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Ethique médicale/euthanasie

Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 11:38


Débat le 19 novembre : plus qu'un jour pour signer et faire signer.

Il est urgent de tous se mobiliser contre la proposition de loi sur l’euthanasie déposée par 120 députés socialistes à l’Assemblée nationale qui sera discutée le 19 novembre prochain.

Nous apprenons que le groupe UMP, tout en étant opposé à la loi, donne la liberté de vote à ses membres. Nous avons déjà alerté l’ensemble des députés. Mais il faut réunir le plus de signatures possible pour peser au maximum dans ce débat.

Manifestons une forte opposition contre toute tentative de légalisation de l’euthanasie.

Signez l’appel contre l’euthanasie et pour la charte des droits des personnes en fin de vie

Cette pétition sera adressée dès le 17 novembre à tous les partis politiques et responsables des groupes parlementaires.

Mobilisez autour de vous : découvrez les 10 clés du débat.

Merci de faire largement tourner notre Appel autour de vous.

Alliance pour les Droits de la Vie - www.adv.org
Site de la campagne : www.fautpaspousser.com

Que nous ayons signé ou non, la prière demeure un impératif en la matière.


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Publié dans : Ethique médicale/euthanasie - Communauté : Benoit XVI
Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 15:47

Mobilisation urgente contre une loi sur l’euthanasie

Une proposition de loi sur l'euthanasie vient d’être déposée par 120 députés socialistes à l’Assemblée nationale. Elle sera discutée le 19 novembre prochain. Ces dernières semaines, certains députés de la majorité se sont déclarés favorables à une légalisation de l'euthanasie.

Il est urgent de se mobiliser pour manifester une forte opposition contre toute tentative de légalisation de l’euthanasie.

Signez l’appel contre l’euthanasie et pour la charte des droits des personnes en fin de vie

Cette pétition sera adressée dès le 17 novembre à tous les partis politiques et responsables des groupes parlementaires. Nous devons agir très vite pour obtenir le plus de signatures possible.

Mobilisez autour de vous : découvrez les 10 clés du débat.

Alliance pour les Droits de la Vie - www.adv.org
Site de la campagne : www.fautpaspousser.com

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Publié dans : Ethique médicale/euthanasie - Communauté : Benoit XVI
Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 13:14

Le journal LE DEVOIR, de Montréal, a publié le 16 octobre dernier un article fort intéressant sur la question de l'euthanasie - très débattue à l'heure actuelle au Québec, comme nous avons eu l'occasion de le relater.

 

Il s'agit en réalité d'un entretien, avec le Professeur Thomas De Koninck, de l'Université de Laval, sous la forme en quelque sorte d'un "à la manière de", qui ne consiste cependant pas à reproduire un style mais à analyser une question déterminée, autant qu'il est possible, comme aurait pu le faire un auteur, selon les principes qui étaient les siens.

 

Journaliste et professeur débattent ainsi de la question de l'euthanasie en se référant à la pensée d'E. Levinas. Pleins feux sur de fécondes réflexions.

 

_______________

 

LE DEVOIR.- À partir d'un sondage effectué auprès des médecins spécialistes, on affirmait cette semaine que 75 % d'entre eux seraient favorables à la légalisation de l'euthanasie. Pour vous, ce mot a une consonance avec un adjectif terrifiant, «nazi». Et ce, même si les deux mots n'ont aucune racine commune.

DE KONINCK.- Aucune parenté lexicale, en effet. Mais la consonance, comme vous dites, nous rappelle que le nazisme a réintroduit en Occident la pratique euthanasique: le procès de Nuremberg a révélé que, de 1939 à 1941, les nazis ont supprimé plus de 70 000 personnes en alléguant que leur vie était «sans valeur».


Il ne faut pas manquer de lire à ce sujet le désormais classique ouvrage de Vivien Spitz sur les médecins nazis, Doctors from Hell. Par la même occasion, il faudrait se demander pourquoi, en revanche, le serment d'Hippocrate est si clairement opposé à l'euthanasie: «Jamais je ne remettrai du poison, même si on me le demande, et je ne conseillerai pas d'y recourir.»

LE DEVOIR.- Les nazis, au fait, ont emprisonné Emmanuel Levinas (1905-1995), dont la conception de la mort, selon vous, pourrait en faire un opposant à l'euthanasie [Photo : E. Levinas].

DE KONINCK.- Oui. On ne parle pas seulement d'euthanasie aujourd'hui, mais de «suicide assisté». Or que dit Levinas du suicide? Il soutient que c'est «un concept contradictoire». Pourquoi? C'est toute sa conception de la mort qui est en cause ici. Il y a, selon lui, une «impossibilité d'assumer la mort». Plusieurs auteurs estiment que la mort est «néant». Justement, pour Levinas, «le néant est impossible».

L'angoisse n'est donc pas de mourir, mais bien plutôt de ne pas mourir. «Le maintenant, c'est le fait que je suis maître, maître du possible, maître de saisir le possible. La mort n'est jamais maintenant», écrit-il. À ses yeux, Hamlet, de Shakespeare, est un «long témoignage» de l'impossibilité d'assumer la mort. «"To be or not to be" est une prise de conscience de cette impossibilité de s'anéantir.» Levinas alla jusqu'à prononcer cette phrase magnifique: «Il me semble parfois que toute la philosophie n'est qu'une méditation de Shakespeare.»

Philosophie du visage

LE DEVOIR.- Si je comprends bien, je ne connaîtrai ma mort que lorsque, vivant toujours, je mourrai -- dans l'instant même de ma mort -- mais la conscience de la mort ne peut autrement être que celle d'autrui.

DE KONINCK.- C'est une bonne façon de le résumer. D'ailleurs, Levinas a su mettre admirablement en relief la dimension éthique des rapports proprement humains; à l'instar de la beauté, la vulnérabilité de l'humain en tant que tel, oblige. Cela apparaît avant tout dans la saisie du visage humain. Son premier grand ouvrage, Totalité et infini, parle longuement du visage, qui est donné à la vision d'autrui, jamais à soi. Je ne verrai jamais mon propre visage, sinon en des reflets. Notre propre corps est tourné d'emblée vers l'autre.

Ce «face-à-face» démontre aussi bien qu'autrui est celui ou celle que je ne peux pas inventer. Il résiste de toute son altérité à sa réduction «au même que moi». À proprement parler, envisager n'est pas fixer du regard le front, le nez, la bouche, le menton, etc., mais c'est fixer avant tout les yeux; et plus exactement leur centre, la pupille, et ainsi le regard de l'autre, qui est au-delà de la perception. L'accès au visage ne se réduit justement pas à la perception sensible. Le regard y voit un regard invisible qui le voit.

LE DEVOIR.- C'est donc cette philosophie du visage qui le rendrait rétif à l'euthanasie et au suicide assisté.

DE KONINCK.- Je le crois, car pour lui, il y a dans le visage une «pauvreté essentielle». Il est nu et dénué, exposé et menacé -- dépendance qu'on essaie parfois de masquer en prenant des poses ou en tentant de se donner une contenance. Il n'empêche que le visage a un sens à lui seul. Dans les yeux sans défense de l'autre se lit le commandement «Tu ne tueras point», interdiction qui ne rend pas le meurtre impossible, certes, car il s'agit d'une exigence éthique, mais qui explique pourquoi le meurtrier est incapable de regarder sa victime dans les yeux.


Responsabilité pour autrui

LE DEVOIR.- On invoque aujourd'hui des raisons humanitaires pour justifier l'euthanasie. Au fond, c'est par altruisme qu'on donnerait la mort. J'ai l'impression, en vous écoutant, que Levinas verrait les choses autrement.

DE KONINCK.- Ça me semble clair. Soulignons que la responsabilité pour autrui est un des thèmes principaux du dernier grand ouvrage de Levinas, Autrement qu'être ou au-delà de l'essence (titre qui renvoie expressément au VIe livre de La République, où Platon déclare que le bien est «au-delà de l'essence»). Ce thème va de pair avec celui du visage et revêt lui aussi, aujourd'hui, une pertinence accrue du fait des débats actuels et à venir autour de l'euthanasie et du suicide assisté.

LE DEVOIR.- Je ne suis pas certain de comprendre. Pouvez-vous expliquer davantage le lien que vous faites?

DE KONINCK.- Dans l'optique de Levinas, la prise de conscience de ma responsabilité première découle de l'analyse du visage. Dès lors qu'autrui me regarde, au sens que je viens de décrire, j'en suis responsable; bien plus, «la responsabilité est initialement un pour autrui», écrit-il dans Éthique et infini.

La relation entre nous est même asymétrique: «Au départ peu m'importe ce qu'autrui est à mon égard, c'est son affaire à lui; pour moi, il est avant tout celui dont je suis responsable» (Entre nous, p. 123). C'est à partir du visage, de ma responsabilité pour autrui, qu'apparaît la justice, ou, mieux, l'équité -- chaque autrui étant unique -- et que se révèle, plus profondément encore, «la sagesse de l'amour».

Être responsable, le mot l'indique, c'est répondre «de», mais c'est d'abord répondre «à». Autrement dit, je suis obligé de répondre à l'appel du visage de l'autre, à son autorité, à sa commande, tout particulièrement à travers la souffrance.

LE DEVOIR.- Justement, si la souffrance de l'autre devant moi est intolérable, si sa vie n'est plus que souffrances et que son visage dit qu'il veut en finir, que faire?

DE KONINCK.- Oh, chez Levinas, le regard interdit le meurtre. Même chez celui ou celle qui demanderait qu'on soulage sa souffrance en le ou la faisant mourir, son regard dirait le contraire.

Il ne faut pas conclure que c'est une optique qui ignore la souffrance, bien au contraire. Levinas marque avec force le fait que «la souffrance physique, à tous ses degrés, est une impossibilité de se détacher de l'instant de l'existence», et qu'il y a dans la douleur et la souffrance une «absence de tout refuge», une «impossibilité de fuir et de reculer».

Je crois qu'on peut voir ici toute la portée de la remarque suivante de Levinas, en parfaite cohésion avec les précédentes: «L'épreuve suprême de la liberté n'est pas la mort, mais la souffrance» (Totalité et infini, p. 216). C'est à cette épreuve de la souffrance que médecins, infirmières ou infirmiers et toute personne humaine concernée ont à répondre, en réalité.

LE DEVOIR.- En somme, selon vous, dans une perspective lévinassienne: d'accord pour soulager les souffrances, mais certainement pas en donnant la mort.

DE KONINCK.- Tout à fait. La douleur peut avoir des effets aliénants, on le sait. En atténuant les souffrances sans toutefois rendre inconscient, les soins appropriés peuvent procurer une détente psychique et organique propice à une meilleure présence à soi (et aux autres) en cet instant crucial.

Comme dit Tolstoï dans La Mort d'Ivan Illich, «l'importance de cet instant est définitive». Car il s'agit de l'instant où l'on peut encore tout accepter et se réconcilier, ou tout rejeter, selon le cas; l'instant de la toute dernière chance de reconnaître, voire de donner, en son for intérieur, un sens définitif à sa vie, quoi qu'il paraisse à l'extérieur.

Ma responsabilité pour autrui atteint son point culminant devant sa mort, ce dernier acte de la vie humaine qui appartient à l'ensemble de celle-ci et détermine tout ce qui a précédé, en bien ou en mal. De sorte qu'on ne devrait jamais empêcher qui que ce soit de le vivre aussi librement que possible, et qu'on doit au contraire favoriser du mieux qu'on peut l'exercice de cette liberté.

LE DEVOIR.- Malgré tout, vous ne diriez sûrement pas que les partisans contemporains de l'euthanasie sont des nazis? En tout cas, dans le monde actuel, avec les technologies dont nous disposons, avec les procédures strictes pour s'assurer du consentement du souffrant, l'euthanasie est-elle encore un meurtre?

DE KONINCK.- Il ne faut pas craindre de reconnaître aux mots leur sens exact. Euthanasier, c'est donner la mort. Le suicide assisté, comme le suicide tout court, est un homicide. En se tuant, seul ou se faisant aider, on tue un être humain.

Il est vrai que la demande d'euthanasie sous l'empire de la douleur et de la souffrance est un appel à la responsabilité pour autrui. Mais justement, cela impose d'interpréter correctement cette demande. Et ce n'est pas facile. Je crois que, la plupart du temps, cela appelle autre chose que la fin de la vie.

Pensons à la fable de La Fontaine, La Mort et le bûcheron, reprise d'Ésope, où il décrit un malheureux qui appelle «la mort à son secours», mais qui n'en veut plus du tout aussitôt qu'elle se montre. «Plutôt souffrir que mourir» sera son dernier mot. Or un mémoire sur l'euthanasie et le suicide assisté, présenté par un groupe de médecins le 27 août dernier, va dans le même sens. On y lit que «la pratique de la médecine nous enseigne que les patients qui expriment le désir de mourir le font le plus souvent parce qu'ils ont besoin de réconfort, qu'ils sont déprimés ou que leurs symptômes ou leurs douleurs ne sont pas bien contrôlés. [...] Les patients qui demandent à mourir changent aussi souvent d'idée avec le temps.»

LE DEVOIR.- Malgré ce risque, plusieurs estiment que l'euthanasie permet de mourir dans la dignité.

DE KONINCK.- Comme si quelqu'un de souffrant avait perdu sa dignité. Non, celle-ci est inaliénable. Le visage humain et la responsabilité qu'il engage obligent au contraire au respect absolu de cette dignité de tout être humain, quel qu'il soit, à tout instant de sa vie.

Sans compter qu'il faudrait être bien naïf pour ne point entrevoir les abus auxquels la légalisation de l'euthanasie donnerait lieu. Quelle belle façon de se débarrasser de quelqu'un afin d'accélérer un héritage, par exemple, que de prétendre qu'il ou elle nous a supplié de faire le beau geste humanitaire de soulager sa souffrance en l'euthanasiant -- d'autant plus désintéressé que ce fut à sa demande expresse! Comment ne pas anticiper la pente glissante vers la barbarie où conduit, une fois légalisée, la possibilité d'éliminer en douce, le regard clair, celles et ceux que la faiblesse, la pauvreté, les handicaps vouent à une vie jugée désormais «sans valeur» par les puissants qui en décideront.

Vous invoquiez plus tôt la technologie. Notre monde actuel, si riche en techniques, est taraudé par une grave incapacité de donner un sens à la souffrance et à la mort, de donner, à vrai dire, un sens à la vie humaine elle-même, pour soi-même et pour les générations qui suivent.

Au contraire, grâce à des pensées comme celle de Levinas, on retrouve une définition de la philosophie très ancienne: meletê thanatou (Platon, Phédon, 81 a 1), ce qui signifie «méditer sur» ou «s'exercer à la mort».



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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 07:10

Chers amis,

En moins d’une semaine, nous avons collecté plusieurs milliers de messages de soutien au grand duc Henri de Luxembourg concernant son refus de légaliser l’euthanasie.

Cette première victoire, je vous la dois ! 

De nombreux médias ont relayé sur l'Internet notre message. A Rome, l'agence Zénit a diffusé notre campagne de soutien à toute sa liste de diffusion, soit plusieurs centaines de milliers de contacts.

Plusieurs dizaines de sites et de blogs relaient notre campagne.

De nombreux internautes ont fait de même sur différents blogs ou sites communautaires tel que FaceBook ou autre…

Devant l’afflux de soutiens provenant de l’Europe entière, nous avons traduit notre message en anglais, en espagnol.

C’est un vaste mouvement de reconnaissance et de gratitude qui converge vers le Grand Duché.

Notre démarche n'a qu'un seul but : dans le respect de la liberté du Grand Duc, témoigner de la détermination d’un grand nombre d’Européens à défendre les valeurs non négociables de la vie.

Dans trois mois, un second vote aura lieu. Nous pouvons encore changer le cours des événements.

Je compte sur votre mobilisation dès aujourd’hui !

Je propose à ceux qui n’ont pas encore apporté leur message de soutien et leur signature au Grand Duc de le faire sans attendre en cliquant ICI

Mais vous pouvez faire encore davantage en :

transférant ce message à vos amis, vos proches, vos collègue (ou en m’envoyant à l’adresse e.monfort@libertepolitique.com la liste des adresses e-mail des personnes susceptibles de nous soutenir. Je leur adresserai un courriel pour qu’ils apportent eux aussi leur soutien au Grand Duc du Luxembourg (je m’engage à ne leur adresser qu’un seul courriel et je détruirai la liste des adresses e-mail et votre message).

relayant le lien de la pétition sur votre site Web, votre Blog, votre réseau Viadeo, Linkin ou FaceBook, vos pages MySpace :
(http://www.liberte-politique.com/soutien_au_Grand_Duc_du_Luxembourg/php/appel.php )

postant ce même lien sur des forums, des groupes de discussions :
(http://www.liberte-politique.com/soutien_au_Grand_Duc_du_Luxembourg/php/appel.php )

Vous pouvez également faire un don sur le site libertepolitique.com pour permettre à la Fondation de Service Politique de poursuivre ses campagnes de sensibilisation sur tous les sujets qui touchent au respect de la dignité humaine (Cliquez ici).

J’ai confiance en vous,
Il est temps d’agir,
Du fond du cœur, MERCI A TOUS !
Elizabeth Montfort
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 17:33

La déclaration du Premier ministre, M. Juncker, a été faite en luxembourgeois.

Cette traduction, qui est donnée sur le site officiel du gouvernement luxembourgeois,

n'a pas de valeur officielle.


On observera, dans ce discours, les points suivants.

M. Junchers oppose la "pratique constitutionnelle", qui n'autoriserait pas la résistance du Grand Duc du Luxembourg, à la loi constitutionnelle, qui paraît la lui permettre. La pratique doit l'emporter sur la loi, sans considération de la validité de cette dernière.

Pourquoi la pratique doit-elle l'emporter sur la norme  - fût-elle ici constitutionnelle ? Parce qu'elle est, en l'occurrence, celle d'une majorité parlementaire éventuelle sur le sujet débattu. Cette majorité, portée par l'Opinion du moment, est la "suprema lex", y compris dans le domaine de la moralité, en ce sens que cette majorité a la faculté de vider le débat public de toute référence à une loi morale supérieure, et de réduire arbitrairement la capacité normative de cette dernière au seul champ de la conscience individuelle. C'est à elle qu'est renvoyé le Grand Duc, comme on congédie poliment mais fermement un importun que l'on reconduit à la porte par le bras.

Car l'idéologie moderne ne se borne pas à soutenir que ses lois n'ont pas besoin, ou ne sont pas régies par des lois supérieures; elle s'octroie, par un arbitraire total, le pouvoir insensé de décider de leur portée et de la réduire. Et cette subversion de l'ordre de la loi positive à la loi naturelle est présentée comme allant de soi entre gens raisonnables.

Suprême touche de ce renversement : celui-ci est donné comme une exigence évidente de la paix. Une “paix” elle aussi réinventée, comme la loi, sans référence à un autre ordre qu'à celui du bon vouloir toujours arbitaire, instable, aléatoire des majorités, en méconnaissance des exigences de la dignité de la personne humaine, de ses droits fondamentaux et de leur rapport transcendental au vrai et au bien, qui n'entrent pas et ne doivent pas entrer dans la composition du droit. La “crise” serait de s'attacher à ces derniers, pas de les sacrifier. C'est toujours la même logique suicidaire qui est à l'oeuvre, celle des abandons successifs et de la politique du chien crevé au fil de l'eau.

_______________


 

Mesdames, Messieurs,

Lors de mes entretiens réguliers avec le Grand-Duc, celui-ci m’a informé il y a quelques mois qu’il ne se voyait pas à même, si une loi sur l’euthanasie était votée, de sanctionner et de promulguer cette loi.

J’ai dit au Grand-Duc, il y a des mois de cela et également ces derniers jours, que je ne pensais pas que, sur base de notre pratique constitutionnelle, il puisse s’opposer à la volonté d’un parlement élu.

Le gouvernement dans son ensemble a partagé le point de vue que je lui ai présenté vendredi dernier.

J’ai prié le Grand-Duc de rencontrer les chefs des groupes parlementaires dans la journée d’hier, pour qu’il communique aux chefs des groupes parlementaires son opinion, son intention et sa détermination. Le Grand-Duc a vu hier les chefs des groupes parlementaires et les en a informés.

Il n’est pas dans les habitudes du ministre d’Etat – dont la tâche première consiste, dans la pratique constitutionnelle, à appuyer le Grand-Duc quand il prend une décision – de rapporter ses entretiens avec le Grand-Duc.

Si je le fais aujourd’hui, c’est uniquement parce que nous nous trouvons dans une situation exceptionnelle.

J’ai le plus grand respect pour le Grand-Duc, je trouve qu’il fait bien son travail au service du pays. Mais dans le cas présent, le gouvernement et moi-même sommes en grave désaccord avec le Grand-Duc au cas où, si la loi était votée, il ne ferait pas entrer cette loi en vigueur. Le désaccord serait si grave que je ne peux cacher ce désaccord au pays.

Nous vivons à une époque qui se caractérise par son extrême gravité. Nous avons affaire à une grande crise financière et à une grande crise économique, qui concentre la meilleure énergie du pays et qui doit nous unir pour sortir le pays de cette crise, autant que possible sans dommages.

Pour cela, il nous a semblé que nous ne pouvions ajouter une crise institutionnelle à la crise existante, qui est d’une extrême gravité.

Pour respecter la liberté de conscience du Grand-Duc, et l’opinion du Grand-Duc mérite le même respect que l’opinion de tout un chacun, nous sommes parvenus à un accord commun avec le Grand-Duc et les chefs des groupes parlementaires: nous devons procéder à une modification de la Constitution, qui consiste à ce que le Grand-Duc continue à promulguer les lois à l’avenir en tant que chef du pouvoir exécutif, mais qu’il n’aura plus besoin de les sanctionner en tant qu’élément du pouvoir législatif, car dans le terme "sanctionner" est inclus bien évidemment le mot "approuver".

Etant donné que le Grand-Duc ne peut pas approuver le contenu de cette loi si jamais elle était votée, que nous voulons éviter une crise institutionnelle tout en laissant au Grand-Duc le droit à la liberté d’opinion et de conscience, nous biffons de l’article 34 de la Constitution le terme qui dit que le Grand-Duc doit sanctionner les lois. Mais le Grand-Duc continuera à promulguer les lois, ce qui signifie qu’il les fera techniquement entrer en vigueur, si je puis m’exprimer ainsi.

J’ai conféré sur ce point avec le ministre Frieden, ministre de la Justice et de ce fait directement en charge des questions constitutionnelles, et avec les chefs des groupes parlementaires. Ce que je viens de vous dire reflète l’opinion de toutes les forces politiques représentées à la Chambre des députés.

Je déplore d’avoir été obligé d’en arriver là, mais si l’on veut éviter une crise institutionnelle, il n’y a pas d’autre possibilité que celle d’une réforme constitutionnelle. Il y sera procédé au plus vite.

Le vote sur la proposition de loi sur l’euthanasie aura lieu, et avant cela, il y aura une réforme constitutionnelle qui nous permettra d’éviter une crise institutionnelle.

Je vous remercie.

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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 07:00

Par Pierre Gabarra
Nous avons l'habitude de faire connaître ici quelques pétitions importantes. L'expérience a montré qu'elles pouvaient être fort nécessaires, voire décisives pour faire pression sur les élus, eux-mêmes trop souvent impressionnés par les représentations qui leur sont données par ailleurs de l'opinion, images forgées par des Salons ou des officines influentes.

Mme Elisabeth Montfort nous a fait part de la suivante, dont l'objet est de de soutenir le Grand Duc du Luxembourg, dans son opposition résolue à l'euthanasie. Voici ce qu'elle écrit :


Je m'adresse à vous dans l'urgence pour soutenir cette action contre l'euthanasie,

Le 1er décembre dernier, le grand duc Henri de Luxembourg a annoncé qu’il ne signera aucune loi autorisant l’euthanasie.

Le 11 décembre, une proposition de loi dépénalisant l’euthanasie et le suicide assisté devrait être discutée en deuxième lecture au Parlement luxembourgeois, malgré les très nombreuses oppositions qu’elle suscite.

Pour faire échec au grand duc Henri, le Premier ministre Jean-Claude Juncker envisage de modifier la Constitution afin de lui retirer le pouvoir de sanctionner la loi. Ce projet constituerait un véritable coup d’État constitutionnel.

Avec les députés français, Jean-Marc NESME, Marc Le FUR, Dominique SOUCHET, Véronique BESSSE et Bernard DEPIERRE, apportons notre soutien au Grand Duc du Luxembourg.

J'apporterai personnellement vos messages de soutien au Grand Duc du Luxembourg


Elisabeth Monfort

On notera la parade préparée par ce chantre de la démocratie qu'est M. Juncker.

La démocratie totalitaire jette le masque à toute opposition de ce genre. Nous sommes en démocratie, bien sûr ; vous êtes en droit de vous exprimer comme vous l'entendez, bien sûr, pour faire valoir vos points de vue, assurément.


Mais à condition que cette expression corresponde aux canons progressistes. Ces bons esprits, si prompts à charger, chaque fois qu'il est besoin, les horreurs de l'Inquisition, de l'obscurantisme médiéval et de l'Intolérance catholique [la pire de toutes !], ne tolèrent qu'une seule pensée, la leur, qu'ils réputent infaillible. « On vous forcera d'être libres ». Le mot de Rousseau a depuis longtemps déserté les écrits de ce demi-fou pour contaminer les cervelles politiciennes bourgeoises, les "bien-pensants", les "gens-comme-il-faut", normaux, le tout-venant du conformisme et du "prêt-à-penser", qui le prennent pour un réflexe naturel de gouvernement ou de discernement.

Vous avez toute liberté de penser, oui. A condition de penser bien, c'est-à-dire de penser comme eux, dans une renonciation pleine aux exigences de la pensée. Il est hors de question de se référer à une transcendance, à une vérité objective, à des natures, à un bien qui serait tel par les exigences de l'être, bref, à tout ce qui mesure normalement l'intelligence et le coeur. Sitôt que vous vous exprimez dans un sens qui n'est pas jugé "moralement" acceptable par les tenants de l'Ethique de situation, la police de la pensée réagit, dût-elle subvertir la légalité pour transformer, par un coup de main, des agissements de voyou en légalité nouvelle.

La loi vous donne momentanément raison ? Qu'importe ! Il suffit de la modifier, et dès demain elle vous donnera tort. La force, de toute façon, n'est pas de votre côté. Ce n'est pour eux qu'un jeu de bornage. Et tel qui était hier indifférent à ce que vous protestiez de l'autorité de la loi pour défendre le bon droit, l'invoquera incantatoirement contre vous demain pour vous asservir ou faire de vous un hors la loi, un pestiféré, un intouchable. Bref, un asocial. La Morale d'aujourd'hui, qui se drape dans le manteau de l'innocence et de la vertu, en particulier devant les horreurs infréquantables et si étrangères [naturellement, puisqu'on se présuppose parfaits] de l'idéologie nazie, s'y entend parfaitement à brocarder ceux que l'atimie progressiste doit frapper et à ériger des camps où elle se charge d'enfermer les dénaturés, les handicapés, les réactionnaires, les réfractaires à la Liberté et au Progrès, par tous les mécanismes qu'une société bien huilée à la servir lui offre chaque jour.

Comprenons-nous bien, réellement, qu'en tous ces débats, c'est notre liberté, et notre dignité d'homme qui sont véritablement en jeu ? Le saint Père le martelle à temps et à contre-temps. Mais le voyons-nous, acceptons-nous seulement de le voir, pour puiser dans cette dignité chaque jour offensée la force de se redresser et de refuser de se laisser piétiner l'âme ?

C'est parce que nous nous refusons à entrer dans les démissions du jour, et que nous avons confiance en ce que vous réagissez de même, que nous vous invitons, de tout notre coeur, à soutenir les pétitions que nous vous proposons et, en particulier, celle présentée ici par Mme de Montfort.

Pierre Gabarra

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Publié dans : Ethique médicale/euthanasie - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 09:45

Jean Leonetti, médecin, député maire d'Antibes, doit remettre aujourd'hui à François Fillon son rapport parlementaire d'évaluation sur la loi fin de vie de 2005.

Bonne nouvelle : le rapport a rejeté toute légalisation de l'aide active à mourir, même pour des malades incurables réclamant la mort. M. Leonetti ne préconise aucune modification de la loi du 22 avril 2005 qui porte son nom.


Après le suicide, le 19 mars dernier, de Mme Sébire, plusieurs personnes s'étaient prononcées pour l'instauration d'une "exception d'euthanasie".

Après l'avoir examinée "avec beaucoup de sincérité", M. Leonetti a finalement écarté cette hypothèse, estimant qu'un comité d'experts, s'il était appelé à se prononcer sur les demandes d'euthanasie présentées par des patients, "n'aurait pas de légitimité à se placer au-dessus des lois". M. Leonetti a également rejeté l'idée de créer une circonstance atténuante spécifique en cas de crime commis par compassion : il considère que les juges, s'ils sont mieux informés sur le contenu de la loi, sont "d'ores et déjà en mesure d'utiliser les ressources de la procédure pénale pour absoudre ou juger avec mansuétude".


Pour M. Leonetti, le droit de mourir, qu'il s'agisse du suicide assisté (fourniture d'un produit létal) ou de l'euthanasie (geste actif commis sur un patient) ne peut être considéré comme "un droit créance", qui obligerait la société à l'égard d'un individu.


Plutôt que d'accorder un droit à mourir, et d'autoriser ainsi des dérives sans fin, M. Leonetti souhaite combattre la méconnaissance de la loi sur la fin de vie. Il propose également de préciser, dans le code de déontologie médicale, que les médecins ont l'obligation d'accompagner, par une sédation terminale, les patients dont on arrête les traitements actifs et qui sont inconscients. Il recommande aussi l'instauration d'un médecin référent en soins palliatifs dans chaque département pour aider la communication entre famille et médécins, dénouer des situations complexes. Le rapport propose également la création d'un Observatoire des pratiques médicales de la fin de vie : aujourd'hui, une seule étude a été réalisée sur la mort à l'hôpital montrant qu'un quart des patients seulement décédaient entourés de leurs proches.


Enfin, la mission préconise l'expérimentation d'un congé d'accompagnement d'un proche en fin de vie, à domicile, et qui pourrait être rémunéré par l'assurance-maladie. Les députés estiment que le coût d'une telle mesure pourrait être compensé par les économies réalisées par un nombre moindre d'hospitalisations. Il permettrait d'éviter la pratique, courante, des faux arrêts maladie accordés par des médecins aux proches d'un mourant (v. Le Monde.fr, ICI).


Voir également l'entretien accordé au Figaro par J. Leonetti : « Il est inutile et dangereux d'introduire dans la loi l'exception d'euthanasie »  (ICI). Un extrait intéressant :

"Vous avez visité un certain nombre de pays où l'euthanasie est acceptée. Quelle impression cela vous a-t-il fait ?
Nous avons en effet visité les Pays-Bas et la Belgique, qui ont dépénalisé l'euthanasie, et la Suisse, où le suicide assisté est autorisé. Nous nous sommes également rendus en Angleterre, où malgré une culture différente, la législation est proche de la nôtre. On constate d'abord que les critères retenus pour obtenir un droit à la mort sont flous, se référant souvent aux termes de «détresse insoutenable», et difficilement respectés dès lorsqu'ils sont précis. Des malades psychiatriques sont euthanasiés en Belgique, alors que ces patients doivent théoriquement être écartés du dispositif. En Suisse, un tiers des personnes qui choisissent l'aide au suicide n'ont pas de maladie grave et incurable.

Enfin, là où les sons palliatifs ont été développés, comme récemment en Hollande, l'euthanasie régresse, car cette prise en charge diminue considérablement la demande de mort. En Suisse, l'hôpital de Lausanne, qui a pourtant ouvert ses portes aux associations proposant le suicide assisté, n'a eu qu'une demande en un an et demi. Tous les pays s'interrogent et aucun système n'est dépourvu d'inconvénients ni à l'abri de dérives. Il n'y a donc pas de pays en avance sur les autres. L'Angleterre, qui a une longue tradition de soins palliatifs et un nombre de bénévoles très important, peut être considérée sous cet aspect comme un modèle."


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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 15:04

Par Hermas.info

Selon un récent article publié dans Le Monde, "avec environ 210 000 actes par an, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) en France reste stable depuis 2002, relève une étude conjointe des ministères de la santé et des affaires sociales rendue publique vendredi 19 septembre. La nouveauté, sur la période, se situe en revanche dans l'augmentation du nombre d'IVG pratiquées sur les mineures.


Ainsi, 13 230 jeunes filles de 15 à 17 ans ont pratiqué une IVG en 2006, contre 11 500 deux ans auparavant. Elles étaient 848 jeunes filles de 15 ans à subir une IVG en 2006. Sur les 209 700 IVG pratiquées en 2006, près des trois quarts concernent toutefois des femmes majeures âgées de 18 à 35 ans. Mais la part des plus jeunes (20 à 24 ans) augmente alors que celle des plus âgées (30 à 34 ans) a tendance à diminuer.


Autre évolution, l'IVG médicamenteuse, qui peut être pratiquée jusqu'à sept semaines d'aménorrhée (fin de la cinquième semaine de grossesse), dans un établissement public ou privé et autorisé depuis 2004 en médecine de ville, représente désormais 46 % de l'ensemble des IVG en 2006, contre 18 % dix ans auparavant. Alternative médicale à l'IVG par aspiration utérine – méthode instrumentale ou chirurgicale –, l'IVG médicamenteuse a tendance cependant à se stabiliser dans le secteur privé, et progresse surtout dans les établissements publics. De façon générale, les IVG sont principalement du ressort du secteur public, qui effectue 74 % des actes, contre 67 % en 2001 et 60 % en 1990.


Le recours à l'interruption volontaire de grossesse est très inégal selon les régions, sans lien, précise l'étude, avec une différence dans la structure des âges. Les régions Corse, Languedoc-Roussillon, Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur demeurent celles où les IVG sont les plus fréquentes, avec 18 IVG pour 1 000 femmes, contre une moyenne de 12,2 pour l'ensemble des régions. Dans les DOM, ce taux atteint 28 IVG pour 1 000 femmes, soit le double par rapport à la métropole".

 

Sans commentaire, sinon celui-ci : ces chiffres, éloquents, d'une société homicide, devraient être mis immédiatement en parallèle avec les conséquences morales, sociales, physiques et psychiques, de ces comportements pour les femmes concernées.

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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 15:47

Lu pour vous, sur le site "incontournable" de Genetique.org,

à l'approche des élections américaines [Ici]

 

Avortement, recherche sur l'embryon, clonage, sont autant de sujets sur lesquels les électeurs américains entendent avoir des réponses concrètes avant de choisir leur candidat. La présidence de George Bush a été marquée par un politique très ferme de défense de l'embryon humain. Mettant un terme au soutien financier du planning familial international faisant la promotion de l'avortement dans les pays en développement, comme moyen de contrôle des naissances,  G. Bush s'est aussi engagé en refusant tout financement fédéral  à la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (autorisant "seulement" la recherche sur les lignées cellulaires obtenues sur des embryons détruits avant 2001). Par deux fois, en 2001 et  2006 il a opposé son veto à ce financement : "si une telle législation avait force de loi, elle obligerait le contribuable américain à soutenir la destruction délibérée d'embryons humains. J'ai fait savoir clairement au Congrès et au peuple américain que je ne permettrai pas à notre nation de franchir ce fossé moral."

 

La nomination de Sarah Palin à la vice-présidence, clairement opposée à l'avortement est un signe fort de J. McCain et vise à rallier une bonne partie d'un électorat encore indécis et attaché à ces valeurs. Mais qu'en est-il de la recherche sur l'embryon ? Certains commentateurs pensent que quel que soit le prochain président des Etats-Unis, le veto contre la recherche sur l'embryon devrait être levé. Obama a annoncé qu'il doublerait le montant des subventions à la recherche sur les cellules embryonnaires. McCain lui, semble se démarquer de la plupart de ses collègues républicains en n'émettant pas d'avis négatif contre la recherche sur l'embryon, même s'il rappelle l'interdit du clonage et de la création d'embryons pour la recherche, et s'il espère que les résultats prometteurs de la recherche avec les cellules souches adultes rendront bientôt ce débat obsolète.

 

Pourtant, le suspens reste important car le projet de plateforme républicaine qui devait être annoncé à la fin de la Convention du parti, semble plus conservateur que le candidat sur ces sujets. Le Wall Street Journal qui a obtenu un exemplaire de ce projet, dévoile un programme engagé et plus conforme à la ligne donnée par Karl Rove, ex-conseiller de G. Bush et conseiller de campagne de McCain. Le projet défend l'adoption d'un amendement constitutionnel interdisant l'avortement et il refuse la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

 

Le Conseil des droits de la famille, grande  association de la droite chrétienne, considère ce projet comme étant "le plus conservateur, pro-vie et pro famille de toute l'histoire du Parti républicain."

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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 15:10

Par La rédaction
L’euthanasie bientôt légalisée en France ?

Une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie circule parmi les parlementaires. Les députés et sénateurs subissent, depuis plusieurs semaines, de très lourdes pressions de la part du lobby de l’euthanasie. Des situations dramatiques sont montrées aux Français pour les convaincre que l’euthanasie est la seule solution humaine en fin de vie. Ces drames ont beau être manipulés, ils contribuent à intensifier la pression.

Une mission d'évaluation de la loi Léonetti sur la fin de vie a été lancée par le Président de la République à l’occasion de l’affaire Sébire. Aboutira-t-elle à la légalisation de l’euthanasie ?

La plupart des élus sont à l'heure actuelle  favorables au maintien de la loi « Leonetti » sur la fin de vie qui mérite d’être mieux appliquée. Cela nécessite un effort d’information et des moyens supplémentaires pour les soins palliatifs à l’hôpital comme à domicile.

Si nous ne faisons rien, les parlementaires ne recevront que des courriers réclamants l’euthanasie.

Il faut réagir vite et dire haut et fort  :
NON à l’acharnement thérapeutique, NON à l’euthanasie.

Il faut construire l’avenir de notre société et affirmer : OUI aux soins palliatifs !

Les soins palliatifs accueillent, soulagent et accompagnent des patients en phase avancée de leur maladie. Tout peut être fait pour assurer confort et dignité de la personne malade et pour lui assurer, ainsi qu’à sa famille, la meilleure qualité de vie possible.

Cette médecine palliative et de fin de vie est aujourd’hui fragilisée.

Il est urgent de réagir à la vague pro-euthanasie qui pourrait triompher à l’automne. Pour alerter les décideurs, l’Alliance pour les Droits de la Vie vient d’organiser le lundi 2 juin une opération de sensibilisation contre l’acharnement thérapeutique, contre l’euthanasie et pour les soins palliatifs devant une vingtaine d’hôpitaux français.

Une campagne de signature de plusieurs centaines de milliers de cartes est engagée dans toute la France. Soutenez la campagne de l’Alliance pour les Droits de la Vie pour interpeller les parlementaires : signez personnellement une carte “NON à l’acharnement thérapeutique, NON à l’euthanasie, OUI aux soins palliatifs” pour chacun des parlementaires de votre département.

Commandez dès maintenant gratuitement ces cartes sur www.adv.org Avec vous, envoyons 400 000 cartes postales à nos députés et sénateurs. Nous vous proposons d'envoyer une carte à chaque député et chaque sénateur de votre département, puisque les décisions pour les soins palliatifs se prennent au niveau départemental. Ces cartes peuvent avoir un rôle déterminant : nos parlementaires en ont besoin pour mesurer le degré de nos attentes et résister à la terrible pression qu’ils subissent de la part des promoteurs de l’euthanasie. Pour cela, chacun d’entre nous doit se mobiliser et mobiliser le plus largement possible son entourage.

Il s’agit d’un geste simple mais vital : signer et adresser des cartes à vos élus pour signifier votre soutien aux soins palliatifs et votre opposition à l’euthanasie.


C’est le moment d’agir.


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