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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 08:49

Par L'Equipe d'Hermas

Neuvaine.jpg

 

Suivant bien volontiers les recommandations faites par ce site que nous avons déjà présenté, nous sommes heureux de nous associer à cette neuvaine pour la France.

 

Nous vous recommandons de vous y associer vous-même, et de faire connaître cette neuvaine autour de vous.

 

Voici la prière qui est à réciter quotidiennement : 

 

Réciter trois Je vous salue Marie pour la France précédés de l’invocation : « Petit Enfant Jésus de la crèche, nous t’en supplions, donne par ta naissance une nouvelle naissance à la France. »

 

Prière complémentaire :

« Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »

 

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Publié dans : Politique - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 08:48

Par L'Equipe d'Hermas

Neuvaine.jpg

 

Suivant bien volontiers les recommandations faites par ce site que nous avons déjà présenté, nous sommes heureux de nous associer à cette neuvaine pour la France.

 

Nous vous recommandons de vous y associer vous-même, et de faire connaître cette neuvaine autour de vous.

 

Voici la prière qui est à réciter quotidiennement : 

 

Réciter trois Je vous salue Marie pour la France précédés de l’invocation : « Petit Enfant Jésus de la crèche, nous t’en supplions, donne par ta naissance une nouvelle naissance à la France. »

 

Prière complémentaire :

« Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »

 

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Publié dans : Politique - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 08:48

Par L'Equipe d'Hermas

Neuvaine.jpg

 

Suivant bien volontiers les recommandations faites par ce site que nous avons déjà présenté, nous sommes heureux de nous associer à cette neuvaine pour la France.

 

Nous vous recommandons de vous y associer vous-même, et de faire connaître cette neuvaine autour de vous.

 

Voici la prière qui est à réciter quotidiennement : 

 

Réciter trois Je vous salue Marie pour la France précédés de l’invocation : « Petit Enfant Jésus de la crèche, nous t’en supplions, donne par ta naissance une nouvelle naissance à la France. »

 

Prière complémentaire :

« Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »

 

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Publié dans : Politique - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 07:00

Par Jacques MASSON

  Le 14 juillet : commémoration de la prise de la Bastille ?

 

Il existe en France, et a fortiori à l’étranger, une tenace croyance, ou une tenace ignorance, selon laquelle le 14 juillet, fête nationale, constituerait une commémoration de la prise de la Bastille, intervenue le 14 juillet 1789.

 

Ainsi, si l’on consulte le site gouvernemental “France diplomatie”, on y apprend que :

 

« journée révolutionnaire parisienne devenue fête nationale, le 14 juillet associe aujourd’hui la solennité des défilés militaires et la convivialité des bals et des feux d’artifice. La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, est commémorée en France depuis plus d’un siècle. »

 

Echo identique sur le site même de la Présidence de la République, fût-ce au prix d’une contradiction ultérieure, qui permet de constater que les sphères officielles préfèrent – faut-il s’en étonner ? - le maintien d’une erreur idéologique à la vérité des faits. Après avoir dit que le 14 juillet avait pour objet de célébrer la « journée révolutionnaire » de la prise de la Bastille, il poursuit en ces termes :

 

« Par la suite, la commémoration du 14 juillet 1789 est abandonnée, jusqu'à ce que la IIIème République, notamment Gambetta, cherche à célébrer les fondements du régime. Sur proposition du député de la Seine, Benjamin Raspail, la loi du 6 juillet 1880 fait du 14 juillet la fête nationale de la République ».

 

Le Larousse n’est pas en reste :

 

« La chute de la prison d'État fut, après coup, saluée comme la victoire de l'insurrection populaire sur l'arbitraire royal. C'est pourquoi le 14 juillet fut choisi comme fête nationale de la France par la IIIème République, en 1880. »


*

*      *

 

La fête nationale française célébrerait ainsi l’assaut de cette prison, dont n’ont pourtant été délivrés que des « faux-monnayeurs et des satyres », selon le mot de Gaxotte. Pour beaucoup, cette image prétendument épique, assimilée par l’historiographie d’Etat à une glorieuse victoire militaire, porte en elle la Révolution toute entière et l’Idée sublimée que l’Ordre nouveau se fait de lui-même : le prophète de la liberté, de l’égalité, de la fraternité universelles, dans un monde démocratique qui ne connaît plus désormais ni obscurité, ni fanatisme, ni injustice, ni privilège. Il plaît visiblement à notre bourgeoisie couronnée de rappeler ses origines canailles, selon un modèle mi-mondain, mi-vulgaire fort prisé de politiciens aujourd'hui très en vue.

 

Les peuples, paraît-il, étaient fatigués de l’opium de la religion. Ils lui ont préféré le suc plus corsé du phantasme révolutionnaire, qui sert, génération après génération, à consoler le citoyen de ses désillusions amères. Le règne des rois a laissé place à celui des banquiers, des bouffons, des marchands de soupe, des faiseurs d’affaires, des promoteurs immobiliers, des officines de la pensée unique, des penseurs  de quai de gare et des manipulateurs d’opinion portant tous le pouvoir relatif de politiciens médiocres, cyniques, inféodés et veules.  Les castes de privilégiés se sont multipliées, et avec elles, à la fois, l’arrogance ici, et la jalousie là. Les inégalités les plus criantes se sont épanouies paisiblement à l’ombre du pouvoir, y compris en matière fiscale. Un servage nouveau s’est développé, le citoyen lambda travaillant six mois l’an pour le seul compte de l’Etat protecteur, lequel vit à grand train sur sa ruine consommée et son avenir obéré. Le culte public de Dieu a laissé place à celui de l’Argent et l’idéal de l’honnête homme à celui du Consommateur, gavé de matérialisme, de téloche et de sport.

 

Mais qu’importe ! Chaque année vient offrir au citoyen désidéalisé, avec les beaux jours d’été, sa prophylaxie mémorielle contre l’esprit de réflexion et de rébellion. Nous sommes libres, vient-on nous marteler, nous sommes un modèle pour le monde, frères et égaux dans cette communauté sociale de bienveillance universelle car nos pères ont pris la Bastille ! Les politiciens eux-mêmes paraissent parfois être convaincus de la grandeur de l'événement de 89, inconscients qu'ils sont de celui qu'ils préparent à leurs dépens. Et ce trésor collectif qui est censé être nôtre a été conquis par les piques et les canons qui ont fait tomber, le 14 juillet 1789, la célèbre prison scélérate. 

 

*

*      *

 

Cette foi naïve, cette crédulité englobe aussi, souvent – malgré les élucidations apportées en ce domaine par l’historiographie moderne, notamment étrangère – cette idée que la Révolution française, qui a mis fin à un monde vieilli, serait une œuvre de vertu. On ne saurait donc trop rappeler, en passant, la violence et le fanatisme qui lui ont été consubstantiels, et qui l’ont conduite, dans le temps, à arracher les racines traditionnelles de ce pays, jusqu’à lui faire perdre, au plérôme de notre âge de mondialisation, toute identité. 

 

Qu’il nous soit donc permis de rappeler également, comme en passant, que cette Révolution a opéré son point de non retour par la Terreur, laquelle n’était pas un accident, mais un instrument logique et cohérent de ses objectifs. Si la prise de la Bastille a quelque chose à voir avec cette période, ce n’est certainement pas avec les progrès du droit qui l’ont accompagnée, mais avec cette Terreur, c’est-dire cette confiscation violente du pouvoir par des voyous et des assassins érigés en chantres de la Vertu obligée. En quoi, dès lors, la célébration d’un fête nationale, supposée constituer un lien national de tous les Français, peut-elle être symbolisée ou prendre naissance dans cette bacchanale de vulgarité et de sang ? D’autant que, contrairement à ce que la Légende Dorée de la République s’est appliquée longuement à faire croire, par son histoire officielle, le « nettoyage » auquel la Révolution – cette révolution de violence et de meurtre – s’est livrée a été tourné, premièrement et directement contre le peuple français lui-même.

 

« Contrairement à ce que l’on a pu croire, les guillotinés se sont recrutés beaucoup moins chez les “aristos” que parmi les gens du peuple. Se sentant menacés, un grand nombre de nobles avait émigré dès les premiers mois de la Révolution. Les victimes sont donc principalement des artisans et des laboureurs, des marchands et des religieux, désignés comme ‘ennemis de la Nation’ parce qu’ils avaient essayé de se soustraire aux réquisitions, ou simplement parce qu’ils avaient exprimé un peu trop haut leur mécontentement fut le blocage des prix et des salaires en général, de la politique du gouvernement » [cf. Michel Mourre Les Guillotinés der la Terreur, Publications Henry Coston, mars 1988, 139 pages : l’ouvrage donne la liste, avec noms, prénoms, profession, motif de la condamnation de toutes les victimes].

 

Mais surtout les principales victimes furent les prêtres [réfractaires, qui restaient fidèles au Pape], les religieux, les religieuses, des couvents entiers ; mais aussi et surtout, de nombreux fidèles, des gens simples du bon peuple de France, des gens attachés à leur foi, des catholiques qui continuaient, malgré les dangers, à s’adresser aux prêtres réfractaires et qui n’hésitaient pas à les cacher pour leur permettre de poursuivre leur ministère. Quand ils étaient découverts, le procès était bref : « Es-tu catholique ? – « Oui, je suis catholique » - Fidèle à la Constitution ou au Pape ? «  - Au Pape » - « A la guillotine »…

 

Dans mon village de Lorraine une famille, qui habitait alors Lyon, y a eu 31 personnes guillotinées, pour la seule raison d'être catholiques, et de s'adresser aux prêtres réfractaires! Les interrogatoires, que j’ai lus, font penser aux pires persécutions du temps de l’Empire Romain.

 

Dans mon propre village, la Mère Abbesse de l’une des quatre Abbayes de femmes de Lorraine, a écrit une Lettre personnelle au Pape au début du mois de janvier 1790 en analysant la situation. Elle déclarait que le mouvement nouveau avait pour but surtout de détruire l’Eglise Catholique en France (Je possède copie de ce document dans mes archives, qui se trouve aux Archives de Meurthe et Moselle). Elle assurait le Saint-Père de sa fidélité et à l’Eglise « perinde ac cadaver », ainsi que de la fidélité de ses Chanoinesses, dont plusieurs sont mortes, de fait, à la guillotine.

 

Est-ce cela que l’on fêterait le 14 juillet ? Et pourtant, pour beaucoup, pour de très nombreux Français, la Fête nationale c’est la prise de la Bastille… Quelle ignorance et quelle honte !

 

Chaque année, les journaux, la télévision, nous rebattent les oreilles avec cette « prise de la Bastille ». En Italie, comme dans de nombreux autres pays, il en est de même.

 

C’est pourquoi j’avais écrit en son temps, sans succès, à l’Ambassadeur de France près le Saint-Siège pour que soient informées les différentes Ambassades, et surtout les différents journaux et radios et télévisions sur la signification du 14 juillet. Car on ne peut tolérer qu'une telle ignorance continue : c’est une erreur grave, c’est même un non sens, qui dénote la grande ignorance qu’ont les Français de leur propre histoire. Qu’enseignez-vous  Messieurs les professeurs d’histoire ? Ma lettre est bien sûr restée « lettre morte » et je gage que, cette année encore, tous les moyens italiens d’information renchériront sur « la prise de la Bastille »… C’est beau la « francophonie ».

 

C'est pourtant un fait historique et culturel, qu'il faut faire connaître pour lui donner tout son sens : Une fête nationale ne saurait être une chose banale, qui exalte des massacres aveugles…. Sinon, moi-même, je ne fêterais pas le 14 juillet, car mes ancêtres s'adressaient alors aux prêtres réfractaires, comme le montrent les registres de ces prêtres que j'ai découverts aux Archives de Nancy.

 

*

*      *

 

Le 14 juillet, fête nationale de la France,

n’est pas la commémoration de la prise de la Bastille [14 juillet 1789]

 

La date du 14 juillet retenue comme fête nationale, est le 14 juillet 1790, Fête de la Fédération, où toute la France, avec les trois Corps constitués, Clergé, Noblesse, Tiers-Etats, se sont retrouvés pour une messe solennelle de réconciliation, en présence du Roi Louis XVI, afin de marquer la réunion de la France autour de son Roi, et autour de l'autel gigantesque dressé sur la Place de la Concorde à Paris, après les incidents sanglants révolutionnaires de la prise la Bastille le 14 juillet 1789. Le site internet du Sénat, mieux inspiré que d'autres sites gouvernementaux, ne manque pas de le rappeler.

 

Cette Fête de la Fédération eut lieu le 14 juillet 1790, pendant la Révolution française, un an jour pour jour après la prise de la Bastille. Les fédérés défilèrent avec leurs tambours et leurs drapeaux ; ils étaient 100.000, y compris ceux de Paris. Les parisiens prirent place sur les talus que l’on avait élevés autour de l’esplanade. Louis XVI arriva de Saint-Cloud et prit place dans le pavillon dressé devant l’École militaire. La participation de la foule fut immense, très enthousiaste, malgré le mauvais temps. La messe fut célébrée par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, évêque d’Autun (personnage pour le moins ambigu). La Fayette, en grand uniforme, arriva sur un cheval blanc et monta sur l’estrade. Louis XVI prêta serment à la Nation et à la loi, la multitude le répéta et l’on entonna un Te Deum, puis on se sépara au milieu des embrassements et des vivats dont beaucoup s’adressaient à Louis XVI.

La date du 14 juillet, comme fête nationale, fut retenue bien plus tard.

 

En effet, ce n'est que le 21 mai 1880 que le député Benjamin Raspail déposa la loi faisant de cette date la fête nationale annuelle en commémoration de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Cette référence à cette fête et non pas à la prise de la Bastille fut volontaire et explicite – afin d'écarter un événement sanglant.  Voici en quels termes s’est exprimé à ce sujet le Rapporteur du Sénat, Henri Martin :

 

« (…) à ceux de nos collègues que des souvenirs tragiques feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit prendre la Bastille, fut suivi d’un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra le premier par l’adhésion de la France entière, d’après l’initiative de Bordeaux et de la Bretagne. Cette seconde journée du 14 juillet, qui n’a coûté ni une goutte de sang ni une larme, cette journée de la Grande Fédération, nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire. C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, auxquels la postérité garde un souvenir reconnaissant. Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire » (Henri Martin, rapporteur du Sénat).

 

Le même Rapporteur, au cours des débats, devait d’ailleurs déclarer à propos de l’Ancien Régime : « Cette ancienne société, cette monarchie, messieurs, nous vous l'avons dit bien des fois, nous en acceptons tout ce qui a été grand, tout ce qui a été national, tout ce qui a contribué à faire la France. »

 

La loi fut adoptée par l'Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle fut promulguée le 6 juillet 1880. C’est depuis lors que le 14 juillet est officiellement le jour de la fête nationale française.

 

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Publié dans : Politique - Communauté : Praedicatho.com
Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 14:29

Par Pierre GABARRA

m.jpgUn sondage Viavoice paru ce lundi dans Libération indique que près des deux tiers des Français (64 %) considéreraient que les dirigeants politiques sont « plutôt corrompus », tandis que ceux qui les considèrent comme « plutôt honnêtes » n’atteindraient pas 30 %. En 1977, un sondage du même genre indiquait que l’opinion défavorable atteignait à peine 38 %. Un accroissement de chiffre qui traduit une évidente dégringolade de mœurs.

 

L’adverbe “plutôt” exprime une nuance intéressante : pas de certitude, non, mais une “inclination à penser que”. Pourquoi ? Parce que le mode de fonctionnement de la classe politique y porte. C’est comme un air qu’on respire, une impression globale, diffuse, une image d’ensemble que renvoie l’univers des “gouvernants” à celui des “gouvernés”, et illustré par des affaires successives.

 

Les gouvernants, aujourd’hui, sont ce qu’il est d’usage d’appeler des gens “de droite”. Selon le mécanisme imbécile inhérent à notre société, les gens dits “de gauche” en font dès lors leur beurre pour se donner des airs de Monsieur Propre. Mme Aubry, qui n’est gouvernante encore que du PS, dénonce ces « ministres qui ont oublié les exigences et les devoirs d'exemplarité qui vont avec leur charge ». Elle ajoute que la démocratie est « abîmée », parce qu’on a « l'impression au sommet de l'Etat qu'il y a un rapprochement permanent entre le monde politique et le monde de l'argent ». Ce n’est que trop vrai, il faut le lui concéder sans détour. Mais n’est-ce pas oublier un peu vite que des taux de sondage plus importants encore, relatifs à la corruption des gouvernants, avaient été enregistrés sous le gouvernement socialiste dans les années 1990 et le triomphe de la République des coquins ? S’il y a bien un parti, en France, avec l’UMP, que le miroir de ses pratiques devrait humblement dissuader de dénoncer chez les autres la collusion de l’argent et du pouvoir, c’est bien le PS.

 

Cette amnésie, néanmoins, est éclairante. Quand on parle de “corruption”, qu’elle soit dite “active” ou “passive”, on fait immédiatement référence à ce lien du pouvoir à l’argent, ce pouvoir que l’on se concilie ou que l’on conquiert par son intermédiaire. Cependant, cette corruption financière, ou matérielle, qui constitue un fléau dans le monde entier – malgré les détours et les subtilités cachées dont elle sait user – n’est qu’une corruption extérieure.

 

Elle n’aurait pas de raison d’être, pas de moteur, si ne la précédait une corruption de l’âme. C’est ce qu’indique d’ailleurs le Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise, qui en indique à la fois les causes et les effets :


« Parmi les déformations du système démocratique, la corruption politique est une des plus graves car elle trahit à la fois les principes de la morale et les normes de la justice sociale; elle compromet le fonctionnement correct de l'État, en influant négativement sur le rapport entre les gouvernants et les gouvernés; elle introduit une méfiance croissante à l'égard des institutions publiques en causant une désaffection progressive des citoyens vis-à-vis de la politique et de ses représentants, ce qui entraîne l'affaiblissement des institutions. La corruption déforme à la racine le rôle des institutions représentatives, car elle les utilise comme un terrain d'échange politique entre requêtes clientélistes et prestations des gouvernants. De la sorte, les choix politiques favorisent les objectifs restreints de ceux qui possèdent les moyens de les influencer et empêchent la réalisation du bien commun de tous les citoyens (n° 411) »

 

Qu’il y ait au sommet de l’Etat, comme l’indique Mme Aubry, « rapprochement permanent entre le monde politique et le monde de l'argent », est-ce si étonnant ? La dénonciation est-elle naïve ou démagogique ? Veut-elle vraiment chercher à nous faire croire qu’il n’en serait pas ainsi en Socialie ? L’histoire ne plaide pas en faveur d’une telle thèse. L’argent appelle le pouvoir, et le pouvoir appelle l’argent. Les décisions de pouvoir sont souvent indissociables de l’argent et des gens d’argent. La question n’est pas là. Le problème ne naît pas du rapprochement de l’un et de l’autre, mais de leur hiérarchie. Cette question va plus loin que celle de savoir si tel ministre tire un intérêt financier personnel à telle opération qu’il ordonne, si celui-ci fait payer ses cigares par l’Etat, si celui-là reçoit une double rémunération pour des travaux qu’il fait faire par des sous-fifres, si tel autre loge sa petite famille aux frais des contribuables ou si tel autre encore, comme tant de fonctionnaires que la Cour des Comptes a maintes fois épinglés, de droite comme de gauche, fait passer ses vacances au soleil pour des missions professionnelles. Sans chercher à excuser ces comportements de voleurs en col blanc, ce sont là, par rapport à la question qui nous occupe, des éléments secondaires.

 

La question est une question de valeur. Peu importe, si l’on est inféodé moralement à l’argent qu’on le soit avec impudeur ou avec hypocrisie, avec ostentation ou avec dissimulation. Dans tous les cas, c’est la même servilité, que l’on observe d’ailleurs jusque dans des milieux catholiques “biens comme il faut”. On peut être aussi inféodé à l’argent par jalousie. La jalousie, en effet, révèle souvent le simple dépit de ne pas être à la place des voleurs pour en profiter soi-même, une sorte de contestation de la rupture d’égalité entre canailles.

 

Ce n’est pas une question spécifiquement de droite ou de gauche : les politiciens, comme aussi les citoyens, ont à s’interroger sur leur rapport à l’argent, pour savoir s’ils en font un serviteur ou un maître. Le gouvernement actuel n’est que la caricature du mauvais choix.

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Publié dans : Politique - Communauté : Praedicatho.com
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 15:00

Par L'Equipe d'Hermas

Il existe, dans ce qu'on appelle le "Pôle Emploi" [c'est de mode : le monde officiel aime désormais à créer des "pôles", comme pour indiquer des orientations qui par ailleurs lui font défaut], différentes catégories, qui vont de A à E, selon une subtile division établie entre les demandeurs d'emplois. Ce saucissonnage permet aux pouvoirs publics de présenter à leur gré des chiffres moins défavorables, en s'en tenant à la première de ces catégories, la catégorie A, qui concerne exclusivement les demandeurs d’emploi inscrits à "Pôle emploi," qui, tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en cherchent un à plein temps et à durée indéterminée [cf. sur ce point le site chomist-land.com]. La prise en compte de l'ensemble de ces catégories permet de dégager un chiffre de plus de 4,5 millions de chômeurs en mai 2010.

 

Par ailleurs, le montant de la dette publique, qui atteignait plus de 77% du PIB fin 2009, pourrait atteindre, selon le propre aveu du gouvernement, 90 % en 2012. Dans son Rapport 2010, la Cour des comptes a souligné que ce déficit, qui n'est pas seulement dû à la "crise", mais aussi "à des décisions d’effet durable", "a entraîné le dépassement de tous les repères bâtis ces dernières années pour piloter les finances publiques". La noble et inutile institution, qui dénonce "la situation intenable de la trésorerie du régime général" de la Sécurité sociale et une augmentation sensible "de toutes les catégories d’administrations publiques", réitère ses avertissements, en soulignant avec force l'urgence de réformes, et celle de s'imposer "la question de la légitimité de toutes les dépenses publiques du pays".

 

Au-delà des analyses techniques, cela signifie crûment, sur fond de crise et de scandales divers [affaires Blanc, Boutin, Estrosi, Woerth, Rama Yade, etc. en attendant d'autres], que la gestion de ce pays est une gabegie et que ses gouvernants dilapident le fruit du travail des Français, durement affectés dans leur majorité tant par cette crise que par des politiques désastreuses.

 

C'est le temps pourtant choisi par le Président de la République pour acquérir pour ses seuls déplacements un indispensable Airbus A 330-200 [outre deux très luxueux Falcon 7x pour les besoins du gouvernement, en attendant la livraison de quatre Falcon 2000], certes d'occasion mais entièrement transformé comme on peut aisément l'imaginer, et qui aura pour le moment coûté la somme de 176 millions d'euros. Le coût total de renouvellement de ces appareils s'éléverait à quelque 300 millions d'euros, et le coût d'heure de vol de l'appareil présidentiel est estimé à la bagatelle de 20.000 euros.

 

C'est le temps aussi de la poudre aux yeux, par l'annonce de la supression, pour cette année, de la fameuse "traditionnelle garden-party" de l'Elysée [inventée par M. Giscard], "par souci d'exemplarité", selon M. Chatel. Rappelons que cette petite sauterie avait coûté plus de 730.000 euros l'an passé. Evidemment, on ne peut que se réjouir de ce "sacrifice", mais il est tout de même étonnant d'entendre présenter comme un acte de vertu la suppression de cette fantaisie mondaine, dispendieuse et inutile. Dans le même ordre d'idée, l'injonction faite  par M. Sarkozy au premier ministre que les dépenses privées des membres du gouvernement soient désormais prises en charges par leurs "deniers personnels" est très révélateur de pratiques jusque-là bien établies - à supposer qu'elles changent à présent.

 

Plus cocasse encore, M. Frédéric Lefebvre, pour nous montrer l'engagement décidé des pouvoirs publics, et de M. Sarkozy en particulier, dans cette voie vertueuse, vient de nous faire savoir - en sa qualité de porte-parole de l'UMP -  dans l'émission "Complément d'enquête", sur France 2, que le Président de la République, qui avait certes augmenté sa rémunération, on s'en souvient, de 170 %, va jusqu'à payer... son dentifrice... dans ses déplacements. Le propos est tellement ridicule qu'il laisse sans voix. Consigne ou zèle un peu trop débordant ?

 

Quoi qu'il en soit, et sur un registre beaucoup plus sérieux, les Français attendent de leurs gouvernants, quels qu'ils soient, qu'ils apportent enfin la démonstration réelle de leur engagement dans des comportements raisonnables et honnêtes. Est-ce trop exiger ? L'histoire a tout loisir, a posteriori, dans le calme recouvré, d'expliquer comment telles ou telles révoltes sont survenues et de disséquer leurs causes. Elle apporte souvent cette constatation étonnante que ceux qui ont amassé sur la société, en même temps qu'ils ont sapé ses fondements, des masses de raucune, d'indignations et de révolte, sont les premiers surpris de ce que ces dernières explosent, à l'image de ces parents pourrisseurs de leurs enfants que leurs dégringolades prennent de court : "On n'avait pas voulu ça...". Non, ils ne l'ont pas voulu, mais il existe une loi de gravitation universelle en ces matières, analogue à celle de la physique.

 

Puissent nos gouvernants se hâter de prendre conscience de ses lois.

 

 

 

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Publié dans : Politique - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 11:03

Par Pierre GABARRA

1.- Nous vous proposons ici la lecture d’un texte écrit par M. Chems Eddine Chitour, professeur à l’école polytechnique d’Alger, dont le titre est “Les quatre crises”. L’auteur leur attribue une paternité commune, qui serait le capitalisme, analysé par lui comme intrinsèquement pervers en ce qu’il serait « originellement contre la valeur humaine ». Ces quatre fléaux, dans l’ordre de présentation qui en est donné, sont : la crise alimentaire, due à « l’insatiété des hommes qui font tout pour s’enrichir quel qu’en soit le prix matériel ou moral », la crise financière, qui résulte en particulier « d’opérations économiques d’envergure calculées et exécutées par quelques puissantes banques qui vont jusqu’à menacer des États de faillite totale pour arriver à leurs fins », la crise climatique et enfin la « crise de civilisation ». On trouvera l’intégralité de ce texte sur le site Contreinfo.

 

Cette analyse appelle des réserves, en particulier à cause de sa critique sans nuance du capitalisme. Mais, de fait, elle “photographie” une situation internationale qu’il est difficile de nier dès lors que les mécanismes financiers internationaux jouent globalement, en effet, à la faveur de la démission proprement politique des Etats occidentaux, « contre la valeur humaine ». Les réflexions de l’auteur trouvent un écho, en particulier, dans l’analyse de Miguel Argaya Roca, que nous avons publiée sur Hermas, à propos de « l’avortement comme méthode d’exploitation capitaliste » et l’on connaît aussi la sévérité du magistère de l’Eglise en ce domaine.

 

2.- Nous vous proposons de lire ici plus particulièrement ce qui se rapporte, en cette étude, à la “quatrième crise”, à savoir la « crise de civilisation ». Cette partie nous paraît la plus importante : elle est, en effet, la cause des causes. De toute évidence, le regard de l’auteur est biaisé par ses propres apriori, ses rancunes peut-être, voire son idéologie. A l’entendre, l’aventure du capitalisme n’aurait été qu’occidentale et l’Occident serait évidemment chargé de tous les maux, la guerre, le colonialisme, l’extermination, imposés notamment à une Afrique supposée pacifique et paisible, alors qu’elle a subi, bien avant les développements du capitalisme occidental, outre ses querelles tribales endémiques, la guerre, le colonialisme, l’intolérance, la discrimination et le commerce d’êtres humains imposés par l’islam.


C’est le mythe du bon sauvage revisité de l’extérieur, et exprimé en un discours que maints occidentaux, paradoxalement, sont prompts à avaliser et dont l’auteur se plaît à recueillir les témoignages. Comme il est de règle en certains milieux pensants du tiers-mondialisme, l’Occident paraît ici identifié au mal. De bien il n’est nulle question, en quelque ordre que ce soit, hormis l’évocation d’un « rayon de lumière exceptionnel » dont l’auteur ne précise évidemment pas la nature. Paradoxalement, l'auteur qui se pose en critique sans complaisance de la réduction du monde à l'économisme sombre ici dans le même travers. Le christianisme lui-même ne paraît à ses yeux qu’une composante extrinsèque, superficielle, intéressée. L’ignorance de M. Chitour, sur ce point, est plus que profonde. Elle est abyssale.

 

3.- Il n’empêche, bien des traits de son analyse sont vrais. Et s’ils le sont, c’est précisément par la renonciation à ce christianisme et par le choix d’un « sacerdoce dans le money théisme ». La formule, avouons-le, est fort bien trouvée. Cet abandon a dévitalisé l’Occident de l’intérieur, qui s’est en effet rempli d’économisme et d’utilitarisme, en se déshumanisant à proportion. Le modèle du “courtois” et du preux a laissé place à celui de l’honnête homme, l’honnête homme au bourgeois et le bourgeois au consommateur, sommet du réductionnisme matérialiste ["leur dieu, c'est leur ventre...”], devant lequel viennent désormais s’accroupir le politicien, le juriste, le médecin, le banquier, l’homme “d’affaires”, le journaliste et le “philosophe”, dans une étroite communion : celle de l’argent. Même nos milieux “cathos bien-pensants” n'échappent pas à cette fascination, où le mode de pensée et de vie christiano-païen est devenu si naturel. Il n’est hélas pas rare d'y voir s’exercer un très grand écart, assoupli par une longue pratique professionnelle et familiale, entre Dieu et Mammon. On y lit fidèlement le “Figaro” et “Famille chrétienne”, on vote et on pense “comme il faut”, en se gardant de tout excès, on s’y montre tolérant, moralement ouvert, et surtout, Evangile oblige, on veille avec un soin jaloux à ne pas mélanger ce qui est de César et ce qui est de Dieu. Mais dans l'esprit du temps, cela ne signifie que ceci : que ce Dieu n’a rien à voir en nos affaires de ce siècle. Ce que dénonce justement, à notre avis, cet article, c’est qu’au fond l’Occident a renoncé à se penser lui-même avec exigence comme civilisation. Les efforts qu’il fait, en particulier en Europe, pour échapper à ses racines chrétiennes, avec la complicité passive (ou active) de nombreux clercs et laïcs gagnés à l’idéologie du monde, qui ne trouvent aucun souffle pour l’en dissuader, ne font que l’éloigner davantage de cette possibilité.

 

La leçon vient de l’extérieur, elle n’est pas agréable à entendre. Mais elle est vraie. Pour nous, catholiques elle n’a qu’une réponse possible : l’acheminement résolu à une véritable conversion du cœur, avec la grâce de Dieu, pour rendre cohérentes notre foi et notre vie, en privé et en public, dans la famille et dans la société politique, dans l'école et dans la pratique professionnelle, dans les discours et dans les actes. C’est ce à quoi ne cesse de nous inviter l’Eglise. Le remède de l'Occident n'est pas qu'il cesse de l'être ; c'est qu'il retrouve le sens de son être, de son identité, et qu'il y retrouve une vie nouvelle.

 

Voici le texte de M. Chitour :

 

« Cette dernière crise (morale) est à la fois ancienne et actuelle, elle structure l’imaginaire des pays occidentaux, elle plonge ses racines dans l’arrogance de l’Occident mâtiné de christianisme au départ pour les besoins de sa cause et qui ensuite s’est découvert un sacerdoce dans le money théisme. Tout au long de l’aventure du capitalisme, des vies ont été broyées au nom de l’intérêt, des guerres ont été faites, un colonialisme le plus abject a été imposé aux nations fragiles par les patries des droits de l’homme européen. Pour Jean Ziegler, “les peuples du tiers-monde ont bien raison de haïr l’Occident.(...) Par le fer et le feu, ils ont colonisé et exterminé les peuples qui vivaient sur les terres de leurs ancêtres en Afrique, en Australie, en Inde... Le temps a coulé depuis, mais les peuples, se souviennent des humiliations, des horreurs subies dans le passé. Ils ont décidé de demander des comptes à l’Occident”. Même les droits de l’homme - un héritage du siècle des Lumières - participent du complot. Alors qu’ils devraient être “l’armature de la communauté internationale” et le “langage commun de l’humanité”, ils sont instrumentalisés par les Occidentaux au gré de leurs intérêts (1).

 

Une analyse pertinente du déclin de l’Occident pour avoir failli à son magistère moral nous est donnée par l’ambassadeur singapourien Kishore Mahbubani. Dans cet essai magistral, il analyse le déclin occidental : recul démographique, récession économique, et perte de ses propres valeurs. Il observe les signes d’un basculement du centre du monde de l’Occident vers l’Orient. Il cite l’historien britannique Victor Kiernan et son ouvrage The Lords of Humankind, Europe an Attitudes to the Outside World in the Imperial Age. Kiernan brossait le portrait de l’arrogance et du fanatisme traversés par un rayon de lumière exceptionnel. “La plupart du temps, cependant, les colonialistes étaient des gens médiocres mais en raison de leur position et, surtout, de leur couleur de peau, ils étaient en mesure de se comporter comme les maîtres de la création. En fait, [l’attitude colonialiste] reste très vive en ce début de XXIe siècle. (...) Le complexe de supériorité subsiste. « Cette tendance européenne à regarder de haut, à mépriser les cultures et les sociétés non européennes, a des racines profondes dans le psychisme européen.”(2)

 

La dichotomie “The West and the Rest” (l’Ouest et le reste du monde), voire la perspective conflictuelle résumée par la formule “The West against the Rest” (l’Ouest contre le reste du monde) semble être étayée par le mythe de la guerre contre Al Qaîda. Il n’est pas étonnant dans ces conditions de voir perdurer des situations dantesques s’agissant de l’arrogance des riches en face de la détresse des pauvres. Santiago Alba Rico en donne un exemple récent, il s’agit du luxe d’une croisière qui jette l’ancre à... Haïti au moment du tremblement de terre. “Vers dix heures du matin, le 19 janvier dernier, le Liberty of the Seas, un des yachts les plus luxueux du monde, débarqua ses passagers dans le port idyllique de Labedee. Accueillis au son d’une musique folklorique enchanteresse, avec des rafraichissements... Ce rêve matérialisé, ce retour civilisé au Jardin d’Éden biblique, était cependant attenant à un autre monde d’innocence perdue et de barbarie antédiluvienne. Une mince cloison, une transparence dure et infranchissable le séparait de cet autre monde. Et c’est qu’en effet, de l’autre côté du mur de trois mètres de hauteur, hérissé de fils de fer barbelés et gardé par des vigiles armés, on n’était pas le 19 janvier, mais le 12, il n’était pas dix heures du matin, mais cinq heures de l’après-midi, on n’était pas à Labedee, mais à Haïti et la terre tremblait, les maisons s’écroulaient, les enfants pleuraient et des milliers de survivants fouillaient les décombres pour y rechercher des cadavres et un peu de nourriture.” (3)


“(...) De quel droit survivons-nous aux morts ? Du droit que nous donne la certitude inexorable de notre propre mort. (...) De quel droit les États-uniens rient-ils à des funérailles à Haïti ? (...) Eh bien, la mondialisation capitaliste consiste - du point de vue anthropologique - en ce que les classes moyennes de l’Occident, à travers le tourisme et la télévision, aillent rire à gorge déployée, et boire et danser... ” (3).


Alba Rico conclut d’une façon pertinente : “Nous sommes là parce que nous sommes plus riches et plus puissants et cela vaut également pour les bons sentiments ; mais si nous sommes, en plus, impolis et grossiers, si nous rions à leurs funérailles, c’est parce que nous sommes convaincus que, contrairement aux Haïtiens et aux Indonésiens, nous n’allons pas mourir. (...) La grossièreté, l’irrespect, la mauvaise éducation sont presque devenus des impératifs moraux. Cela peut-il nous étonner que lorsqu’il s’agit de "sauver le monde" l’Occident s’empresse d’envoyer des marines et des touristes ?” (3) (…) ».

 

 Notes du texte

(1) Jean Ziegler : La haine de l’Occident. Albin Michel. 2008

(2) Kishore Mahbubani : The Irresistible Shift of Global Power to the East. 2008

(3) 7.S.Alba Rico http://www.legrandsoir.info/De-quel-droit-survivons-nous-aux-morts.html6

 

 

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Publié dans : Politique - Communauté : Benoit XVI
Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 10:48

Par Axel de BOER

Communiqué de "La liste chrétienne".- La liste chrétienne totalise 0,85% des voix et 24686 voix. Nous sommes donc passé de 0,16 à 0,85% en l’espace de neuf mois. Nous avons ainsi montré qu’il est possible de faire exister un vote chrétien indépendant dans notre pays. Il faut réaliser que notre score n’est qu’une partie de ce que nous aurions fait avec des moyens égaux à ceux des autres listes.

 

Notre consigne de vote pour le second tour est simple : un chrétien ne peut voter pour aucune des listes en présence, mais nous devons témoigner de notre opposition pour ne pas être complice de leurs actions. Nous appelons ainsi à voter nul avec un bulletin marqué « chrétien ». C’est un vote de témoignage, une façon de ne pas refuser notre responsabilité.

 

De tout temps, les précurseurs de la justice et de la liberté ont été une petite minorité capable de changer le monde. Nous sommes cette minorité.

Comment notre terre de France, berceau des idéaux et de la liberté, a-t-elle pu en être réduite à écouter les trivialités de cette campagne. Où sont l’honneur, la fierté, la grandeur et l’espérance dans notre pays ? l’Homme ne vit pas seulement de pain, on lui a fait croire que le pain et les jeux étaient des buts en soi. C’est un chemin qui conduit à la mort.

 

Je suis père de deux jeunes enfants, mon dernier aura huit mois jeudi. Quel monde allons-nous leur donner ? Je ne veux pas qu’ils grandissent dans cette mer de souffrance qui recouvre notre pays, je veux qu’ils puissent vivre en paix et être heureux. C’est pour eux que je me bats.

 

Une voix crie dans le désert : relevez ceux qui sont tombés, venez en aide aux plus faibles, construisez un véritable bien commun. Cette voix a déjà été entendue, demain elle sera la conscience de notre nation.

 

Nous sommes au milieu de la nuit et du brouillard, nous ne voyons pas l’autre rive ; nous avons perdu le sens. Mais croyez-moi et cessez de craindre. Les chrétiens ont vaincu de plus grandes ténèbres, les chrétiens ont portés de plus grandes espérances. La rive est proche, beaucoup plus proche que vous ne le croyez. La lumière est là, au-delà des rideaux de fumée des mensonges. Je vous le dis et je vous en fais la promesse : la victoire de la Vie ne sera sans doute pas pour ce soir, mais elle n’est pas aussi difficile que vous le croyez. Elle n’est pas aussi lointaine que vous l’imaginez.

 

Nous faisons face à une idéologie. On ne combat pas une idéologie par des atermoiements mais frontalement, par la Vérité. Nous voulons faire entendre une voix d’espérance et fonder un dialogue pour changer notre société. Le combat que nous menons est civilisationnel. L’appel du pape Jean-Paul II à fonder une Civilisation de l’Amour est un appel à une évolution, à un progrès humain et social. Il ne peut exister de culture de mort à visage humain, nous devons en être conscient.

 

Osons être nous-même et croire en ce que nous prions et en ce que nous disons. Sortons de nos tanières, de nos pensées étriquées. Nous ne sommes pas les chrétiens des catacombes mais les chrétiens de l’espérance. Aujourd’hui nous avons brisé un tabou, et c’est un geste définitif.

 

La fin du monde n’est pas pour demain. Au contraire, nous sommes au début d’un nouvel élan. Je vous appelle à l’espérance parce que nous savons que, contrairement à la culture de mort, nous avons déjà vaincu le monde. Je vous en fais la promesse : nous vous conduirons au large.

 

Pour ce combat, nous avons besoin de vous : venez nous rejoindre, rejoignez Solidarité, aidez-nous à construire une force politique nouvelle dans ce pays, devenez adhérents car un parti existe par le nombre de ses adhérents. La seule bataille qui soit perdue d’avance est celle qu’on ne livre pas : allez-vous choisir la vie et donc le combat ou choisir la mort et donc le silence ?

 

Vive la Civilisation de l’Amour, Vive la France

 

Axel de Boer

 

Candidat tête de liste de La Liste Chrétienne

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Publié dans : Politique - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 08:07

Par L'Equipe d'Hermas

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Communique de Catholiques en campagne :

 

Campagne des élections régionales de mars 2010 :

 

Veuillez trouver ci-joint une nouvelle série de réponses au questionnaire adressé aux candidats.

 

Jusqu'au 21 mars, n'hésitez pas à consulter notre site internet qui sera mis à jour dès réception de nouvelles réponses.

 

 

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Publié dans : Politique - Communauté : Catholique
Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 17:00

Par L'Equipe d'Hermas

CRUCIFIX: L'AFFAIRE LAUTSI C. ITALIE

SERA EXAMINÉE PAR LA GRANDE CHAMBRE DE LA COUR

 

Communiqué de ce jour du Greffier de la Cour européenne des droits de l'homme.- Le collège de cinq juges de la Grande Chambre, qui s’est réuni les 1er et 2 mars 2010, a accepté la demande de renvoi présentée par le Gouvernement italien, le 28 janvier 2010, dans le cadre de l'affaire Lautsi c. Italie. L'affaire sera donc examinée par la Grande Chambre qui se prononcera de manière définitive par un arrêt.

La tenue d'une audience de Grande Chambre n'est pas obligatoire mais, dans la pratique, elle est quasi-systématique. Par ailleurs, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice le Président de la Cour peut inviter tout État partie à la Convention ou toute personne intéressée à présenter des observations écrites et le cas échéant à prendre part à l'audience. Tout État partie à la Convention dont un ressortissant est partie à l'instance a le droit de présenter des observations écrites et de prendre part à l'audience (art. 36 de la Convention).

La composition de la Grande Chambre sera définie à un stade ultérieur. Aucun des juges ayant rendu l'arrêt de chambre du 3 novembre 2009 ne pourra entrer dans la composition de la Grande Chambre, à l'exception de la présidente de ladite chambre et du juge élu au titre de l’Italie*.

Le collège a également accepté les demandes de renvoi présentées parallèlement par le Gouvernement italien et les requérants dans le cadre de l'affaire Giuliani et Gaggio c. Italie (requête n° 23458/02) sur laquelle une chambre de la Cour s'était prononcée par un arrêt du 25 août 2009.

Dans les deux cas, la procédure prendra plusieurs mois. Le service de presse de la Cour est disponible pour tout complément d'information.

*Le mandat de l'actuel juge italien, Vladimiro Zagrebelsky, expire le 25 mars prochain. Il pourra toutefois rester en fonction jusqu'à l'arrivée de son successeur, Guido Raimondi, élu le 26 janvier 2010.

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Publié dans : Politique - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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