont fondamentales pour promouvoir, chez les jeunes générations de YouTube, une conscience concernant les questions qui ont trait à la vie » a-t-il ajouté.

« Inside Catholic », ancien « Crisis Magazine », a réalisé un spot de 57 secondes sur YouTube, « The Baby in the Box », qui est un message en faveur de la vie. Brian Saint-Paul, l’éditeur de « Inside Catholic », a expliqué à ZENIT que YouTube « fournit aussi bien des vidéos en format stable, que tout le monde peut visionner, que les moyens de diffuser une vidéo à un large public. La réponse a été importante et « cela continuera tant que YouTube existera ».

    Un cardinal américain l’a utilisé pour diffusé ses méditations de carême l’an dernier : un vrai succès. Le cardinal Justin Rigali, archevêque de Philadelphie, est le premier cardinal à avoir utilisé ce nouvel instrument pour atteindre ses fidèles. Ses réflexions sur l’Evangile insérées sur YouTube lors du Carême de cette année sont célèbres.

« La première vidéo envoyée par le cardinal a été l’une des plus suivies sur YouTube » a déclaré à ZENIT Donna Farrell, directeur de la communication de l’archidiocèse de Philadelphie. « La réaction à ses réflexions a été surprenante. Nous avons reçu des échos du monde entier, d’Australie, des Philippines, d’Italie, et beaucoup de l’archidiocèse de Philadelphie, y compris d’un jeune garçon qui s’est défini un skateboarder de 15 ans ».

Considérant le succès initial, la décision a été prise d’y insérer des homélies, des déclarations relatives à l’archidiocèse, voire même l’intervention en image du cardinal Rigali à la « Theology on Tap », une plate-forme de discussion sur des questions théologiques ou des thèmes liés au monde de l’église dans des lieux de loisirs comme les pubs.

« YouTube est un lieu où les gens communiquent sur de nombreuses choses, et assurément, d’un point de vue de l’Eglise, nous souhaitons communiquer le Christ » a dit le cardinal Rigali. « Nous avons le message de l’Evangile, l’édifiant message de Jésus, un splendide message d’espérance, d’amour et de foi ».

« Les gens aiment les médias », a conclu Colin Mason. « Ils aiment regarder les extraits et les vidéos durant leurs moments de pause ou pour se détendre. Si nous pouvons utiliser ce pouvoir, le pouvoir des vidéos courtes, incisives, nous pouvons nous en servir pour renforcer les consciences concernant notre cause ».

   
Des exemples à suivre ! Hermas s'est d'ailleurs récemment permis de suggérer aux organisateurs des JMJ d'investir Youtube et Godtube avec les nombreuses vidéos qui composent leur site et avec celles qu'ils créent régulièrement.

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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 18:00

Par La rédaction


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    Le pélérinage mondiale de la Croix et de l'Icone des JMJ, qui traverse les endroits les plus reculés, comme les plus connus ou habités, est ainsi une manière d'atteindre un grand nombre de jeunes qui n'ont pas la possibilité de se rendre eux-mêmes aux JMJ. C'est une manifestation concrète et itinérante des JMJ, qui porte leur esprit de fraternité aux quatre coins de la planète et le transmet dans la durée. Ce pélerinage c'est la présence constante dans le monde de l'esprit des JMJ qui ne se réduisent ainsi pas à quelques jours tous les 3 ans.

    E
t c'est certainement pourquoi, le 23 mai 2007, à la demande de Mgr Pell - Archevêque de Sydney que les lecteurs d'Hermas connaissent aujourd'hui bien ! - que le Saint a accordé l'indulgence plénière aux fidèles qui participent aux cérémonies en l'honneur du passage de la Croix et de l'Icone :

"La PÉNITENCERIE APOSTOLIQUE, nommée par le Souverain Pontife, accorde avec bienveillance l'Indulgence plénière que les fidèles pourront obtenir aux conditions habituelles (Confession sacramentelle, Communion eucharistique et prière selon les intentions du Souverain Pontife), à condition que celles-ci soient remplies consciencieusement et avec l'âme détachée de tout péché, s'ils accompagnent la CROIX des JMJ dans son parcours à travers les pays d'Océanie; ceci inclut toute personne qui participe avec dévotion à une cérémonie sacrée donnée en public en l'honneur de la CROIX des « JOURNÉES MONDIALES DE LA JEUNESSE » exposée solennellement, ou tout au moins, qui manifeste une attitude attentive en présence de cette même CROIX exposée dans un lieu public et qui, soit dans une foule nombreuse soit toute seule, est dans un état de pieuse contemplation et de prière et y associe la récitation du Notre Père et du Credo et une invocation à la Bienheureuse Vierge Marie.

Le présent Décret entre en vigueur pour cette unique occasion. Nonobstant toute disposition contraire.

Cardinal James Francis Stafford (Pénitencier majeur)
+ Gianfranco Girotti, o.f.m. Conv. (Régent)"

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    Le dernier parcours de la Croix et de l'Icône des JMJ, entre Cologne (JMJ 2005) et Sydney (JMJ 2008) traduit cette volonté de porter à tous l'Evangile et l'esprit de l'évènement : il est intéressant de consulter le parcours en Afrique (ICI), en Asie et Océanie (ICI) et, enfin, en Australie (ICI). Traversant des pays en paix, comme des pays récemment marqué par la souffrance et les drames (Timor oriental, Rwanda, Congo-Brazza, notamment), tout au long de leurs parcours, c'est la même ferveure d'une foule de jeunes en liesse... C'est positivement bouleversant et doit donner courage à tous !

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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 07:00

Par La rédaction
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L
es Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sont un évènement planétaire et toujours profondement saisissant, même pour les observateurs les plus lointains : la ferveur d'une telle foule de jeunes "prend aux tripes" et émeut comme rarement. Autant de vie, de vigueur pour prôner la fraternité, la foi dans le Christ, la paix et l'Evangile, c'est toujours bouleversant, même au travers du prisme peu complaisants des médias, et fait mentir l'image que la société de consommation politiquement correcte veut nous donner de la jeunesse. L'Evangile est vivant même pour la jeunesse du monde. Outre les JMJ elles-mêmes, le parcours mondial de la Croix et de l'Icône des JMJ est l'occasion de rassembler en un long cortège une multitude de jeunes à travers la planète.

images-copie-15.jpeg La Croix et l'Icone des JMJ ont déjà - pour rejoindre à chaque fois la future ville d'accueil - parcourus plusieurs fois le tour de la terre, des Philippines à Ground Zero à New-York, de Paris à Séoul en passant par les régions artiques.

Les prochaines JMJ auront lieu à Sydney en 2008 (cf. l'image qui orne avec éclat la page d'accueil d'Hermas !) et, depuis Cologne a traversé l'Afrique, l'Asie et l'Océanie. C'est au pélérinage de cette Croix et de cette Icônes - qui se rendent ainsi au-devant des jeunes du monde entier, dont bien peu ont, malheureusement, la chance de pouvoir financer un déplacement aux JMJ - que nous voudrions nous intéresser (pour un dossier complet, voir le site des JMJ, ICI).
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Histoire du pélérinage de la Croix et de l'Icone des JMJ

    La croix en bois de 3,8 mètres de haut est érigée et placée près de l'autel principal de la Basilique St Pierre au cours de l'Année Sainte 1983. À la fin de cette année-là, le Pape Jean-Paul II donne cette croix en signe de l'amour du Christ pour l'humanité.

« Très chers jeunes, à la fin de l'Année Sainte, je vous confie le signe de cette Année Jubilaire: la Croix du Christ! Portez-la dans le monde comme signe de l'amour du Seigneur Jésus pour l'humanité et annoncez à tous qu'il n'y a de salut et de rédemption que dans le Christ mort et ressuscité ». (Rome, le 22 avril 1984)

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Depuis 1984, la Croix des JMJ voyage de part et d'autre de la Terre, à travers l'Europe, de l'autre côté du Rideau de fer, dans certaines parties des Amériques, de l'Asie, de l'Afrique et brièvement en Australie. Elle est présente à tous les rassemblements internationaux des Journées Mondiales de la Jeunesse. C'est en 1994 que la Croix commence réellement ce qui est devenu depuis une tradition : son parcours d'un an dans les diocèses du pays accueillant une édition internationale des Journées Mondiales de la Jeunesse, comme instrument de préparation spirituelle pour le grand événement.

Annonçant ces rassemblements internationaux de jeunes, la Croix est désormais plus connue comme la « Croix des Journées Mondiales de la Jeunesse ». Les médias la désignent souvent comme la « flamme olympique » des Journées Mondiales de la Jeunesse. C'est une comparaison utile. Dans chaque pays que la Croix visite, elle voyage de villes en villages, de paroisses en groupes de prière. Les jeunes la portent, passent du temps en prière en sa présence et encouragent leurs pairs à faire de même.

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En 2003, le Pape Jean-Paul II donne aux jeunes un deuxième symbole de foi pour qu'ils le portent à travers le monde, avec la Croix des JMJ. Il s'agit de l'Icône de Notre Dame, 'Salus Populi Romani', copie contemporaine d'une ancienne icône sacrée située dans la première et plus grande basilique de l'Occident dédiée à Marie Mère de Dieu, la basilique Ste Marie Majeure.

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« Je vous confie également aujourd'hui... l'Icône de Marie. Désormais, avec la Croix, elle accompagnera les Journées Mondiales de la Jeunesse. Voici ta Mère! Elle sera un signe de la présence maternelle de Marie auprès des jeunes, appelés, comme l'Apôtre Jean, à l'accueillir dans leur vie. » (Rome, Angélus, 18ème Journée Mondiale de la Jeunesse, 2003)



Le Pape Benoît XVI, poursuivant l'héritage des JMJ de son prédécesseur, s'exprime lors de la cérémonie de remise de la Croix des JMJ et de l'Icône d'un groupe de jeunes Allemands à la délégation de jeunes Australiens en ce Dimanche des Rameaux 2006. Il déclare en termes très clairs la raison pour laquelle l'Icône de Marie est à sa place dans ce pèlerinage de la Croix des JMJ.

« Que Marie, présente au Cénacle avec les Apôtres dans l'attente de la Pentecôte, soit votre mère et votre guide. Qu'elle vous apprenne à accueillir la parole de Dieu, à la garder et à la méditer en votre cœur (cf. Lc 2, 19), comme elle l'a fait tout au long de sa vie. Qu'elle vous encourage à dire votre « oui » au Seigneur en vivant l...« obéissance de la foi ». Qu'elle vous aide à demeurer fermes dans la foi, constants dans l'espérance, persévérants dans la charité, toujours dociles à la parole de Dieu ».

Lorsque nous regardons Marie sur l'Icône portant son Fils, elle nous enseigne comment le porter au monde.

Au cours des 20 dernières années, des millions de jeunes ont participé à des Journées Mondiales de la Jeunesse. Des centaines de milliers ont reçu la grâce de l'événement par le biais de leur rencontre avec la Croix des JMJ et de l'Icône.

Ces symboles sont présentés au monde de manière très significative par des jeunes qui les portent non seulement pour quelques instants ou quelques heures mais également dans l'exemple de leur vie quotidienne de chrétiens.

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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 19:29

Par La rédaction

"Chers catéchistes,

Que la paix du Seigneur soit avec vous.

En cette première année de mon service auprès du Saint-Père Benoît XVI dans la Congrégation pour le Clergé, à laquelle est confiée également la catéchèse, je tiens à vous adresser mon salut cordial et fraternel.

À Dieu, bon et grand dans l’amour et riche en miséricorde, je demande de vous bénir de manière toute spéciale. Je le fais à l’occasion de la Fête de saint Luc évangéliste, en rappelant sa contribution essentielle à l’annonce universelle de Jésus Christ, mort et ressuscité, et de son Royaume.

Je voudrais tout d’abord vous dire mon admiration pour votre service ecclésial inlassable en vue de l’éducation à la foi catholique des très nombreux catéchumènes et baptisés confiés à vos soins.

Je vous assure de mon affection, mes chers frères et sœurs engagés dans ce bon combat pour la foi, qui demande souvent de votre part des sacrifices héroïques que vous acceptez avec joie et persévérance.

Par votre fidélité quotidienne à Dieu et aux hommes, vous continuez à être et à représenter une vraie richesse pour vos communautés paroissiales. Vous êtes l’un des signes les plus prometteurs par lesquels le Seigneur ne cesse de nous conforter et de nous surprendre.

Continuez à manifester votre passion et votre volonté d’acquérir la physionomie propre aux maîtres, aux éducateurs et aux témoins de la vérité, afin de la transmettre intégralement et fidèlement aux hommes de notre temps.

Soyez capables de fortifier votre foi, « toujours prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous » [1Pi 3,15], par la prière, par la formation, par la charité. Montrez-vous toujours joyeux et zélés pour que, à travers votre travail, « Dieu reçoive sa gloire par Jésus Christ, car c’est à lui qu’appartiennent la gloire et la puissance » [1 Pi 4,11]

Je vous exhorte à prier et à cultiver avec confiance une relation d’amour, de disponibilité, d’écoute et de silence avec le Seigneur.

Dans un monde souvent privé d’espérance, en proie à la violence et à l’égoïsme, que chacun de vos gestes, chacun de vos sourires, chacune de vos paroles soit le témoignage vivant que le Seigneur a vaincu le péché et la mort, et que l’amour est possible !

Redécouvrez les racines profondes de votre témoignage dans le Baptême et la Confirmation. Nourrissez votre service de catéchistes de la nourriture des forts : l’Eucharistie.

Révélez le visage du Christ à tous ceux que vous rencontrez, dans la gratuité et dans la fidélité à votre service.

Que l’Esprit du Seigneur renouvelle votre vie, et qu’il fasse grandir la communion entre vous.

« Que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, impatients ou anxieux, mais de ministres de l’Évangile dont la vie rayonne de ferveur, qui ont les premiers reçus en eux la joie du Christ, et qui acceptent de jouer leur vie pour que le Royaume soit annoncé et l’Eglise implantée au coeur du monde » (Evangelii nuntiandi, 80).

J’invoque sur vous cette Bénédiction chère à saint François d’Assise :

« Que le Seigneur vous bénisse et vous garde.
Que le Seigneur vous découvre sa face et vous prenne en pitié.
Qu’il tourne vers vous son visage et vous donne la paix ».

Que la Vierge Marie, Étoile de l’évangélisation, vous guide et vous assiste, et qu’elle soit pour vous un signe d’espérance certaine".

18 octobre 2007


Source : Eucharistie miséricordieuse
[Ici] - avec nos remerciements.

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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 09:44

Par La rédaction
11-josemaria-gimenez.jpg     Nous avons évoqué, hier, la belle figure de Pedro Jesús Giménez Sánchez, et évoqué ses trois frères, fusillés avec lui. Nous empruntons au même site espagnol "persécution religieuse" la note biographique de l’un d'eux, José María, avec une égale reconnaissance [Ici]. Ce texte, qui présente brièvement  la figure de ce dernier, apporte également l'extraordinaire témoignage d'une lettre écrite aux derniers moments de sa vie. Dieu, que cela doit être douloureux, pour une mère, tout de même, de recevoir quatre lettres de ce genre, un même matin de septembre... Puis, avec le temps, avec l'intériorité, avec la prière, "gardant toutes ces choses en son coeur", que de fierté sans doute !

_______________

« Il est le troisième fils et le cinquième de la famille. Il a fait ses études dans un collège de religieux de Getafe, comme ses autres frères. La Guerre civile ayant éclatée, il n’a pu terminer les études de pharmacie qu’il avait entreprises. Profondément religieux, il était le président de l’Association des étudiants catholiques et, comme ses frères, scouts chez les “Explorateurs”. Il a participé, lui aussi, à la défense de l’église Saint-Jean-Baptiste. Il a été arrêté puis exécuté au matin du 27 septembre 1936, avec ses trois frères. Il a fait ses adieux à sa mère dans cette lettre :

"Très chère mère,

"Je veux que tu gardes ce dernier souvenir de ton petit Joseph, que tu as tant aimé et qui t’a tant aimé lui-même, malgré les gros soucis que t’a fait subir ma tête folle ; (…) ne t’inquiète pas, petite maman, nous partons ensemble voir Dieu et papa, nous y allons avec courage et foi en Lui. Nous mourons satisfaits parce que nous mourons pour Dieu et pour la patrie, et tu peux être contente toi-même parce que tu ne pouvais rien désirer de mieux sinon que tes fils meurent pour défendre Celui qui peut tout. Ne te décourage pas, accepte-le, sois forte, ne te laisse pas abattre, il en reste encore cinq sur la terre pour te rendre heureuse. N’oublie pas que Dieu éprouve l’âme des catholiques par des épreuves amères, que ceux qui savent les endurer gagnent le Ciel, qui est le but de nos aspirations. Ne t’affliges pas et pense que tu auras quatre enfants de plus au Ciel, d’où nous veillerons sur toi, pour être toujours à tes côtés, de sorte que, je le répète, ne perds pas courage, parce que tes enfants meurent pour que dans notre Espagne ne se perde pas la Religion que tu as su nous enseigner depuis que nous étions tout petits et dont nous sommes fiers (…).

"Petite maman, ne souffre pas pour nous, remercie notre Seigneur qui nous permet de mourir pour Lui la conscience en paix. Aie confiance dans le Christ del Sahúco [honoré à Albacete], qui n’abandonne pas ceux qui l’implorent ; si tu voyais la douceur qui est la nôtre en ce moment et comme nous nous sentons forts grâce à l’appui que nous apporte le Seigneur, tu ne peux pas t’imaginer, c’est quand on voit la mort d’aussi près qu’on croit le plus véritablement en Dieu, c’est comme si on le voyait et qu’on le sentait avec nous. C’est pour ça, ma petite maman chérie, sois courageuse et pense à tout ce que la Vierge a souffert, et tu verras comme elle te consolera, comme elle te donnera des forces, en voyant le courage qu’elle a eu et la confiance qu’elle a mise en Lui (…).

"Ma petite maman, crie très fort “Vive le Christ Roi”, et avec ce cri, reçois ma dernière étreinte et mes derniers baisers sur cette terre, de ton fils qui t’aime tant, ton petit Joseph.

"J’ai pardonné à tous. Pardonne-leur aussi" ».
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Publié dans : Eglise universelle
Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 11:36

Par La rédaction

    A l'approche de la béatification des martyrs espagnols, nous ne résistons pas au plaisir de vous faire connaître l'exemple d'une personne qui a donné sa vie pour le Christ. Cet exemple est "exemplaire" - si l'on peut dire - à bien des égards. C'est une personne qui, à notre connaissance, n'est pas du nombre de ceux qui vont être béatifiés ou l'ont été. Elle fait partie de cette légion d'hommes et de femmes qui ont pourtant la "réputation de martyrs" pour la mort qui leur a été infligée en cette période de persécution antichrétienne des années trente. Elle "appartient" au diocèse d'Albacete, ville où s'est notamment illustré le tristement célèbre André Marty. Cette personne, comme tant d'autres, n'a été tuée que parce qu'elle était chrétienne.

C'est un jeune homme, un laïc. Un chrétien qui ne différait peut-être pas beaucoup de ce que beaucoup d'entre nous peuvent être lorsqu'ils ont compris que la foi aimante est la première valeur de leur vie, avant toute réussite mondaine, et qui se livrent autour d'eux à leur apostolat. La différence est que sa vie a été traversée par des événements brutaux, terribles, qui l'ont mis devant un choix ultime. Il s'est transformé en exemple, avec ses trois autres frères qui ont connu le même sort, parce que leur OUI aimant au Christ, comme celui du Christ aux hommes, a été un OUI total. Inversant la proposition de saint Jean, on peut dire qu'ils l'ont aimé jusqu'au bout.

Peu avant de mourir, il a écrit à sa mère, pour prendre congé, en des termes très émouvants. Ses mots, pleins de joie, sont ceux de quelqu'un qui a déjà un pied dans le ciel. Là, ce n'est pas seulement un exemple mais un maître. Il nous apprend à sentir ce que nous ne sentons pas, à entrevoir une réalité certaine que nous méconnaissons pourtant souvent, dans nos activités quotidiennes, qui culbutent l'échelle de nos valeurs : la vie éternelle, pour nous, est déjà commencée dans le Christ. Il en est le témoin, au passage d'une mort qui ne l'effraie pas et qui ne représente aucune rupture pour lui. Quelle leçon !

Et puis il y a cette autre grande leçon, dont nous sommes également invités à instruire nos vies. Celle de l'amour. Un amour à double face : celle de l'amour des siens, que ne brise pas l'amour du Christ. Tout est tendresse dans cette lettre, jusqu'au désir impatient de faire partager le bonheur commencé. Celle aussi de l'amour des autres, et non pas de n'importe quels autres, mais d'ennemis haineux. L'amour puisé en Dieu ne fait aucune acception. Là est la spécificité chrétienne, qui éloigne le martyre chrétien de tous les fanatismes, passés, présents et futurs et de tous les pseudo "martyrs" autoproclamés dans les conflits contemporains.

Ce jeune homme s'appelle Pedro Jesús Giménez Sánchez. Nous empruntons avec reconnaissance le récit qui suit au site espagnol persecution religieuse [Ici].

 
    Pedro est le deuxième fils et le quatrième enfant de la famille. Il est né le 3 juillet 1911. A la mort de son père, il est entré avec ses frères José-María et Joaquín à l’internat d’un collège de Frères, à Getafe, où il a fait ses études secondaires. A l’issue de ces dernières, il est revenu à Albacete pour y travailler aux affaires familiales. Il est membre de “l’Adoration Nocturne” du Saint-Sacrement et fait partie d’une troupe scoute, les “Explorateurs”, où il s’investit beaucoup. Très profond, il était le plus religieux de ses frères. 
 

Avec ses frères Eduardo, José-María et Joaquín, il a participé à la défense des sanctuaires tels que Saint-Jean-Baptiste, l’actuelle cathédrale, ce qui lui a valu des inimitiés, a provoqué la rancœur de ses persécuteurs, sa détention et son exécution.

Il a été fusillé avec ses frères au petit matin du 27 septembre 1936. Il avait 25 ans. Quelques heures avant sa mort, il a fait ses adieux à sa mère par la lettre que voici :

"Ma très chère mère,

"En ces heureux moments où, chrétiennement préparés, nous nous disposons à livrer nos âmes à Dieu, qui nous a choisis, figure-toi petite maman, il nous a choisis, pour que nous répandions notre sang (…) ; il t’a choisie, toi aussi, pour que comme sa sainte Mère et notre Mère, tu gagnes la gloire que tu mérites en ces glorieux moments, je le répète, tous, tes quatre fils, nous sommes heureux et demandons à Dieu que sa divine Volonté s’accomplisse et qu’il te donne forces et résignation, pour être toi-même heureuse et fière de cette divine élection.

"Sois assurée qu’Il nous attend, les bras ouverts, après avoir pardonné toutes nos fautes ; et pour ta tranquillité, je te le dis, nous avons nous-mêmes pardonné à nos ennemis.

"Ne t’en fais pas, ma petite maman, Dieu nous attend, cette vie n’importe pas et nous allons à une autre infiniment meilleure, tous nos bons amis seront d’autres enfants pour toi, comme certains me l’ont promis, s’ils s’en sortent.

"Ne perds pas la foi pour cela, je le répète, ce doit être ta joie, parce que là-haut on nous attend, pour nous unir à notre père, que nous pleurons tant, et à notre petite Emilia. C’est là que nous nous retrouverons tous pour la consommation des siècles.

"Adieu, mère de mon âme, pardonne-nous et envoie-nous ta bénédiction. De là-haut nous continuerons de demander qu’Il répande ses grâces sur notre famille et vous réunisse avec nous dans les Cieux pour l’Eternité.

"27-IX-1936 – Jesús".

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