Communautés

Société

Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /Jan /2007 12:03

Par La rédaction

    Chacun sait que le pape Benoît XVI s’est donné pour priorité de travailler à l’unité des chrétiens. Il a récemment souligné, lors de l’Angelus du 21 janvier 2007, qu’il s’agissait d’un devoir pour chaque fidèle, à la fois par la parole et par l’écoute des autres, mais aussi réalisable, en toute hypothèse, par ce qu’il a appelé « l'œcuménisme spirituel, fondé sur la prière ».


Chacun sait aussi que le dialogue interreligieux est également pour lui un impératif majeur. Ce dialogue, difficile, requiert cependant des bases et des modalités saines. C'est pourquoi le pape souligne avec force que tout dialogue interreligieux présuppose un dialogue entre la raison et la foi. Sans ce premier dialogue, la religion est étrangère à l'homme, elle est irrationnelle, et toutes les voies du fanatisme sont ouvertes.


Ce dimanche, le pape a rappelé aux fidèles, comme une nouvelle invitation à en faire l’étude, que son prédécesseur Jean-Paul II avait publié, sur ce même thème, l’encyclique Fides et ratio (14 septembre 1998). Suivant en cela une tradition multiséculaire, Benoît XVI a rappelé à l'Eglise entière qu'elle avait ici pour guide et pour modèle saint Thomas d'Aquin, le Docteur commun. Le pape Jean-Paul II, dans l’encyclique susvisée, avait tenu à marquer « la constante nouveauté » de la pensée du saint Docteur. Pourquoi nous y intéresser ici ? Mais parce que cette relation de la foi à la raison a une incidence en tous domaines. Elle intéresse évidemment la politique parce que celle-ci est un cha:mp majeur de l'activité humaine, où la personne humaine est appelée à agir selon la nature et la grâce. Elle l'intéresse d'autant plus que les débats relatifs au rapport du religieux au rationnel et au dialogue entre les religions sont devenus, en France en particulier, une condition, parmi d'autres, de la paix sociale.


    Il nous plaît de rappeler ici les termes du pape Jean-Paul II :

    « Sur ce long chemin, saint Thomas occupe une place toute particulière, non seulement pour le contenu de sa doctrine, mais aussi pour le dialogue qu'il sut instaurer avec la pensée arabe et la pensée juive de son temps. À une époque où les penseurs chrétiens redécouvraient les trésors de la philosophie antique, et plus directement aristotélicienne, il eut le grand mérite de mettre au premier plan l'harmonie qui existe entre la raison et la foi. La lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu, expliquait-il ; c'est pourquoi elles ne peuvent se contredire.


    «
Plus radicalement, Thomas reconnaît que la nature, objet propre de la philosophie, peut contribuer à la compréhension de la révélation divine. La foi ne craint donc pas la raison, mais elle la recherche et elle s'y fie. De même que la grâce suppose la nature et la porte à son accomplissement, ainsi la foi suppose et perfectionne la raison. Cette dernière, éclairée par la foi, est libérée des fragilités et des limites qui proviennent de la désobéissance du péché, et elle trouve la force nécessaire pour s'élever jusqu'à la connaissance du mystère de Dieu Un et Trine. Tout en soulignant avec force le caractère surnaturel de la foi, le Docteur Angélique n'a pas oublié la valeur de sa rationalité ; il a su au contraire creuser plus profondément et préciser le sens de cette rationalité. En effet, la foi est en quelque sorte “un exercice de la pensée” ; la raison de l'homme n'est ni anéantie ni humiliée lorsqu'elle donne son assentiment au contenu de la foi ; celui-ci est toujours atteint par un choix libre et conscient.


    «
C'est pour ce motif que saint Thomas a toujours été proposé à juste titre par l'Eglise comme un maître de pensée et le modèle d'une façon correcte de faire de la théologie. Il me plaît de rappeler, dans ce contexte, ce qu'a écrit le Serviteur de Dieu Paul VI, mon prédécesseur, à l'occasion du septième centenaire de la mort du Docteur Angélique : “Sans aucun doute, Thomas avait au plus haut degré le courage de la vérité, la liberté d'esprit permettant d'affronter les nouveaux problèmes, l'honnêteté intellectuelle de celui qui n'admet pas la contamination du christianisme par la philosophie profane, sans pour autant refuser celle-ci a priori. C'est la raison pour laquelle il figure dans l'histoire de la pensée chrétienne comme un pionnier sur la voie nouvelle de la philosophie et de la culture universelle. Le point central, le noyau, pour ainsi dire, de la solution qu'avec son intuition prophétique et géniale il donna au problème de la confrontation nouvelle entre la raison et la foi, c'est qu'il faut concilier le caractère séculier du monde et le caractère radical de l'Evangile, échappant ainsi à cette tendance contre nature qui nie le monde et ses valeurs, sans pour autant manquer aux suprêmes et inflexibles exigences de l'ordre surnaturel”.


    «
Parmi les grandes intuitions de saint Thomas, il y a également celle qui concerne le rôle joué par l'Esprit Saint pour faire mûrir la connaissance humaine en vraie sagesse. Dès les premières pages de sa Somme théologique, l’Aquinate voulut montrer le primat de la sagesse qui est don de l'Esprit Saint et qui introduit à la connaissance des réalités divines. Sa théologie permet de comprendre la particularité de la sagesse dans son lien étroit avec la foi et avec la connaissance divine. Elle connaît par connaturalité, présuppose la foi et arrive à formuler son jugement droit à partir de la vérité de la foi elle-même : “La sagesse comptée parmi les dons du Saint-Esprit est différente de celle qui est comptée comme une vertu intellectuelle acquise, car celle-ci s'acquiert par l'effort humain, et celle-là au contraire "vient d'en haut", comme le dit saint Jacques. Ainsi, elle est également distincte de la foi, car la foi donne son assentiment à la vérité divine considérée en elle-même, tandis que c'est le propre du don de sagesse de juger selon la vérité divine”.


    «
La priorité reconnue à cette sagesse ne fait pourtant pas oublier au Docteur Angélique la présence de deux formes complémentaires de sagesse : la sagesse philosophique, qui se fonde sur la capacité de l'intellect à rechercher la vérité à l'intérieur des limites qui lui sont connaturelles, et la sagesse théologique, qui se fonde sur la Révélation et qui examine le contenu de la foi, atteignant le mystère même de Dieu.


    «
Intimement convaincu que “omne verum a quocumque dicatur a Spiritu Sancto est” [“toute vérité dite par qui que ce soit vient de l'Esprit Saint”], saint Thomas aima la vérité de manière désintéressée. Il la chercha partout où elle pouvait se manifester, en mettant le plus possible en évidence son universalité. En lui, le Magistère de l'Église a reconnu et apprécié la passion pour la vérité ; sa pensée, précisément parce qu'elle s'est toujours maintenue dans la perspective de la vérité universelle, objective et transcendante, a atteint “des sommets auxquels l'intelligence humaine n'aurait jamais pu penser”. C'est donc avec raison qu'il peut être défini comme “apôtre de la vérité”. Précisément parce qu'il cherchait la vérité sans réserve, il sut, dans son réalisme, en reconnaître l'objectivité. Sa philosophie est vraiment celle de l'être et non du simple apparaître. » (Fides et ratio, nn. 43-44).

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Société
Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /Jan /2007 15:18

Par La rédaction
    Les temps sont durs pour les hommes d'exception. On vient, en effet, d'apprendre le décès de Jean-François Deniau quelques jours après celui de l'Abbé Pierre.

    On ne fera qu'évoquer son parcours impressionnant, qui illustre la richesse et l'humanisme de cet homme de terrain et de plume : docteur en droit et énarque de formation, il fut notamment commissaire européen, ambassadeur, député, émissaire officieux, membre des Académies française et marine, journaliste, écrivain.

    Mais c'est surtout à un certain état d'esprit que nous rendrons hommage : celui d'un homme de culture et d'ouverture aux autres, combattant inlassable des dictatures et du totalitarisme, attaché à la dignité et aux droits de l'homme. N'oublions pas que cet homme de courage, physique et moral, qui s'est personnellement et concrètement battu pour le respect des droits de l'homme et la libération de prisonniers politiques, a notamment fondé le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit. Il avait ce mauvais esprit salutaire qui s'oppose au politiquement correct au nom d'une certaine conception de l'homme (Par exemple, citons : "Lorsqu’en 1984 les Soviétiques ont annoncé qu’ils tueraient les Occidentaux qui franchiraient la frontière de l’Afghanistan, j’ai décidé d’y partir". "On interdit d’aller, je vais. On interdit de voir, je vois. On interdit de parler, je parle").

    Pour percevoir la dimension de ce personnage, on ne peut qu'inviter à lire son "Ce que je crois", son autobiographie, ses "Mémoires de 7 vies" et à visiter son site. Il restera également comme un modèle dont la France a bien besoin, lui qui rappelait l'impérieuse nécessité de dire ce que l'on croit et de faire ce que l'on dit.

    Qu'il nous soit permis enfin de citer un article de Jean-François Deniau, paru à la mort de Jean-Paul II, et qui illustre la grandeur de l'auteur autant que de son sujet (J-F Deniau, Figaro Magazine du 3 octobre 2003) :

"Ce pape restera. Même si j'ai entendu au plus haut niveau du Vatican divers monsignori parler avec mépris ou consternation de "l'épisode polonais". Même si, lors d'une visite en France, des évêques avec une moue distinguée avaient déconseillé aux fidèles de se déplacer pour aller accueillir et entendre le pape. Même si le côté spectaculaire de certains de ses gestes ou le tirage considérable de ses oeuvres ont souvent surpris et plus souvent énervé. Même si le rappel des principes moraux qui sont ceux de l'Eglise, sur le mariage des prêtres, la contraception, etc., à contre-courant de tous les conformismes actuels, a pris l'air d'une provocation contre ce siècle, au lieu d'avoir celui d'une expression naturelle, défiant le temps... Ce pape restera parce qu'il n'a jamais accepté les modes du "politiquement correct", dont la plus grave et la plus répandue fut la foi dans le communisme soviétique incarnant le sens de l'Histoire. Combien sont-ils, de nos intelligents professionnels, à avoir dénoncé ces dogmes tardifs de l'Immaculée Conception du prolétariat et de l'infaillibilité pontificale de l'URSS ? Combien sont-ils à avoir osé rappeler que l'Empire soviétique était un empire colonial comme les autres et souvent pire ? Combien sont-ils à avoir refusé le mythe d'une évolution inéluctable faisant de la liberté et de la responsabilité personnelle un accessoire condamné ? Ce pape restera parce qu'il a dit cette phrase si simple, si directe : "N'ayez pas peur !"

Pas seulement la peur physique des contraintes, menaces, pressions, états de siège des dictatures et autres forces d'occupation. Elles existent, et il faut leur résister. Mais aussi la peur morale d'être vous-même et de croire en vous-même, qui est peut-être la plus importante. Quelle révolution ! Et les combattants afghans font reculer l'Armée rouge. Et la Pologne tient tête, et le mur de Berlin va tomber, et le régime soviétique est ébranlé, et tout le système d'évolution et de réforme voulu par Andropov et Gorbatchev (et Beria) qui redonnerait efficacité et visage plus humain au même système politique, tous ces plans et calculs qui dérapent, les machines tournent à vide, les coups tapent à côté. L'histoire n'est pas finie. Elle n'a jamais commencé. Il n'y a pas de sens de l'Histoire qui nous condamne à l'avance. Il n'y a que des histoires qui ont un sens. Celui que nous leur donnons. Oui, la vérité est le premier courage. Boris Souvarine disait que le pire du régime soviétique n'était pas l'oppression, mais le mensonge. Combien de divisions, le pape ? Réponse : combien de courage. N'ayons pas peur."

   
   
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Société
Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 10:48

Par La rédaction

    Nous nous joignons de grand cœur à l’appel fait en faveur de cette manifestation, dont l’objet constitue, sur le plan politique, un enjeu majeur : le respect de la vie. Cette manifestation a lieu depuis trois ans, mais c’est la première fois qu’elle est officiellement appuyée par pas moins de quatre évêques en charge. C’est la première fois également que la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (A.F.C.), qui joue un rôle majeur dans la défense de la famille auprès des pouvoirs publics, lui apporte son soutien officiel. L'Institut de Politique Familiale (I.P.F.), né en Espagne, et qui a le statut de consultant auprès du Conseil économique et social de l'O.N.U., a également apporté son soutien à cette manifestation.

 

    Interrogé ce matin sur Radio Notre-Dame, Mgr Centène, évêque de Vannes, soulignait qu’il intervenait à la fois comme membre de la hiérarchie catholique et comme citoyen, et que si le respect de la vie constituait pour les chrétiens un combat nécessaire, il devait l’être plus encore, d’une certaine manière, pour les non-croyants, pour qui la vie constitue la valeur ultime.

 

    La manifestation commencera à 14h30, place de la République (métro République), pour se terminer aux environs de 17h30, place de l'Opéra (métro Opéra). Le Collectif “30 ans ça suffit !” indique que l’itinéraire, long de 3 kilomètres sur de grands boulevards, est adapté aux familles avec poussettes et aux personnes âgées. Venez nombreux !

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Société
Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 11:50

Par La rédaction

Grâce aux Equipes Notre-Dame s’est imposé, auprès de nombreux époux, le précieux “devoir de s’asseoir”. De quoi s’agit-il ? De prendre le parti, volontaire (et il faut de la volonté pour cela !), de se dégager du flot de la vie quotidienne, avec ses routines, ses empressements, ses urgences, ses irréflexions, pour faire le point en présence de Dieu, un jour mensuel donné, sur la direction prise ensemble... ou non. Pour parler, même, tout simplement, parce que l’habitude s’impose tout doucement, ou très vite, de ne plus échanger, voire de ne plus s’intéresser l’un à l’autre.

 

    Parfois, devant la multiplicité des difficultés et des dérayages dont elle offre le spectacle, on regrette de ne pouvoir pareillement arrêter la course de notre société, ne fût-ce que quelques moments, pour que chaque citoyen interroge son semblable, son voisin, ses amis, son dirigeant, proche ou lointain, et jusqu’à son propre cœur. Où allons-nous ? Avons-nous seulement la volonté, voire le sentiment de tendre à quelque chose ?

 

    La question est pourtant fondamentale. Une société politique, c’est bien sûr un groupe de gens. Mais ce n’est pas seulement un agglomérat d’individus, collés par la nécessité et contraints par la force des choses de cumuler des égoïsmes que la solitude ne pourrait satisfaire. Comme dans tout l’ordre humain, la vérité de la vie politique se tire de sa fin : une société politique, digne de ce nom, n’existe que dans le mouvement de sa tension à quelque chose, en laquelle elle trouve son unité.

 

    A quoi tendons-nous ? A quoi voulons-nous tendre ? Tendons-nous seulement à quelque chose d’humain, à quelque chose de politique, à quelque chose de commun, qui favorise l’épanouissement collectif, et en quoi chacun puisse reconnaître une valeur à rechercher et à réaliser ? Comme le “devoir de s’asseoir” serait ici enrichissant, pour recueillir une réponse à ces questions, et les insatisfactions qui, sans doute, les accompagnent !

 

    La réflexion, au premier chef, devrait nous conduire à des constats de base, pour ne pas dire primaires : avant nos pensées, nos imaginations ou nos rêves, qui souvent dispersent ou opposent, il y a d’abord l’être, qui unifie. L’être de la création, l’être de l’homme, l’être de la vie sociale, qui conditionnent l’exactitude et la réalisation de ces rêves. Qu'en faisons-nous ? Qu’est-ce que c’est que la création, qu’est-ce que l’homme, qu’est-ce que la politique ? Et, corrélativement, qu’est-ce que c’est que de vivre “comme un homme”, dans le monde réel, et dans la société réelle ? Qu'est-ce que c'est que d'être libre, pour un homme réel, dans un monde réel ? Combien de difficultés trouveraient plus aisément leur solution et combien de faux problèmes pourraient être évacués si, à s’asseoir ainsi, on se laissait réorienter socialement par le sens de l’être.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Société
Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /Jan /2007 15:28

Par La rédaction

    Benoît XVI a affirmé, hier, lors de l’Angelus, à l’occasion de la journée mondiale des migrants et des réfugiés, ayant pour thème “la famille migrante”, que l'accueil des migrants devait avoir pour critère essentiel le respect dû à la personne humaine (cf. zenit.org : ZF07011405).

 

    Dans le discours qu’il avait déjà adressé sur ce thème l'an passé, le 18 octobre 2006, le pape avait souligné la nécessité pour les chrétiens de considérer, à l’intérieur du drame vécu par la sainte famille, contrainte de se réfugier en Egypte, « la douloureuse condition de tous les migrants, en particulier des réfugiés, des exilés, des dispersés, des déplacés internes et des persécutés ».

 

  Devant ce « phénomène structurel de nos sociétés » constitué désormais par l’immigration, il avait encouragé à travailler à favoriser l’intégration de leurs familles « par des mesures législatives, juridiques et sociales ».

 

    Il avait cependant également souligné la nécessité de « demander aux réfugiés de cultiver une attitude ouverte et positive à l’égard de la société qui les accueille », ce qu’il réitère ici en invoquant « la reconnaissance par les migrants eux-mêmes des valeurs de la société qui les accueille ».

 

    On ne peut en effet concevoir qu’une société construite sur une histoire et des valeurs propres, si universelles soient-elles, puisse utilement, ni a fortiori doive accueillir de telles migrations humaines en renonçant à être elle-même, ni que les citoyens d’un pays aient à sacrifier leurs racines pour favoriser l’accueil de ceux qui ont eux-mêmes perdu les leurs.


    Les puissances européennes, en particulier, ont été suffisamment sommées de se repentir de leur passé colonial, violateur des civilisations ou des cultures locales, pour ne pas être désormais dans l'obligation morale de se soumettre à une sorte de colonialisme inversé, qui ne conférerait que des droits à l’immigré, sans obligation à l’égard de la société qui l’accueille et de ses valeurs.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Société
Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 10:24

Par La rédaction

    L'Osservatore Romano, dans son édition quotidienne du 11 janvier 2007, relève qu'avec le décès, hier, d'un motard, la célèbre course en est à son 54ème mort, parmi lesquels huit enfants et deux femmes. Le journal du Vatican se livre à une critique très sévère de cette « course cruelle de l'irresponsabilité », en parlant de « sillage de sang » s’allongeant d’année en année. Il fustige également la violence que constitue ce type d’exportation d’un modèle « occidental » dans des milieux humains et des écosystèmes qui lui sont étrangers, et « l’attitude cynique » et irresponsable qui porte à les traverser en y abandonnant notamment des épaves de véhicules accidentés.


    On touche ici du doigt un autre de ces paradoxes de nos sociétés, qui en sont riches, et qui les conduisent à se bercer de trémolos sur l’écologie ad intra, et à la mépriser quand elle concerne d’autres peuples. Que ne sacrifierait-on pas, d'ailleurs, pour se griser et "s'éclater" ? Imaginons cependant un seul instant ce qu’il en serait si une telle course avait lieu chez nous, à grand renfort de pubs et de sponsors, lançant motos, voitures et camions, plein pots, à travers prairies et villages, écrasant ici une vieille dame, là un bambin, avec, ici et là, quelques débris  de camion explosés... Mazette, qu'est-ce qu'on s'amuserait!

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Société
Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 11:53

Par La rédaction
   Sur le site internet du journal Le Monde, on peut lire la dépêche AFP suivante:

"Le Vatican a estimé lundi que la découverte par des chercheurs américains d'une source de cellules souches dans le liquide amniotique ouvrait des voies de recherche "éthiquement admissibles", au contraire des recherches sur l'embryon qu'il condamne.

Le cardinal Javier Lozano Barragan, président du conseil pontifical pour la Santé, s'est réjoui de ce "pas en avant très significatif et éthiquement admissible" constitué par cette découverte "qui ne porte pas atteinte à la vie", dans un entretien au quotidien italien La Stampa.

"L'Eglise n'est pas obscurantiste, elle est toujours prête à accueillir les vrais progrès scientifiques, c'est-à-dire ceux qui ne menacent ni ne manipulent la vie", a déclaré le cardinal Barragan.

Des chercheurs américains ont annoncé avoir identifié une source de cellules souches dans le liquide amniotique, qui entoure le foetus, à partir desquelles ils ont réussi à créer divers cellules et tissus spécialisés (cellules nerveuses, de foie, d'os...). Leur étude a été publiée par la revue américaine Nature Biotechnology.

"C'est une découverte d'une grande importance", a estimé le représentant du Vatican. "L'embryon ne doit pas être traité comme un simple matériel d'expérimentation, ou comme un objet de manipulations dans le cadre d'une ingénierie génétique qui ne respecterait pas la vie en tant que telle", a-t-il souligné. En revanche, "nous disons oui à l'ingénierie génétique dés lors qu'elle respecte la vie", a-t-il ajouté."
   
       O
n ne peut que se réjouir de ce constat journalistique.

    D'une part, il en résulte que ceux qui accusent l'Eglise d'être opposée à la recherche et au progrès scientifique se trompent. Simplement, elle pose des exigences morales et éthiques, ce qui est indispensable au regard de ce que l'histoire nous enseigne quant à l'inhumanité des méthodes auxquelles l'homme peut parfois accepter de recourir.

    D'autre part, cela prouve que l'Eglise a raison d'être exigeante envers la recherche, car d'autres voies d'expérimentation peuvent être menées, qui sont respectueuses de ce qui nous est le plus essentiel, la vie. Même si elles sont peut-être plus longues ou plus compliquées - ce qui n'est d'ailleurs pas avéré - elles existent.

    Par analogie, on a expliqué pendant longtemps que les expérimentations animales pour les produits cosmétiques (et donc non-indispensables à la subsistance) étaient nécessaires. Elles n'en étaient pas moins choquantes, mais en réalité moins coûteuses. Et l'on a aujourd'hui réussi à les supprimer, sans que toutes les personnes qui se crèment ne soient affectées de démangeaison ou de furoncles.

    Cela veut dire qu'on peut refuser que la recherche soit effectuée à tout prix et selon toute modalité: la fin ne justifie pas les moyens. La difficulté serait d'ailleurs celle de la limite tolérée: si l'on autorise à ne pas respecter la vie à l'un de ses stades, il est évident qu'il n'existe plus de norme objective à ne pas la violer à un autre stade, au gré des moeurs ou des modes.

    Cela signifie également que l'on est en droit de s'interroger sur le caractère éthique de certaines des expérimentations, par exemple, financées par le téléthon sans être immédiatement accusé de vouloir nuire à une oeuvre de générosité participant activement à soigner des enfants ou au progrès scientifique : là encore, la fin (des plus louables) ne justifie pas les moyens.

    Il en va de la liberté d'expression et de conscience, que le politiquement ou médiatiquement correct n'a aucun droit de faire taire, pour n'avoir d'autres préoccupation que de faire continuer le spectacle sans que les spectateurs ne puissent s'interroger sur des questions éthiques pourtant fondamentales. Il en va bien plus encore de l'ordre naturel et du devenir même de l'homme, que l'atténuation de ces principes peut livrer à tous les arbitraires et tous les totalitarismes, comme l'histoire récente, une fois de plus, devrait nous l'avoir enseigné.
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Publié dans : Société
Mercredi 10 janvier 2007 3 10 /01 /Jan /2007 09:52

Par La rédaction
    Un sondage paru cette semaine dans le journal “Le monde des religions” affirme que seulement 51% des français seraient catholiques.

Sans être sondeur, on est tout de même surpris d’un tel chiffre, alors qu’un sondage IFOP du 14 août 2006, sur la même question, faisait apparaitre un résultat de … 65% de catholiques en France et qu’aucun évènement majeur ne peut expliquer une telle chute en six mois.

   Dès lors, on ne peut que s’interroger sur l’incidence des options politiques d’un groupe de presse sur les résultats des sondages qu’il publie et espérer que les sondeurs seront un peu plus pertinents (et/ou objectifs) lors de la prochaine campagne présidentielle pour aider les citoyens à percevoir clairement les enjeux de leur vote.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Société
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés