Communautés

Québec

Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 19:00


Pour faire suite à la publication de la lettre de la conférence des évêques concernant le projet de loi tendant à voir légaliser l'euthanasie (ICI) et à notr article sur le sondage publié cet été sur ce sujet (ICI), nous relayons une pétition contre ce projet de loi.

C'est à nous catholiques du Québec, et plus largement du Canada, de faire savoir au parlement que nous refusons qu'un tel texte soit voté, qui heurte de front les principes fondamentaux de respect de la vie et d'assistance aux plus faibles, éléments essentiels des valeurs du Québec et du Canada. Notre opinion comptera d'autant plus que des élections se profilent à l'horizon.

En un mot : écrivez aujourd'hui à vos élus, pour leur manifester votre opposition à ce texte; envoyez leur une lettre de votre composition ou la lettre aux députés que vous pouvez télécharger ICI.
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 20:56

Voici une déclaration de la Conférence des évêques du Canada concernant le projet de loi qui devrait passer au Parlement du Canada à l'automne et tendant à dépénaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Le sondage que nous avons commenté ici il y a quelques jours n'était bien entendu pas publié sans raison. On mentionnera également, en marge de cette déclaration, un dossier très bien fait pour s'informer sur ce sujet et connaitre les arguments théologiques ou techniques qui militent contre la légalisation d'une certaine catégorie d'assassinats (cette qualification nous est imputable à nous seul et ne ressort évidemment pas des documents dont nous parlons !), sur le site du diocèse de Montréal (ICI).

On pourra télécharger ici, au format PDF, les documents suivants :




_________


"Le Parlement du Canada débattra prochainement du Projet de loi C-384, Loi modifiant le Code
criminel (droit de mourir dans la dignité), qui vise à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté au
Canada. 
 
Les personnes désireuses de rouvrir ce débat sont sans doute motivées par leur préoccupation
face à la souffrance des autres. Une regrettable compréhension de la compassion les amène
toutefois à proposer que l’on euthanasie les plus vulnérables plutôt que de leur assurer, jusqu’à
leur mort naturelle, les soins appropriés, un contrôle efficace de la douleur, ainsi qu’un soutien
social, affectif et spirituel. Lorsque l’on considère des gestes humains, il est toujours important
d’en déterminer l’intention le plus clairement possible, ainsi que les éventuelles conséquences,
afin de limiter le tort causé aux personnes directement concernées, de même qu’à l’ensemble de
la communauté, et de leur assurer le plus grand bien.
 
Certains des termes utilisés dans ce débat sont malheureusement trompeurs ou flous. Il ne peut
en découler que des discussions confuses et inutiles. Dans ce contexte, il devient également
difficile de trouver un terrain d’entente à partir duquel l’on peut évaluer les risques et l’impact
d’un projet de loi.
 
Du point de vue catholique, il est légitime de recourir à des médicaments et à d’autres moyens
pour soulager la souffrance, même s’ils peuvent avoir comme effet secondaire de réduire
l’espérance de vie. Une personne peut aussi légitimement refuser des procédures médicales qui
s’avèrent particulièrement pénibles. Mais ce qui n’est jamais acceptable, c’est de tuer de façon
directe et intentionnelle les personnes déprimées, handicapées, malades, âgées ou mourantes
(Catéchisme de l’Église catholique, n° 2276-77).
 
On voit difficilement comment une quelconque loi autorisant l’euthanasie et le suicide assisté
protégerait les plus vulnérables de notre société. Comment pourraient-ils faire confiance au
personnel soignant, à leur famille et amis, et à la société dans son ensemble, et croire qu’ils
continueraient à protéger leur vie ? Par leur nature même, l’euthanasie et le suicide assisté
effacent notre devoir commun de protéger la vie des autres. Il existe en outre une crainte tout à
fait fondée de voir l’euthanasie et le suicide assisté imposés à des personnes comme moyen de
réduire des coûts et de diminuer les charges incombant aux personnes soignantes.
Inévitablement, il en résulterait une société toujours plus fragmentée dont les membres vivraient
encore plus d’isolement et d’anxiété.
 
Alors que reprend, dans notre pays, le débat sur une question aussi importante, les évêques
catholiques du Canada invitent :
 
1) les membres du Parlement du Canada – députés élus de la Chambre des Communes aussi
bien que Sénateurs – à recourir à des définitions claires dans les débats qui s’annoncent et
à être attentifs au profond impact qu’aurait l’adoption de cette loi sur la vie des personnes
et de la communauté tout entière ;
2) tous les Canadiens et Canadiennes à mieux s’informer sur l’euthanasie et le suicide
assisté et à promouvoir, à la place, les soins palliatifs et les soins à domicile, afin d’aider
les personnes qui en ont besoin et celles qui les soignent ;
3) les catholiques, nos frères et sœurs appartenant à d’autres communautés chrétiennes ou à
d’autres religions, ainsi que toutes les personnes qui apprécient la beauté et la dignité
inhérente de la vie, à s’engager dans ce débat avec courtoisie et respect afin de témoigner
d’une profonde révérence pour toute vie humaine."
 
 
Le 21 septembre 2009
 
Monseigneur V. James Weisgerber
Archevêque de Winnipeg
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 19:21

 

Dans une lettre adressée à la Ministre de l’Éducation le 15 septembre et rendue publique hier, le président de la Conférence des évêques du Québec, Mgr Martin Veillette, a communiqué les résultats d’un premier bilan sur le cours d’Éthique et de Culture religieuse mis en place depuis un an. Dans une conférence de presse tenue dans le cadre de l’assemblée plénière des évêques qui se déroulait du 21 au 24 septembre, Mgr Veillette a souligné d’emblée "que les indices s’accumulent pour démontrer que de sérieux correctifs s’imposent." Cette mise au point trouve un écho d'autant plus grand après le jugement récent de Drummondville, refusant l'exemption de cours d'ECR demandées en raison des convictions religieuses des parents, et dans l'attente d'autres décisions prochaines sur le même thème dont d'autres juges sont saisis (V. le site de la CLE, ICI). Voici le texte de cette lettre :

Le mardi 15 septembre 2009 

 

Mme M. Courchesne 

Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport 

1035, rue De La Chevrotière, 16e étage 

Québec (Québec) G1R 5A5 

 


Madame la Ministre, 


Dix-huit mois se sont écoulés depuis que nous vous avons écrit au sujet du nouveau cours d’Éthique et de Culture religieuse.  Nous avions étudié attentivement le programme, noté l’importance de ses deux grandes finalités  —  la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien commun  — et conclu qu’il comportait  des avantages mais aussi de sérieuses limites.  

Nous nous étions engagés publiquement à maintenir « une attitude d’ouverture et de prudence..., critique et vigilante ».  Pour ce faire, nous avons mis en place ce que nous avons appelé des mécanismes de vigilance: 

• la cueillette des échos des milieux par le moyen de notre réseau de responsables diocésains de la formation à la vie chrétienne; 

• des sondages auprès de parents, d’enseignants et de catéchètes; 

• une analyse systématique, par un groupe d’experts constitué à cette fin, des manuels approuvés par votre Ministère; 

• l’accueil, par notre Comité de l’éducation chrétienne, d’opinions et de témoignages de personnes et de regroupements divers; 

• et la synthèse par un comité spécial relevant du Comité exécutif de notre Assemblée.  Nous disposons maintenant d’informations et d’observations concrètes, fondées sur l’expérience vécue sur le terrain et sur l’analyse objective du matériel pédagogique. Nous sommes donc en mesure de faire un premier bilan. Nous devons vous dire que nous sommes inquiets. Les indices s’accumulent qui démontrent que de sérieux correctifs s’imposent, sans quoi le programme ne sera pas fidèle à ses objectifs et ne remplira pas ses promesses. 


Nos principaux sujets d’inquiétude sont les suivants: 

• la compréhension et la réception du programme sont compromises par le manque d’information des parents, premiers responsables de l’éducation de leur enfant; 

• la place et le traitement de la tradition chrétienne dans les manuels approuvés pour le primaire ne respectent pas les prescriptions du programme; 

• la formation des maîtres est largement insuffisante et les guides pédagogiques sont encore inexistants.


1. Questions et inquiétudes de parents 


Jusqu'à maintenant, comme vos propres données le confirment sans doute, l'implantation du programme se fait assez calmement dans la majorité des milieux, si l'on excepte le mouvement d'opposition au caractère obligatoire du programme. Cependant, la tranquillité constatée ne reflète pas nécessairement une satisfaction générale.  Les parents consultés ont souvent déploré leur ignorance de ce qui se passe en classe. Plusieurs ont exprimé le désir d'avoir accès aux manuels, car ils doivent actuellement s'en remettre aux réactions de leur enfant pour apprécier le nouveau cours. Certains parents reconnaissent des avantages au nouveau programme. C’est, disent-ils, une 

occasion d’échanger avec leur enfant et de s’ouvrir à la diversité culturelle et religieuse de leur milieu. D'autres sont réticents ou carrément opposés au cours, le plus souvent parce qu'ils y voient une occasion de trouble et de confusion pour leur enfant. Un certain nombre demandent l'exemption. Ce mouvement de contestation ne peut être ignoré. Dans notre déclaration publique de mars 2008, nous abordions ce sujet délicat en ces termes: 

«L'Assemblée des évêques a toujours exprimé sa préférence pour le respect du choix des pa- 

rents en matière d'éducation morale et religieuse. C'est pourquoi elle a favorisé l'établissement d'un régime d'options entre un enseignement confessionnel et un enseignement moral sans dimension religieuse. Cette liberté de choix disparaîtra avec l'implantation du nouveau programme. Cela représente à nos yeux une perte et nous estimons qu'il faudra demeurer très attentifs au respect intégral de la liberté de conscience dans le nouveau contexte qui vient d'être créé. » 

(Déclaration du 17 mars 2008) 

De même, dans la lettre que nous vous adressions le 11 mars 2008, nous avions voulu « réitérer notre conviction qu'en  toute matière touchant la liberté de conscience, il faut consentir tous les efforts possibles pour s'assurer d'un respect intégral. » 


2. Importantes lacunes dans les manuels approuvés pour le primaire 


a. La place accordée à la tradition chrétienne 


Votre ministère a émis une prescription très claire sur l’importance à accorder à la tradition chrétienne dans le cours d’Éthique et de Culture religieuse: 

«Dans l’élaboration des situations d’apprentissage et d’évaluation, l’enseignant doit s’assurer que le christianisme (le catholicisme et le protestantisme) est traité tout au long de chaque année d’un cycle. » (Mise à jour 2008 du Programme de formation de l’école québécoise. Éducation préscolaire. Enseignement primaire. page 325.) 

Une telle exigence n’est spécifiée pour aucune autre tradition religieuse. Elle fait de plus l’objet, un peu plus loin, d’un rappel explicite que « l’importance historique et culturelle du catholicisme et du protestantisme » doit être « particulièrement soulignée » (id. page 325). Cette prépondérance accordée à la tradition chrétienne avait été évoquée par votre prédécesseur, monsieur Jean-Marc Fournier, lors de son intervention à l’Assemblée nationale avant le vote d’adoption du Projet de loi 95, une assurance qui a certainement servi à favoriser  une ouverture au nouveau programme.  Il déclarait en effet: 

 

«Les apprentissages devront prendre racine dans la réalité immédiate du jeune, pour ensuite élargir ses horizons. Or, cette réalité, c’est la culture du Québec, une culture largement façonnée par l’influence des religions catholique et protestante. Le nouveau programme devra donc faire une place appropriée à l’héritage religieux du Québec et il l’inscrira dans une perspective plus large, ouverte à la pluralité religieuse. » (Journal des débats, Cahier 169, 15 juin 2005.) 

Sur ce point crucial, cependant, l’analyse démontre que les manuels ne respectent pas le programme. Nos experts ont constaté que la place qui y est faite au christianisme reste très comparable à celle des autres religions, bien éloignée de la prescription d'en traiter tout au long de chaque année d'un cycle. Ces manuels exposeront les élèves à la diversité religieuse bien plus qu'ils ne les introduiront de façon significative à la connaissance de la tradition chrétienne québécoise. 


b. Le traitement de la tradition chrétienne 


Dans la présentation du programme d’Éthique et de Culture religieuse publiée par votre Ministère, on lit que le cours permettra aux élèves de ... «... saisir progressivement, compte tenu de leur âge, le phénomène religieux dans ses dimensions expérientielle, historique, doctrinale, morale, rituelle, littéraire, sociale ou politique. » (Mise à jour 2008 du Programme de formation de l’école québécoise. Éducation préscolaire. Enseignement primaire. - page 280.) 

Notons que la première dimension mentionnée est la dimension expérientielle.  La foi religieuse est d’abord une expérience vécue  et il est difficile d’y comprendre quoi que ce soit sans essayer de saisir ce que vivent les croyants. En cela, le programme a vu juste. 

Malheureusement, ici encore, les manuels  analysés ne sont pas à la hauteur des attentes. Certes, l’approche est généralement respectueuse — nos experts l’ont signalé — mais elle est le plus souvent anecdotique, tout particulièrement en ce qui a trait à certains récits fondateurs de la tradition chrétienne. Les manuels relatent matériellement ces récits, souvent par le moyen d'une paraphrase ou d'une transcription, sans aider le jeune à en découvrir la signification. La dimension expérientielle est absente. Or, sans un effort de compréhension adapté à leur âge, il se pourrait que des préjugés puissent déjà prendre racine dans l'esprit des élèves sur telle ou telle croyance ou pratique religieuse. Cela irait manifestement à l'encontre d'une véritable reconnaissance de l'autre, finalité majeure du programme. 


c.  L'apport du christianisme à la vie sociale et culturelle du Québec 


L'apport du christianisme à la vie sociale et culturelle du Québec, fréquemment réitéré au cours des démarches ayant conduit à l'approbation du programme, demeure très peu présent dans les manuels étudiés, et même absent dans plusieurs cas. On mentionne parfois la guignolée, la Société de Saint-Vincent de Paul ou le YMCA, et certains manuels vont rappeler des figures comme Martin Luther King ou Mère Teresa. Par contre, sauf  de très rares exceptions, on ne relève pas la trace du christianisme dans des caractéristiques québécoises telles que l'importance du mouvement coopératif ou socio-communautaire, ni la mention de l'engagement de chrétiens dans différentes sphères de la vie sociale et culturelle d'aujourd'hui. 

 

3. Insuffisance de la formation des maîtres 


Chez les enseignants, les répondants à nos consultations se sont montrés généralement plutôt satisfaits, déclarant observer l'intérêt des enfants, notamment pour le volet éthique. Quelques-uns ont mentionné la grande difficulté de tenir une posture de neutralité dans l'enseignement du programme. Tous, ils expriment clairement des attentes pour un soutien plus important.  Malgré les mesures prises à ce jour, la formation demeure largement insuffisante. 

En outre, aucun guide d’enseignement n'a encore été approuvé pour le programme d’Éthique et de Culture religieuse  alors que des cahiers d'exercices sont déjà utilisés dans les classes sans que votre Ministère ait pu en vérifier la qualité ou la correspondance avec les objectifs du cours. On se sent justifié de souhaiter que dans le cas si particulier et si délicat de ce cours, on fasse preuve d’une vigilance accrue à cet égard. 

•  •  • 

Le programme d’Éthique et de Culture religieuse comporte des défis très exigeants, à la jonction des valeurs et des droits fondamentaux de notre société. Les parents devront être mieux informés et écoutés. Il faudra consentir beaucoup plus d’efforts et de ressources à l’encadrement et à la formation des maîtres. Et les sérieuses lacunes que nous avons signalées dans les manuels devront être corrigées grâce à un processus d'approbation respectant rigoureusement les prescriptions du programme et les engagements explicites du Gouvernement. 

Pour notre part, nous continuerons à suivre attentivement la question, comme nous nous y sommes engagés. 

Cette lettre sera rendue publique le mardi 22 septembre et nous la commenterons en conférence de presse le lendemain, mercredi 23, à 11h, dans le cadre de notre assemblée plénière, à Trois-Rivières. 

En vous remerciant pour votre attention, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments distingués. 

 

 

+ Martin Veillette 

Président de l’AECQ 

Évêque de Trois-Rivières 

 

 

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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 20:13

 

Voici un message diffusé par l'Archevêque de Montréal à l'occasion du dimanche de la catéchèse du 20 septembre 2009. Pour plus d'information, reportez-vous au site de l'archidiocèse (ICI).


DIMANCHE DE LA CATÉCHÈSE 2009
DES PORTES S'OUVRENT... DIEU MERCI!

Le 20 septembre prochain, nous vivrons le deuxième Dimanche de la catéchèse. Je souhaite qu’en ce dimanche, la mission catéchétique suscite réflexion, prière, échanges et solidarité dans les communautés paroissiales comme dans les divers milieux de vie chrétienne du diocèse.

Le thème retenu cette année, Des portes s’ouvrent … Dieu merci! nous laisse voir que la mission catéchétique est une réalité large et ouverte, qui touche l’ensemble des fidèles, aux différents âges de la vie. Comme nous étions habitués à lier la catéchèse au monde de l’enfance et à l’école, il y a du chemin à faire pour changer nos perceptions.

La catéchèse consiste à laisser résonner la Parole dans la vie d’une personne, d’une communauté. C’est un acte de communication. Elle vise la rencontre de Jésus Christ, chemin vers le Père, qui nous met en relation les uns avec les autres. C’est une conversation où des témoins de tous âges se révèlent Dieu mutuellement. Dans une Église missionnaire comme la nôtre, la catéchèse provoque l’ouverture aux autres. Elle prend la couleur de cheminements personnels et communautaires.

Avec le Synode diocésain, des portes s’ouvraient déjà dans notre Église, au plan de la catéchèse. Le projet diocésain Proposer aujourd’hui Jésus Christ montrait l’importance de l’éducation à la foi à tous les âges de la vie. Une évaluation réalisée après 5 ans permet déjà d’en recueillir des fruits : Dieu merci!

L’attention accordée d’abord aux enfants d`âge scolaire a vite conduit aux parents et aux familles. Des initiatives se prennent présentement pour rejoindre des ados. Des célébrations liturgiques dominicales se renouvellent dans plusieurs milieux, avec une couleur familiale. Des adultes se rassemblent pour partager la Parole ou réfléchir sur la foi de leur baptême. D’autres s’adressent à l’Église pour être baptisés et s’inscrivent dans une démarche catéchuménale.

La Parole de Dieu trouve un écho auprès des malades et des personnes âgées, à domicile ou dans les centres de santé, parce que des baptisés prennent le temps de les visiter, de converser avec eux. La rencontre de Jésus Christ devient possible pour des pauvres, des démunis, des prisonniers, des marginalisés à travers l’engagement de baptisés soucieux de les rejoindre dans ce qu’ils vivent. Dans toutes ces initiatives, la catéchèse prend un visage nouveau. C’est toute la communauté qui est invitée à se laisser catéchiser et à devenir une catéchèse vivante.

La catéchèse à tous les âges de la vie, ce n’est pas une mode passagère; c’est un rendez-vous de l’Esprit. C’est un chantier emballant. C’est même une contribution de l’Église à l’humanisation de la société. Elle crée des liens entre les personnes autour de Celui qui peut donner sens à leur vie. Pour celles et ceux qui contribuent à la mission catéchétique, le Dimanche de la catéchèse est le moment de rendre grâce.

Nous aurons l’occasion de réfléchir à tout cela au cours d’une rencontre spéciale qui réunira l’ensemble des membres du personnel pastoral et d’autres intervenants impliqués dans les différents projets catéchétiques ainsi que les responsables des différents organismes et groupes œuvrant dans le diocèse de Montréal, le 7 octobre prochain à l’Oratoire Saint-Joseph.

En attendant, je vous souhaite un bon Dimanche de la catéchèse!

† Jean-Claude Turcotte
Archevêque de Montréal
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 13:00


Nous tenons à remercier le Frère Pierre Charland, ofm, de nous avoir autorisé à publier ce texte dont il est l'auteur. Nous en profitons pour vous signaler le site très attrayant des franciscains du Canada, que l'on peut consulter avec le plus grand intérêt ICI.
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Comment François d’Assise nous apprend-il à prier aujourd’hui?


La prière engage le cœur, la sensibilité, et l’ensemble des ressources intérieures de l’être humain. En ce sens, s’intéresser à la prière de François d’Assise exige que  l’on se penche sur sa sensibilité particulière, pour tenter de relever des indices du chemin particulier qu’il a emprunté pour entrer en relation avec Dieu. Dans les quelques paragraphes qui suivent, j’explore trois manifestations de la sensibilité particulière de François d’Assise, qui peuvent peut-être nous inspirer une prière plus vivante, aujourd’hui.


La musique et le chant

L’un des lieux-phares qui met en lumière l’importance de la sensibilité dans la prière de François, c’est son rapport à la musique. Autant le petit pauvre d’Assise était prompt à se priver, à faire preuve de frugalité et de modération, autant il n’hésita pas à réclamer de la musique pour s’élever le cœur et l’âme.

 

Ainsi, étant gravement malade des yeux, il appela un jour un de ses compagnons qui avait été musicien et lui demanda de lui jouer de la cithare pour soulager sa souffrance. Or le frère refusa, craignant de sombrer dans la frivolité. Mais la nuit suivante, François veillait et priait lorsqu’une cithare fit entendre un son merveilleux qui devint une magnifique mélodie. On ne voyait personne, mais on pouvait suivre au son les allées et venues du cithariste. Un frère qui a entendu François raconter cet épisode affirme que «la douce chanson fut un tel bonheur pour le saint tendu vers Dieu de toute son âme, qu’il se crut parvenu dans l’autre monde» (1). Privé de musique humaine, François avait été consolé dans la prière par une musique céleste.

 

François se disait Troubadour du Grand Roi, et il contribua à populariser des chants de Noël accessibles et simples, pour encourager le peuple à proclamer les louanges de Dieu. Réunis autour de la crèche, les frères et les gens du peuple dansaient et chantaient en célébrant Noël. Pour François, la musique et le chant étaient des formes privilégiées de prière. Un de ses premiers biographes rapporte que «la très douce mélodie qui chantait dans son cœur s’exprimait au dehors sur des paroles françaises et ce que Dieu lui murmurait furtivement à l’oreille éclatait en joyeux cantiques français» (2). La musique de l’Esprit n’animait pas seulement son cœur, mais débordait par de joyeuses louanges chantées, psalmodiées ou dansées.


Prier avec la Nature

À mesure que s’est affinée la sensibilité de François, sa conscience spirituelle s’est amplifiée et il s’est découvert frère universel, lié à tous les éléments de la création. Le troubadour d’Assise se reconnaissait non seulement de la même famille que le brigand, le lépreux ou le sultan, mais aussi que le soleil, la lune, l’eau, les étoiles... Cette sensibilité particulière a trouvé son expression dans le Cantique de frère soleil que François composa au soir de sa vie alors qu’il était aveugle et souffrant. Dans cette magnifique prière, François exprime le grand élan d’amour qui habite son cœur. Sa louange célèbre la beauté du monde et s’adresse à toutes les créatures, qu’il reconnaît comme des frères ou des sœurs. La conscience qu’avait François de l’interrelation entre toutes choses a donné naissance à une prière poétique, cosmique, qui nous parle encore aujourd’hui.

 

Le Cantique de frère soleil témoigne d’un homme ouvert à son être total, en qui les forces de la vie et du désir sont intégrées et devenues des sources d’amour. Cette sensibilité particulière jaillit de la pauvreté que François a vécue non seulement par rapport aux biens de ce monde, mais surtout au cœur même de sa relation à Dieu. Né à son identité véritable, François a laissé Dieu être Dieu et s’en est remis totalement à Lui. Cela l’a conduit à voir dans les éléments de la création des reflets de la beauté du Créateur.


La voie du détachement

Fils d’un riche marchand, François comptait parmi la classe dominante de son temps. Son expérience spirituelle l’a toutefois conduit à se rapprocher de ceux et de celles auxquels le Christ s’est identifié de façon particulière : les pauvres, les petits, les exclus. À mesure que la prière l’a confirmé dans une identité de frère universel, il est allé vers des hommes et des femmes dont il se tenait jusqu’alors éloigné, qu’il n’avait pas voulu voir, qu’il avait exclu de son monde. Aussi, le secret de la joie qui a habité sa prière tient peut-être à son sens profond de la fraternité. Pour lui, il n’y a qu’en acceptant de faire une juste place à chacun(e) – en résistant à la tentation de juger, d’écraser, de dominer – que l’être humain s’ouvre à la plénitude de l’action de l’Esprit Saint.

 

Dans sa Règle de vie François écrit : «Que tous les frères s’appliquent à suivre l’humilité et la pauvreté de notre Seigneur Jésus-Christ et qu’ils se rappellent que du monde entier nous ne devons rien avoir d’autre que ce que dit l’Apôtre : si nous avons des aliments et de quoi nous couvrir, nous en sommes contents.» (3) Voilà un antidote efficace aux courses frénétiques à la première place – à notre obsession du pouvoir et de l’avoir – qui minent l’intériorité de tant d’hommes et de femmes. À partir du détachement que prône François, s’ouvre un espace, une disponibilité : un temple intérieur habité par le Seigneur Dieu Trinité.

 

Les écrits du mendiant d’Assise témoignent d’une prière confiante, où l’Esprit coule comme une source (4). Aussi, son exemple nous inspire aujourd’hui non seulement à nourrir notre prière de beauté et de musique, mais aussi à nous engager résolument dans la société qui est la nôtre, en solidarité avec tous ceux qui sont mis de côté par un monde avide de gains, de conquêtes, et de gloires éphémères.


Fr. Pierre Charland ofm



(1) II Cel., 126.

(2) II Cel., 127.

(3) 1 Reg 9,1.

(4) On retrouve l’ensemble des prières de François d’Assise dans le recueil Claire et François d’Assise, publié aux Éditions du Cerf (Collection «Foi Vivante», no. 255, 1991).

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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 23:48

 

Le 9 septembre 1984, le pape Jean-Paul II a foulé, pour la première fois, le sol canadien en arrivant dans la ville de Québec. C'était, rappelons-le, le premier souverain pontife à visiter le pays. Et il aura rassemblé les foules tout au long de son séjour de 12 jours au Canada, en parcourant pas moins de 15 000 kilomètres, de l’Atlantique au Pacifique. Sa tournée, qui s’est terminée le 20 septembre, l’a mené à Québec, Trois-Rivières, Montréal, St. John’s, Moncton, Halifax, Toronto, Midland (Ontario), Winnipeg/Saint-Boniface, Edmonton, Yellowknife, Vancouver et Hull/Ottawa. Il a profité de son passage pour visiter quelques-uns des grands lieux de pèlerinage canadiens : Sainte-Anne-de-Beaupré, Cap-de-la-Madeleine, Oratoire Saint-Joseph et Midland, le sanctuaire qui commémore la mémoire des saints martyrs canadiens. 

Des millions de personnes l’ont acclamé, ont prié et célébré en sa compagnie et ont laissé éclater de nombreuses manifestations de foi. On se rappellera notamment de la messe célébrée au Stade olympique de Montréal, le 11 septembre 1984, où des dizaines de milliers de jeunes s’étaient entassés pour voir et entendre le Saint-Père. 

On relira avec intérêt l'homélie prononcée par le Saint Père lors d'une messe à l'Université Laval, le 9 septembre 1984, et qui n'a rien perdu de sa pertinence. En voici un extrait (pour lire le texte intégral, v. ICI) : 

"Le Christ est “la pierre vivante” (1 Petr. 2, 4)). Cette pierre, en vérité, “les hommes l’ont éliminée”  (Ibid.) rejetée radicalement, en allant jusqu’à condamner Jésus à la mort sur la croix et exécuter cette sentence quelques heures avant la Pâque. C’est précisément dans ce rejet qu’Il est reconnu pour ce qu’il est: Jésus, le Christ, celui “que Dieu a choisi parce qu’il en connaît la valeur” (Ibid.). C’est par Lui, pierre vivante, première pierre, que nous sommes tous intégrés dans la construction d’un “Temple spirituel” (Ibid. 2, 5).

Oui, nous tous “comme pierres vivantes”; nous sommes intégrés à la construction qui a pour fondation le Christ pour édifier “un sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus” (Ibid.).

Nous sommes donc “la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu” (Ibid. 2, 9), et cela par Jésus-Christ qui est le Fils du Dieu vivant, qui est vrai Dieu et vrai Homme, crucifié et ressuscité. Oui, par Jésus-Christ: il est la première pierre de l’édifice divin, bâti avec les fils et les filles de toute la terre, qui se dressera pour l’éternité dans la Gloire indicible de la très sainte Trinité! A partir de Jésus, le Christ, qui est la pierre vivante, s’ouvre cet avenir ultime de notre construction... Tel est l’avenir de l’homme sur la terre. L’avenir d’une destinée divine.

Voici donc la foi en Jésus-Christ, que Simon-Pierre proclamait ! Voici la foi concernant l’Eglise que Simon-Pierre proclamait ! Quelle surprenante unité! et quelle force dans cette foi !

Aujourd’hui l’Evêque de Rome, venu en terre canadienne, désire professer cette foi de tout son cœur. Il désire en faire le fondement de toute sa mission parmi vous, frères et sœurs bien-aimés, dans cette ville de Québec et sur toute la terre canadienne que je vais ensuite visiter en chacune de ses régions.

5. Car nous sommes ici au premier foyer de l’Eglise du Christ en Amérique du Nord. Partis de France, les Jacques Cartier, les Champlain et tant d’autres, en apportant sur ce continent leur culture et leur langue, contribuaient à implanter la foi au Christ Sauveur.

De nombreux serviteurs et servantes de Dieu sont venus, dès le début de la colonisation, pour construire l’édifice de l’Eglise sur votre terre. Les Pères Récollets, les Jésuites, les Sulpiciens, les Ursulines avec Marie de l’Incarnation rayonnant son incomparable expérience spirituelle, les Hospitalières de Dieppe entraînées par l’inépuisable charité de Catherine de Saint-Augustin: ces religieux et ces religieuses ont été parmi les premiers à témoigner de la foi et de l’amour du Christ au milieu des colons et des “Indiens”. Porteurs de la Parole, éducateurs des jeunes, bons samaritains auprès des malades, ils ont façonné le visage de l’Eglise dans ce nouveau pays. On a pu parler d’une véritable “épopée mystique” dès la première moitié du XVIIe siècle. Certains ont donné leur vie jusqu’au martyre. Beaucoup d’autres les ont rejoints, apportant leur pierre vivante à la construction, souvent dans la pauvreté mais rendus forts par l’Esprit de Dieu.

En ce lieu, nous évoquons en particulier François de Montmorency Laval, vicaire apostolique puis premier évêque de Québec. Je ne puis oublier que le séminaire qui porte son nom est à l’origine de l’Université qui nous accueille en ce moment dans ce site admirable.

Vos ancêtres ont forgé ici une culture en puisant aux sources de leur pays d’origine. Au long des siècles, cet héritage s’est enraciné, diversifié; il a accueilli l’apport propre des Amérindiens, et tiré profit de la présence anglaise en ce continent. Il s’est enrichi grâce aux vagues successives d’immigrants venues de partout. Votre peuple a su conserver son identité en demeurant ouvert aux autres cultures.

L’Eglise a reconnu ou se prépare à reconnaître la sainteté d’un certain nombre de ces pionniers. Ils sont des témoins éclatants parmi beaucoup d’hommes et de femmes, humbles croyants de la vie quotidienne, qui ont façonné peu à peu cette terre à leur image, selon leur foi.

La vitalité et le zèle de vos devanciers les ont d’ailleurs entraînés à porter plus loin la Bonne Nouvelle: je salue ici une Eglise qui a su rapidement rayonner dans l’ouest canadien, le Grand Nord et en bien des régions d’Amérique. Bien plus, elle a pris une grande part à l’effort missionnaire de l’Eglise universelle à travers le monde.

Votre devise est “Je me souviens”. Il y a vraiment des trésors dans la mémoire de l’Eglise comme dans la mémoire d’un peuple!

Mais à chaque génération, la mémoire vivante permet de reconnaître la présence du Christ, qui nous interroge comme aux environs de Césarée: “Vous, que dites-vous que je suis?”.

6. La réponse à cette question est capitale pour l’avenir de l’Eglise au Canada, et aussi pour l’avenir de votre culture.

Vous constatez que la culture traditionnelle - caractérisant une certaine “chrétienté” - a éclaté: elle s’est ouverte à un pluralisme de courants de pensée et doit répondre à de multiples questions nouvelles; les sciences, les techniques et les arts prennent une importance croissante; les valeurs matérielles sont omniprésentes; mais aussi une sensibilité plus grande apparaît pour promouvoir les droits de l’homme, la paix, la justice, l’égalité, le partage, la liberté . . .

Dans cette société en mutation, votre foi, chers Frères et Sœurs, devra apprendre à se dire et à se vivre. Je le disais à vos évêques en octobre dernier: “Ce temps est le temps de Dieu qui ne peut manquer de susciter ce dont a besoin son Eglise lorsqu’elle reste disponible, courageuse et priante”. Vous saurez vous souvenir de votre passé, de l’audace et de la fidélité de vos prédécesseurs, pour porter à votre tour le message évangélique au cœur de situations originales. Vous saurez susciter une nouvelle culture, intégrer la modernité de l’Amérique sans renier sa profonde humanité qui venait sans aucun doute de ce que votre culture a été nourrie par le christianisme. N’acceptez pas le divorce entre la foi et la culture. A présent, c’est à une nouvelle démarche missionnaire que vous êtes appelés.

7. La culture - et de même l’éducation qui est la tâche première et essentielle de la culture - est la recherche fondamentale du beau, du vrai, du bien qui exprime au mieux l’homme, comme “le sujet porteur de la transcendance de la personne” (Ioannis Pauli PP. II, Allocutio ad UNESCO habita, 10, die 2 iun. 1980: Insegnamenti di Giovanni Poalo II, III, 1 (1980) 1643), qui l’aide à devenir ce qu’il doit “être” et pas seulement à se prévaloir de ce qu’il “a” ou de ce qu’il “possède”. Votre culture est non seulement le reflet de ce que vous êtes, mais le creuset de ce que vous deviendrez. Vous développerez donc votre culture d’une façon vivante et dynamique dans l’espérance, sans peur des questions difficiles ou des défis nouveaux; sans pour autant vous laisser abuser par l’éclat de la nouveauté, et sans laisser s’installer un vide, une discontinuité entre le passé et l’avenir; autrement dit, avec discernement et prudence, et avec le courage de la liberté critique à l’égard de ce qu’on pourrait appeler “l’industrie culturelle”; surtout avec le plus grand souci de la vérité.

But in addressing myself here to believers, I again repeat what I expressed at UNESCO: "I am thinking above all of the fundamental link between the Gospel, that is, the message of Christ and the Church, and man and his very humanity" (Ibid.). Yes, dear brothers and sisters, in the culture that you are now developing, which is in line with what you already are by reason of a rich past, in this culture which is always the soul of a nation (Ibid., n. 14: l.c., pp. 1647 s.), faith plays a great part. Faith will illuminate culture, it will give it savour, it will enhance it, as the Gospel says in regard to that "light", "salt" and "leaven" which the disciples of Jesus are called to be. Faith will ask culture what values it promotes, what destiny it offers to life, what place it makes for the poor and the disinherited with whom the Son of Man is identified, how it conceives of sharing, forgiveness and love. If it is this way, the Church will continue to accomplish her mission through you. And you will render service to all society, even to men and women who do not share the same spiritual experience as yourselves. For such a witness respects freedom of consciences, without thus abandoning them to certain "imperatives" of modern civilization which claim to serve human advancement but which in fact detract from respect for life, from the dignity of a love that involves persons, and from the search for the true values of humanity (Ioannis Pauli PP. II,Allocutio ad UNESCO habita, 13, die 2 iun. 1980:Insegnamenti di Giovanni Paolo II, III, 1 (1980) 1646).

But again your faith must remain active and strong; it must become always more personal, more and more rooted in prayer and in the experience of the Sacraments; it must reach the living God, in his Son Jesus Christ the Saviour, through the help of the Holy Spirit, in the Church. This is the faith that you ought to deepen with joy, in order to live it and to bear witness to it in daily life and in the new realms of culture. This is indeed the grace which we must request for the future of Quebec, for the future of all Canada. And here we are back to the fundamental question of Jesus Christ: "And you, who do you say that I am?"."


Merci Saint Père. Une fois de plus. (Pour lire l'ensemble des homélies et discours prononcés au Canada par le Pape Jean-Paul II, v. ICI).

François Larivière 
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Publié dans : Québec - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 05:51



Nous publions ici un texte de Mgr Berthelet - évêque de Saint Jean Longueuil et qui a eu la gentillesse d'encourager les activités d'Hermas en France et, à présent, au Québec - concernant l'année sacerdotale décrétée par le Saint Père.


"À l’occasion du 150e anniversaire de la mort du curé d’Ars, le Pape Benoît XVI a décrété une année sacerdotale, commencée le 19 juin dernier, en la fête du Sacré-Cœur, et devant s’achever le 19 juin 2010. Si l’occasion est l’anniversaire de la mort du « saint patron de tous les curés du monde » (SS. Pie XI), le but de cette année se trouve précisé par Benoît XVI : 1) « promouvoir un engagement de renouveau intense de tous les prêtres afin de rendre plus incisif leur témoignage évangélique dans l’Église et dans le monde »; 2) « reconnaître l’immense don que sont les prêtres non seulement pour l’Église mais aussi pour l’humanité elle-même ».
 
La lettre de Benoît XVI s’emploie ensuite à mettre en relief les enseignements et les exemples du curé d’Ars pouvant aider à atteindre les objectifs de cette année sacerdotale en les confortant par des références au concile Vatican II. Saint Jean-Marie Vianney peut offrir un point de référence significatif d’abord par sa très grande humilité mais en même temps par sa conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, dit-il, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse ». Il fut « bon pasteur » par l’adéquation de sa vie à la sainteté du ministère qui lui fut confié; par sa présence à tous les paroissiens et par son souci de l’éducation de la foi de tous, spécialement des petits; par la place qu’il fait à la collaboration des personnes laïques; par son amour contagieux de l’Eucharistie et le temps qu’il accorde à l’adoration; enfin par l’importance qu’il accorde au sacrement de la réconciliation. Benoît XVI souligne, à ce propos : « Le curé d’Ars, en son temps, a su transformer le cœur et la vie de tant de personnes, parce qu’il a réussi à leur faire percevoir l’amour miséricordieux de Dieu ».

Cette année sacerdotale fait déjà l’objet de beaucoup d’interventions. Les discours que l’on tient sur les prêtres, alors que leur prestige s’est effacé dans beaucoup de régions du monde, dont la nôtre, pourront parfois étonner. Pour accueillir cette année comme une bonne nouvelle, il importe de nous référer aux enseignements du concile Vatican II. Là comme dans la pensée du curé d’Ars, on reconnaît que les prêtres n’existent pas pour eux-mêmes. L’utilisation du terme « sacerdotal » plutôt que « presbytéral » a l’avantage de situer les prêtres dans leur relation aux autres fidèles. C’est bien ce qu’affirme la constitution Lumen gentium : « Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel, bien qu’il y ait entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent au sacerdoce du Christ. »

Une des conséquences de cette affirmation  réside dans une collaboration étroite entre les prêtres et les fidèles laïques, dans la reconnaissance des fonctions et des charismes de chacun. À ce sujet, le Pape Benoît XVI affirmait : son exemple (du curé d’Ars) me pousse à évoquer les espaces de collaboration que l’on doit ouvrir toujours davantage aux fidèles laïcs, avec lesquels les prêtres forment l’unique peuple de Dieu (LG n.10) et au milieu desquels, en raison du sacerdoce ministériel, ils se trouvent « pour les conduire tous à l’unité dans l’amour (…). Il convient de se souvenir, dans ce contexte, que le Concile Vatican II encourageait chaleureusement les prêtres à « reconnaître sincèrement et à promouvoir la dignité des laïcs et la part propre qu’ils prennent dans la mission de l’Église.» (Décret sur le ministère et la vie des prêtres, n. 9).

C’est donc toute l’Église, en chacun de ses membres, qui est concernée par cette année sacerdotale. Puissions-nous, par notre prière, notre solidarité, nos engagements, faire en sorte que la grâce nous soit accordée d’une foi plus vive, mieux éclairée et davantage célébrée pour la plus grande gloire de Dieu !"

+ Mgr Jacques Berthelet
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Publié dans : Québec - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 03:40



   En cette période de rentrée des classes, de rentrée du catéchisme, on doit signaler différentes initiatives d'Eglise (au sens large) destinées aux familles de Montréal.

Sans pouvoir nous faire ici l'écho des multiples offres faites par tous les groupes constitués et toutes les paroisses, on peut cependant signaler l'existence de l'office des familles du diocèse de Montréal (
ICI), qui promeut certaines d'entre elles. Il publie notamment une feuille d'information sur certaines activités destinées aux familles (ICI) et l'on peut trouver sur son site des ressources aussi utiles qu'intéressantes (ICI).

On signalera simplement que le groupe "Foi et famille" fera sa rentrée le samedi 26 septembre 2009. "
Foi et Familles" propose aux jeunes couples et aux familles, de prendre le temps de se retrouver et se ressourcer dans un lieu paisible auprès de Dieu. Prière, enseignement, témoignage, partage, jeu en famille vous sont proposés tout au long des journées d'échanges amicaux et de ressourcement spirituel. Quatre week-ends sont organisés par année sur le site du Sanctuaire Marie Reine des Coeurs à Chertsey ainsi qu'un samedi à Montréal.

Pour plus de renseignements, voir le site de la Bande FM (Foi et mission) de la Paroisse Saint Louis de France (ICI), qui vous permettra d'ailleurs de découvrir les nombreuses activités proposés par cette paroisse dynamique.

François Larivière
 
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Publié dans : Québec - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 11:30

"Ce qu'il dit là est intolérable... Beaucoup s'en allèrent..." Jean 6, 60-69.

Il y a quelques mois des couples publiaient dans Le Devoir une déclaration d'apostasie, en réaction à un extrait de la déclaration de Benoît XVI répondant à une question sur le sida :  "Le préservatif n'est pas la réponse au problème du sida". Le bizarre ici, c'est que l'intolérable ait été l'appel au dépassement. Non par un pape indigne comme cela arriva dans l'histoire, mais par un homme qui fait son métier en appelant à la conversion du coeur et de l'esprit, accompagnée de charité pour les malheureux sidéens.

"Beaucoup s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui". C'est l'histoire de l'Eglise:hérésie, schisme, sectes, prophètes de l'athéisme : Dieu est mort, nous l'avons tué (Nietzsche), la religion est un opium (Marx), une névrose (Freud). Peut-être, grâce au progrès de la science, sommes-nous arrivés à ce moment délicieux dont parle Valéry : "L'individu recherche une époque toute agréable où il soit le plus libre et le plus aidé. Il la trouve vers le commencement de la fin du système social. Alors entre l'ordre et le désordre règne un moment délicieux... Le corps social perd doucement son lendemain. C'est l'heure de la jouissance et de la consommation générale".  Beaucoup quittent Dieu et l'Eglise sans drame ni hostilité, sur la pointe des pieds, par manque d'appétit, tout simplement. Ils ne disent pas que l'Evangile est intolérable. Simplement, ils n'y trouvent ni intérêt, ni utilité. Leur reniement n'est pas doctrinal, sauf pour quelques uns. Leur foi est comme un vieux vêtement usé qu'on jette à la poubelle un jour de ménage. Libéré de ses tabous, esclave de ses désirs, armé de ses droits, privé du guide d'une morale universelle, ayant largué sa religion, l'individu se retrouve seul, livré à tous les sortilèges de la publicité, ayant en mains une technique toute-puissante capable de satisfaire désirs et fantaisies. Le plaisir est disponible sous toutes ses formes, la sexualité est complètement maîtrisée, on ne voit pas quels freins pourraient retenir l'homme libéré. Le romancier Michel Houellebeck, aux allures de bum, a décrit avec une lucidité impitoyable le visage de cette nouvelle humanité. Il parle de mutations métaphysiques, ces transformations radicales et globales de la vision du monde adoptées, sans qu'il le sache, par le plus grand nombre. Rares mais irrésistibles, "elles balaient sans même y prêter attention les systèmes économiques et politiques, les jugements esthétiques, les hierarchies sociales" (Plateforme).

"Alors Jésus dit aux Douze : Voulez-vous partir, vous aussi ? Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ?" Tristesse de notre Dieu devant ces églises vides, image du Petit Reste qui traverse la Bible. Ne pas s'en aller. Plutôt un surplus de fidélité et d'amour. 

(Découvert dans le Bulletin de la Paroisse Saint Germain d'Outremont, semaine du 23/08)



EN ECHO


ROME, Vendredi 4 Septembre 2009 (ZENIT.org) - A l'occasion du 17e Congrès œcuménique international de spiritualité orthodoxe, Benoît XVI souhaite que cette « rencontre fraternelle » « suscite une conscience renouvelée de la valeur de la lutte spirituelle comme conséquence de l'amour du Christ et un engagement généreux pour une formation ascétique des nouvelles générations ».
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 10:00

Par François Larivière
Un sondage a été publié cet été par le journal La Presse, selon lequel les Québécois seraient favorables à l'euthanasie. En effet, apprend-on, "77% des Québécois sont d'accord avec l'euthanasie". Certes, on ne sait pas bien ce que veut dire vraiment un tel sondage, compte tenu du caractère bien général de cette affirmation sur un sujet pourtant bien délicat. Qu'il nous soit permis quelques réflexions.

1°) Sur le sondage lui-même. On sait ce que valent les sondages et l'on sait que leur fiabilité est incertaine. On sait aussi que la formulation des questions ou le choix du panel peuvent conduire à des faux-semblants ou à des interprétations trompeuses. Au-delà de cela, on peut se demander s'il est légitime qu'une telle question soit traitée comme un sujet politique ordinaire, même si la démocratie moderne n'envisage pas que certains sujets puissent échapper à la volonté majoritaire, même si c'est au prix d'une incohérence et d'un grand danger. Comment refuser la peine de mort, refuser de promouvoir le suicide, condamner le meurtre et banaliser l'euthanasie ?

2°) Sur les résultats du sondage. Le titre choc des 77% favorables à l'euthanasie a marqué les esprits. Mais, en regardant les autres questions du sondage, plusieurs réponses s'avèrent intéressantes.

Ainsi, "72% des répondants pensent que les Canadiens devraient avoir le droit de refuser des traitements médicaux qui pourraient leur sauver la vie, même si ce refus entraînera certainement leur mort". Le refus de l'acharnement thérapeutique n'a pas la même signification, ni la même portée que l'euthanasie. Doit-on comprendre que les sondeurs ont opéré une confusion entre la seconde notion et la première ? Et, dans l'affirmative, peut-on la considérer comme involontaire ?

Si 85% des Québécois sont paraît-il d'accord pour permettre au médecin d'aider un malade à mettre fin à ses jours quand ce dernier est en phase terminale et qu'il éprouve d'intenses douleurs ou qu'il est dans le coma et qu'il avait déjà précisé qu'il souhaitait mourir s'il se retrouvait dans une telle situation,  58% seulement sont en faveur de l'euthanasie pour les gens atteints d'une maladie incurable qui les laissent tétraplégiques. En revanche, les trois quarts des répondants s'opposent à l'euthanasie d'un malade qui désire mourir en même temps que son conjoint et 50% s'opposent à ce qu'un parent puisse demander la mort d'un enfant qui souffre d'une forme grave d'une maladie comme la paralysie cérébrale. 

Selon  Margaret Somerville, directrice fondatrice du Centre de médecine, éthique et droit de McGill, « on peut déduire (du sondage) que les Québécois ont besoin d'une justification morale pour permettre l'euthanasie et qu'une souffrance terrible peut en être une pour eux ». Peut-être. Mais cela veut-il dire que pour les sondés l'humanité exige que l'on abrège les souffrances d'un adulte, mais pas d'un enfant (souffre-t-il moins ? n'a-t-il pas droit à la même "compassion" mortifère ?) ? Un tétraplégique incurable ne souffre-t-il pas autant qu'un malade atteint d'une maladie ? Qui en est juge ? 

On touche du doigt deux difficultés que les tenants de l'euthanasie occultent allègrement :

- où placer la limite une fois que l'on a autorisé à tuer pour la bonne cause ? Est-il possible de définir dans la loi qui doit mourir, alors même que chaque cas est différent et qu'une part de subjectivité entre en ligne de compte dans la définition de ce qu'est une souffrance intolérable ?

- qui doit en décider... Les héritiers, dont on sait qu'ils peuvent avoir des intérêts différents de ceux du malade ? Un comité scientifique désincarné ? Faudra-t-il un référendum pour décider de chaque cas ? Ce serait logique et démocratique...

Le problème est d'autant plus concret et important qu'en la matière une faute, une malveillance ou une erreur n'est pas réparable !


Une chroniqueuse militante explique les raisons, qui, selon elle, justifient la légalisation de l'euthanasie dans les termes suivants : "Car la question ne cessera pas d'être posée et reposée par les baby-boomers qui vieillissent, voient leurs parents mourir et n'ont pas envie de finir comme eux. Pas envie de voir leur corps devenir public dans des hôpitaux où on oublie ce qu'est l'intimité, la gêne, la pudeur. Pas envie d'avoir mal, très mal, en attendant que la fin arrive toute seule." (M-C Lortie, ICI). 

Mais s'il est évident que nous craignons tous de nous trouver un jour dans cette situation, je ne parviens pas à admettre que la seule solution qu'une société puisse proposer soit la mort : l'éradication de celui qui souffre. On ne peut qu'avoir l'impression que cette solution, au nom d'une prétendue compassion, traduit l'intention de se débarrasser de ceux qui nous font penser à la mort et qu'il nous est ainsi pénible de supporter. Mais la société ne devrait-elle pas au contraire faire preuve d'humanité ? Au lieu d'autoriser le meurtre sans pouvoir éviter les dérives, ni savoir jusqu'où une telle autorisation pourra finir par être donnée, ne devrait-on pas privilégier le développement des soins palliatifs, la lutte contre la douleur, bref aimer celui qui souffre et l'accompagner ? Mais ça coûte plus cher et c'est plus dur que de supprimer les mourants pour pouvoir continuer à feindre d'ignorer la mort... 

François Larivière (Montréal)

 
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