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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 17:45

I.- C’est ce 13 mai 2009, anniversaire de la première apparition de Fatima, qu’ont choisi les producteurs du film “Anges et démons”, de Ron Howard, pour sa sortie en salle dans le monde entier. Il ne s’agit probablement que d’un concours de circonstances, mais un concours qui donne tout de même à réfléchir.

 

Ce film, on le sait, tiré du roman qui porte le même nom, est une suite du film tiré du roman de Dan Brown, intitulé “Da Vinci Code”, qui a fait frémir tant de midinettes en particulier dans les transports en commun parisiens, après avoir été pourtant accueilli à Cannes par des rires. Ce dernier roman a été suffisamment analysé pour qu’il ne soit pas utile ici de se plonger dans ce chef-d’œuvre de crétineries sur l’Eglise, qui sert, hélas, de source culturelle à tant de nos contemporains. Le roman "Anges et démons" a été l'objet d'une analyse critique par M. Jean-Michel OUILLON, dans un ouvrage intitulé Anges et Démons, autopsie d'une mystification, paru aux Editions du Félin en 2005.

 

Le journal Courrier international relève aujourd’hui que la sortie du nouveau film, où cette fois la science combat contre la croyance [le fanatisme, aurait-on dit au XVIIIème s.], a suscité une vive réaction de l’épiscopat… indien. « La Conférence des évêques catholiques a appelé le bureau de censure à bannir le film, "à moins que les producteurs ne suppriment certaines scènes et qu'il ne soit autorisé qu'aux spectateurs adultes", rapporte le quotidien indien The Telegraph. Selon le frère Joseph Kurian, de la Conférence des évêques indiens, "ce film pourrait porter préjudice au sentiment religieux. La chrétienté est mal comprise par la majorité des Indiens et beaucoup de non-chrétiens pourront penser qu'il s'agit là de la vérité."

 

Le même journal affirme - comme d'autres journaux - que le Vatican, qui avait vivement critiqué le roman Da Vinci Code et le film précédent qui en était inspiré, ne s’est pas encore exprimé. En réalité, l’Osservatore romano s’y est déjà attardé le 7 mai dernier, dans un article qui, il faut bien l’avouer, nous a laissés quelque peu sans voix. N’ayant pu trouver cet article, nous avons dû nous contenter de la recension qu’en a faite le site Zenit.org

 

II.- L’Auteur de cet article, non identifié, moins délicat que ses confrères (?) indiens, évoque avec détachement un film « plutôt inoffensif », qui aborde ces thèmes essentiels, « le mystère de la vie et de la mort, et donc le sens de notre vie et de notre mort », qui ne laissent pas de hanter les consciences contemporaines, malgré leur sécularisation. De là viendrait le succès du roman et du film. Pourquoi pas ? Puis vient une question étrange : « Mais alors, pourquoi un tel succès ne sourit pas à l'Eglise, qui diffuse le message évangélique avec bien plus de profondeur et d'intelligence ? » « Parce que, répond “l’auteur”, peu ont le courage de remettre en cause une identité voulue par le politiquement correct d'aujourd'hui, et Dan Brown offre religion et mystère au sein de cet enclos rassurant ». « Le mystère qu'il insère dans ses intrigues évite les questions profondes, se limitant à les contourner ».  

 

L’Auteur souligne tout de même le simplisme de Brown, pour lequel « les bons sont toujours les progressistes en faveur du sexe et de la science (...) et les mauvais ceux qui s'opposent au nom de la fidélité à une tradition dure et fermée » et il ajoute que « cette vision simpliste et partielle de l'Eglise ait tant de succès (...) doit faire réfléchir ». Et il conclut : « Il serait probablement exagéré de considérer les livres de Dan Brown comme une sonnette d'alarme, mais peut-être sont-ils un stimulant pour revoir et ranimer les formes et les moyens médiatiques à travers lesquelles l'Eglise explique ses positions sur les thèmes les plus brûlants d'actualité ».

 


III.- Bien étrange nous paraît cette présentation en quelque sorte “concurrentielle” pour ne pas dire mercantile du problème, entre le message de Dan Brown, “qui passe”, et celui de l’Eglise qui est supposé ne pas passer, ou mal passer, malgré la meilleure qualité du produit proposé sur le marché… Bien étrange est aussi la morale de l’histoire, qui vient conclure que si le produit catho se vend mal c’est affaire, en quelque sorte, de marketing, avec le désaveu implicite mais tout de même assez marqué de la manière dont l’Eglise (et le Pape ?) exprime « ses positions (sic) sur les thèmes les plus brûlants d'actualité », selon l’expression stéréotypée en vogue. Etrange, d’une étrangeté que la publication de cet article dans l’Osservatore romano n’est pas faite pour dissiper.

 

L’Auteur, apparemment, est peu réceptif à l’aspect profondément antichrétien du roman, supposé "peu dangereux", comme au mensonge qu’il propage résolument sur la réalité historique de l’Eglise et sur l’Evangile même. S’il évoque les inquiétudes qui n’abandonnent pas les hommes sur leurs destinées, il ne nous explique pas pourquoi seule l’Eglise est ainsi la cible de la subversion de telles inquiétudes. S’il s’interroge sur le marketing ecclésial, supposé gêner la communication de l’Eglise sur « ses positions », il ne s’interroge pas sur l’existence et le sens de thèses, de romans et de spectacles qui donnent, aux esprits faibles et peu formés, de manière récurrente et exclusive, une vision dénaturée de l’Eglise et du christianisme, en connivence objective avec les desseins du Prince de ce monde. Qu’est-ce qui explique que l’expression des inquiétudes évoquées et les pseudo-remèdes proposés exigent de revêtir l’Eglise du masque de l’intrigue, du mensonge et de la haine ? Et pourquoi, après tout, ne pas accepter de considérer que de telles ouvrages, et que le succès qu’ils rencontrent, constituent pour un chrétien une sonnette d’alarme ?

 

IV.- Surtout, cette analyse finale nous paraît révélatrice d’un contresens profond. Elle procède de cette idée, au terme d’une assez pitoyable comparaison avec l’œuvre de Dan Brown, que le message évangélique pourrait atteindre tout le monde, pourrait être “efficace” en quelque sorte, pour peu que l’on y mette les formes. Les bonnes, qui sont évidemment supposées être celles que l’Eglise n’utilise pas, ou peu. C’est l’illusion de la méthode, qui a tant empoisonné l’Eglise en ces dernières années pour la rendre prétendument “acceptable” selon les critères du monde, dans la catéchèse, dans la liturgie, dans l’exercice du ministère sacerdotal, avec les éclatants succès que l’on sait, c'est-à-dire bien souvent la soustraction de l’essentiel, et la fuite de ceux qui ne s’approchent jamais de l’Eglise que pour le trouver.

 

L’Eglise, gardienne de l’ordre naturel et surnaturel, délivre son message sur la vérité de l’homme [ce qu'évoque les "questions brûlantes"], et non pas « ses positions », dans l’exercice de sa vocation évangélique. Ce ne sont pas les formes prises par ce message qui heurtent (les fameuses “maladresses” prétendues du Pape, par exemple), mais bien son fond, qui n’est pas compatible avec l’idéologie dominante, et qui ne lui devient acceptable que lorsqu’il a abandonné toute prétention à la vérité. Vous pourrez prendre toutes les formes que vous voudrez pour expliquer que l’avortement provoqué est l’homicide d’un être humain innocent ou que l’hédonisme sert de vecteur objectif et certain à la pandémie du sida, et que tous deux sont inhumains, rien n’y fera si vous vous heurtez à quelqu’un qui n’entend modifier ni ses vues ni sa vie sur l’un ou sur l’autre.


L’Eglise n’est pas engagée sur une sorte de “marché aux âmes”, dont la captation serait le bénéfice des mieux-disant, des plus médiatiquement présents, même s’il est juste de dire que les chrétiens doivent être présents dans tous les moyens de communication sociale. Elle est engagée dans le drame du salut. Ce salut se joue dans la liberté de chacun, avec le concours de la grâce, entre les séductions mensongères de l’Ennemi – auxquelles participe objectivement le spectacle que nous évoquons, qu’on le veuille ou non – et les appels lancés par l’Eglise, qui a les promesses de la vie éternelle, à suivre le Christ, Voie, Vérité et Vie.

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Publié dans : Société - Communauté : Praedicatho.com
Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 14:07


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Publié dans : Société - Communauté : Benoit XVI
Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 10:15

Comme on sait, la Constitution de la Principauté de Monaco, en son titre I, relatif aux Pouvoirs publics, compte un article 9 qui dispose : « La religion catholique, apostolique et romaine est religion d'Etat ». La Principauté, en effet, a échappé au souffle de "désinstitutionnalisation" chrétienne qui a soufflé à partir des années soixante sur les pays catholiques. Ce n'est pas à dire que cet Etat soit un idéal de société, pour les multiples raisons que l'on sait, mais enfin, c'est un Etat de droit moderne, fût-il modeste, qui s'accomode fort bien de cette confessionalité.

La Principauté a, comme notre République, un Journal Officiel. Sauf qu'il s'intitule le Journal de Monaco, Bulletin Officiel de la Principauté, dont la direction est assurée Place de la Visitation à Monaco, et qui paraît le vendredi. Y sont publiées, principalement, les Ordonnances souveraines d'Albert II, lequel y est désigné ainsi : Albert II par la grâce de Dieu Prince souverain de Monaco. C'est, ma foi, fort beau.

Ce dernier vendredi, précisément, 1er mai, la Principauté y annonçait en son sommaire, en première page, une Décision archiépiscopale de Mgr BARSI. C'est que les décisions de l'Archevêque, en effet, sont publiées au Journal officiel local avant même les Ordonnances souveraines. Cette décision concernait la réitégration d'un prêtre, M. L'abbé [on dit encore ainsi en ces lieux reculés] Claude-André DAVID-FENOT, incardiné à Monaco, détaché auprès du diocèse aux Armées, et réintégré dans le diocèse de Monaco comme vicaire paroissial.

Rêvons un peu... Bulletin officiel de la République française : Machin, Président [pourquoi pas...] de la République par la grâce de Dieu... Arrêté du 10 avril 2009 pris en application du décret n° 99-9847 relatif au Pèlerinage de Chartres qui aura lieu à la prochaine Pentecôte...
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 15:24

Le projet de loi “HADOPI” revient sur la sellette ce mercredi, et M. Copé a fait savoir à ses adversaires qu’il entendait le faire passer en force. Ce texte fait partie, en effet, des obsessions du Président, comme l’instauration du travail le dimanche, et lors même que la majorité parlementaire s’est déjà prononcée contre le projet, il s’agit d’en forcer l’adoption.

 

On lira ici avec intérêt l’analyse qui en a été faite dans une “Tribune” signée conjointement par M. Alain SUGUENOT, Lionel TARDY et Christian VANNESTE, tous trois députés UMP, opposés à l’adoption de ce texte. cf: ICI

 

Le 9 avril, l’Assemblée Nationale a repoussé le projet de loi Création et internet, dit Hadopi. Ce rejet ne se résume pas à une manœuvre de l’opposition, ni à un défaut de vigilance des responsables de la majorité. Il fait suite à un débat au cours duquel trop d’arguments solides opposés au texte sont restés sans réponse. Des amendements votés par une majorité de députés notamment issus de la droite, et instaurant l’amnistie des téléchargeurs poursuivis au nom de la loi Dadvsi, ou s’opposant à la double peine de la suspension avec paiement de l’abonnement, ont été annulés par la Commission mixte paritaire (et supprimés également lors de l’examen en Commission des Lois hier après-midi). L’échec a donc résulté d’une absence de motivation de la majorité et d’une mobilisation de l’opposition lors d’un vote que l’on souhaitait transformer en passage en force dans la discrétion d’un jeudi midi. Cette mésaventure ne devrait pas conduire le Gouvernement à vouloir refaire voter la loi dans la précipitation. Selon l’adage « à quelque chose, malheur est bon », ce devrait être l’occasion de reposer le problème sérieusement et de lui trouver des solutions réalistes.


Les raisons de refuser ce texte sont nombreuses et peuvent se regrouper en quatre rubriques.


- En premier lieu, figure l’incapacité pour une loi coulée dans le marbre de bloquer l’évolution des technologies de l’immatériel et des pratiques qu’elles engendrent. Le streaming ou le podcast contournent le téléchargement. Le peer-to-peer par BitTorrent disperse les sources et les coupables éventuels. Le piratage d’un wifi ou le masque d’une VPN (réseau privé virtuel) posé sur une adresse IP risquent de les rendre insaisissables ou mieux d’en créer de fausses. Un site comme Deezer offre déjà une alternative intéressante au téléchargement.


Inutile et injuste, cette loi reposera sur une inquisition coûteuse. Elle privilégie une action administrative au détriment de la justice des juges, celle de l’équité. Alors que le projet Dadvsi transcrivait une directive européenne, Hadopi va à l’encontre du vote des députés européens. Ceux-ci estiment que le fait de suspendre l’accès à internet d’un internaute est une violation d’un droit fondamental. Avec les 6,5 millions d’euros et les 7 salariés prévus, elle n’aura pas les moyens de fonctionner de manière efficace (10 000 courriels, 3000 lettres recommandées et 1000 suspensions d’abonnement par jour !) tandis qu’elle entraînera 70 millions d’euros de dépenses improductives chez les fournisseurs d’accès.


En troisième lieu, HADOPI porte atteinte à l’évidence à la liberté dans la sphère privée, celle de la famille notamment. Les réticences de l’ARCEP et de la CNIL, le recul de plusieurs pays comme le Royaume Uni ou les États-Unis, l’avis du Ministre allemand de la Justice sur le caractère inacceptable de la coupure de l’accès à internet, soulignent à quel point il paraît contraire au droit de priver toute une famille de l’usage d’internet, et de celui du Triple play dans une zone non dégroupée, parce qu’un de ses membre sera supposé avoir téléchargé.


Enfin, le changement des supports de communication a toujours entraîné des bouleversements profonds sur les contenus et leurs auteurs. La conception de l’œuvre et de son auteur, si justement chère à la tradition française depuis Beaumarchais pouvait être conservée à condition de faire des DRM la clef de voûte du système. Cette option est aujourd’hui dépassée de l’aveu même des auteurs de la loi. De même que l’invention scientifique est de plus en plus collective, la création artistique et littéraire le sera sans cesse davantage. N’est ce pas déjà le cas des œuvres cinématographiques ? Wikipedia l’a emporté sur ses concurrents parce que c’est une création collective et continue. La musique revient au live, et les salles de cinéma sont toujours remplies tandis que les supports matériels sont condamnés à disparaître. Des groupes proposent déjà leur création sous une licence alternative au traditionnel Copyright qui autorise le partage de la musique, la Licence creative commons.


Il est urgent d’en tirer les conséquences, urgent d’ajourner une loi déjà obsolète avant d’être votée, et de réfléchir collectivement aux moyens qu’offre le marché afin de mieux rémunérer la création et de ne plus opposer créateurs et internautes.

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Publié dans : Société - Communauté : Praedicatho.com
Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 10:07

Nous connaissons tous la Halde, autorité administrative au comportement stalinien, dôtée d'un budget annuel de plus de 11 millions d'euros pour rééduquer la France à coup de diktats, selon les standards de la non-discrimination universelle et au mépris des valeurs qui fondent notre culture et notre société républicaine.

Nous connaissons tous son action empreinte de racisme à l'envers, qui va du contrôle des photos des livres scolaires à la suppression de la condition de nationalité pour certains emplois relevant de la souveraineté nationale, en passant par l'encouragement du testing...

Enfin ! Une pétition - assez politiquement incorrecte - a été lancée en vue de la suppression de cet organisme qui entend régenter notre société sans avoir de légitimité démocratique et selon des critères douteux. Vous pouvez la signer ICI !

Cette pétition a été lancée par Philippe de Villiers, mais la justesse de cette cause nous a incités à sortir de notre neutralité politique pour vous inviter à agir !

A SIGNER ET A FAIRE CIRCULER !
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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 15:14

Voici l'édito du Journal Cameroon Tribune (v. ICI) grand quotidien national camerounais, qui nous donne une vision de ce que l'Afrique pense de la polémique récente qui a secoué les élites "intellectuelles" françaises. Intéressant.

____________



"Logiques d’enfermement
 
 
 
 MAKON ma PONDI
 [25/03/2009]

Présenté – à tort ou à raison – comme le plus beau métier du monde, le journalisme obéit, comme d’autres professions, à un ensemble de règles admises et reconnues de manière consensuelle par ceux et celles qui l’exercent. Des règles et devoirs dont l’application semble désormais relever d’une géométrie variable qui en relativise la portée. Au nom de cette fameuse loi de la distance psychologique, ou si l’on préfère du « mort kilométrique ». En d’autres termes, l’intérêt d’une information – qui n’est le même pour tous les publics – est fonction du degré de « participation » ou d’« identification » que cette information crée chez le public auquel celle-ci est destinée.

C’est pour cela que nous avons observé il y a quelques jours, perplexes et presque interdits, la polémique entretenue par certains confrères occidentaux autour d’une déclaration de Benoît XVI sur les préservatifs et le sida. Mais qu’a donc dit le pape de si abject et de si nouveau par rapport aux positions traditionnelles de l’Eglise catholique sur un sujet sensible, nous en convenons ? « Je dirais, a souligné le souverain pontife, que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires ». Avant d’ajouter, pour mieux expliciter sa pensée : « S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème ».

Naturellement, il est hors de propos de faire la leçon à quelque confrère que ce soit. Ce serait à coup sûr se tromper à la fois de combat et d’adversaire. Bien plus, le chef de l’Eglise catholique dispose de ressources de qualité et en abondance pour défendre ses positions, s’il le désire. L’on ne peut cependant s’empêcher de relever au moins deux faits : d’abord, la réserve, voire l’hostilité du Vatican envers l’utilisation du préservatif ne datent pas du 17 mars dernier. Au contraire, il s’agit d’une position ressassée depuis plusieurs années déjà. Et aucun des journalistes qui accompagnaient le pape dans l’avion qui le transportait vers le Cameroun ne pouvait prétendre l’ignorer. Sauf impréparation blâmable du voyage, ce qui semble peu probable.

Il faut donc chercher ailleurs la « justification » de ce tintamarre indécent qui a occulté jusqu’aux motivations profondes de la toute première visite de Benoît XVI en terre africaine. Sans doute devrait-on la trouver dans le principe bien établi selon lequel l’information est conçue pour mettre en place ou pour consolider des modèles sociaux préalablement définis. On sait que les sociétés post-industrielles, dans l’ensemble, tiennent Dieu pour « mort ». Et que la foi tend à devenir là-bas un terrain aride de moins en moins attractif. Sinon, comment comprendre que les commentateurs n’aient pas pris soin de s’attarder sur ce préalable énoncé par le pape : « S’il n’y a pas l’âme » qui s’inscrit bien en droite ligne de la chapelle… vaticane ? L’«oubli » laisse songeur, même s’il était destiné à caresser les téléspectateurs visés dans le sens du poil.

Mais pour nous autres Africains de la périphérie, pour nos publics et nos peuples meurtris par la maladie et la misère, ces déshérités, accrochés au message de paix et d’espérance du successeur de Pierre, qu’avions-nous à faire d’une polémique stérile qui exsude des intérêts bassement matérialistes ? Eh oui, c’est cela aussi le sida, c’est-à-dire des industries, des capitaux, des batailles… Au-dessus de nos têtes qui ne comptent même pas pour un sou. Et puis, force est de reconnaître, avec Roger Clausse, que dans ses fonctions d’expression et de pression, la presse ne se contente pas seulement de rapporter les opinions, mais aussi elle les cristallise. En présentant sous un éclairage pas toujours innocent les faits sur lesquels l’opinion se fonde ou croit se fonder. De manière à provoquer ou à accroître l’adhésion des consciences aux thèses qu’on présente à leur assentiment.

Il y a quelque temps, se mettant à cœur de défendre a hue et a dia des modèles sociaux qui ne sont pas les nôtres, certaine campagne médiatique avait voulu nous faire admettre l’homosexualité comme une « valeur » à promouvoir et à pérenniser. Le faux débat sur les préservatifs pourrait s’avérer l’autre face d’une même réalité : une volonté acharnée de domination à travers une standardisation des schèmes et comportements. Au nom d’une globalisation inique, univoque et insidieuse. Il est du devoir impérieux des Africains de rejeter fermement ces « visions» et autres logiques d’enfermement qu’on cherche à leur imposer à tout va. Alors, vigilance !"

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Publié dans : Société - Communauté : Catholique
Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 11:11


On a beaucoup reproché à l'épiscopat français - à tort ou à raison - d'être en retard, ou en retrait sur les questions d'éthique en général et de bioéthique en particulier.

Raison de plus pour saluer avec intérêt la naissance du Blog Bioéthique, « édité par le groupe de travail des évêques sur la bioéthique » le 4 février dernier.

Pour reprendre sa propre présentation, ce blog propose
  • • Chaque semaine, un billet rédigé par un expert portant sur l’un des sujets abordés dans le cadre de la révision des lois de bioéthique ou un éclairage lié à l’actualité bioéthique.
  • Ces intervenants partageront leurs connaissances et leur vision du sujet ; ils engageront un dialogue avec les internautes en répondant aux questions postées sur le blog.
  • • Les synthèses des chapitres du livre disponibles en ligne,
  • • Une sélection de liens vers des sites et ressources internet portant sur la bioéthique et permettant d’accéder aux textes et documents de référence publiés par l’Eglise catholique.
  • • Un agenda mentionnant les initiatives proposées dans toute la France par les diocèses et mouvements d’Eglise sur la bioéthique (conférences, colloques, sessions, etc).
  • • Des vidéos en lien avec les médias chrétiens, les diocèses et mouvements.
  • Ce blog est ouvert pour accueillir vos commentaires, vos réactions, vos questions. Il vous suffit pour cela de cliquer sur "ajouter un commentaire" en bas de chaque billet.
Le dernier article paru, qui est l'objet de débats, porte sur la question essentielle du statut de l'embryon.

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Publié dans : Société - Communauté : Praedicatho.com
Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 14:10

On nous informe que :

Le dimanche 25 janvier 2009,
est organisée une

Grande marche pour la défense de la vie

RDV : 14h30 - Place de la République, Paris.



Contact, infos : http://enmarchepourlavie.info
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Publié dans : Société
Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 09:22


Après le lancement dans les transports en commun du Royaume-Uni d'une campagne athée proclamant que « Dieu n'existe probablement pas », une organisation chrétienne britannique a protesté jeudi 8 janvier auprès de l'autorité de surveillance de la publicité, demandant des preuves de cette affirmation.

La campagne athée, placardée sur 800 autobus du pays ainsi que dans le métro de Londres, a été lancée début janvier avec le soutien de l'Association humaniste britannique (BHA) et a été financée par des dons divers qui ont atteint 150.000 euros (qui auraient peut-être pu être utilisé autrement en ces périodes de crise...). 


Son slogan complet est : « Dieu n'existe probablement pas. Arrêtez de vous inquiéter et profitez de la vie ». On doit noter que l'aberration d'une telle campagne se résume dans le "probablement"...


Stephen Green, directeur national de l'association Christian voice, a déposé plainte devant l'Advertising Standards Authority (ASA), soutenant que la campagne est en infraction avec le code de la publicité trompeuse et qui manque de fondement. Le règlement de l'ASA établit que « la publicité ne peut désorienter les consommateurs. Ce qui signifie que ceux qui la véhiculent doivent pouvoir prouver la véracité de ce qu'ils annoncent sur leurs produits ou sur leurs services avant la sortie de l'annonce ». Selon Stephen Green, cette publicité enfreint les règles « à moins que les annonceurs véhiculant cet annonce ne démontrent que Dieu n'existe probablement pas ». Selon lui, les promoteurs de la campagne ne peuvent s'excuser en disant qu'il s'agit d'une « question d'opinion », « parce que personne ni aucune entité ne signe la déclaration. Cela est présenté comme un état de fait et cela signifie qu'il doit être possible d'en prouver la véracité sinon il y a violation des règles », souligne-t-il.  L'ASA a accepté la plainte.


Mais, malheusement, cette campagne, qui a scandalisé bon nombre de grands-bretons, a fait des émules à Madrid et à Gênes, avec apparemment cependant moins de moyens et d'échos.


Voir l'article du Figaro.fr (ICI) et celui de La Croix.fr (ICI). Mais il est tout de même stimulant de constater que les promoteurs de la campagne ont ressenti le besoin de la faire. Peut-être pour se rassurer eux-mêmes ou parce qu'ils se sentent menacés ?

 

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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 17:55

« Aidez-nous à aider. Nous sommes un pont », a dit le cardinal Javier Lozano Barragán, président du Conseil pontifical pour la santé, en présentant la campagne organisée par son dicastère à travers la fondation « Le Bon Samaritain » pour aider les malades du Sida dans le monde.


Le cardinal mexicain a expliqué au micro de Radio Vatican que depuis 1994 cette campagne a aidé des dizaines de pays, surtout en Afrique, à acheter des médicaments destinés aux personnes qui n'ont pas de moyens pour se soigner. L'initiative sociale prévoit qu'avec dix euro, chaque donateur peut contribuer à la distribution de médicaments antirétroviraux. Cet argent, a précisé le cardinal Lozano Barragan, va « immédiatement au Ghana, au Nigeria, au Zimbabwe, à la Zambie, où les demandes d'aide sont nombreuses ». Chaque collaboration, a-t-il expliqué, représente une étoile allumée sur l'arbre de la vie.


Le cardinal Barragan a fait savoir que l'année dernière, la campagne a permis de récolter 28.000 euro et 40.000 dollars. Cette année, le dicastère a envoyé en Afrique 119.000 dollars en médicaments antirétroviraux.


Les dons peuvent être envoyés directement au Conseil pontifical pour la santé, ou à l'Institut pour les Œuvres de Religion (IOR), connu comme la Banque du Vatican, qui a des liens avec les différents pays à travers un réseau international.


Pour demander une aide, les directeurs de centres de soin doivent s'adresser au nonce apostolique de leur pays. Le dicastère contrôle chaque mouvement de fonds en lien avec le nonce, a souligné le cardinal Lozano Barragan, et les fonds sont envoyés « en temps réel ». Le cardinal a rapporté que l'année dernière les malades du Sida étaient 33 millions, dont 45% de jeunes entre 15 et 24 ans et deux millions d'enfants. 44% des centres d'assistance pour malades du sida sont gérés par les gouvernements, 27% par l'Eglise, 18% par des ONG, 11% par des institutions religieuses et 8% par des instituts divers.


Pour plus d'informations sur la fondation, l'opération ou les modalités de dons, voir ICI ou par courriel goodsamaritan@hlthwork.va
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Publié dans : Société - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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