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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 04:51

Par Mgr Jacques MASSON

29° jour 22 mars 2010 (lundi 22 mars 1915)

« Ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes »

Jésus rencontre des femmes qui le regardent et qui pleurent. Et Jésus leur dit : « Ne pleurez pas sur moi, pleurez sur vous-mêmes ». Ce reproche que le Sauveur adresse à des femmes touchées et émues de ses souffrances, veut nous montrer, par la contrition, qu’on ne doit pas se borner à de la sensibilité, mais qu’elle doit être excitée en nous par la connaissance de nos fautes personnelles qui ont été la cause première de ses souffrances et de sa mort.

Il faut donc qu’aujourd’hui je recherche avec attention mes tendances mauvaises et les péchés qu’elles m’ont fait commettre, afin d’en comprendre la malice, de les regretter, et de permettre, dans la sincérité de mon âme, de me surveiller pour m’en débarrasser, puisque mes fautes ont été lé cause des douleurs et le mort sanglante de mon Sauveur.

 

Prière

Mon Jésus, faites que je prenne une grande part à vos douleurs, que je comprenne que ce sont mes péchés qui en ont été la cause ; faites que je les déteste, que je me surveille pour éviter les plus petits, et que je préfère mourir plutôt que d’en commettre de gros

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 05:49

Par Mgr Jacques MASSON

Véronique essuie la face de Jésus

Le cortège continue sa marche : une femme sort d’une maison, s’approche du divin condamné couvert de sueur, de crachats et de boue ; elle se jette à ses pieds, essuie son visage pâle, sanglant, défiguré, puis elle l’adore comme son Dieu, mais pour cela il a fallu qu’elle traverse la foule ; peu importe, elle s’avance à la face des soldats pour voir Celui qui a su gagner avec sa confiance tout son cœur.

Ah ! c’est qu’elle veut proclamer bien haut et sans respect humain, l’acte de réparation, de respect, d’adoration, d’amour et de dévouement qui lui est dû à lui, le plus beau des enfants des hommes, réduit par amour pour eux à cet état humiliant. Véronique, en rentrant chez elle, trouve le visage du Christ imprimé sur le voile dont elle s'est servie pour essuyer son visage.

Le Sauveur, par là, veut la récompenser de son courage et de la sincérité de son amour qui l’ont élevée au-dessus de toute crainte.

Véronique doit être mon modèle à cette heure douloureuse où l’on renouvelle la Passion du Sauveur.

Quand je le sentirai calomnié, injurié, couvert de boue, de crachats, et de sang, par ceux qui veulent le mettre à mort jusque dans l’âme des petits, je l’élèverai au-dessus de toute crainte pour me proclamer son défenseur vaillant, et, de tout mon être, s’élèveront des actes de confiance et d’amour, d’autant plus nombreux et plus ardents que le je sentirai plus méprisé.

 

Prière

Mon Jésus, c’est sans crainte que je montrerai mon amour et ma fidélité. Je vous aimerai d’autant plus que vous serez haï ; je vous serai d’autant plus dévouée que je sentirai qu’on veut anéantir votre gloire.

Mais en retour, je vous demande de graver en mon âme vos traits ineffables de vertus que vous voulez retrouver dans l’âme de vos vrais amis.

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 04:56

Par Mgr Jacques MASSON

27° jour 19 mars 2010 (vendredi 19 mars 1915)

Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa Croix, et Jésus tombe par trois fois

Le Divin Crucifié gravit la montée douloureuse, il a les épaules chargées de sa Croix.

Il peut bien la porter tout seul puisque c’est lui qui soutient l’univers ; et pourtant, l’Evangile nous le montre aidé par Simon le Cyrénéen : celui-ci met son épaule contre celle du Sauveur, ses pas dans les siens, et, fidèlement, l’accompagnera jusqu’au Calvaire. Et pourquoi ? Parce que Jésus veut nous apprendre que dans nos heures douloureuses, nous devons unir nos chagrins aux douleurs de l’Homme Dieu, afin qu’il en porte la plus lourde part, tout en ajoutant la nôtre à sa Passion ; car cette part de nos souffrances est nécessaire pour que Dieu puisse nous appliquer les mérites de la mort de son Divin Fils.

              Et malgré qu’ils soient deux, le Sauveur tombera par terre jusqu’à trois fois. Mais chaque fois, il se relèvera vaillamment pour reprendre sa Croix avec plus d’amour et la porter jusqu’au Calvaire.

Pourquoi encore Jésus s’est-il soumis à de telles défaillances ?

Pour nous apprendre qu’au milieu de nos épreuves, nous pourrons bien avoir aussi des moments de faiblesse et de découragement. Mais il nous les pardonnera quand nous les ferons suivre d’un appel à sa grâce, et du désir de lui rester soumise tant qu’il voudra que dure pour nous la montée douloureuse.

 

Prière

Mon Jésus, faites qu’à l’exemple du Cyrénéen je porte mes croix en union avec vous ; que, par votre grâce vous en portiez la plus lourde part car ce n’est qu’en restant unie à vous dans mes chagrins, que je puiserai la force me porter ma crois.

Et si parfois je la trouve trop lourde pour mes épaules, et que je la dépose un instant, faites que je la reprenne come vous, avec vaillance et que j’accepte de nouveau la souffrance pour continuer courageusement avec vous la route de mon calvaire.

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 09:30

Par L'Equipe d'Hermas
Voici l'intégralité des méditations de carême proposées quotidiennement par Mgr J. Masson, et que nous vous proposons, éventuellement, de télécharger [ci-dessous : "download"] ou d'imprimer.

 

Pour lire le texte en plein écran, cliquer ci-dessous sur "Fullscreen".

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 05:03

Par Mgr Jacques MASSON

26° jour 18 mars 2010 (jeudi 18 mars 1915)

Jésus chargé de sa Croix

Jésus descend les marches du prétoire ; ils lui ont ôté sa robe rouge et lui ont remis celle sans couture. La Croix est là, inclinée, contre la muraille : c’est l’autel sur lequel Jésus veut être immolé pour nous ; c’est le Trône de son Amour ; c’est l’instrument de ses miséricordes, c’est le trophée de sa victoire.

De tout temps, la croix fut le plus cher objet du cœur de Notre Seigneur, le but de toute sa vie ; aussi fait-il à sa Croix un doux accueil : « Mon Père, dit-il, oh !, cette Croix que les juifs m’imposent, je la mérite bien puisque le me suis chargé volontairement de tous les crimes des hommes. Viens, ô Croix, que je t’embrasse ».

Puis, son épaule ploie paisiblement sous le fardeau, et son bras l’enlace avec amour ; du haut du Ciel, les Anges le contemplent avec admiration. Portant sa Croix, il sortit. Alors, commence pour lui le voyage funèbre. En tête, le centurion qui préside au supplice, puis le héraut porteur de l’écriteau diffamatoire, ensuite le condamné autour duquel la cohorte fait une haie ; et, derrière le cortège, la foule houleuse, bestiale, et dans les rues tortueuses vibre le son de la trompette.

A chacun d’accepter sa croix, depuis que le Sauveur accepta la sienne pour nous ; l’accepter avec amour comme Jésus-Christ l’accepta, et cela, à l’heure des chagrins, des épreuves, des déceptions, des trahisons, de la maladie, de la mort, des tentations.

              C’est elle qui, en nous purifiant nous préservera des châtiments de Dieu. Jésus n’a-t-il pas dit : « Vous tous qui m’avez suivi, vous recevrez le centuple et vous posséderez la vie éternelle ». Non seulement elle nous préservera de l’Enfer, mais elle est la preuve la plus évidente de la fidélité de notre amour au Divin Crucifié.

 

Prière

Mon Jésus, donnez-moi le courage d’accepter ma croix aux heures douloureuses, pour vous prouver mon amour, et pour expier mes péchés. Que je la presse sur mon cœur, que je la porte courageusement me rappelant la parole que vous nous avez dite et qui est l’expression d’un des nos grands désirs : « Que celui-là qui m’aime, prenne sa croix et me suive »

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Nos amis les saints
Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 10:00

Par L'Equipe d'Hermas

saint_patricks_cathedral_catholic_armagh_stained_glass_o1.jpg

Je me lève aujourd'hui par une force puissante,
l'invocation de la Trinité, la croyance en la Trinité,
la confession de l’unité du Créateur du monde.

Je me lève aujourd'hui
par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,
la force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,
la force de Sa Résurrection et de Son Ascension,
la force de Sa Venue au jour du Jugement.

Je me lève aujourd'hui
par la force des ordres des Chérubins,
dans l'obéissance des Anges,
dans le service des Archanges,
dans l'espoir de la Résurrection,
dans les prières des Patriarches,
dans les prédications des Prophètes,
dans les prédications des Apôtres,
dans les fidélités des Confesseurs,
dans l'innocence des Vierges saintes,
dans les actions des Hommes justes.

Je me lève aujourd'hui
par la force du Ciel,
lumière du Ciel,
lumière du Soleil,
éclat de la Lune,
splendeur du Feu,
vitesse de l'éclair,
rapidité du vent,
profondeur de la mer,
stabilité de la terre,
solidité de la pierre.

Je me lève aujourd'hui
par la force de Dieu pour me guider,
la puissance de Dieu pour me soutenir,
l'intelligence de Dieu pour me conduire,
l'œil de Dieu pour regarder devant moi,
l'oreille de Dieu pour m'entendre
la parole de Dieu pour parler pour moi,
la main de Dieu pour me garder,
le chemin de Dieu pour me précéder,
le bouclier de Dieu pour me protéger,
l'armée de Dieu pour me sauver
des filets des démons,
des séductions des vices,
des inclinations de la nature,
de tous les hommes qui me désirent du mal,
de loin et de près,
dans la solitude et dans une multitude.

J'appelle aujourd'hui toutes ces forces
entre moi et le mal,

contre toute force cruelle impitoyable
qui attaque mon corps et mon âme,
contre les incantations des faux prophètes,
contre les lois noires du paganisme,
contre les lois fausses des hérétiques,
contre la puissance de l'idolâtrie,
contre les charmes des sorciers,
contre toute science qui souille
le corps et l'âme de l'homme.

Que le Christ me protège aujourd'hui
contre le poison, contre le feu,
contre la noyade, contre la blessure,
pour qu'il me vienne une foule de récompenses,
le Christ avec moi,
le Christ devant moi,
le Christ derrière moi,
le Christ en moi,
le Christ au-dessus de moi,
le Christ au-dessous de moi,
le Christ à ma droite,
le Christ à ma gauche,
le Christ en largeur,
le Christ en longueur,
le Christ en hauteur,
le Christ dans le cœur
de tout homme qui pense à moi,
le Christ dans tout œil qui me voit,
le Christ dans toute oreille qui m'écoute.

Je me lève aujourd'hui
par une force puissante
l'invocation à la Trinité,
la croyance en la Trinité,
la confession de l'unité
du Créateur du monde.

Au Seigneur est le salut,
au Christ est le salut.

Que Ton salut, Seigneur, soit toujours avec nous.

Amen.

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Nos amis les saints
Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 05:00

Par Mgr Jacques MASSON

25° jour 17 mars 2010 (mercredi 17 mars 1915)

Jésus est condamné à mort

« Qu’il soit crucifié, et que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ».

C’était vers la sixième heure !

Combien de fois Jésus l’avait annoncée cette Heure, et combien il l’avait désirée ! Maintenant qu’elle sonne, Jésus tressaille d’allégresse : son front se relève et son âme y fait luire la sérénité.

On l’amène au Lithostrotos, et Pilate, en face de lui, trône sur son tribunal. Il proclame encore l’innocence de Jésus en l’appelant Roi des Juifs.

« Qu’il soit crucifié », et que son sang retombe sur nous et sur nos enfants » répète la foule.

Pilate se lave les mains et leur livre Jésus pour qu’ils le crucifient.

A partir de ce jour, les juifs porteront toujours une marque extérieure qui sera le signe de la malédiction divine qu’ils ont appelée sur eux : ils deviendront un peuple errant, maudit partout et toujours, on les reconnaîtra par je ne sais quel signe repoussant qui redira au monde tout entier qu’ils descendent de ceux qui ont crucifié Jésus.

De même, la jeune fille qui renouvelle par des péchés mortels et une conduite légère et malhonnête le cri des juifs, perd cette beauté divine surnaturelle qui est particulière aux vrais enfants de Dieu.

C’est la malédiction du Ciel qui la poursuit et la punit déjà ici-bas.

 

Prière

Mon Jésus, faites que je vous préfère à tout et par-dessus tout, afin que votre Sang, loin d’attirer sur moi la vengeance divine, me mérite un surcroît de richesses et de beauté surnaturelle que Dieu se plaît à réserver à ses seuls vrais enfants.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Nos amis les saints
Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 05:00

Par Mgr Jacques MASSON

24° jour 16 mars 2010 (mardi 16 mars 1915)

Couronnement d’épines
« Ecce homo » : « Voilà l’homme »
Ils sont si cruels ses bourreaux qu’ils lui arrachent de nouveau sa robe sans couture qu’on avait jeté sur ses plaies béantes, puis ils le recouvrent d’une chlamyde d’écarlate ; on lui ceint le front d’une couronne d’épines qu’on fixe à coups de bâtons ; on lui met un roseau à la main, et Pilate, voulant en finir, montre à la foule son prisonnier flagellé.
Jésus, se laisse docilement pousser au seuil du balcon.
« Voilà l’homme ! », s’écrie le gouverneur. Oui, voilà l’Homme des Douleurs recouvert de nos infirmités, l’homme qu’il nous fallait pour expier nos crimes, conjurer la colère du ciel et nous ouvrir à nouveau le Royaume de Dieu.
Mais si c’est l’homme qui nous aime infiniment, ce sera aussi l’Homme Dieu qui nous jugera si nous ne l’avons pas aimé.

Prière
Mon Jésus, je vous adore en cet état humilié, réconciliant le Ciel avec la terre, et les hommes avec Dieu.
Pardon pour ceux qui vous outragent, qui vous insultent, et qui désirent la fin de votre Règne en notre pauvre France.
Pour moi, mon Jésus, je veux que vous soyez ma voie, ma vérité, ma vie ; que, par votre grâce je marche dans la vertu, et qu’après avoir aimé et servi, je jouisse de votre amour pendant l’éternité.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Catholique
Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 05:00

Par L'Equipe d'Hermas
23° jour 15 mars 2010 (lundi 15 mars 1915)

La flagellation

Pilate, ne sachant que faire pour calmer la fureur des juifs contre Jésus-Christ va le livrer au supplice de la flagellation. Jésus paraît : on l’a dépouillé de sa robe sans coutures, puis on l’attache à la colonne, et les coups succèdent aux coups, les sillons aux sillons, les fouets labourent ses épaules, étreignent sa poitrine, cinglent son visage pour l’aveugler, déchirent son corps, découvrent ses os. Et aucune plainte ne sort des lèvres du Sauveur, aucun éclair de colère ne se montre dans ses yeux. Ah ! Ce que Jésus le voulait, ce supplice que le code de la loi infligeait à l’homme libre, et à la femme esclave coupable d’impuretés.

Et pourquoi le voulait-il ?

Pour expier les crimes extrêmes par des expiations extrêmes.

Aussi, pendant que Jésus-Christ souffrait infiniment, son âme était au ciel où elle négociait avec son Père le pardon de l’impureté.

Jamais je n’oublierai que, dans les expiations de la chair, le Sauveur a purifié mon âme qui ne doit vivre que pour lui. Et puis, je me surveillerai dans mes affections, dans mes lectures, dans mes tendances de mollesse, dans mes désirs mêmes, me souvenant toujours que je ne dois pas profaner le Sang que j’ai versé pour me mériter la pureté.

 

Prière

Mon doux Jésus, pardon, de mes légèretés, de mes mollesses, de mes péchés d’impureté, parce qu’ils ont augmenté les souffrances de votre flagellation : vous êtes si bon que j’ose vous demander de m’appliquer les mérites de ce supplice terrible afin que, me gardant pure comme une vierge, et toujours sainte, je demeure dans votre crainte et dans votre amour

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 05:00

Par Mgr Jacques MASSON

22° jour 13 mars 2010 (samedi 13 mars 1915)

Pilate ayant appris de Jésus qu’il était juif, le fait conduire chez Hérode qui se moque de lui pendant que Jésus garde le silence. Hérode, furieux, le fait alors revêtir du manteau des fous, et le renvoie à Pilate/Celui-ci le trouve innocent, et ne cesse de redire à la foule ameutée : « que voulez-vous que j’en fasse ? ».
« Qu’il soit crucifié ! ».
Epouvanté de la responsabilité de condamner un innocent qui revête en lui un caractère divin, Pilate se rappelle qu’en la fête de Pâque on a le droit de délivrer un coupable. Or, Barabbas, bas assassin, voleur, est mis en parallèle avec Jésus innocent pour être délivré. Mais les juifs de hurler : « Non pas Jésus, mais Barabbas, et que Jésus soir crucifié ! ».
Chaque fois que je choisis le Démon, le monde ou mon plaisir à Dieu, le péché au bien, ma mauvaise nature aux inspirations de la grâce, je fais jaillir jusqu’au cœur du Sauveur qui m’a tant aimée, ce cri outrageant des juifs déicides, ingrat et coupables : « Qu’il vive en moi ce Barabbas avec ses attraits, ses plaisirs terrestres et illégitimes, et qu’il soit insulté, bafoué, crucifié, mis à mort par moi ce Jésus-Christ qui m’a aimée au point de me prédestiner au bonheur éternel car je rejette toutes ses richesses pour jouir bien vite ici-bas, sans attendre le Ciel.

Prière
Mon Jésus, faites qu’en toutes mes actions, je vous préfère au monde et à ses plaisirs, au Démon et à moi-même ; oui, il est juste que vous viviez en moi par votre action vivifiante, alors que tant d’autres  préfèrent vous crucifier en rejetant votre divine influence pour aller jouir plus librement avec vos ennemis.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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