Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 08:14
- Par L'Equipe d'Hermas

En mémoire de Mgr Masson

 

LE 13 OCTOBRE 1917 : craintes de la Mère de Lucie


    Arrive le jour du grand miracle, annoncé depuis le 13 Juillet 1917. De nombreux pèlerins ont dormi dehors. Une pluie fine et continue est tombée toute la nuit. Il y avait là plus de 60 000 personnes, certains ont estimé plus de 100 000. Depuis le matin, il pleuvait à verse, tout était détrempé.

    La mère de Lucie croyait que rien n'allait se passer et que son enfant allait se faire lyncher. Les enfants partirent en avance, la foule était si nombreuse qu'ils avançaient difficilement. Les gens s'agenouillaient dans la boue à leur passage en les suppliant de présenter leurs suppliques à Notre-Dame. Enfin, ils arrivèrent au chêne vert, réduit maintenant à un tronc déchiqueté. On n'entendait que le murmure cadencé de la récitation du rosaire.

    Midi, l'heure du rendez-vous, était bien passée. Les montres des hommes affichaient 13 heures, l'heure légale. Mais l'heure solaire était midi. Un prêtre impatient et incrédule récrimina contre les enfants. Les chapelets continuèrent. Soudain Lucie demanda de fermer les parapluies et l'ordre atteint toute la foule. Quelques minutes s'écoulèrent, le prêtre s'énerva encore, voulant faire partir les enfants. Un brouhaha s'amplifia. Tout à coup, regardant vers l'Est, Lucie s'écria "Jacinthe, agenouille-toi!... Je commence à apercevoir Notre-Dame!... Vois-tu l'éclair? " Le petit visage de la voyante rosit et devint d'une beauté immatérielle, comme transparente. Jacinthe et François entouraient Lucie, ils avaient eux aussi le regard fixe, semblaient radieux et absents. Notre-Dame était là, dans la gloire, et ils étaient les seuls à La voir.


RECIT DE LUCIE DE FATIMA 1941

    Voici le récit des événements de la Cova da Iria fait par Lucia dos Santos, C'est la traduction des feuillets qu'elle a remis en 1941 à l'évêque de Leiria-Fatima, pour répondre à son désir d'avoir une relation définitive des apparitions de la Vierge, telle qu'elle en avait été le témoin en compagnie de François et de Jacinthe, entre le 13 mai et le 13 octobre 1917

Le 13 octobre 1917

    Nous avons quitté la maison de bonne heure, pensant bien que le chemin serait long. Le peuple était là en foule. Il pleuvait à torrent. Ma mère, craignant que ce fut le dernier jour de ma vie, le coeur déchiré par l'inquiétude de ce qui allait arriver, avait voulu m'accompagner.

    Sur le chemin se reproduisaient les scènes du mois précédent, plus nombreuses et plus émouvantes. Même la boue des chemins n'empêchait pas ces gens de se mettre à genoux, dans une attitude humble et suppliante. Arrivés à la Cova da Iria, auprès du chêne vert, poussée par un mouvement intérieur, je demandai à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière et, ensuite, Notre-Dame sur le chêne vert.

    - Que voulez-vous de moi (demandai-je).

    - Je veux te dire que l'on élève une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à dire le chapelet tous les jours. La guerre va finir, et les militaires reviendront bientôt chez eux.

    - J'aurais beaucoup de choses à vous demander : de guérir plusieurs malades, de convertir les pécheurs...

    - Les uns, oui, les autres, non. Il faut qu'ils se corrigent, qu'ils demandent pardon de leurs péchés. Notre-Dame prit alors un air plus triste :

    - Qu'ils n'offensent pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car il est déjà trop offensé !"

    Ouvrant les mains, elle les fit réfléchir alors sur le soleil. Et tandis qu'elle s'élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil. Voici le motif pour lequel j'ai crié qu'on regarde le soleil. Mon but n'était pas d'appeler l'attention de la foule de ce côté. Je ne me rendais même pas compte de sa présence. Je le fis seulement, entraînée par un mouvement intérieur qui m'y poussait. Notre-Dame, une fois disparue dans l'immensité du firmament, nous avons vu, auprès du soleil, saint Joseph avec l'Enfant Jésus, et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l'Enfant Jésus paraissaient bénir le monde, avec les gestes qu'ils faisaient de la main, en forme de croix. Peu après, cette apparition s'étant évanouie, j'ai vu Notre-Seigneur et Notre-Dame (sous une forme) qui donnait l'idée d'être Notre-Dame des Douleurs, Notre-Seigneur paraissait bénir le monde de la même manière que (l'avait fait) saint Joseph. Cette apparition disparut, et il me sembla voir encore Notre-Dame avec un aspect semblable à Notre-Dame du Carmel.

    Voilà, Monseigneur, l'histoire des apparitions de Notre-Dame à la Cova da Iria, en 1917. Chaque fois que, pour quelque motif, j'avais à en parler, je cherchais à le faire avec le moins de paroles possibles, dans mon désir de garder pour moi seule les choses plus intimes, qu'il me coûtait tant de révéler. Mais comme elles sont à Dieu, et non à moi, et que Dieu maintenant, par le moyen de votre Excellence, me les réclame, les voilà. Je restitue ce qui ne m’appartient pas. De propos délibéré, je ne réserve rien, il me semble que doivent manquer seulement certains détails relatifs aux demandes que je faisais. Comme c'étaient des choses purement matérielles, je ne leur attachais pas tant d'importance, et, peut-être à cause de cela, elles ne se sont pas gravées aussi vivement dans mon esprit. Et aussi il y en avait tant, tant... C'est peut-être parce que j’étais préoccupée des grâces sans nombre que je devais demander à Notre-Dame, que j'ai fait l'erreur de croire que la guerre finirait le jour même du 13. Beaucoup de personnes se sont montrées assez surprises de la mémoire que Dieu a bien voulu m'accorder. Par la bonté infinie de Dieu, ma mémoire est assez privilégiée, dans tous les sens du mot. Mais dans les choses surnaturelles, il n'y a pas lieu d'en être surpris parce qu'elles se gravent dans l'esprit de telle manière qu'il est presque impossible de les oublier. Pour le moins, le sens des choses qu'elles manifestent ne s'oublie jamais, à moins que Dieu ne veuille aussi les faire oublier".


RECIT DU PERE DE LUCIE


« Le 13 octobre, raconte le père de Jacinthe et François, après beaucoup d'efforts, et après avoir été arrêtés souvent en chemin, nous parvînmes enfin à la Cova da Iria.

« La foule était si serrée qu'on ne pouvait la traverser. Alors, un chauffeur prit dans ses bras ma Jacinthe et, à force de bourrades, s'ouvrit un passage jusqu'aux poteaux où pendaient les lanternes, en criant :

– Laissez passer les petits qui ont vu Notre-Dame !

 
Un chauffeur prit Jacinthe dans ses bras

 « Je me mis à leur suite. Jacinthe, en me voyant au milieu de tant de gens, se mit à crier, effrayée :

– N'étouffez pas mon Papa ! N'étouffez pas mon Papa !

« L'homme qui portait Jacinthe la mit enfin à terre, près du chêne-vert. Mais là aussi, la foule était dense, et la petite pleurait. Alors Lucie et François la mirent entre eux.

« Mon Olimpia était par là, d'un autre côté, je ne sais où. Mais ma commère Maria Rosa réussit à se mettre tout près de nous. Poussé par la foule, je me trouvai un peu écarté à un certain moment, et je remarquai un homme de mauvaise mine, qui appuya un bâton sur mon épaule. Je pensai en moi-même :
– Cela pourrait être le commencement du désordre !

« La foule faisait des remous, d'un côté et de l'autre. Mais au moment de l'Apparition, tout le monde se tût et resta tranquille. »

Quant à Antonio, qui avait réussi à faire passer sa femme à travers la foule, il se trouva éloigné de Lucie par ces mêmes remous, et sa fille ne le revit plus jusqu'à ce qu'elle le retrouve le soir, au sein de la famille.

Il était à peu près 1 heure de l'après-midi, heure légale, et il continuait à pleuvoir.

« Nous étions parvenus à la Cova da Iria, près du chêne-vert, raconte Lucie, quand je me sentis poussée par un mouvement intérieur, et demandai à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet. »

Du haut de la route, abrités dans leurs voitures, tous ceux qui n'avaient pas eu le courage de s'aventurer dans le bourbier argileux de la Cova assistèrent alors à un spectacle stupéfiant :

« À un moment donné, nota l'un d'eux, cette masse confuse et compacte ferma les parapluies, se découvrant ainsi dans un geste qui devait être d'humilité ou de respect, mais qui me laissa surpris et plein d'admiration, car la pluie, avec obstination, mouillait toujours les têtes, détrempait et inondait tout. »

Cependant, quelques minutes avant le miracle, il cessa de pleuvoir. Le soleil perça victorieusement l'épaisse couche de nuages qui le cachait jusque-là, et brilla intensément.

À l'heure des montres, il était presque 13 h 30, c'est-à-dire environ midi à l'heure solaire. En effet, pour adopter l'heure des belligérants, le gouvernement portugais avait alors imposé au pays une heure légale qui avançait de quatre-vingt-dix minutes sur l'heure solaire.

Tout à coup, les trois enfants virent l'éclair, et Lucie s'écria :

« Silence! Silence ! Notre-Dame va venir ! Notre-Dame va venir ! »

Maria Rosa, qui avait réussi à rester là, toute proche, n'oublia pas de donner à son enfant un conseil maternel :

« Regarde bien, ma fille. Prends garde de ne pas te tromper ! »

Mais Notre-Dame apparaissait déjà au-dessus du chêne-vert, posant ses pieds sur les rubans de soie et les fleurs, pieusement disposés la veille par la fidèle Maria Carreira.

Alors, le visage de Lucie devint de plus en plus beau et prit une teinte rose; ses lèvres s'amincirent. Jacinthe, dans un geste de sainte impatience, donna un coup de coude à sa cousine et lui dit :

« Parle, Lucie, Notre-Dame est déjà là ! »

Lucie revint à elle-même, respira deux fois profondément, comme quelqu'un qui n'avait plus le souffle, et commença son entretien, d'une politesse toujours aussi exquise, avec Notre-Dame.

« Que veut de moi Votre Grâce ?

– Je veux te dire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux.

– J'avais beaucoup de choses à vous demander : de guérir quelques malades et de convertir quelques pécheurs, etc.

– Les uns oui, les autres non. Il faut qu'ils se corrigent, qu'ils demandent pardon pour leurs péchés.

Et, prenant un air plus triste :

– Que l'on n'offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé !

– Vous ne voulez rien de plus de moi ?

– Non, je ne veux rien de plus de toi.

– Alors, moi, je ne demande rien non plus. »

Comme le 13 septembre, pendant que Notre-Dame s'entretenait avec Lucie, la foule put voir par trois fois se former autour du chêne-vert la même nuée qui s'élevait ensuite dans l'air avant de se dissiper.

Un autre signe se renouvela pour la seconde fois, lorsque Notre-Dame remonta dans le ciel, au moment où Lucie s'écria :

« Elle s'en va ! Elle s'en va ! »

« À cet instant, rapporte Maria dos Anjos, ma mère sentit le même parfum que celui du 19 août ! »

Puis Lucie cria :

« Regardez le soleil ! »

« Ouvrant alors les mains, raconte Lucie, Notre-Dame les fit se réfléchir sur le soleil et, pendant qu'Elle s'élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil. »

« Ce fut alors que l'on put regarder parfaitement le soleil, rapporte le père de Jacinthe et de François, sans en être incommodé. On aurait dit qu'il s'éteignait et se rallumait, tantôt d'une manière, tantôt d'une autre. Il lançait des faisceaux de lumière, de-ci, de-là, et peignait tout de différentes couleurs : les arbres, les gens, le sol, l'air. Mais la grande preuve du miracle était que le soleil ne faisait pas mal aux yeux. »

Nul n'aurait pu imaginer ce qui survint alors : le soleil eut quelques secousses puis se mit à tourner sur lui-même.

« Tout le monde demeurait immobile. Tout le monde se taisait... Tous regardaient le ciel. À un certain moment, le soleil s'arrêta, et puis recommença à danser, à tournoyer ; il s'arrêta encore une fois, et se remit encore une fois à danser, jusqu'au moment, enfin, où il parut se détacher du ciel et s'avancer sur nous. Ce fut un instant terrible ! »

Mgr Jacques MASSON (1937-2010)
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 16:19
- Par L'Equipe d'Hermas

 

Les turpitudes sans fin de l'actualité, financières et/ou politiques, offrent matière à réfléchir sur la chose publique, sur son caractère humain, sur les exigences auxquelles est supposée soumise cette activité humaine, et sur leur trahison, acceptée, qui conduit à tant de déshumanisations et d'aliénation.

 

Le hasard des lectures conduit à redécouvrir ces pages de Simone Weil - la philosophe - écrites il y a plus de soixante-dix ans, au sujet des partis politiques, dont elle demandait la suppression. Les pantalonnades télévisuelles des uns et des autres y reconduisent. A méditer.

 

Il sera observé que la référence de Simone Weil au "point de vue catholique" permet d'appliquer ces règles également dans l'univers religieux en général, et des débats inter-ecclésiaux en particulier : trop souvent, en effet, la posture intellectuelle des uns ou des autres, devant tel problème, est commandée moins par la nécessité et l'amour de la vérité que par des réflexes de parti.

 

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« (…) La vérité est une. La justice est une. Les erreurs, les injustices sont indéfiniment variables. Ainsi les hommes convergent dans le juste et le vrai, au lieu que le mensonge et le crime les font indéfiniment diverger.

 

« (…) Si on reconnaît qu'il y a une vérité, il n'est permis de penser que ce qui est vrai. On pense alors telle chose, non parce qu'on se trouve être en fait Français, ou catholique, ou socialiste, mais parce que la lumière irrésistible de l'évidence oblige à penser ainsi et non autrement.

 

« S'il n'y a pas évidence, s'il y a doute, il est alors évident que dans l'état de connaissances dont on dispose la question est douteuse. S'il y a une faible probabilité d'un côté, il est évident qu'il y a une faible probabilité; et ainsi de suite. Dans tous les cas, la lumière intérieure accorde toujours à quiconque la consulte une réponse manifeste. Le contenu de la réponse est plus ou moins affirmatif; peu importe. Il est toujours susceptible de révision ; mais aucune correction ne peut être apportée, sinon par davantage de lumière intérieure.

 

« Si un homme, membre d'un parti, est absolument résolu à n'être fidèle en toutes ses pensées qu'à la lumière intérieure exclusivement et à rien d'autre, il ne peut pas faire connaître cette résolution à son parti, Il est alors vis-à-vis de lui en état de mensonge.

 

« C'est une situation qui ne peut être acceptée qu'à cause de la nécessité qui contraint à se trouver dans un parti pour prendre part efficacement aux affaires publiques. Mais alors cette nécessité est un mal, et il faut y mettre fin en supprimant les partis.

 

« Un homme qui n'a pas pris la résolution de fidélité exclusive à la lumière intérieure installe le mensonge au centre même de l'âme. Les ténèbres intérieures en sont la punition.

 

« On tenterait vainement de s'en tirer par la distinction entre la liberté intérieure et la discipline extérieure. Car il faut alors mentir au public, envers qui tout candidat, tout élu, a une obligation particulière de vérité.

 

« Si je m'apprête à dire, au nom de mon parti, des choses que j'estime contraires à la vérité et à la justice, vais-je l'indiquer dans un avertissement préalable ? Si je ne le fais pas, je mens.

 

« De ces trois formes de mensonge — au parti, au public, à soi-même — la première est de loin la moins mauvaise. Mais si l'appartenance à un parti contraint toujours, en tout cas, au mensonge, l'existence des partis est absolument, inconditionnellement un mal. »

 

Simone Weil, Note sur la suppression générale des partis politiques, Ed. Climats

 

 

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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 16:52
- Par Lauren Funk
Ci-après, un article récent (18 août 2011) du Catholic family & human rights institute, qui rejoint celui de Miguel Argaya ROCA, que nous avons publié il y a quelques mois [consultable et téléchargeable ICI].
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LES ETATS-UNIS ET DES DIPLOMATES DE L'ONU AURAIENT FAIT LA PROMOTION DE L'AVORTEMENT
COMME MODE DE CONTROLE DES POPULATIONS
us.jpgNEW YORK, 19 août (C-FAM) Le nouveau livre de la journaliste Mara Hvistendahl sur l’avortement sélectif en fonction du sexe de l’enfant (1) montre comment les diplomates américains ont agi pour promouvoir l’avortement, souvent par le biais des institutions onusiennes, comme moyen de contrôler les populations dans les pays en développement.

Un ensemble de preuves historiques établit un lien entre, d’une part, les partisans de l’avortement et du contrôle des populations et la politique d’aide au développement des Etats-Unis, et, d’autre part, des organisations telles le Planning Familial International, et le Secrétariat des Nations-Unies.

Le général William Draper Jr., l’un des généraux américains de la Seconde Guerre Mondiale devenu diplomate américain, était, d’après la journaliste, auteur du nouveau livre « Sélection non naturelle », un « ardent partisan de l’avortement ». Le général Draper a représenté les intérêts des gouvernements pour le contrôle des populations en les liant aux problèmes de sécurité et de développement international pendant la seconde guerre mondiale : il a établi l’existence d’une relation entre les taux élevés de natalité et la pauvreté, ainsi que l’existence d’un danger de voir la pauvreté devenir la cause d’une naissance du communisme en Asie. Il a dès lors fait la promotion de l’avortement comme méthode de contrôle des naissances, et a encouragé son utilisation dans le seul but de faire diminuer le taux des naissances. Il espérait ainsi obtenir des améliorations des situations économiques dans ces pays, comme remèdes à des conditions qui auraient pu devenir le terreau de révolutions populaires.

Le général Draper a continué à conseiller les administrations présidentielles après les années cinquante et soixante lorsque se présentaient des menaces à la sécurité nationale des Etats-Unis venues de pays ayant des taux de naissances élevés dans les pays en développement. Pour lui, l’avortement et le « planning familial » étaient la solution. Le général Draper a été « responsable des premières recommandations encourageant le gouvernement des Etats Unis à venir en aide aux autres nations, sur demande, pour gérer leurs problèmes de population », affirmait le Planning Familial International en 1966 lorsqu’il remettait au général le prix d’honneur Margaret Sanger.

Le général Draper s’est aussi montré favorable à la création de l’agence de l’O.N.U. pour la population, L’UNFPA, en 1969. Les observateurs internationaux ont critiqué cette institution pour sa promotion du « planning familial » et de l’accès à l’avortement comme solution aux problèmes de pauvreté dans les pays à la population importante ou ayant des taux de natalité élevés.

Le fils du général Draper, William H. Draper III, est devenu une des personnalités les plus importantes des Nations-Unies la décennies suivante. Draper III a été nommé directeur du Programme des Nations-Unies pour le développement (ONUPD) en 1986. Sous sa direction, l’ONUPD a fait augmenter ses fonds et mis en place une division des « Femmes dans le développement », division qui concentre ses efforts sur l'accès universel à la contraception, les droits sexuels, le VIH et et l’égalité homme-femme.

M. Draper III est aussi membre émérite du conseil d’administration de l’organisation Population Action International (PAI). Cette organisation avait été fondée par le général Draper sous le nom « Comité de Crise sur les Populations » (Population Crisis Committee), et continue à jouer un rôle actif dans le soutien aux programmes travaillant sur les questions des populations. Il a par exemple joué un rôle important à la conférence du Caire sur la population et le développement en 1994.


Les recherches de Mara Hvistendahl ainsi que d’autres ont aussi révélé que des personnalités politiques importantes telles Henry Kissinger avaient, elles aussi, fait la promotion de l’avortement au niveau international, dans le but de faire diminuer les taux de fécondités dans le monde entier. En 1974, Kissinger avait affirmé dans une note au gouvernement que l’avortement était vital comme solution au problème de l’augmentation de la population mondiale. « Aucun pays n’a réduit sa croissance des population sans avoir recours à l’avortement », disait la note signée par Kissinger.


Des présidents des Etats Unis, dont Lyndon Johnson, John F. Kennedy et Georges H.W. Bush ont aussi donné leur soutien à la promotion du contrôle des populations dans les pays pauvres. Cela faisait partie de la politique de stabilité internationale, et était censer assurer la sécurité des Etats-Unis.

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(1) Ce livre s'intitule : Unnatural Selection: Choosing Boys Over Girls and the Consequences of a World Full of Men (La sélection contre-nature : Le choix des garçons au détriment des filles et des conséquences d’un monde plein d’hommes). Il est, d’après le Wall Street Journal, « l’un des livres les plus importants jamais écrits pour la campagne anti-avortement ». On peut en lire quelques pages sur le site d'Amazon (cliquer, ci-dessus, sur la photo du livre).

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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 20:05
- Par L'Equipe d'Hermas

ROME, Mardi 22 mars 2011 (ZENIT.org) - « Nous constatons une absence de politique et une hâte de faire la guerre », commente Pax Christi Italia dans un communiqué signé par son président, l'évêque de Pavie, Mgr Giovanni Giudici, en réaction à l'intervention des forces de l'ONU en Libye.

 

« Il est évident pour tout le monde », ajoute-t-il, que toutes les mesures diplomatiques n'ont pas été mises en œuvre et que toutes les forces d'interposition possibles n'ont pas été appelées en cause ».

 

Mgr Giudici estime que « l'opinion publique doit être consciente de cela et demander un changement dans la gestion de la politique internationale ».

 

Après avoir rappelé que le colonel Kadhafi était déjà en guerre avec son peuple quand « il était notre allié et ami » et que depuis longtemps Pax Christi dénonçait les connivences de ceux qui, l'Italie en tête, lui fournissaient une quantité énorme d'armes sans faire cas des droits humains violés en Libye, du sort tragique des victimes qu'il réprimait, et de ceux qu'il laisse mourir dans le désert ou dans les prisons libyennes, la note de Pax Christi souligne avec fermeté que « céder à la logique des armes » ne résoudra rien. Cela risque même de faire « perdre le contrôle d'une violence, non seulement absolument injustifiée mais qui plus est, fratricide », dans une région déjà « si délicate et explosive ».

 

Selon Pax Christi Italia, les opérations militaires contre la Libye constituent « une sortie de la rationalité », une « odyssée au sort incertain et aux étapes contradictoires dues à une faiblesse de la politique ».

 

Ainsi l'organisme, qui déplore « l'absence d'une politique internationale qui garantisse le droit des peuples à l'autodétermination », encourage à un débat consistant sur les actions militaires, demande à ce que ces dernières soient le plus possible « limitées » et accompagnées de « sérieux efforts de médiation ».

 

Il met en garde contre « la mauvaise lecture » qui peut être faite d'une attaque des forces occidentales dans un pays de culture musulmane, risquant de faire tourner cette attaque en une « guerre de religion » aussi.

 

Pax Christi, conclut son communiqué, en rappelant les paroles de Jean Paul II qui, pendant des années, a comparé les phénomènes belliqueux à « une aventure sans retour, spirale de deuil et de violence, abîme du mal, suicide de l'humanité, crime, tragédie humaine et catastrophe religieuse ».

 

Nous souscrivons quant à nous totalement à cette analyse, la précipitation à faire la guerre, ici dénoncée, loin d'être déterminée par des vues humanitaires, l'est comme une opération de sauvetage de la politique intérieure en dérive totale de M. Sarkozy.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 18:10
- Par L'Equipe d'Hermas

Après la guerre extérieure, voici la guerre intérieure.

 

Au terme d’un bilan gouvernemental que les plus réservés des partisans de la majorité jugeront pour le moins médiocre, et après des élections cantonales humiliantes, le fantasme de la montée du Front National tient à nouveau lieu de “programme commun”.

 

La “majorité” [visiblement toute relative] pourrait reconnaître, à ces résultats, que la politique menée jusque-là par un président apparemment détesté est un échec cuisant. Non. Elle pourrait, par voie de conséquence, analyser le vote de protestation de nombre de Français comme une réaction logique à cet échec et aux accumulations d’injustice criantes qui l’accompagnent. Pas davantage. Certes, les rangs de la majorité se lézardent, mais plus par panique apparemment que par discernement.

 

Pour les “gouvernants”, après l’ennemi extérieur, la montée des votes défavorables, ou la dégringolade des votes favorables, est due à un ennemi intérieur, toujours le même, qu’il s’agit de dénoncer. Khadafi à l’extérieur, le Front National à l’intérieur. Idéologie aidant, peu importe que l’on s’en aille ici bombarder également des civils innocents et là clouer au pilori des millions de citoyens Français que l’on accule à la révolte.

 

La dénonciation de l’ennemi sert dans les deux cas de paravent dérisoire, pour tenter de sauver le règne d’un mensonge permanent avec lequel les Français paraissent pourtant vouloir rompre. 

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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 11:57
- Par L'Equipe d'Hermas

k1.jpg M. Sarkozy peut être fier, et avec lui son ministère des affaires étrangères, qui aime à se donner des airs martiaux : le plus impopulaire de tous les Présidents français de l'histoire peut espérer, à quelque temps des élections présidentielles, redorer un peu son blason. La recette est vieille comme le monde : détourner l’attention des foules mécontentes en leur désignant un ennemi commun. M. Baroin a d’ailleurs récemment déclaré, pour manifester cette unité : « Les Français qui étaient aux avant-postes de cette demande (d'intervention) seront naturellement cohérents avec l'intervention militaire, donc ils participeront ». Notons que l'intéressé utilise, non pas l'expression usuelle   « la France » mais l'expression « les Français ». Oui, cette demande était la vôtre, la mienne, évidemment, comme aussi ce combat glorieux.

 

Le problème est que l’ennemi supposé insupportable d’aujourd’hui est celui que l’on recevait en grandes pompes à Paris en 2007, le jour de la Journée mondiale des droits de l’homme si l’on s’en souvient [ce qui avait provoqué l’indignation de Mme Rama Yadé, qui s’en était alors fait taper sur les doigts par le Président, ainsi que le scandale de beaucoup de Français]. Tous ces bons messieurs, aujourd’hui, sont pourtant unanimes. Il faut abattre la bête qui, d’interlocuteur qu’il était hier, notamment pour l’achat d’armement, est devenu un tyran sanguinaire pour l’avoir utilisé.

 

On aura beau nous expliquer que ce qui a tout changé est que cet armement a été utilisé contre le peuple libyen, tout cela ne nous convaincra pas. Car il y a belle lurette que le pouvoir de M. Khadafi est tourné contre son peuple, sans que cela ait bien dérangé les consciences de nos politiciens, toutes tendances confondues. Le problème est qu’après les ratés tunisiens et égyptiens, il fallait à tout prix faire mine d’exister, ce qui ne pouvait se faire, selon le modus operandi de M.  Sarkozy, que dans la frénésie et la grandiloquence.

 

M. Juppé était d’autant plus pressé lui-même d’aboutir auprès de l’ONU qu’il s’était enhardi, en Egypte, à déclarer, avec le ton humble qui lui est familier, que M. Khadafi n’avait plus qu’à partir. Las, ce dernier ne paraissait pas se soumettre à cette docte sentence. Et s’il l’emportait ? Cela en prenait bigrement la route. Ce serait alors un nouveau camouflet pour une politique étrangère décidément sans orientation ni inspiration. Alors, vite, vite, faisons-le tomber, et portons-y directement la main puisque certains de nos partenaires européens ne paraissent pas dupes de nos motivations.

 

Pour faire bonne figure, nous en appelons à la Liberté, bien sûr. Allons, enfants de la Patrie, la gloire nous attend ! Passé cet épisode, qui ouvrira peut-être dans notre dos un nouveau bourbier au moins entre libyens, « les Français » de M. Baroin seront-ils longtemps oublieux de n’avoir rien reçu de ce gouvernement que mensonges, privatisation et vulgarisation de la chose publique et promesses non tenues ?

 

Rien n'est moins sûr.

 

 

 

 

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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 07:47
- Par Primeroscristianos.com - Traduction française Pierre Gabarra

 

pc-copie-1.jpg Au 12ème siècle, Guillaume de Saint-Thierry (1075-1148), bénédictin puis cistercien, emploie de nombreuses fois l’expression « spiritualia exercitia » [exercices spirituels], par opposition aux « exercices corporels » ; pour saint Bernard, notre sanctification constitue toute entière un exercice spirituel.

 

Les auteurs chrétiens des premiers siècles commencèrent à utiliser l’expression « exercitium » en un sens général, en référence à la lutte ascétique toujours nécessaire pour contrecarrer l’inclination au péché et, en un sens plus particulier, pour tendre à la vertu indispensable pour faire face au martyre.

 

Dans la seconde moitié du 13ème siècle, saint Bonaventure recommande le « mentale exercitium » sur soi-même, sur la vanité du monde, sur les fins dernières et la gloire du Ciel ; il conseille la méditation de la Passion de Jésus-Christ et recommande notamment le changement de vie, la fuite du péché, la contrition, la confession fréquente, la méditation et l’examen de conscience.

 

(à suivre)

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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 08:30
- Par L'Equipe d'Hermas
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes - Publié dans : Eglise universelle
Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 08:21
- Par Primeroscristianos.com - Traduction française Pierre Gabarra

pc-copie-1.jpg La fameuse phrase de Cicéron « numquam minus solus quam cum solus sum » [jamais je ne suis moins seul que lorsque je suis seul], a définitivement pris place dans la littérature spirituelle chrétienne avec saint Ambroise. C’est lui qui l’a transcrite en lui donnant un sens profondément chrétien.

 

A la fin du IVème siècle, on rencontre à l’intérieur des institutions qui ont le plus progressé - l’érémitisme en Egypte ; le cénobitisme, qu’il s’agisse de celui de saint Antoine, de saint Pacôme ou de saint Basile - malgré de notables différences, un idéal commun : le service exclusif de Dieu et la séparation du monde ; l’isolement et le silence ; la pénitence corporelle et l’organisation de la prière, l’ensemble joint à la lecture spirituelle et à la récitation des psaumes.

 

Cette étape culmine avec l’apparition de l’illustre figure de saint Augustin et, plus concrètement, des Confessions, qui constituent, de fait, un guide précieux pour nous introduire dans le monde de la retraite spirituelle.

 

Au cours des siècles qui suivirent, la vie monastique, une fois introduite dans l’Occident européen, va connaître un développement extraordinaire, jusqu’à l’époque de saint Bernard. Elle généralise, comme pratique monastique, la coutume de consacrer des jours entiers à la vie de piété après la profession religieuse ; en ce sens, on peut considérer qu’il s’agit-là, en rigueur de termes, d’une retraite spirituelle. Cependant, l’expression de “retraites” ou “d’exercices spirituels” n’a pas encore alors acquis le sens qui lui sera ultérieurement donné.

 

(à suivre)

 

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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 12:42
- Par Primeroscristianos.com - Traduction française Pierre Gabarra

  

pc-copie-1.jpg « Les premiers chrétiens pratiquaient déjà ce que nous appelons des “retraites”. Après l’Ascension du Christ dans le Ciel, nous voyons les Apôtres, accompagnés d’un grand nombre de personnes, se rassembler au Cénacle, entourant la Bienheureuse Vierge Marie, dans l’attente de l’effusion du Paraclet promis par Jésus. La sainte Ecriture nous dit que l’Esprit-Saint les trouva ainsi, persévérant dans la prière (Actes, 1. 14).

 

« Les chrétiens de l’Eglise primitive se comportaient de même, lesquels, sans s’écarter de la vie des autres, se réservaient à Dieu dans leurs maisons ; les anachorètes également, qui se retiraient dans quelque désert pour s’y consacrer dans la solitude à la prière… et au travail ! (…) Tous les chrétiens qui se sont préoccupés sincèrement de leur âme ont fait, d’une manière ou d’une autre, leurs retraites. Parce qu’il s’agit d’une pratique chrétienne » (Saint Josemaría Escrivá).

 

Cette pratique spirituelle est commune dans l'Eglise depuis les premiers siècles : à chaque fois qu'une personne a cherché à se préparer à une mission, ou, plus simplement, a ressenti l’urgence de correspondre avec une plus grande générosité aux touches de la grâce, elle s’est efforcée t’intensifier ses relations avec le Seigneur.

 

Dès le début de son pontificat, Benoît XVI a recommandé les jours de retraite spirituelle, en particulier celles qui se font en complet silence [Discours a un groupe d’évêques en visite ad limina, 26 novembre 2005]. Lors du traditionnel Message pour le Carême de cette année 2011, en se référant à l’Evangile du deuxième dimanche, celui de la Transfiguration du Seigneur, il a insisté : il s’agit d’une invitation à s’éloigner du bruit de la vie quotidienne pour s’immerger dans la présence de Dieu, Lui qui veut nous transmettre, chaque jour, une parole qui pénètre aux profondeurs de notre esprit, où celui-ci discerne le bien et le mal (cf. Hébreux, 4, 12), et fortifier notre volonté de suivre le Seigneur.

 

Un peu d’histoire

 

“Retraite” est la traduction d’un mot latin, “recessus”, qui signifie s’écarter, se retirer. Lorsque cet isolement a une finalité religieuse, un motif surnaturel, alors on parle à proprement parler de retraites spirituelles.

 

L’idée de se retirer, pour tâcher de parler plus intimement avec Dieu dans l’oraison, est inhérente à la nature humaine. Dans la plupart des cas, cette retraite consistera d’abord dans ce recueillement intérieur qui est nécessaire pour faciliter le dialogue de l’âme avec Dieu.

 

 Dans la Sainte Ecriture, les témoignages relatifs à de telles retraites sont très abondants, où l’on voit des hommes se disposer ainsi à une rencontre personnelle plus directe avec Dieu. Il faut aussi bien garder à l’esprit le rôle qu’y joue le désert dans la vie d’Israël, comme peuple choisi de Dieu.

 

Moïse, les Prophètes et saint Jean-Baptiste constituent un précédent dont se sont inspirés les premiers Pères du désert : saint Athanase, dans la Vie de saint Antoine, cite Elie comme modèle de tous les solitaires.

 

Jésus-Christ, lui-même, « rempli de l’Esprit Saint, revint du Jourdain, et il fut conduit par l'Esprit au désert, où il demeura quarante jours » (Luc, 4, 1-2). Après l’Ascension du Christ, nous trouvons les Apôtres et un groupe nombreux de fidèles réunis à l’intérieur du Cénacle, en compagne, de la Très-Sainte Vierge, dans l’attente de l’effusion du Paraclet que Jésus leur avait promis.

(à suivre)

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