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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 10:23

Par La rédaction
Le journal Le Monde du 2 mars rend compte d’une cartographie des religions de France (source : Fondation de service politique et La Vie).

   Sans surprise, le catholicisme demeure la seule religion à caractère national : 64 % des Français s’y reconnaissent. Avec seulement 47 % de catholiques, le Val-de-Marne est le département le plus déchristianisé, tandis que la Moselle (81 %) reste le plus marqué par la religion dominante.

    Les « sans religion » se répartissent aussi sur tout le territoire, avec une pointe dans les départements de l'Est, notamment en Alsace-Lorraine, ainsi que dans le Tarn-et-Garonne et les Alpes de Haute Provence. En moyenne 27,6 % des Français se déclarent sans religion mais, dans seize départements, ce chiffre dépasse 34 %, notamment dans les Côtes-d'Armor ou dans le Loir-et-Cher, département le plus "athée", où 43,7 % des habitants se déclarent sans religion.

    L’islam est loin derrière à 3 %. Le Val d’Oise est le premier département musulman de France (14,3%).

    Les protestants quant à eux ne représentent que 2,1 % de la population et les juifs (0,6 %) sont surtout concentrés à Paris (3,7 %), dans les Hauts-de-Seine, le Val-d'Oise et les Bouches-du-Rhône.
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 13:25

Par La rédaction

  L'Institut de Politique Familiale (ipfe.org) et 16 autres ONG ont présenté, devant l'ONU, un rapport (1) sur le foeticide féminin [avortement sélectif] et l'infanticide de filles, dont il examine les causes, notamment “culturelles”, pour proposer des remèdes.


Ce phénomène, qui consiste à procéder à une sélection sexuelle prénatale ou à tuer des enfants nés, pour le seul fait qu’ils sont des filles, est très méconnu dans notre société, encore qu’il ne soit pas exclu que le « foeticide féminin » y soit largement pratiqué. En maints endroits de la planète ces deux pratiques ont pris des proportions alarmantes.


On estime qu’il en résulte un “déficit” dans le monde de quelque 100 millions de femmes, dont 80 millions pour la Chine et l’Inde. Dans ces pays, et en Inde en particulier, l’infanticide est traditionnellement pratiqué, par une multitude de moyens, couverts par de faux certificats de décès, avec la complicité de médecins complaisants. Entre 2015 et 2030, 25 millions de Chinois n’auront aucun espoir de trouver une femme pour se marier. L’Inde compterait aujourd’hui 58 millions d’hommes de plus que de femmes.        


A ces pratiques s’ajoutent les meurtres qualifiés “d’honneur”, justifiés par la punition de pratiques morales désavouées [dont le rapport relève l’existence même dans notre pays] ou les abus sexuels provoquant la mort. Les enfants qui survivent un temps sont abandonnés, en sorte que beaucoup meurent faute d’alimentation.
Le texte évoque également bien d'autres situations de maltraitance, telles que le trafic d'enfants, de jeunes filles et de femmes, qui se développe considérablement, les mariages forcés.

« La 51ème session de la Commission de la Condition de la Femme tenue à New York au siège des Nations Unies constitue un pas en avant très positif par rapport au drame de l'avortement sélectif et de l'infanticide féminins », a déclaré Jean-Louis Thès, président de l'IPF France.

En effet, la Commission, dans ses conclusions, réclame textuellement « l'élimination de toute forme de discrimination vis-à-vis des filles qui conduit à l'infanticide féminin et à la sélection sexuelle prénatale qui sont des pratiques dangereuses et contraires à l'éthique et qui provoquent des répercussions significatives sur l'ensemble de la société ».


« La déclaration des Nations Unies, conclut Jean-Louis Thès, bien que l'IPF eut préféré un texte plus clair et plus universel, est tout de même un pas en avant pour le respect dans toutes les nations de la Convention sur les Droits de l'Enfant qui établit que "l'enfant a besoin de protection et de soins, il a des droits, il mérite une protection légale avant et après la naissance" ».

On se reportera avec profit à l'article paru sur le sujet sur le blog Un autre regard, de Charles Vaugirard, citant zenit.org.

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(1) Ce rapport, intitulé “A girl’s live to live – Female foeticide et girl infanticide” , peut être consulté sur le site de l’Institut de Politique Familiale [Ici]).

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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 09:08

Par La rédaction
    Nous avons eu l’occasion, à plusieurs reprises, d’évoquer les assauts du lobby homosexuel pour obtenir des candidats le soutien et la réalisation de ses objectifs. Nous avons également évoqué, plus récemment, ceux menés par un autre lobby, non moins présent : celui de l’euthanasie.

    Ce n’est certes pas un hasard si l’un et l’autre se manifestent aujourd’hui avec tant de bruit, en recourant au besoin à la violence, celle des invectives et des pressions. Chacun sent bien que la présente campagne électorale se déroule dans des circonstances très particulières, parce que la société est sur une ligne de fracture, d’un triple point de vue moral, social et économique. Il faut impérativement trouver des solutions. Mais pour les trouver, il faudrait d’abord avoir le courage de poser les vraies questions sur chacun de ces points, courage que les candidats principaux n’ont manifestement pas. Aucun d’eux n’interrogera le pays sur le sens de ses fausses valeurs ni ne s’avisera de proposer une politique susceptible de les remettre en cause. Il n’est pas question de décentrer le corps social de son individualisme, de sa poursuite effrénée de consommation, qui tient lieu de politique économique, ni de ses appétits libertaires. Il n’est pas question de rendre à la famille son rôle politique central et structurant, pas question de revenir sur une politique de mort qui sacrifie plus de 230.000 enfants chaque année.

    Alors, à défaut d’être en mesure de remédier, il ne reste plus qu’à satisfaire. C’est là que les revendications les plus folles ont toute chance d’être écoutées.

    « Demain sera un jour meilleur, c’est promis ! Tout va changer ! » Le changement, l’éternel changement inlassablement promis, qui se donne lui-même pour propre fin. Changer, ce n’est pas revenir sur une erreur, corriger une direction, c’est simplement dire autre chose, proposer autre chose, de l’inédit, du surprenant, voire de l’original. Quelque chose de différent du passé, par nécessité, car il n’est rien de plus haïssable, dans le discours moderne, que la “réaction”. Mais à proposer d’aller toujours en avant, que dire ? Bien sûr, il y a toujours les promesses inusables : « Vous serez plus riches, vous jouirez davantage ! ». Ca marche toujours, et ça marche encore aujourd’hui de manière surprenante, parce que tout le monde sait, malgré les promesses faites, qu’aucun candidat n’est réellement en mesure de financer ses projets. Mais ça ne suffit pas. Ça, c’est le fond commun, classique. Alors chaque candidat est demandeur d’idées, demandeur de singularités. Qu’est-ce qui peut lui adjoindre des faveurs que les concurrents n’auront pas ? Tout naturellement, le brassage des revendications habituelles étant fait, et les électeurs voyant de moins en moins de différences de fond entre les candidats, chacun de ces derniers s’ouvre à des appétits marginaux, que les médias, les lobbies et la sottise ambiante s’appliquent à proposer comme des projets de société pertinents où la liberté individuelle et le nombrilisme social pourront trouver de nouveaux modes d’expression.

    C’est à la faveur de ce déficit politique colossal que la revendication homosexuelle et la revendication euthanasienne trouvent à s’exprimer, en attendant la revendication pédophile, qui s’est déjà imposée au Pays-Bas, et la revendication ouvertement eugéniste. Une société politique fermement établie sur des fondements lisibles ne permettrait jamais à ces dévoiements de sortir de l’ombre. Aujourd’hui, non seulement ils sont possibles, mais ils sont favorablement accueillis, d’autant que le déficit politique est égal dans la plupart des formations politiques, de sorte que ce que propose l’une, les autres ont tôt fait de l’adopter pour ne pas risquer de laisser échapper des voix ou de se voir taxer d’être hostiles au progrès.

    La révolution est ainsi, qu’on le veuille ou non, au cœur même de l’institution démocratique. Depuis des décennies, l’Eglise met en garde contre une “culture de mort” qui n’est pas simplement une alternative à une “culture de vie”, comme une politique donnée peut l’être à une autre, mais qui est véritablement une logique de mort, qui conduit la société à organiser légalement sa propre destruction.

    Il appartient à chaque chrétien, pour enrayer cette logique, de s’en dissocier autant qu’il le peut, et partout où il le peut, afin de témoigner des valeurs de l’Evangile appelées à inspirer les comportements sociaux comme les comportements privés. Les projets homosexuels ou d’euthanasie ne sont pas de simples “volets” de programmes politiques,  en quelque sorte secondaires et anodins par rapport à des choix d’ensemble. Ce sont des projets qui, s’ils trouvent à se réaliser, auront une incidence nécessaire non seulement sur la liberté d’expression de chacun - comme nous l’avons montré à plusieurs reprises - mais sur la vie même de nos concitoyens, vie morale ou vie physique. Ils atteindront inévitablement, à terme, toutes nos familles, qui auront alors à subir des conditions de vie beaucoup plus difficiles encore qu’aujourd’hui, par la contagion  des convictions et des comportements environnants, et par le poids des contraintes institutionnelles. C’est, à notre sens, un élément capital de la réflexion naturelle et surnaturelle du chrétien au regard des élections prochaines.

    Personne ne pourra dire demain : « Je ne savais pas ».


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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 15:47

Par La rédaction
       Dans le Figaro d'hier, Mme Monique Pelletier, présidente du Conseil national Handicap, a dressé un bilan de l'un des chantiers prioritaires du quinquennat du Président Chirac : le handicap.

    Elle s'est félicitée de la loi du 11 février 2005 qu'elle juge « ambitieuse et généreuse » et qui prévoyait notamment la mise en place d'une prestation de compensation pour les personnes handicapées, une meilleure accessibilité aux bâtiments publics, une scolarisation des enfants handicapés dans l'école de leur quartier, une meilleure intégration de ces personnes dans l'entreprise et le choix entre le maintien à domicile ou le placement en institution pour les personnes lourdement handicapées.

    Si les textes ont été appliqués rapidement, elle a cependant regretté que les moyens dégagés par l'Etat n'aient pas été à la hauteur, plusieurs points n'ayant pas encore été résolus et notamment l'observatoire du handicap, l'accessibilité qui semble difficile à réaliser dans le délai imparti, l'accès des enfants à l'école, qui se fait trop peu, trop lentement, le manque d'assistants de vie scolaire, et la prestation de compensation qui reste floue (seuls 6.500 dossiers sur 31.000 ont été traités).

    Face à toutes ces difficultés, Monique Pelletier demande à tous les candidats à l'élection présidentielle « de prendre des engagements, de les faire connaître et de les tenir ensuite » (en cette matière aussi !) et souhaite que les moyens nécessaires soient dégagés pour mettre en application la loi.


    Des progrès importants ont été faits pour permettre aux personnes handicapées de trouver leur place dans la société et les aider à surmonter, au plan social, autant que faire se peut, leur handicap. On ne peut que s'en réjouir.

    Mais l'on doit également constater, ici encore, que si les lois sont vite votées - et en la matière elle était utile - leur application n'est pas assurée, l'Etat et les parlementaires ne se donnant pas les moyens financiers de leurs bonnes intentions.

    Même si l'on peut ici se passer d'un Nième observatoire (alors qu'un conseil national existe), peut-être faudrait-il, plus généralement, qu'enfin le personnel politique, apparemment conscient aujourd'hui que tout n'est plus finançable en France, accepte de faire des choix politiques et budgétaires sans vouloir tout mal financer. Car il y a des sujets plus prioritaires que d'autres.

    A noter qu'un bilan de la loi française sur le handicap est sur www.genethique.org.
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /Mars /2007 15:53

Par La rédaction
    Nous ne pouvons pas manquer d'évoquer la mort, survenue hier, de Noël Copin, journaliste chrétien, qui paraissait respecté et apprécié de ses lecteurs comme de ses pairs et de ceux qui ont travaillé avec lui, notamment pour sa mesure, la haute idée qu'il avait de l'action politique et pour son  humanisme.

    Ancien directeur de la rédaction de la Croix, ancien (et premier) médiateur de Radio France International, il était également président d'honneur de Reporters Sans Frontières.

   De sa biographie, on rappellera en particulier qu'il avait couvert comme journaliste le Concile Vatican II, auquel il était très attaché, et auquel il a consacré l'un de ses ouvrages. Noël Copin est "un de ces laïcs chrétiens qui illustrent le meilleur des acquis de Vatican II", a écrit de lui Henri Madelin (Etudes, octobre 1996) ; la foi en action.

Requiescat in pace.
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 08:11

Par La rédaction

    En écho à l'article publié par ce blog il y a quelques semaines concernant la curieuse polémique née de l'interrogation faite par l'Eglise de France quant à la nature et à la légitimité de certaines recherches effectuées avec l'argent du téléthon, on signalera un point de vue particulièrement intéressant signé du Professeur Jean-Christophe Galloux (Recueil Dalloz du 22 février 2007, Les donateurs, le téléthon, l'éthique et le droit : le retour du paternalisme (bio)médical, p. 515). Nous voudrions en faire un compte rendu, que nous souhaitons respectueux de la pensée de l'auteur.

    Cet auteur, qui n'entend pas arbitrer au fond entre les positions des parties à la polémique, souligne la dérive que traduit ce débat (qui - ajoutons-nous - est pourtant éthiquement capital, puisque les recherches sur l'embryon ou les cellules embryonaires sont effectuées au prix d'une vie et du sacrifice d'un individu).

    Après avoir pointé du doigt la réaction (épidermique, selon nous) du président du comité consultatif national d'éthique concernant la question posée par l'Eglise, il note à raison que ce dernier devrait être le gardien non pas tant de la légalité des recherches que "de la pluralité éthique en France", ce dont il n'a pas fait la démonstration à cette occasion. L'auteur y voit en réalité "la réaction d'un éminent chercheur dans le domaine bio-médical face à une forme de contrôle qu'il refuse".

    Car l'enjeu de cette polémique est en réalité "la liberté des donateurs face à celles des chercheurs" en des termes qui font échos aux propos du président de l'Ordre national des médecins qui, dans une communication du 30 janvier 1950, ne reconnaissait qu'une parcelle de liberté au patient, celle de choisir son médecin, étant inapte à toute infomation médicale.

   Or, l'auteur constate l'évidence, à savoir que cette conception des rapports entre les médecins et patients a évolué et que progressivement le patient a repris le contrôle de son corps et des ses matériaux biologiques.

    Et l'auteur de constater à raison "qu'il semble bien que l'on soit face au même paternalisme du monde biomédical pour le contrôle des donateurs de la finalité de leurs dons financiers destinés à la recherche biomédicale". Or, un tel contrôle n'est ni impossible, ni anachronique, que ce soit au regard des articles 953 et suivants du code civil concernant les conditions dont un donateur peut assortir sa donation, qu'au  regard du développement de la gestion financière éthique : "Curieux paradoxe qui permet à l'investisseur boursier de ne pas placer son argent dans des sociétés qui fabriquent des armes, des OGM ou qui font travailler des enfants dans les pays du tiers monde, mais qui refuse au donateur de diriger ses dons vers telle ou telle forme de recherche parce qu'elle impliquerait le sacrifice d'embryons humains".

    On ne peut que partager cette analyse objective de juriste, qui pointe à raison le caractère illégitime (ou intéressé) du dénigrement dont a fait l'objet, sans qu'il y soit répondu, ni même qu'un véritable débat ait pu avoir lieu,  la question posée lors du téléthon.
   
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 15:56

Par La rédaction

    Voici que Maurice Papon (1910-2007) est mort. Il avait été condamné en 1998 par la cour d’assises de Gironde à dix ans de réclusion pour complicité de crime contre l'humanité. Bénéficiant de la loi du 4 mars 2002, Papon était sorti de prison le 18 septembre 2002 en raison de son âge et de son état de santé, pour être assigné à résidence.


      On se souvient que cette mesure de clémence, pourtant légale, avait soulevé la colère de beaucoup, bien qu’elle fût par ailleurs approuvée par des personnalités telles que M. Robert Badinter, ancien président du Conseil constitutionnel, ou de l’ancienne résistante et déportée Mme Germaine Tillion.


    A présent que l’homme est mort, le brouhaha renaît et l’on crie haro sur le cadavre. M. Hollande a clamé qu’il était mort « 
vieux et libre mais sans honneur et sans dignité », d’autres qu’il était mort sans réintégrer l’humanité (sic). Et l’on débat de savoir s’il doit ou s’il peut être enterré avec sa croix de commandeur de la Légion d'honneur. Aurait-il vécu quelques siècles plus tôt que le célèbre condamné eût été jeté en fosse commune, par un petit matin froid et brumeux, sans prière et sans pardon, avec pour seul témoins quelques corbeaux venus à la ripaille.

 
    Etranges mœurs, tout de même, que les nôtres. Dans le même temps, les représentants du peuple sont appelés à intégrer dans la constitution l’abolition de la peine de mort. Et pourquoi cette noble et souveraine démarche, dites-moi ? Pour que ne revienne jamais, figurez-vous, une peine jugée barbare et inspirée... par la vengeance. La vengeance, cette méchante vengeance, à la grimace haineuse, qu'il faut éradiquer de la vie sociale.

 

     Etrange humanisme que le nôtre, qui se paye ainsi de mots et ne sait pas trouver celui qu'il faut aux portes de la mort. Etrange humanisme qui, même au-delà de ce seuil, que chacun aura un jour à franchir, dénie encore l'humanité à l'ennemi vaincu qu'il y poursuit toujours. Il faut aller encore et encore du coup de pied, pour écraser dans la boue la tête sans vie du cadavre détesté. Et l’on parle d’honneur, et l’on parle de dignité ! Quelle dérision tout de même. Au demeurant, la Vème République, drapée en ses jours dans sa blancheur à Versailles, pour y exorciser solennellement la barbarie et la vengeance, a-t-elle été jusqu'en des temps récents si peu avare de trahisons, de vols, de mensonges, de déshonneurs, et même de sang répandu, généreusement couverts de récompenses, de postes, de privilèges et de médailles, que ses politiciens puissent se montrer aujourd'hui si impitoyables  ?

    Maurice Papon n’aura pas eu la fosse commune. Du moins aura-t-il eu les corbeaux. Qu'il nous soit permis de n'en être point, et d'appeler sur lui, comme sur tout homme, la miséricorde infinie de Dieu. Concluons avec saint Thomas : « Ce n’est pas une excuse que de vouloir du mal à celui qui nous en a causé injustement, de même qu’on n’est pas excusé de haïr ceux qui nous haïssent. Un homme ne doit jamais pécher contre un autre sous prétexte que celui-ci a commencé de pécher contre lui, car c’est là se laisser vaincre par le mal » (Somme de théologie, IIa IIae, q. 108, a. 1).
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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 11:19

Par La rédaction

    Il existe en notre société une tendance particulière qui paraît suffisamment marquée pour pouvoir être analysée.


    Dans des situations de difficulté majeure, cette tendance est de refuser l’obstacle, le combat, ce que l’on pourrait appeler, dans le vocabulaire chrétien, l’épreuve. Celle-ci, pour des raisons diverses, paraît à la fois inacceptable et insurmontable. Plutôt d’ailleurs inacceptable qu’insurmontable, car l’acceptation de l’épreuve, en bien des circonstances, conduit à chercher à en triompher.

 
  Parallèlement à ce refus, ou par voie de conséquence, s’exprime la volonté d’aménager en quelque sorte, y compris légalement, l’espace de liberté qui s’offre, ou plutôt qui est choisi, voire arraché, en-deçà de l’obstacle ainsi refusé.  

 
    On pourrait citer trois exemples de ce comportement.

 
   Le premier concerne les femmes enceintes, voire leurs maris ou “compagnons”. Il arrive, malheureusement, que la venue d’un enfant soit considérée comme une catastrophe, pour des raisons parfois sordides et de pur égoïsme mais aussi pour des raisons dramatiques et dignes de compréhension, qui tiennent en particulier à la violence, à la solitude ou à la pauvreté. Dans cette mesure, ce peut-être une épreuve considérable. La société moderne, plutôt que d’aider efficacement les mères à l’assumer, comme le font tant d’associations, leur offre de la supprimer, en leur permettant de tuer l’enfant. Restera alors à gérer, tant bien que mal, les conséquences sociales, démographiques ou psychologiques de ces choix, qui sont considérables.

 
    Le deuxième concerne le mariage. Que le mariage dût être l’association sans ombre de deux personnes, c’est ce que pensent ceux qui n’en connaissent rien. Etant fusionnel par destination (« vous ne ferez plus qu’une seule chair »), il doit nécessairement passer par un apprivoisement réciproque, des concessions, des sacrifices, mais aussi des épreuves, des chocs, nés de cette rencontre de personnalités distinctes ou de l’expérience commune de difficultés extérieures. Beaucoup, sitôt un obstacle majeur rencontré, s’imaginent cependant que tout est perdu. Et quand, après avoir « fait » un enfant pour tenter vainement de recoller les morceaux ils baissent encore les bras, la société leur offre généreusement la rupture, aisée à défaut d’être sans douleur. Restera alors à gérer, tant bien que mal, les conséquences sociales et psychologiques de ces choix, dont on n’ignore pourtant pas qu’ils sont désastreux pour les enfants.

 
    Le troisième – mais y en aurait probablement d’autres, à y réfléchir de plus prêt – concerne les personnes homosexuelles. Au regard de la moralité, comme il a déjà été mainte fois souligné, les actes d’homosexualité constituent objectivement un désordre grave que l’Eglise, pour cette raison, n’a jamais accepté, et que l’Ecriture elle-même réprouve. C’est au prix d’une escroquerie morale que certains groupes homosexuels se réclament du patronage de David et de Jonathan (1). Il n’empêche que la tendance homosexuelle constitue, en elle-même, une épreuve de soi non coupable que les personnes concernées sont appelées à assumer dans le cadre de leur propre épanouissement et de leur propre sanctification (2). Mais, là encore, l’obstacle rebute. Alors nombre des personnes concernées – dont il serait sans doute imprudent de dire la proportion -  préfèrent rester en-deçà et justifier la tendance par l’acte, avant de tenter d’arracher par tout moyen la légitimation, la banalisation et la normalisation de ce dernier. La société sera alors appelée à gérer, tant bien que mal, les conséquences sociales et psychologiques de ces choix, lesquelles ont été largement soulignées ici même.

 
    Ces circonstances nous invitent évidemment à réfléchir sur le rôle de l’Etat, en l’occurrence démissionnaire et irresponsable, puisqu’il génère légalement des situations qui portent objectivement atteinte au bien commun, en conjuguant lui-même collectivement, en quelque sorte, au nom de la liberté individuelle, le refus des épreuves rencontrées.


    Mais, plus positivement, elles nous conduisent aussi à réfléchir sur la nature de l’épreuve, dont nous percevons ici qu’elle a une dimension à la fois personnelle et collective. Elles nous portent, plus précisément encore, à nous interroger sur la place que peut et doit tenir, dans le cadre familial, où se déterminent bien des comportements sociaux, pour le meilleur ou pour le pire d’ailleurs, une éducation à l’épreuve susceptible de favoriser l’épanouissement de la psychologie des enfants, leur sens de la responsabilité et, partant, de leur liberté.


________________


(1) On consultera sur ce sujet, avec profit, l’article de I. HIMBAZA sur “l’homosexualité dans la Bible”, paru dans l’ouvrage collectif de cet auteur, de A. SCHENKER et de J.-B. EDART intitulé Clarifications sur l’homosexualité dans la Bible, Le Cerf, 2007, pp. 29-47.

(2) Cf. sur cette délicate question le site du mouvement “Courage”, fondé par le Père John HARVEY.

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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 11:50

Par La rédaction
"ROME, Dimanche 4 février 2007 (ZENIT.org) – Le baptême de la petite Sofia Benedetta s’accompagne d’une autre bonne nouvelle : elle était née d’une maman, Mariangela Basile, tombée dans le coma, et aujourd’hui en bonne santé. Une histoire publiée par l’hebdomadaire italien « Famiglia Cristiana » (n. 5/2007).

En juillet 2006, Mariangela en était au 6e mois de grossesse lorsqu’elle fut atteinte de paralysie au bras, puis perdit la parole : elle fut transportée d’urgence en réanimation à Catane.

Le Dr Pintaudi et son équipe ont cherché à « maintenir les fonctions vitales et préserver le cerveau » de la mère, tout en favorisant la croissance de l’enfant, par un juste apport calorique pour les deux.

La jeune femme fut opérée une première fois, alors que l’enfant n’était pas née, pour réduire un hématome, tandis que l’équipe contrôlait les battements du cœur du foetus.

Au mois d’août, naissait Sofia Benedetta, placée en couveuse, tandis que la santé de sa maman s’améliorait.

Entre-temps, le papa, qui se dévouait au chevet de sa femme et veillait sur sa fille, finit par perdre son travail.

Puis Mariangela, revenue à la lucidité, dut supporter une autre opération, définitive, et qui réussit ! Elle a récupéré 100 % de ses fonctions cérébrales, 98 % de ses forces physiques, soulignent les médecins.

L’archevêque de Catane, Mgr Salvatore Gristina, qui a célébré le baptême, voit dans l’histoire de Sofia Benedetta « un symbole d’espérance », « un encouragement à travailler pour la vie ».

Et Francesco Belgiorno a retrouvé un travail que lui a offert le maire de sa ville, Modica, Pietro Torchi, « parce qu’il le mérite ». Le maire voit dans cette aventure « un événement extraordinaire »."
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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /Jan /2007 16:18

Par La rédaction

        C’est une “note” particulière de la politique contemporaine que la vie même y constitue un enjeu, comme si nous nous trouvions dans une société sauvage. A la différence pourtant des sociétés primitives, qui paraissent bien se constituer dans un souci premier de sécurité collective, les réflexes sociaux contemporains tendent ici non pas à préserver la vie contre des agressions multiformes, mais, en partie du moins, à la détruire. Ainsi, le programme socialiste entend faire voter, si Mme Royal est élue, une loi sur l’euthanasie, pou répondre à la demande des « personnes en phase terminale de maladie incurable ou placée dans un état de dépendance qu'elles estiment incompatible avec leur dignité » (sic). Invraisemblable paradoxe, qui conduit dès lors les défenseurs de la vie à devoir s’élever contre une société qui échappe à ses finalités naturelles.

 

        Le 21 janvier 2007, à l’appel du collectif “30 ans ça suffit !” et de quatre évêques français, quelque 15.000 personnes se sont réunies pour protester contre la loi sur “l’interruption volontaire de grossesse”, qui provoque, en France, chaque année, la mort d’environ 220.000 enfants. Dérisoire rassemblement au regard d'une telle hécatombe, chaque année renouvelée!

 

        Ce dimanche, ce sont les portugais qui ont manifesté à Lisbonne, où entre 9.000 (selon la police) et 20.000 personnes (selon les organisateurs) ont manifesté sur le même thème. Avec cette particularité que les portugais seront appelés à voter, le 11 février, sur la question de la dépénalisation éventuelle de l'avortement jusqu'à la dixième semaine de grossesse. C’est, évidemment, une intention de prière pour tout chrétien.

 

        Quelle est donc cette étrange maladie de l’esprit ou du cœur qui conduit tant de nos contemporains, si soucieux par ailleurs de préserver la vie des animaux, de militer contre l’abolition de la peine de mort en tous lieux et circonstances, et de prolonger leur si chère existence terrestre, à s’accommoder de la mort légale, provoquée, directement et volontairement de tant et tant de milliers d’innocents ?

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