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Spiritualité

Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 08:56

Par La rédaction
    Dans la première lecture de ce dimanche, l’Eglise a rappelé l’épisode de la montée de Moïse sur le mont Horeb, où il eut la vision d’un buisson ardent ne se consumant pas (Ex. 3, 1-8 ; 10, 13-15). Il contournait prudemment cette « chose extraordinaire » quand la voix de Dieu s’en fit entendre, l’appelant par son nom : « Moïse ! Moïse ! »

    Ce dernier, qui répond aussitôt, se voit confier la mission de faire connaître aux « fils d’Israël », en esclavage en Egypte, de leur rappeler le souvenir de Dieu, le « Dieu de leurs pères ». Et comme Moïse demande au nom de qui il devra s’exprimer, Dieu lui fait cette réponse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-Suis” ». Et Dieu ajoute : « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Yahvé, c’est le Seigneur, le Dieu de vos pères, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob”. C’est là mon nom pour toujours, c’est le mémorial par lequel vous me célébrerez d’âge en âge ».

    Cette révélation est l’une des plus fondamentales de la Révélation. Dieu s’y dit comme l’éternel Subsistant. Mais ce n’est pas un Eternel séparé. C’est pour nous – et cela constitue en particulier une différence capitale avec l’islam – un Eternel qui, loin de s’être borné à créer le monde, si l’on ose dire, a choisi d’entrer dans son histoire. Pour la « mémoire » des « fils d’Israël », qui figurent ici tous les hommes, de quelque nation et de quelque race, qui accepteront son Alliance et son Royaume, Dieu n’est pas seulement « Je-Suis », l’Inaccessible. Son nom est, inséparablement, « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob », un Dieu entré dans une généalogie, jusqu’à l’incarnation, et de l’incarnation à l’adoption. « Je-Suis » sera toujours « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob », par référence à son indéfectible Alliance, qui entoure de tant de mystère le destin d’Israël, mais il est aussi le « Dieu de Pierre, de Paul et de Jean, et de toi, et de moi », ce Dieu, qui dans la même fidélité, accompagne en son acte éternel l’histoire singulière et collective de chacun d’entre nous.

    Ce Dieu est notre Dieu, en notre histoire, en l’actualité de notre histoire, de notre vie familiale, de notre vie politique, qu’il accompagne de sa providence, ici, aujourd’hui. « Je-Suis » est toujours, en quelque manière, contemporain de notre devenir, de nos décisions, de nos choix et c’est pourquoi le pape Benoît XVI a récemment pu rappeler aux hommes politiques – et en particulier aux chefs d’Etat – la nécessité de l’écouter. S’écarter de lui n’est toujours qu’une vaine illusion parce qu’il n’y a pas d’acte possible sans lui, fût-il une trahison. On n’étouffe pas le feu qui ne s’éteint pas. Aucun effort, aucune révolte, aucun projet humain ne peut masquer jamais son inépuisable lumière. Tout temps à ses esclavages, son pays d’Egypte. Mais que nos cœurs s’ouvrent, que notre mémoire s’éveille, sous la grâce, au souvenir de l’Eternel Alliance, et aucune ténèbre ne sera jamais assez épaisse pour nous soustraire à l’inépuisable lumière. C’est l’immense certitude que nous apporte ce texte en nos  temps difficiles.
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 08:01

Par La rédaction

    L’Evangile de ce dimanche nous a présenté un épisode évangélique que nous connaissons bien. Pierre, qui dormait pendant que Jésus priait, s’éveille. Il voit Jésus, transfiguré, conversant avec Moïse et Elie. Ces derniers se retirent, ou disparaissent. Dans le même temps, Pierre adresse ces fameux mots à Jésus : « Maître, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » (cf. Lc 9,28-36).

 
    La scène est étrange et révélatrice. On ne peut dire que le phénomène qui se produit soit banal. Le visage de Jésus apparaît « tout autre ». Ses vêtements deviennent « d’une blancheur éclatante ». Et voilà qu’il s’entretient, comme si de rien n’était pourtant, avec deux héros de l’ancienne Alliance, morts depuis longtemps. Ils parlent. De sens des Ecritures, d’histoire, de théologie ? Non, en tout cas pas explicitement, même si l’on comprend bien la portée messianique de l’entretien. Saint Luc indique qu’ils parlent seulement « 
de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem ».

 
    Curieuse scène, où le fantastique se mêle à l’ordinaire. Pierre ne paraît même pas s’étonner de ce qu’il voit. Il s’éveille, reconnaît aussitôt Moïse et Elie, mais leur présence, pas plus que leur retrait d’ailleurs, ne semblent le surprendre. Il n’interroge même pas Jésus. Tout ce qu’il trouve à dire, c’est ceci : « Maître, il est heureux que nous soyons ici ! ». Comme pour dire : « On a bien fait de venir, on est bien là ! C’est super ! ». Et il propose de dresser les trois tentes, comme d’autres proposeraient d’étendre leur serviette au bord de l’eau. « Chouette ce coin, non ? » L’Evangile indique : « Il ne savait pas ce qu'il disait ». Une intervention divine le fait d’ailleurs taire aussitôt. Une nuée l’environne, lui, Jacques et Jean, qui l’accompagnent, apparemment sans rien dire. Alors ils prennent peur. Plus que ça : ils sont « saisis de frayeur », prenant enfin la mesure de ce qui se passe. La frayeur indique quelque chose de brutal, de violent, comme un choc, une rupture assourdissante. Jésus leur est alors révélé comme Fils.

 
    Saint Pierre est attachant parce qu’il a souvent de ces comportements qui nous font de prime abord hausser les épaules et qui pourtant, à y réfléchir un peu, nous renvoient à nos réactions coutumières. Que voit-on, nous, ici ? Qu’il côtoie le divin sans le savoir, et qu’en le voyant, en quelque manière, il le rétrograde. « Moïse, Elie, Jésus transfiguré qui converse avec eux ? Oui, okay, génial. Attendez, excusez-moi, j’ai Germaine en ligne, je vous rappelle ! » Avouons-le : c’est vrai que nous vivons ainsi souvent avec la grâce, avec l’eucharistie, avec l’Eglise, avec la croix rédemptrice, et notre baptême, et la communion des saints. Nous vivons au milieu des dons sans les voir comme dons, ni dans leur gratuité inouïe, ni dans leur excellence inouïe. Tout à nos yeux est banalisé.

 
    Ce qui est vrai dans l’ordre individuel l’est aussi dans l’ordre social. Nous nous intéressons à la politique, ou nous en « faisons ». Soit. Mais pour quoi faire ? Pour travailler au bien commun. Certes. Mais pour être une société parfaite, en son ordre, la société politique n’a pas raison de terme ultime de notre activité. Y pensons-nous ? Le voyons-nous dans notre réflexion ou notre action ? Elle n'est un terme, objectivement, pour personne, croyant ou incroyant. La raison d’être de toute notre activité, individuelle ou collective, est bel et bien le salut. Le nôtre, celui d’autrui. C’est l’enjeu de tout homme, dont aucune idéologie ne peut le détourner, quoi qu’on puisse s’épuiser à raconter, dans le rêve aphrodisiaque ou le mensonge, et quelque effort qu’on puisse tenter pour enfermer l’histoire humaine ou politique sur elle-même.


    C’est ce qui donne son sens à une politique chrétienne : « Nous n’avons pas ici de cité permanente, nous recherchons celle de l’avenir » (Héb. 13,14). C’est pourquoi un chrétien ne peut pas, et ne doit pas perdre de vue que toute son activité en ce domaine doit tendre à l’obtention de cette dernière, en travaillant à promouvoir des conditions de vie sociale qui facilitent, par le respect de l’ordre naturel, la recherche libre de cette finalité surnaturelle. Lors même qu’il travaille au bien de la cité terrestre, il doit le faire avec cette conviction que l’ordre historique du temps est contenu dans l’ordre eschatologique du temps et que la parole du Fils, qu’il a été commandé à Pierre d’écouter, sera, au dernier jour, le dernier mot de l’histoire profane. En ceci comme en cela, nous devons élever vers le Christ-Sauveur cette humble et pressante prière pour donner de la vérité à notre vie :
« Seigneur, faites que je voie ».

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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /Mars /2007 10:42

Par La rédaction

Chaque mois, le souverain Pontife recommande aux fidèles d’intégrer dans leurs prières deux intentions pour l’Eglise. La première est dite « intention générale », la seconde « intention missionnaire ». Pour ce mois de mars 2007,


- l’intention générale est celle-ci : « Pour que la Parole de Dieu soit toujours mieux écoutée, aimée et vécue ».

A  l'appui de cette demande de prière, le Saint-Père, on le sait, insiste beaucoup en ce temps de carême pour que les fidèles  (re)découvrent la lecture  et la méditation des Ecritures. Cette invitation ne concerne pas seulement la vie individuelle de chacun. Elle concerne aussi sa vie en société : cette méditation permet de rétablir la hiérarchisation des valeurs et de réfléchir utilement à la valeur morale des engagements politiques.


- L’intention missionnaire est celle-ci : «
Pour que la formation des catéchistes, des animateurs et des laïcs engagés au service de l'Evangile soit la préoccupation constante des responsables des jeunes Eglises ».


Cette intention vise les jeunes Eglises. Mais il n'échappera à personne que la mission et la catéchèse qui lui est ordonnée valent aussi pour l'Eglise de France, souvent sinistrée en la matière.

Nous vous invitons donc à prier avec ferveur avec le Pape à ces intentions, spécialement en famille, en y associant vos enfants.
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 12:09

Par La rédaction

    C’est aujourd’hui le mercredi des cendres, début de la sainte Quarantaine, laquelle nous conduira à la fête de Pâques, la fête par excellence du monde chrétien. C’est aujourd’hui, rappelons-le, jour de jeûne et d’abstinence. Jour aussi où l’on reçoit sur le front, depuis les premiers âges du christianisme, les cendres symbole de pénitence : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu redeviendras poussière ».


      C’est un tic très répandu que de se demander, chaque fois que quelque chose d’un peu exigeant se présente : « Est-ce que cela a encore un sens aujourd’hui ? ». “Aujourd’hui” passe pour être un stade de civilisation tel que ce type de problématique est, a priori, présumé obsolète. L’homme moderne est-il encore concerné par cette affaire de sac et de cendres héritée des âges bibliques ?

     Evidemment oui. Pour être un moderne, il n’en est pas moins homme, et pas moins pécheur que ses devanciers. Enhardissons-nous. Il est peut-être, en la matière, bien plus concerné encore que ces derniers par la pénitence. Non qu’il soit plus pécheur qu’eux (Dieu seul le sait), mais parce qu’il est infiniment plus englué dans un monde qui le détourne de se voir tel qu’il est : créé, dépendant, fragile, périssable, pécheur.

    Le sens des cendres, c’est le sens de la mort, et le sens de la mort est aussi celui de la vie. Le sens de la pénitence, c’est aussi celui du rachat, et de la joie qui l’accompagne. Le sens de toutes ces choses, c’est le sens de la communion de tous les hommes en toutes ces choses et, partant, le sens de la solidarité et de la communauté de destin. L’homme moderne a besoin, sur ce point, que ses pendules soient remises à l’heure. Il a besoin de ces miroirs réfléchissants pour redécouvrir, dans la lumière reçue, le grain du réel, la consistance vraie de son être et de ses semblables.

      Faut-il s’étonner de penser, dès lors, que le carême puisse, et doive avoir une vertu sociale, adossée au cheminement spirituel de chacun ? Les circonstances font que ce carême-ci, qui s’ouvre aujourd’hui, inclut une campagne électorale où se jouent, peut-on penser, les orientations majeures de notre société. Nous vous proposons de la porter en intention première de ce carême, lui ordonnant, pour le bien de notre pays, vos pénitences et vos prières.

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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 15:07

Par La rédaction

   Les appréciations portées par l’Eglise, ou le catholicisme, sur l’homosexualité, et plus encore sur les actes d’homosexualité et les prétentions juridiques qui y sont attachées, provoquent souvent de sévères critiques à leur égard. Comme toujours, le rappel de normes éthiques générales, pourtant nécessaires, attise les mêmes reproches : vous êtes intolérants, vous n’êtes pas charitables, vous jugez, etc.

 
    Dans ces colonnes, nous avons pourtant insisté pour distinguer toujours entre les personnes homosexuelles, qui appellent le respect comme toute personne, aimée et rachetée par le Christ, et les actes en question, qui ne trouvent, dans la prohibition dont ils sont l’objet, aucun espace moralement acceptable, même si ces actes doivent être l’objet de compréhension ou de compassion, et si les personnes qui en sont les auteurs doivent être aidées.

 
    Nous avons rappelé aussi que les prises de position à cet égard n’étaient pas purement négatives. L’Eglise tend la main à ces personnes comme à toute personne, pour qu’en assumant cette difficulté, comme chacun d’entre nous doit assumer les siennes, en quelque domaine que ce soit, elles puissent elles aussi croître dans le Christ. L’article “Homme et femme il les créa”, que nous avons publié avec l’aimable autorisation de la revue Nova et Vetera, a mis en relief les intentions pastorales de l’Eglise sur ce point. Nous avons aussi renvoyé à l’œuvre du Père John Harvey, "Courage".

 
    Voici que les Pères jésuites de la province de France proposent une retraite spirituelle spécifique « à des personnes concernées directement ou indirectement par des attraits homosexuels ». Cette retraite aura lieu du mardi 17 avril prochain [18 h 30] au dimanche 22 avril [16 h 00]. Cette initiative nous paraît suffisamment intéressante et importante pour que nous en fassions ici de la publicité. Tous les renseignements sont apportés sur le site de ladite province [Ici].


    Cette retraite aura lieu au Centre spirituel jésuite Le Châtelard, Route du Bruissin – 69340 FRANCHEVILLE. Tél : 04 72 16 22 33 - Fax : 04 72 16 22 22. Email : accueil@chatelard.org. Site web : www.chatelard-si.org.


       Une information qu'il est utile de faire circuler.

 
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 15:30

Par La rédaction

« Le principe de la destination universelle des biens de la terre est à la base du droit universel à l'usage des biens. Chaque homme doit avoir la possibilité de jouir du bien-être nécessaire à son plein développement : le principe de l'usage commun des biens est le premier principe de tout l'ordre éthico-social et un principe caractéristique de la doctrine sociale chrétienne. »

(Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, n° 172)

 

Chaque mois, le souverain Pontife recommande aux fidèles d’intégrer dans leurs prières deux intentions pour l’Eglise. La première est dite « intention générale », la seconde « intention missionnaire ». Pour ce mois de février 2007,


- l’intention générale est celle-ci : « Pour que les biens de la terre, donnés par Dieu à tous les hommes, soient utilisés avec sagesse et selon des critères de justice et de solidarité » ;


- l’intention missionnaire est celle-ci : « Pour que la lutte contre les maladies et les grandes épidémies dans le Tiers-Monde trouve dans l'esprit de solidarité une collaboration de plus en plus généreuse de la part des gouvernements de toutes les nations ».


Nous vous invitons donc à prier avec ferveur avec le Pape à ces intentions, spécialement en famille, en y associant vos enfants.

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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 10:38

Par La rédaction
L’abbé Henri Grouès (né en 1912), dit "abbé Pierre", fondateur d’Emmaüs, est mort le 22 janvier, à 5h45.

On retiendra de lui la force et le courage de son engagement infatigable de prêtre et de chrétien en faveur des plus démunis : la foi en action pendant près de 70 ans d'engagement au service des plus pauvres.

On ne peut évidemment qu'être plus réservé sur ses révélations ou ses prises de position très tardives relatives à sa vie privée, au pape, à l'ordination des prêtres ou aux unions homosexuelles, favorisées par une manipulation médiatique plus qu'intéressée. Mais il reste un modèle de dévouement et laisse derrière lui une structure internationale dont la mission est de "servir en premier les plus souffrants".

    L'abbé est à peine mort que les donneurs de leçons s'empressent autour de son sépulcre, la loupe de l'idéologie à la main : a-t-il été, ou n'a-t-il pas été antisémite ? S'opposait-il à l'Eglise ? Ah, les graves et définitives questions ! Toute vie devrait donc être pesée à cette seule mesure, pour une phrase dite ou un seul geste ? Cela est indifférent aujourd'hui, car une chose est sûre : c'était un homme d'amour, qui, à la suite du Christ, s'est donné aux autres - sans distinction - dans la fidélité à l'Evangile, sans jamais ni jeter sa soutane, ni cesser d'être un aiguillon ! "Ce que vous aurez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi-même que vous l'aurez fait"...

    "Vos pensées ne sont pas mes pensées"
, dit Dieu. L'abbé Pierre aurait demandé que soient gravés ces mots sur sa tombe : "J'ai cherché à aimer". Qui d'entre ses juges, encore bien vivants, eux, encore bien engagés dans le temps ou tout peut encore être accompli, peut dire en vérité que c'est la route sur laquelle est engagée sa vie tout entière ? Saint Jean de la Croix a, de long temps, remis les pendules à l'heure en ce domaine, en prononçant ces mots : "Au dernier jour, nous serons jugés sur l'amour".


Requiescat in pace.
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 11:27

Par La rédaction
    « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants (…). Pas une créature n'échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, dominé par son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes » (Héb. 4.12).

    La parole, pour nous, est un instrument de sociabilité, pour le meilleur et pour le pire. On peut adresser un mot à quelqu’un, mais on peut aussi avoir des mots avec lui. On peut parler de l’abondance d’un cœur trop plein, ou parler pour ne rien dire. On parle pour libérer la vérité : « J’ai cru, et c’est pourquoi j’ai parlé » (2 Cor. 4.13) ; mais aussi pour mentir, ou pour trahir : « Il a parlé ! ». En politique en particulier, chacun sait ce que souvent « parler » veut dire.

    La Parole de Dieu, elle, ne peut pas être “en l’air”. Elle n’a pas ce triste handicap de pouvoir être dissociée de la raison. La Parole de Dieu est Dieu même (Jn 1.1). Elle est l’Etre même, dans toute la plénitude de sa substance. Elle est le Verbe, unique, parfait, éternel de Dieu, en lequel il se « dit » lui-même. Elle est au commencement de toute chose, au commencement de l’histoire, et elle s’est introduite dans l’histoire : « Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous » (Jn 1.14).

    La Parole de Dieu est ainsi, pour tout homme, pour toute société, la mesure objective du monde : parce que, par elle, Dieu lui a imprimé sa raison ordonnatrice et l’a orienté à sa fin, par création et par providence. L’histoire des hommes, des sociétés ; l’histoire de leurs choix, de leurs actes, de leurs politiques, de leurs programmes, de leurs décisions libres, de leurs guerres, est toute entière inscrite dans un ordre naturel qui lui est propre, assurément. Mais cette histoire humaine s’inscrit elle-même dans une histoire plus vaste qui, sans la dissoudre, la porte, la prolonge et, un jour, la terminera, comme « une épée à deux tranchants ».

   
    On peut jouer avec les mots, se servir d’eux pour imposer son histoire à celle d’autrui, mais en toute hypothèse on ne peut rien contre cette Parole-là, qui aura historiquement le dernier mot, comme elle a eu historiquement le premier. Le Verbe incarné, qui est le Christ, et aux « yeux » duquel « tout est nu », reviendra un jour dans sa gloire pour juger toutes choses, comme nous le confessons dans le credo.

    Aux dirigeants d’aujourd’hui comme à ceux d’hier, cette Parole adresse cet avertissement solennel, qui devrait être gravé au fond de leur cœur, à défaut de l’être au fronton des édifices publics : « Laissez-vous instruire, vous dont la juridiction s’étend à toute la terre. Prêtez l’oreille, vous qui dominez sur les foules et qui êtes si fiers de la multitude de vos nations : vous avez reçu du Seigneur votre pouvoir, du Très-Haut votre souveraineté, et c’est lui qui examinera vos actes et scrutera vos desseins, si vous, les ministres de sa royauté, n’avez pas jugé selon le droit, ni respecté la loi, ni agi selon la volonté de Dieu. De façon terrible et soudaine il surgira devant vous, car un jugement rigoureux s’exerce contre les grands. Le petit, lui, est excusable et digne de pitié, mais les puissants seront examinés avec vigueur. Le souverain de tous ne reculera devant personne » (Sag. 6, 1-7).

   
    La Parole n’est cependant pas seulement créatrice et juge. Elle est aussi éducatrice parce qu’elle est d’abord aimante, nulle chose n’étant créée qui ne soit aimée, comme l’a souligné saint Thomas d’Aquin (Ia q. 20, a. 2). Aussi ne parle t-elle ici que pour que chacun grandisse dans les réalisations particulières de sa vocation humaine : « Soyez avides de mes paroles, désirez-les ardemment et vous serez éduqués » (Sag. 6, 11). Lui faisant écho, selon sa vocation unique de Mère du Verbe sauveur, Marie oriente la prudence et les choix de chacun, de ceux qui « dominent les foules » comme des « petits », par cette unique parole recueillie d’elle dans l’Evangile : « Faites tout ce qu’il vous dira » (cf. Jn 2, 1-11).

    Cette parole unique qui renvoie à la Parole unique, sera d’actualité à chaque instant de l’histoire : que dois-je faire, hic et nunc, pour que mon comportement soit juste, qu’il s’agisse de diriger ou d’obéir, de voter, d’organiser ma vie, mon travail, ma famille, mes relations avec autrui ? « Faites tout ce qu’il vous dira ». Dieu nous a laissés entre les mains de notre conseil, dit l’Ecriture, mais l’Esprit de Dieu est là pour l’éclairer, comme aussi l’enseignement de l’Eglise, « Jésus-Christ répandu et communiqué ». Encore faut-il avoir la sagesse d'écouter cet enseignement et de recevoir cette lumière. C’est l’invitation que nous adresse l’Evangile de ce dimanche, sous la douce conduite de la Vierge sainte.
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 19:39

Par La rédaction
« Je désire adresser un appel pressant au peuple de Dieu, pour que tout chrétien se sente engagé à être un infatigable ouvrier de paix"

Benoît XVI, Message pour la paix 2007

Chaque mois, le souverain Pontife recommande aux fidèles d’intégrer dans leurs prières deux intentions pour l’Eglise. La première est dite « intention générale », la seconde « intention missionnaire ». Pour ce mois de janvier 2007,

- l’intention générale est celle-ci : « Pour qu'en notre temps, malheureusement marqué par de nombreux épisodes de violence, les Pasteurs de l'Eglise continuent à indiquer au coeur de chaque homme la voie de la paix et de l'entente entre les peuples »;

- l’intention missionnaire est celle-ci : « Pour que l'Eglise en Afrique devienne un témoin toujours plus authentique de la Bonne Nouvelle du Christ, et qu'elle s'engage dans chaque nation à promouvoir la réconciliation et la paix ».

Nous vous invitons donc à prier avec le Pape à ces intentions, spécialement en famille, en y associant vos enfants.
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