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Spiritualité

Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 17:18

Par L'Equipe d'Hermas

aaaa.jpg Dernières paroles du Christ en croix (Lc 23,46).


"Oh Jésus, le plus abandonné des hommes, lacéré par la douleur, voici ta fin ! Cette fin est celle où un être humain en vient à se voir ôter jusqu'à toute décision libre entre le rejet et l'acceptation. C'est la mort. Qui t'arrache, ou qu'est-ce qui t'arrache ? Le néant ? Le destin aveugle ? Non, le Père ! Le Dieu qui unit sagesse et amour. Ainsi tu te laisses porter, et tu t'abandonnes entre les mains légères et invisibles que nous autres, incrédules, enfermés en nous-mêmes, nous nous représentons comme le gouffre inprévu, la cruauté et le destin aveugle de la mort.


Mais toi tu le sais : ce sont les mains du Père. Tes yeux, en lesquels il fait déjà nuit, sont capables de voir le Père ; ils se fixent sur l'oeil paisible de son amour, et ta bouche prononce la dernière parole de ta vie : "Père, en tes mains je remets mon esprit".


Tu remets tout à celui qui t'a tout donné. Sans conditions, sans réserves, tu confies tout aux mains de ton Père. Quel don amer et lourd ! Le poids de ta vie, que tu as porté seul : les hommes, leur vulgarité, ta mission, ta croix, l'échec et la mort. Mais maintenant, tu n'as pas à le porter plus longtemps ; tu peux l'abandonner totalement et t'abandonner toi-même entre les mains du Père. Totalement ! Ces mains soutiennent, avec fermeté et avec soin. Elles sont comme celles d'une mère. Elles accueillent ton âme aussi délicatement qu'elles abriteraient un oisillon qui se réfugierait entre elles. Rien n'a de poids. Tout est lumière et grâce, tout est sécurité à l'abri du Coeur de Dieu, où la peine peut se répandre en pleurs, et où le Père sèche les larmes sur les joues de son Fils par un baiser.


Jésus, recommanderas-tu un jour ma pauvre âme et mon pauvre corps entre les mains de ton Père ? Dépose le poids de ma vie et de mes péchés sur la balance de la justice dans les bras du Père. Où pourrai-je fuir, où me cacherai-je, si ce n'est en toi, frère dans l'amertume, qui as souffert pour mes péchés ? Aujourd'hui je me tiens devant toi. Je m'agenouille sous ta croix. Je baise tes pieds qui, silencieux et intrépides, me suivent de leur pas sanglant sur les chemins de la vie. J'embrasse ta croix, Seigneur de l'amour éternel, Coeur des coeurs, Coeur patient, transpercé et infiniment bon. Aie pitié de moi. Accueille-moi dans ton amour. Et quand mon pèlerinage aura pris fin, quand le jour déclinera et que m'envelopperont les ombres de la mort, prononce alors ta dernière parole : Père, entre tes mains je remets mon esprit.


Oh, bon Jésus ! Amen.


Karl RAHNER

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 05:08

Par Mgr Jacques MASSON

39° jour – 2 avril 2010 (vendredi 2 avril 1915)- VENDREDI SAINT

« Arrivés au lieu dit du Crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs ».

Le lieu dit du Crâne. Une ancienne tradition nous dit que le crâne d’Adam a été enterré à cet endroit par Abraham. La même tradition nous dit que lorsque les bourreaux plantèrent la Croix de Jésus dans le trou qu’ils avaient creusé, le bois de la Croix heurta le crâne d’Adam.

C’est là la rencontre la plus importante de toute l’histoire du monde. Elle nous reporte aux premiers temps, quand Dieu eut créé Adam et Eve, et où Adam et Eve, ayant désobéi à Dieu entendirent sa sentence sans appel : « Tu retournera au sol, car tu en fus tiré, car tu es poussière et tu retourneras en poussière ». Eve, dont le nom signifie « Mère de tous les vivants, devient la mère de tous ceux qui sont condamnés à une mort certaine. Et le péché d’Adam a détruit l’homme à tel point que la mort se propage de génération en génération jusqu’à la fin des siècles.

 

Adam, et Eve, nos ancêtres… Créés à l’image de Dieu… Que va faire Dieu : il annonce la venue d’une Femme et de sa Descendance pour écraser la tête du vil serpent, auteur du péché, de la révolte et de la mort.

Un espoir va ainsi parcourir toutes les générations. L’homme sera sauvé.

 

La même tradition rapporte aussi que le Sang de Jésus s’écoulant le long du bois de la Croix, s’est répandu sur le crâne d’Adam, pour le laver, pour le purifier, pour régénérer toute la descendance de notre première Père, et lui redonner toute sa dignité, et lui ouvrir la porte du Ciel.

Ce qu’aurait dû faire Adam, c’est un autre qui le fera. C’est le Nouvel Adam : c’est vous, ô mon Jésus, qui, étant Dieu, allez vous humilier, vous dépouiller de tout en prenant notre misérable nature humaine mortelle et pécheresse, sauf le péché, en prenant sur vous nos péchés, en connaissant la mort, et en vainquant définitivement le Serpent, auteur de mort, par votre Résurrection.

Et Eve, la « Mère de tous les Vivants, où est-elle ? La Femme, où est-elle ?

 

Votre plan divin ô mon Dieu a tout prévu : La femme est venue elle aussi, préparée par vous, toute pure ; toute donnée à vous, toute consacrée à son Seigneur. Vous lui envoyez l’Archange Gabriel qui lui annoncer qu’elle sera la Mère d’un enfant qu’on appellera « Fils de Dieu »’. La merveille incomparable de l’Incarnation est le fruit de votre Amour infini pour l’homme que vous voulez sauver à tout prix. Marie, dès l’Incarnation, est associée à l’enfant qu’elle porte dans son sein, à sa Mission. On peut déjà dire qu’elle est la Nouvelle Eve, la Femme annoncée qui, avec sa Descendance écrasera la tête du serpent. En participant de manière intime à sa passion !

 

« Un soldat lui perça le côté et il en sortit du sang et de l’eau »

« Un glaive transpercera ton âme » dit le vieillard Siméon à Marie, le jour de la Présentation

Quand le soldat perce le côté de Jésus, qui répand sur le monde les flots de son amour, l’eau et la sang qui purifient et donnent la vie en abondance, le Seigneur est déjà mort.

Mais, à ce moment, Marie, est au pied de la Croix, et cette lance qui transperce le flanc de son fils, c’est est le glaive annoncé par Siméon, qui transperce son âme, signe de mort. Si Marie n’avait été protégée, elle serait morte de douleur. Mais, Marie, à ce moment, est tellement unie à son Divin fils, qu’elle meurt d’une certaine manière, d’une mort « spirituelle ».

Mais son Heure n’était pas venue. Elle avait une autre Mission : « Femme, voilà ton Fils, Fils voilà ta Mère ». Elle doit prendre soin de ses nouveaux enfants, les Apôtres, les disciples, et nous tous, tout au long des siècles. Marie, la Femme annoncée, est la Nouvelle Eve, elle est vraiment « la Mère de tous les Vivants », de tous ceux qui renaissent à la vie de Dieu, de tous ceux que son amour maternel arrache au péché, et conduit vers son divin Fils, pour recevoir le pardon, et le Divin Sauveur dans la Sainte Communion.

J’ai la chance, ô mon Jésus, d’être de ceux que votre Douce Maman a pris sous son manteau. Je lui demande de me guider en tout, de me conduire toujours plus à vous, à vivre de vous, avec vous, pour vous, en fuyant le péché, si petit soit-il.

 

Prière

Vierge Marie, Mère de Jésus et de tous les hommes, c’est vers vous que je regarde dans les moments difficiles, dans les moments de doute, de faiblesse, dans les tentations, dans mes chutes, si petites soient-elles. Que votre main maternelle soit toujours là pour me relever et me conduire à votre Divin Fils, mon Jésus, mon Seigneur, mon Dieu

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 05:06

Par Mgr Jacques MASSON

38° jour 1° avril 2010 (jeudi 1° avril 1915) – JEUDI SAINT

« « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous »

L’Heure est arrivée, l’Heure « de passer de ce monde à son Père », l’Heure où mon doux Jésus, va s’immoler pour nous, Lui qui est le Véritable Agneau Pascal. Et c’est pourquoi il a tant désiré manger cette Pâque avec ses Apôtres. L’Ancienne Alliance est terminée. C’en est fini des innombrables sacrifices offerts pour demander le pardon des péchés.

Mon Jésus, vous êtes « l’Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde », qui « portez les péchés du monde »

Mon Jésus, vous êtes l’Agneau innocent annoncé par les prophètes, qui supporte nos souffrances, l’Agneau Innocent qui doit être transpercé à cause de nos crimes. Comme un Agneau innocent, vous acceptez d’être conduit à la boucherie, et vous n’ouvrez pas la bouche, pas une seule plainte ; vous acceptez dès maintenant d’être frappé à mort, défiguré, humilié, de prendre sur vous le châtiment qui nous rend la paix.

Vous le savez.

Et votre âme est emplie d’une joie sublime, car c’est pour cela que vous êtes venu.

Avec vos Apôtres vous mangez pour la dernière fois l’Agneau Pascal, après avoir récité les prières prescrites pour cette grande fête qui rappelle libération des Juifs de l’esclavage de l’Egypte.

Puis, après avoir prié votre Père, vous prenez du pain, vous prenez du vin, et vous prononcez ces paroles stupéfiantes : CECI EST MON CORS, CECI EST MON SANG. Et vous les distribuez à vos Apôtres.

Votre Corps et votre Sang qui vont être offert en sacrifice le lendemain même, d’une manière sanglante, au prix d’horribles souffrances.

Mais vous avez annoncé aussi à vos Apôtres que vous seriez avec eux jusqu’à la fin des siècles : vous pensiez déjà à nous, à moi, pauvre petite créature. Et vous donnez à vos Apôtres ce Commandement : faites ceci en memoire de moi.

Ce qui vient de se réaliser lors de la Dernière Cène, dans le Cénacle, les Apôtres vont pouvoir le répéter jusqu’à la fin des siècles. O, Jésus, merci d’être resté avec nous. Merci de nous donner la joie, la grâce de participer nous aussi à la Dernière Cène, de manger votre Corps et de boire votre Sang !

Quelle grande grâce, quel grand don : vous vivez en vous, votre vie remplit tout mon être, mon corps, mon cœur, mon esprit, toute mon être. Comment pourrais-je ne pas vous aimer de tout mon cœur, m’offrir avec vous en sacrifice pour le salut des pécheurs.

 

Prière

Mon Jésus, je vous demande pardon pour toutes mes Saintes communions faites à la légère, sans bien penser à l’Hôte Divin qui vient en moi et m’inonde de sa Vie. Je vous demande pardon pour toutes les fois où, après Vous avoir reçu en moi, je n’ai pas su m’arrêter avec vous, pour vous parler, pour écouter votre Parole, pour vous remercier de tant d’amour et de bonté.

Mais, ô mon, Jésus, je vous demande pardon aussi pour tous ceux qui méprisent ce Divin Sacrement, le profanent, l’outragent ; pour tous ceux qui ne reconnaissent pas dans l’Hostie et dans le Calice, le Divin Agneau présent au moment où il s’offre en sacrifice pour tous les hommes. Pour ceux qui ne s’approchent jamais de la Sainte Table, ou qui le font, le cœur souillé de péchés, de péchés mortels bien souvent, sans s’en être confessés auparavant !

Je vous prie pour que leur cœur s’ouvre à Votre Divine Présence, et qu’ils sachent reconnaître que Dieu est avec nous, au milieu de nous, et en nous.

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 05:01

Par Mgr J. Masson

36°jour 30 mars 2010, (mardi 30 mars 1915) - MARDI SAINT

 

Le moment est maintenant venu, ô mon Jésus, de vous suivre avec vos amis dans la route du Calvaire, d’être à vos côtés durant tous ces Jours Saints, par la prière, par les sacrifices, par l’assistance aux cérémonies de ces Jours Saints, de vous accompagner jusqu’au Calvaire, et d’attendre votre Résurrection.

 

En effet, en ce jour, on a lu à la Sainte Messe le récit de votre Passion, raconté par saint Marc, disciple de Pierre. Je vous y ai suivi, triste, parce que celui que vous aviez choisi comme chef des Apôtres, n’était pas là.

Mon cœur pleure en voyant que Pierre vous a renié. Je n’oserais pas le juger. Qu’aurais-je fait à sa place ?

Et puis mon cœur pleure aussi en voyant combien de fois je vous ai renié, même par le plus petit péché, par faiblesse, par lâcheté, par peur. Et c’est pour Pierre et c’est pour moi que je vous vois, sur le chemin qui monte au Calvaire, devant moi, titubant sous le poids de la Croix, tombant par trois fois à terre, en proie aux insultes et aux coups de vos bourreaux.

Pardon au mon Jésus, pour Pierre, pour moi, pour tous les pécheurs.

Merci, ô mon doux Sauveur, de nous offrir, par votre Passion, le salut qui redonne vie à nos âmes

 

Prière

 

O mon Jésus, comme pour Pierre, comme pour le Larron, fixez votre regard aimant sur mon âme : qu’elle fonde en larmes, qu’elle se repente, qu’elle se reprenne, et qu’elle vous dise comme Saint Pierre : « Seigneur vous savez tout, vous savez bien que je vous aime ».

Et gardez-moi à l’avenir de toute chute, de tout reniement, si petit soit-il, et faites que ma vie soit une offrande constante d’amour pour vous, ô mon doux Jésus, mon doux Sauveur, et pour le salut de tous ceux qui vous méprisent, qui vous offensent par leurs blasphèmes, par leur conduite indigne, qui ne tiennent pas compte du Salut que vous leur offrez et risquent ainsi de se jeter dans les mains de Satan, comme Judas, comme la mauvais larron. J’offrirai, ô mon Jésus, tous mes sacrifices pour que vous puissiez les sauver, même au dernier moment, et même malgré eux car votre amour miséricordieux saura percer leur cœur de pierre endurci par le péché immonde.

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 05:57

Par Mgr Jacques MASSON

35° jour 29 mars 2010 (lundi 29 mars 1915) – LUNDI SAINT

Jésus-Christ, modèle des mourants

« Tout est consommé »

« Mon Père, je remets mon âme entre vos mains ».

Enfin, le Sauveur a retrouvé la confiance puisqu’il appelle Dieu, son Père, d’une voix forte et avec des accents d’abandon familier, pour remettre son âme entre ses mains ; cette âme qu’il a consacrée à notre rédemption, que son Père va lui reprendre puisqu’il a consommé toute son œuvre.

1° Son calice de souffrances en versant pour nous jusqu’à la dernière goutte de son Sang ;

2° L’accomplissement des prophéties qui regardaient le Messie ;

3° la Rédemption de toutes les âmes, ayant été en tout et partout le Christ réconciliant, le monde entier en unissant les âmes à son Père et tous les hommes entre eux.

Il a consommé aussi son enseignement, car désormais le monde n’aura plus qu’à le regarder pour imiter ses exemples. C’est pour cela que Notre Sauveur veut incliner doucement la tête qu’il avait tenue droite jusqu’alors, dans l’effort accompli pour supporter les vengeances du Ciel, les fureurs de la terre et tous les péchés des hommes. C’est parce que tout est fini qu’il rend l’esprit.

 

Prière

Mon Jésus, je veux mourir comme vous, certaine d’avoir accompli mon devoir, et, pour cela, je ferai des efforts pour consommer avec vous ma vie dans l’accomplissement de mes devoirs, la vie chrétienne dans mes prières bien faites, ma vie d’ouvrière dans un travail honnête et laborieux, ma vie de jeune fille dans une pureté, parfaite, une grande obéissance dans ma famille ; une vie d’apôtre par le bon exemple que je donnerai dans mes paroles ; ma tenue simple et ma conduite sérieuse.

Ce n’est qu’à cette condition que, comme vous, je pourrai mourir tranquillement, répétant après vous le cri d’une conscience qui sait qu’elle a accompli son devoir.

Que je pourrai, comme vous, remettre mon âme entre les mains de Dieu, puisque toutes vos volontés auront été consommées dans ma vie chrétienne d’enfant docile, de jeune fille honnête ; je sentirai alors que je meurs dans la grâce du Seigneur

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 05:04

Par L'Equipe d'Hermas

34° jour 27 mars 2010 (samedi 27 mars 1915)

« J’ai soif »

L’agonie touche à sa fin, la souffrance est à son comble.

Après un instant de silence, la poitrine du Divin Crucifié se soulève et ses lèvres s’ouvrent pour exprimer son désir suprême : « j’ai soif ».Cette parole exprime tous les sentiments dont son âme est dévorée, et que faut-il donc pour le désaltérer ?

Son Père qui se cache, les cœurs qui tardent à se donner à lui, ces cœurs pour qui il est venu, qu’il a cherchés et poursuivis partout.

Maintenant que son corps n’est plus qu’une plaie, qu’il va mourir pour nous, et que sa mort va donner la vie à l’humanité, il n’a personne autour de sa Croix : quelques valets, et le groupe des siens bien-aimés qui l’adorent.

Il a soif du Ciel pour lui et pour ses élus, du Ciel qui est sa patrie et qui deviendra son séjour éternel, du Ciel où il doit récompenser les justes qui sont venus avant lui et qui viendront après lui.

Il a soif encore de la glorification de son Père par les Apôtres de la fondation de son Eglise, du salut de ses Apôtres. Oui, il se meurt d’impatience de voir son œuvre accomplie ; ce qu’il lui faut, c’est la gloire de son Père et le salut de ses frères.

 

Prière

Mon Divin Crucifié, faites-moi comprendre la soif ardente qui vous dévore, de ma foi, de mon amour, des devoirs bien accomplis ; et puis, donnez-moi le courage, la force et la vaillance d’être à vous tout entière, afin que je vous console et que je désaltère votre cœur qui m’a tant aimée.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Nos amis les saints
Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 05:25

Par Mgr Jacques MASSON

33° jour 26 mars 2010 (vendredi 26 mars 1915)

Efficacité d’une bonne confession et application des mérites infinis en la personne du Bon Larron

« Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ». A côté de Jésus, deux voleurs sont en croix ; tous les deux l’accablent d’injures, mais voilà qu’en voyant Jésus silencieux, et surtout en l’entendant prier pour ses bourreaux, l’outrage expire sur ses lèvres.

Le regard d’un de ces bandits vient de rencontrer celui du Sauveur dont la tête en s’inclinant s’est tournée vers lui. C’est alors que va paraître la puissance de Jésus-Christ au moment où il commence à crouler pour nous. L’autre voleur continue ses blasphèmes ; le premier sent son âme pleine de repentir et de foi convaincue. « Pour nous, dit-il, nous payons notre dette à la justice, mais lui, quel mal a-t-il donc fait ? ».

Puis, s’adressant à Jésus, il continue « Souvenez-vous de moi dans votre Paradis ».

« En vérité, je te le dis, tu seras avec moi aujourd’hui même en Paradis ».

C’est à son humble et sincère aveu que le Bon Larron a mérité d’être le premier à recevoir l’application des mérites infinis du Sang Divin.

 

Prière

Mon Jésus, faites qu’en chacune de mes confessions, je vous regarde comme le Bon Larron, que je vous con fie mes péchés avec la même foi en votre miséricorde, et qu’enfin, mon grand désir de vivre au Ciel avec vous m’accorde l’application de vos mérites infinis, et m’assure une belle place au Ciel avec vous.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 05:56

Par Mgr Jacques MASSON

32° jour 25 mars 2010 (jeudi 25 mars 1915)

« Femme voilà votre Fils, Fils, voilà votre Mère »

Jésus n’est pas seul à la Croix ; nous retrouvons à ses côtés ses amis, Marie, sa Mère, Jean le Disciple bien-aimé, et Madeleine la pécheresse repentante.

Jésus regarde sa Mère : « Femme, lui dit-il, voilà ton Fils », en désignant Jean.

« Fils, voilà ta Mère », en désignant Marie à Jean pour Mère. A ces mots, Jésus nous donne Marie et Marie nous adopte pour ses enfants, car, en la personne de Jean, Jésus voyait l’humanité tout entière, et Marie, en adoptant Jean pour son fils, adoptait avec lui tous les hommes pour ses enfants.

Nous avons la certitude que Marie a aidé Jésus-Christ dans notre Rédemption puisqu’elle était sa Mère. Il est bien juste que nous héritions de son amour maternel, maintenant que Jésus-Christ nous a faits ses frères bien-aimés. Aussi, depuis, elle veille sur nous comme une Mère et écarte les dangers qui nous menaçaient, comme elle a su si bien les écarter au petit Enfant Dieu.

Elle chasse aussi le Démon quand il vient nous attaquer, comme elle déroba son Dieu aux fureurs de ses ennemis.

Plus encore, elle compatit à nos chagrins comme elle a compati à ceux de son Fils sur la Croix.

Chaque jour, je prierai la Sainte Vierge, je lui demanderai qu’elle me protège, et, aux heures difficiles, je l’appellerai à mon secours pour qu’elle m’obtienne de son Jésus les grâces dont j’aurai besoin.

 

Prière

Merci ô mon Jésus d’avoir songé à me donner une Mère. Faites que j’aie confiance en Elle, afin que je mérite qu’Elle me dirige, me soutienne, me garde et me conduise au, Ciel.

 

 

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Praedicatho.com
Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 04:56

Par Mgr Jacques MASSON

31° jour 24 mars 2010 (mercredi 24 mars 1915)

Jésus, modèle de l’amour des ennemis

Jésus, attaché à la Croix, se trouve élevé entre le ciel et la terre pour nous enseigner de bien haut le précepte de la charité dont il a semé tous les échos sur les chemins de sa patrie.

Levant les yeux vers le Ciel : « Père, s’écrie-t-il, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Jésus-Christ, par là, ne se contente pas de parler à ses bourreaux, il prie pour eux, et, plus encore, il les excuse auprès de son Père.

N’est-ce pas le comble de la charité ?

Au lieu d’exciter en mon cœur la haine de mes ennemis, en me rappelant sans cesse le mal qu’ils m’ont fait, mon Dieu me demande que, désormais, je prie pour eux, puisqu’il m’a laissé la loi sublime de l’amour des ennemis. Du reste, puisque j’ai péché, et que mes péchés appellent sur moi la vengeance divine, il faut bien que Dieu place auprès de moi des exécuteurs de sa justice miséricordieuse qui ne me sauvera que lorsque j’aurai tout expié.

Je me rappellerai souvent que Jésus répète sa magnifique prière pour les âmes coupables ; qu’il la répète à chacune de nos défaillances, afin que son Père accorde le pardon, mais à la condition que nous pardonnions à nos ennemis.

 

Prière

Mon Jésus, je vous promets, quand j’aurai des ennemis, de prier peur eux, de leur pardonner, de les excuser, même en me rappelant que s’ils m’ont fait souffrir, ils me font en même temps expier mes fautes ; et puis, quand je vous aurai offensé, je vous demande de redire pour moi à votre Père : « Père, pardonnez-lui, elle le sait pas ce qu’elle fait ». Vous le ferez, j’en suis sûr, et par là, vous m’accorderez les grâces actuelles nécessaires qui me régénéreront dans votre amour.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 04:54

Par Mgr Jacques MASSON

30° jour 23 mars 2010 (mardi 23 mars 1915)

Jésus est attaché à la Croix

Il est midi. On arrive au Calvaire, on décharge les épaules de Jésus de lourde Croix, puis on lui arrache sa robe sans couture : après, il va s’étendre lui-même sur sa Croix, pour que les bourreaux y fixent ses mains et ses pieds avec de gros clous.

Les bourreaux relèvent la Croix et la jettent dans un trou creusé dans le roc pour qu’elle s’y tienne debout.

Pourquoi Jésus veut-il être fixé à la Croix par des clous, tandis que ses compagnons y sont fixés par des cordes ?

C’est qu’il veut nous apprendre à bien accepter nos souffrances.

Les clous qui le fixent à la Croix l’empêchent de faire tout mouvement en haut et en bas ; cela nous apprendra qu’il souffre sans orgueil et sans défaillance tout le temps que durera sa crucifixion.

Dans mes grandes douleurs et dans mes chagrins, à l’exemple de mon Sauveur, je me fixerai moi-même à la Croix, avec les clous de la soumission, à la volonté de Dieu, sans orgueil e sans lâcheté. J’ajouterai à cela la persévérance de ma résignation tant qu‘il plaira à Dieu de me crucifier.

 

Prière

Mon Jésus, si c’est par amour pour moi que vous êtes cloué sur la Croix, faites que je vous aime assez, afin que je m’y fixe moi-même, avec les clous de ma soumission, à votre sainte volonté, sans orgueil et sans défaillance, tant qu’il plaira à Notre Père de faire durer cette crucifixion.

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Publié dans : Spiritualité - Communauté : Benoit XVI
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